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[INTERVIEW ] François Cau: « Quentin Tarantino a contribué à rendre les nanars moins honteux »

Nuit hallucinée, nuit excentrique, Zombie Walk, nuit fantastique…tout ce bréviaire du cinéma gore et Z nous montre la vitalité du cinéma bis avec ces fans et ces adeptes forcenés à travers nos chères provinces françaises. Adeptes qui ont ainsi leurs cultes et leurs gourous appelés Jean Rollin, Mario Bava, Frank Miller ou Robert Rodriguez. Ce cinéma de la marge en fait un événement culturel dont il s’agit d’examiner la force et l’impact cinéphilique. Rencontre avec François Cau, projectionniste de son état, mais surtout auteur singulier de « Nanarland »(ed. Ankama, 2015). Prends peur, ami cinéphile, tu rentres dans l’âme des damnés.

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Nuit hallucinée, nuit excentrique, Zombie Walk, nuit fantastique…tout ce bréviaire du cinéma gore et Z nous montre la vitalité du cinéma bis avec ces fans et ces adeptes forcenés à travers nos chères provinces françaises. Adeptes qui ont ainsi leurs cultes et leurs gourous appelés Jean Rollin, Mario Bava, Frank Miller ou Robert Rodriguez. Ce cinéma de la marge en fait un événement culturel dont il s’agit d’examiner la force et l’impact cinéphilique. Rencontre avec François Cau, projectionniste de son état, mais surtout auteur singulier de « Nanarland »(ed. Ankama, 2015). Prends peur, ami cinéphile, tu rentres dans l’âme des damnés.

Bonjour François, votre parcours professionnel et votre formation initiale?

J’ai travaillé pendant douze ans dans un journal culturel grenoblois nommé « Le Petit Bulletin », c’est dans ce cadre que j’ai rencontré en 2001 Régis Brochier, l’un des fondateurs du site, auquel j’ai proposé mes services dans la foulée de notre première entrevue, par passion partagée pour les mauvais films sympathiques. Depuis trois ans, je suis projectionniste saisonnier dans un cinéma municipal, tout en étant pigiste pour le mensuel « So Film ».

Pourquoi ce livre « Nanarland »?

De façon purement pragmatique, nous avons répondu à une sollicitation du « Label 619 » d’Ankama lancée il y a presque trois ans maintenant. Mais l’idée nous trottait dans la tête depuis longtemps : comme tout site internet dont le contenu serait transposable sur le papier, nous fantasmions un peu sur un objet livre. Nous avions déjà été contacté plusieurs fois par des éditeurs, mais jamais avec un projet aussi excitant que celui du « label 619 » (un éditeur peu scrupuleux nous avait même proposé un livre sur le modèle des « ta mère », il y a presque 10 ans !). Après avoir fait nos précieuses, surtout par manque de temps et dispersion des énergies, nous nous sommes enfin rencontrés face à face pour réaliser que nous avions les mêmes envies qu’Ankama sur un tel projet : offrir aux lecteurs assidus du site comme aux novices un bel objet à même d’émuler notre passion, avec du contenu en grande partie inédit.

Pour moi, une série Z est une série Z (c’est-à-dire un mauvais film), en quoi un nanar a de l’intérêt comme spectateur?

Pour reprendre la définition du site, un nanar est un mauvais film sympathique. L’essence de cette sympathie peut varier en profondeur d’un film à l’autre, il n’y a pas de recettes pour élaborer un bon nanar et c’est justement ce qui fait sa force : sa nature accidentelle, incontrôlable, le déraillement de train qui finit en feu d’artifice. En ce sens, toutes les productions récentes du type Sharknado nous plongent dans une tristesse insondable, de par leur nature forcée. Ce sont de mauvais films sciemment ratés, pour que les spectateurs rieurs se sentent plus intelligents que le film… et ce alors que les producteurs rient toujours les derniers. De notre point de vue, ce que vous appelez une série Z devient un mauvais film sympathique dès lors qu’il s’aventure dans un ailleurs cinématographique qui brusque le regard, le fait sortir de sa zone de confort, et que le rendu s’avère fascinant à regarder malgré – ou grâce à – ses défauts.

N’est-ce pas Quentin Tarantino qui a remis au goût du jour cinéphilique les films de série Z?

Je pense qu’il a contribué à les rendre moins honteux dans l’inconscient collectif, et surtout, il a introduit cette idée chère à notre cœur, mais encore discutée et discutable selon bon nombre, de l’absence de hiérarchie de goût entre série A, série B et série Z. Objectivement, tous les films ne se valent pas d’un point historique, technique ou artistique, mais subjectivement, rien ni personne ne nous empêchera de préférer Jean-Marie Pallardy à, au hasard, Christophe Honoré.

La revue « SO FILM » a comme vocation éditoriale de bien défendre les films de série Z ou les réalisateurs de série Z, d’accord avec ça? (Un peu comme la revue « Schnock » qui adore les comédies à la française des années 1970 avec des cinéastes comme Claude Zidi, Joël Séria ou Jean Yanne…)

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La ligne éditoriale des parutions du groupe « So Press » s’articule autour de la fameuse règle des trois H : une Histoire, de l’Humain, de l’Humour. Quand d’aventure les sujets concernent des réalisateurs de série Z (ce qui n’arrive pas non plus à chaque numéro), les sujets sont systématiquement anglés sur l’atypisme de leur parcours, avec un ton bienveillant et pour tout dire souvent admiratif du génie déployé pour arriver à de tels résultats. En cela, So Film et Nanarland se rejoignent. Et si je puis me permettre, autant je ne suis pas forcément fan des films de bidasses de Claude Zidi, autant je tiens les réalisations de Joël Séria et Jean Yanne en grande admiration, et invite vos lecteurs à aller les découvrir séance tenante si ce n’est déjà fait !

So Film - Tarantino

On peut se moquer des nanars français, mais il faut bien comprendre qu’ils rassemblaient des millions de spectateurs, je pense aux films de Max Pécas ou de Philippe Clair au début des années 1980, surtout dans la période estivale…

Max pecas

Bien sûr, tout comme les films avec Kev Adams rameutent des millions de spectateurs… et pour avoir vu Les Profs 2, je peux vous dire que j’ai infiniment plus de respect pour Max Pécas et Philippe Clair ! Vous serez d’accord pour dire que le succès public d’un film ne détermine pas sa qualité intrinsèque. Nous ne pouvons pas considérer Fast & Furious 7 comme l’un des meilleurs films de tous les temps sur la seule foi de ses résultats au box-office, si nous voulons continuer à tenir debout en tant que civilisation.

Bon, vous serez d’accord avec moi, « Highlander »(1986), le meilleur film de l’univers, non?

Alors sur cette affiche je ne sais pas, mais dans l’absolu, je comprends tout à fait votre attachement à ce film pour avoir grandi dans les années 1980. Personnellement, je préfère l’affiche représentant Christophe Lambert les bras écartés, en plein Quickening dans un parking.

Higlander - Christophe Lambert - Sean Connery

De par votre livre, vous sanctuarisez les nanars (?), mais n’est-ce pas aussi un documentaire comme « Go-Go boys »(2014) qui a popularisé la série Z avec les films CANNON?

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Oui, il y a un petit côté « Entre ici, Jean Moulin » pour certains artisans du bis que nous affectionnons particulièrement et qui, selon nous, mériteraient d’être reconnus à la hauteur de leur enthousiasme et / ou de leur débrouillardise. Dans l’absolu, la grande majorité des réalisateurs retenus par nos soins pourraient tous faire l’objet d’hommages aussi touchants et exaltants que le magnifique Ed Wood de Tim Burton. Le cas du documentaire Go-Go Boys est particulier en ce qu’il ne se concentre que sur un seul studio pas forcément représentatif de quoi que ce soit en dehors, peut-être, de l’opportunisme commercial à l’œuvre dans les années 1980. Toutes proportions gardées, nous nous sentirions plus proches du travail d’un Pete Tombs dans son livre Mondo Macabro et la série documentaire qu’il a inspiré.

Quels sont, selon vous, les réalisateurs (français ou étrangers) qui font du nanar, actuellement, sans le savoir?

Arf, c’est une question compliquée dans le sens où le principe du nanar réside comme je vous le disais dans sa nature accidentelle, qu’il est donc très difficile de prévoir si tel projet ou tel réalisateur est foutu d’avance. Ce qui est formidable avec le cinéma, c’est qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne (ou d’une mauvaise, forcément) surprise. Par exemple, je déteste tous les films de David Ayer, et j’ai trouvé son Fury complètement fou, d’une efficacité hallucinante. Bon allez, puisque je sens que vous attendez tout de même une réponse, je dois avouer un faible pour les nanars mégalomanes, pour les auteurs démiurgiques qui se mettent en avant, et à ce titre, Le Serment de Tobrouk de Bernard-Henri Lévy atteint des hauteurs stratosphériques.

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Les films nanars étaient aussi le fruit d’une économie cinématographique (en gros, remplir les cinémas de quartier ou établir des doubles programmations, comme aux USA…), la vidéo, le numérique n’ont-ils pas tué ce filon? (C’est un peu la problématique du film US « Boogie Nights » (1997) de PT Anderson, où la vidéo, dans les années 1980, a « tué » petit ,à petit le cinéma porno traditionnel…).

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Tant qu’il y aura des fous suffisamment vertueux dans leur démence pour suivre leurs rêves jusqu’au bout contre vents, marées et opinions contraires, il y aura du nanar, et c’est tant mieux. Le numérique a accompagné une standardisation des productions, une rationalisation des coûts, un manque d’investissement créatif dramatique qui ne sont pas uniquement imputables au changement de support mais aussi à l’époque, de plus en plus cynique et timorée en termes de choix artistiques. Plutôt que de chercher une voie originale, réalisons un énième film d’horreur en found footage, un énième film de requin tueur avec des images de synthèse hideuses. Un studio comme The Asylum a participé à la création du marché de niche du nanar volontaire, mais le pire, c’est que ses décisionnaires n’ont même pas fait exprès, ils produisent des films torchés à la va-vite comme d’autres vendent des produits financiers toxiques, avec nulle autre passion que celle du profit à court terme.PT-Anderson-Boogie-Nights-1997-1

On est bien d’accord, Chuck Norris va non seulement sauver l’Amérique des terroristes de toute sorte, mais il est bien le meilleur acteur de l’univers.

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On est bien d’accord si tant est que nous nous trouvons tous deux dans un univers parallèle merveilleux où les années 1980 ne finiront jamais. Le Chuck Norris de 2015 ne fait vraiment pas rire, et ce jean-foutre de Cyril Hanouna aurait d’ailleurs dû se renseigner un petit peu sur les dernières sorties politiques du bonhomme avant de le recruter dans une pub.

Selon vous, quels sont les meilleurs acteurs nanars (français ou étrangers)?

En France, j’ai une grosse tendresse indépassable pour Francis Huster, pur produit de l’excellence théâtrale à la française que ce génie d’Andrzej Zulawski a irrémédiablement détruit en le faisant tourner coup sur coup dans La Femme Publique et L’Amour Braque. Du côté de Bollywood (mon péché mignon), je crois que mon préféré reste Bobby Deol, action star virile et pataude qui ne sait vraiment pas danser, mais qui n’en a rien à foutre.

À Nantes, nous avons le concept de l’ »Absurde séance » qui a un gros public de fans et qui s’exporte sur d’autres villes, comment expliquez vous ce regain d’intérêt pour le cinéma bis?

 L'absurde séance

On vit à une époque incroyable où la culture geek est passée dans le mainstream et draine le public en masse. D’aucuns comme Kevin Smith peuvent s’en réjouir, et jubiler de cette apparente victoire du nerd binoclard frappé à la récré par les gros durs, d’autres se méfient du mainstream comme de la peste et recherchent le frisson « authentique » qui ne serait pas encore tombé dans le domaine d’appréciation populaire. Certains cherchent simplement à voir des bons films, d’autres l’expérience collective dans une salle obscure. Certains prisent encore l’objet film comme une denrée rare à vivre en salle jusqu’au bout du générique de fin, d’autres veulent TOUT consommer. La clé de compréhension de ces succès, je pense, c’est qu’il n’y a plus un public pour ce genre de films, mais DES publics.

Vous connaissez sûrement le livre de François Forestier (« 101 nanars », ed. Denoël, 1996) et en quoi, votre livre diffère-t-il?

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Pour la forme, il y a le travail iconographique fabuleux accompli par les camarades d’Ankama, j’en profite pour faire une bise à Tony, qui se reconnaîtra puisque je viens de le nommer. Sur le fond, il y a déjà une variété de plumes et d’approches, et une tendresse que j’espère tangible pour tous les films abordés. Certains, notamment sur les forums de cinéma, reprochent à François Forestier un manque d’affection pour les films et les gens dont il traite, et trouvent finalement que ses textes sont plus drôles que les films, plutôt mainstream, dont il parle. Pour nous, les films des 101 nanars sont finalement plus des navets que des nanars. Dans ce livre nous proposons une plongée dans un univers qui nous passionne vraiment. Beaucoup des films traités ne parleront pas forcément aux lecteurs, mais c’est aussi le but du livre, mettre en lumière un cinéma complètement fou que le grand public ne soupçonne pas. Et, point essentiel, chaque film est présent dans le livre parce que la personne qui a rédigé la chronique l’a aimé très fort pour de vrai, de façon presque gênante pour son entourage.

Vos derniers coups de coeur en nanars?

L’incroyable Mad Foxes projeté lors de la derrnière Nuit Excentrique au Grand Rex, un chef-d’œuvre de mauvais goût comme j’en ai rarement vu.

Vos prochains projets et festivals?

Truffer les sites de ventes en ligne de commentaires dithyrambiques pour inciter Ankama à nous commander un tome 2. Plus sérieusement, nous serons à la 4e Nuit Hallucinée à Lyon le 12 décembre, et nous réfléchissons à la suite à donner à la Nuit Excentrique que nous avons organisé au Grand Rex en septembre dernier. Il y a aussi le site bien sûr, qui est quand même le coeur de Nanarland, et là l’ambition est de continuer à l’alimenter en films, en bio, en interviews. De ce côté nous avons pas mal de choses dans les tuyaux. Parallèlement, nous préparons quelques surprises de tailles que nous serons normalement en mesure d’annoncer d’ici la fin d’année !

Entretien réalisé par Dominique Vergnes
nanar1

Titre: Nanarland – Le livre des mauvais films sympathiques

Tome: 1

Auteur: François Cau & Nanarland

Éditeur: Ankama

Nbre de pages: 272

Prix: 19,90€

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MARVEL FUTURE FIGHT : INTERVIEW DES DEVS SUR LA MISE À JOUR DE CAPTAIN MARVEL

Les retours des développeurs suite à nos questions pour la mise à jour de février

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Fort d’une volonté à vouloir toujours mieux satisfaire sa communauté de joueurs, NETMABLE MONSTER nous a proposé un interview par mail suite à la dernière mise à jour, nous permettant de poser directement nos questions aux développeurs de Marvel Future Fight.

Voici les réponses qui ont été apporté par les devs suite à nos questions, parfois rapportées par les joueurs eux-mêmes. Nous prendrons soin pour la prochaine occasion de relever les questions éventuelles directement auprès de la communauté française de Marvel Future Fight.

Enjoy !

Q1 : Pourquoi n’avez-vous pas ajouté le Leader de la Starforce en jeu, malgré sa place importante dans le film ? S’agit-il d’un problème de gameplay que le personnage aurait pu causer ?

R : Nous sommes évidemment conscients de ne pas avoir pu ajouter tous les personnages du film au jeu. Quand Marvel Future Fight a une mise à jour inspirée du film, nous essayons d’y mettre notre propre interprétation qui ne nuit pas au divertissement du film. Nous essayons également d’offrir une autre forme de plaisir aux joueurs à travers le jeu. Nous choisissons de nous concentrer sur les personnages qui ont les caractéristiques uniques du MCU. Nous ferons de notre mieux pour continuer à mettre à jour les personnages afin que les joueurs puissent être satisfaits.

Q2 : Avez-vous prémédité l’utilisation de Captain Marvel comme personnage spécialisé dans le combat d’arène (pvp) ou s’agit-il simplement d’un gameplay remarqué et exploité par la communauté ?

R : Grâce à cette mise à jour, nous avons essayé de montrer le vrai pouvoir et les capacités de combat de Captain Marvel, car elle a de grandes capacités d’attaque et de défense dans tout son contenu. Sa compétence Photon Combo est particulièrement puissante en PVP, car elle lui permet attaquer les personnages avec l’effet « ignore ciblage ». Ce genre d’habileté et de technique a été prémédité dès le début, et nous espérons que les joueurs apprécieront un Captain Marvel plus fort dans cette mise à jour.

 

Q3 : Où avez-vous trouvé l’inspiration pour les animations des compétences d’attaque des personnages (comme RONAN, MINN-ERVA, ou KORATH) ? Vous êtes-vous aussi inspiré des comics ?

R : Nous nous inspirons à la fois des films et des bandes dessinées, car nous essayons de satisfaire à la fois les fans de Marvel films et de Marvel Comics. Lorsque nous avons des mises à jour inspirées par les films, nous travaillons en étroite collaboration avec Marvel. Et bien sûr, nous nous inspirons beaucoup des films de MARVEL STUDIOS, mais nous n’exprimons pas tout à partir du cinéma. Nous essayons de mettre le style unique de Marvel Future Fight dans le jeu afin de pouvoir offrir différentes formes de plaisir aux joueurs.

Q4 : Certains membres de la communauté regrettent l’absence d’un personnage Skrull : y avez-vous vu un intérêt ?

R : Bien que les Skrulls ne soient pas des personnages jouables, vous pouvez toujours les rencontrer à travers le Combat Légendaire : Captain Marvel. En tant qu’agent du S.H.I.E.L.D, vous pouvez combattre Talos et ses Skrulls. Nous pensons aussi que ces derniers sont des personnages attrayants, et nous espérons en faire des personnages jouables dans le futur.

Q5. D’un ton plus comique, beaucoup de joueurs regrettent aussi l’absence d’une technique d’attaque Nick Fury – Captain Marvel uniforme – avec Goose comme dans le film : l’avez-vous évitée afin de ne pas diffuser de spoilers éventuels ?

R : Comme mentionné précédemment, nous ne prenons pas tout du film. Nous nous en inspirons et essayons d’avoir nos propres interprétations. Je sais que beaucoup de joueurs ont attendu Nick Fury comme nouveau personnage. Vous pourrez rencontrer à la fois le jeune Nick Fury comme dans le film et Nick Fury avec le fameux bandeau pour les yeux noirs de la version Comics.

Q6 : Minn-Erva – Uniforme Captain Marvel – dispose d’un gameplay beaucoup plus proche d’un personnage de type vitesse : quelles étaient les motivations pour l’intégrer au type combat ?

R : Dans le film Captain Marvel, Minn-Erva est une héroïne dotée d’un corps puissant et de mouvements rapides, ainsi que d’une grande habileté à l’explosion d’énergie. Ainsi, bien que Minn-Erva soit du type combat, cette dernière est conçue pour avoir un mouvement léger, rapide et élégant, comme attaquer un ennemi avec un fusil de sniper à distance ou attaquer un groupe d’ennemis avec toute une armada Kree.

Merci à MIN-KYUN KIM – development director pour ses réponses

Merci à l’équipe de la direction des comptes de Netmarble pour leur sollicitude.

 

À bientôt pour un nouvel interview et bonne chance sur les champs de bataille, agent !

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GEEKSLANDS : INTERVIEW DU CAPTAIN POPCORN

Le Captain nous donne de son temps pour répondre à quelques questions

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Connu sur Youtube pour ses analyses poussées sur de célèbres séries, films et autres vidéos sur l’univers cinématographique, le Captain Popcorn compte aujourd’hui pas moins de 232.000 abonnés. Game of Thrones, The Walking Dead, en passant par le Bureau des Légendes, sans oublier Marvel et DC Comics, le Captain traite une large gamme d’œuvres sur sa chaîne et s’illustre comme un passionné, et démontrant notamment un véritable savoir et savoir-faire à travers ses nombreuses vidéos.

Entretien avec Sylvain, alias « Captain Popcorn »

→ On te connaît sous l’identité Captain Popcorn, mais as-tu une identité secrète que tu pourrais nous dévoiler ?

Absolument ! Sylvain, chasseur de démons en banlieue parisienne et né au 9ème siècle dans le royaume de Suède.

 

→ D’où t’es venu l’idée et l’envie de commencer une aventure sur Youtube ?

Je me suis lancé en solo suite à une première expérience sur la chaîne TheGrandTest. Cette chaîne appartenait à l’entreprise dans laquelle j’étais salarié. J’ai commencé à y parler de Game of Thrones notamment. Après s’être quittés en bons termes avec ses patrons, je me suis dit que j’avais peut-être ma place sur YouTube en continuant de parler de culture pop.

 

→ Jusqu’où remonte ta passion pour les comics et l’univers super-héroïque ?

Alors… ça remonte à l’enfance tout simplement, avec les comics, surtout les Marvel. Après, il y a eu la série d’animation Batman aussi. Ces personnages m’ont fasciné dès la première fois où j’ai posé les yeux sur eux.

 

→ Comment gères-tu ta notoriété sur Youtube ? 

Rien de spécial à gérer pour l’instant si ce n’est de temps en temps des gens qui me disent des trucs sympas dans la rue ou à la salle de sport. C’est évident que ce n’est pas le même délire quand on devient très très connu je suppose, mais j’en suis bien loin.

{youtube}esgEEP5oEQM{/youtube}

 

→ Que penses-tu, en général, du Marvel Cinematic Universe ?

Je pense que, malgré quelques films un peu faibles, genre deux ou trois, dans l’ensemble c’est une incroyable réussite, un exemple de construction d’univers cohérents au cinéma. Pour moi, c’est toujours un grand plaisir de m’y replonger, aucune lassitude de mon côté.

 

→ Qui est ton personnage de super-héros préféré et pourquoi ?

C’est toujours très limitatif de choisir un seul personnage. En plus tout dépend de quelle version on parle, car ce ne seront pas les mêmes dans les comics ou les films. Ceci dit, j’adore Batman, Daredevil, Hulk, Wolverine ou encore le Captain America du MCU.

 

→ Le film estampillé Marvel qui t’a le plus marqué ?

Captain America The Winter Soldier. J’ai adoré la dynamique entre Bucky et Cap, entre Cap et Natasha, les combats, le scénario, le message. Pour moi c’est un modèle.

 

→ Que penses-tu du Shyamalan Cinematic Universe ? (Incassable → Split → Glass)

J’ai adoré Incassable et bien aimé Split. J’attends de voir Glass pour porter un jugement d’ensemble. Je suis à la fois très impatient et circonspect car Shyamalan est un réalisateur incroyablement irrégulier.

 

→ Que penses-tu en général du film « Avengers Infinity War » ?

J’ai beaucoup apprécié Infinity War, même si j’aurais préféré que quelques touches d’humour soient retirées par-ci par-là pour lui laisser ne tonalité nettement tragique. Quelques soucis de cohérence aussi et de logique dans les niveaux de puissance des personnages, mais c’était un film très dur à réussir et pourtant ils l’ont fait.

 

→ Comment parviens-tu à créer des vidéos concernant des théories sur Avengers 4 ?

En lisant des tas de théories sur le net, en réfléchissant aux versions qui me semblent plausibles en termes de cohérence scénaristique et en croisant les sources.

→ Le rachat de la FOX par Disney : Bonne ou mauvaise idée ?

Pour l’industrie du divertissement dans l’ensemble, certains avancent le risque d’un monopole, mais je pense qu’on est encore loin d’une telle situation en réalité. Ceci dit, il est clair que cela fera de Disney un véritable géant. Je n’ai pas la défiance envers Disney qui semble régner sur les réseaux sociaux notamment. Je pense qu’ils ont parfaitement conscience que la diversité créative sera la clé de leur réussite et je ne crois absolument pas à l’existence de la « recette Disney » que certains adorent inventer pour la critiquer. Le point le plus négatif, c’est clairement les licenciements que ce rachat risque de provoquer. Le positif pour moi, c’est la possibilité pour Marvel de récupérer des personnages pour en proposer un meilleur traitement.

→ Joues-tu aux jeux vidéo ? Si oui, lequel ?

J’y jouais un peu, mais je n’ai presque plus le temps. Juste très vaguement à Dragonball Fighter Z. Mon genre favori reste, de loin, le RPG, sachant que de base je suis un grand fan de jeu de rôle classique sur table, mais aussi parfois en grandeur nature.

→ Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Une bonne santé, plein de superbes films et séries à commenter et qu’on me file enfin des super-pouvoirs pour que je remette un peu d’espoir dans le cœur de l’humanité. Des trucs simples quoi 😉

 

 

Drôle, amical et surtout passionné, c’est ce que nous retiendrons du Captain Popcorn ; un fan tout ce qu’il a de plus normal qui partage sa passion pour l’univers cinématographique à travers des vidéos, critiques et reviews avec une communauté toujours plus grandissante qui le suit inlassablement. Critiques construites, reviews approfondies, avis ou encore débats de sujets, il y en aura forcément pour chacun.

Rejoignez le Captain sur Youtube! → c’est ici

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INTERVIEW DE STEVE MCMARTY, LE CREATEUR DE SPECIMENS COMICS

L’interview exclusive de Steve McMarthy, le créateur de Spécimens Comics !

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Steve McMarty, ce nom vous dit quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, sachez qu’il est, entre autres, le créateur et scénariste de Specimens Comics, le prochain comics français qui commence actuellement à se dévoiler avec une certaine pudeur sur les réseaux sociaux . Malgré un emploi du temps surchargé, Steve a accepté cette interview que je lui ai proposé, tout en fournissant, en exclusivité pour les lecteurs de Geeks Lands, une planche non dévoilée jusque là, tirée du script numéro 1 de Specimens Comics.

Bonjour Steve et merci de nous accorder un peu de ton temps précieux. Tu es le fondateur de Specimens Comics. Peux-tu nous expliquer la nature exacte de cet ambitieux projet ? S’agit-il d’un seul numéro de comics, d’une collection de comics ou bien est-ce encore autre chose ?

Bonjour Jay, c’est un immense plaisir pour moi de passer un moment avec vous, ça me semble tout aussi précieux. J’ai effectivement créé Specimens Comics qui est un projet de comics tournant autour de treize super-héros principaux, aux styles différents. C’est bien plus qu’une collection, c’est une timeline, chaque personnage aura son lot de numéros qui s’inscrit dans cette ligne de temps, c’est illimité ! C’est d’ailleurs de cette manière que j’ai organisé mon site internet, une timeline.

Timeline, un mot que j’apprécie particulièrement. Depuis combien de temps exactement travailles-tu sur ce projet ?

Je porte ces personnages en moi depuis mon plus jeune âge, c’est pour moi un exercice d’écriture thérapeutique. En 2006, j’ai écrit un essai de roman que j’ai envoyé à une maison d’édition mais sans succès, j’ai laissé ça de côté pour travailler dans le domaine dans lequel j’étais formé, en tant qu’électricien. Puis en 2011, j’ai voulu prendre une revanche sur le français que je maîtrisais mal et me sortir de cette étiquette que j’avais sur la tête : électricien. Alors j’ai repris des études de scénariste, et il se trouve que pour l’examen final, je devais présenter un scénario de science-fiction, j’ai donc ressorti le projet de 2006 et l’ai considérablement amélioré. Tout a véritablement commencé ici, car depuis, je ne me suis plus arrêté de créer pour Specimens Comics.

De tels investissements personnels et professionnels sur de nombreuses années sont de réels gages de qualité pour un projet, sans compter, j’imagine, les sacrifices qui vont avec. J’ai d’ailleurs cru comprendre que tu avais récemment vendu ta BMW (un très beau modèle) contre une Peugeot 107 afin de pouvoir continuer à financer Specimens Comics. C’est une initiative qui mérite d’être hautement saluée, est-ce vrai ?

Merci, c’est effectivement la raison qui me pousse à m’engager très personnellement dans ce projet, je ne me contente pas de dessiner avec mon niveau limité pour sortir quelque chose de « passable », ayant un récit mûrement construit, ce serait dommage. Alors je m’entoure de professionnels du dessin, des artistes talentueux qui pourront faire ressortir le meilleur de mon univers. Faire une BD coûte cher, et pourtant, j’ai eu un certain nombre de promesses de dons si je démarrais une campagne de financement participative. J’ai fais le choix de ne pas passer par là pour les premières étapes de mon projet, il est important pour moi de montrer mon engagement justement en finançant mon projet moi-même. Je ne peux pas demander un tel effort a des inconnus si je n’en fais pas aussi, alors ça passe par la vente de ma voiture. Plus qu’un sacrifice, c’est une nécessité, un mal pour un bien j’ai envie de dire.

Et bien je me sens moins seul, car c’est exactement ce que j’avais fait pour Bady Trash, financer de ma poche la totalité de la première saison en tournant le dos aux financements participatifs, une initiative qui est parfois incomprise par certaines personnes comme tu l’as probablement constaté parmi ton entourage. A ce propos, rémunères-tu les professionnels qui t’entourent, ou travaillent-ils bénévolement comme pour une websérie ? Et comment les as-tu recrutés ?

Quel plaisir de pouvoir constater, notamment avec Bady Trash, que c’est une décision qui n’empêche pas d’avancer. Sans l’exclure totalement pour autant, je pense qu’un jour, pour mon projet, il sera nécessaire que je l’envisage. En ce qui concerne les collaborations, et bien non, il n’est pas question de bénévolat, je paie mes collaborateurs aux prix qu’ils définissent, je ne négocie jamais un prix. Je préfère renoncer à une collaboration, ou la remettre à plus tard, plutôt que de négocier le prix qu’un artiste trouve juste pour le travail qu’il fournit. J’ai un réseau d’amis sur Facebook d’une richesse incroyable, des artistes aux styles et domaines tout aussi différents les uns que les autres. Pour certains, je vois leur fil d’actu et m’y intéresse, d’autres viennent vers moi en voyant ce que je publie, DeviantArt est une super plateforme également pour ça. Dans un premier temps, c’est très informel, ce que je n’aime pas, préférant avant tout le feeling, puis ensuite on parle contrat. Pour les personnes qui veulent s’essayer à mon univers, j’ai très récemment ouvert la possibilité à la publication d’éventuels fan arts sur ma page Facebook, avec lien de redirection pour la publicité de l’artiste.

Blackmatter

Et au niveau de la progression du processus de création, où en êtes-vous ? Combien de pages sont terminées ? Et qu’est-ce que cela représente, en terme de pourcentage par exemple, sur le « plan complet » du projet ?

J’aimerais avoir la possibilité de définir un pourcentage concernant le projet, seulement il y a tant à faire. Par exemple, nous sommes sur l’élaboration du premier numéro en ce moment, je développe également mon site internet et on peut déjà y voir qu’il y a potentiellement trente-et-un numéros de prévus. Tout en gardant à l’esprit que toutes les informations ne sont pas encore sur le site et que c’est sujet à modification. Ce que je peux dire à l’heure qu’il est, c’est que le script du premier numéro est bouclé, qu’il y a déjà quatre planches de dessinées sur les vingt-deux écrites. A une moyenne d’une planche tous les trois jours, on peut imaginer que ce sera réalisé très rapidement mais il y a toujours des imprévus auxquels faire face. J’envisage une traduction sans tarder, ce numéro sera disponible dans un premier temps en français et en anglais. En étant optimiste, très optimiste, j’ai l’espoir de finaliser la version digitale d’ici fin septembre 2018 mais je ne serais pas étonné de devoir pousser à la fin de l’année. Ce qui est certain, c’est que rien ne sera bâclé donc si pour une raison X ou Y cela devait déborder sur l’année qui suit, j’y suis prêt.

Excellente initiative pour une traduction anglaise d’entrée de jeu. Savoir également qu’un créateur et scénariste exige avant tout une lente avancée afin de ne rien négliger est une chose rassurante pour le public, et assez rare ces dernières années comme on peut le voir chez les grandes maisons d’édition telles Marvel et DC, qui exigent parfois des délais très serrés sur certains récits au point de taillader la créativité de leurs artistes. J’imagine que tu te concentres sur le moment présent et la version digitale, mais s’il y avait une chance qu’une version papier voit le jour par la suite, comment l’envisagerais-tu ? Auto-édition, création d’un label pour l’occasion ou recherche de maisons d’édition ? Ou souhaites-tu tout simplement rester sur une version digitale ?

Merci, c’est une réelle envie de le traduire, il y a pas mal d’anglophones dans mes fans Facebook, et pour le coup, je m’en voudrais de ne pas le leur rendre accessible, sans parler du marché qui est plus important bien entendu. Il s’agit là en tout cas d’une auto-édition car je veux un contrôle absolu de mon univers, quoi dire, quoi montrer, quoi faire, tout ceci m’appartient, aucune directive ni aucune censure. D’abord parce que je suis quelqu’un de très indépendant, je ne veux pas de contraintes qui me pousseront soit à bâcler, soit me limiter, soit à tenir des délais insupportables ou à suivre une ligne qui s’écarte de l’originalité du projet. Mais également parce que, comme je l’expliquais, c’est un exercice personnel proche de l’autofiction qui fait que c’est un besoin pour moi de le gérer librement. C’est un raisonnement qui a mis du temps à venir car j’ai fait des démarches de recherches de maisons d’édition il y a quelques temps et à plusieurs reprises, beaucoup de refus, déjà pour le projet en lui-même qui semble trop ambitieux, mais aussi parce que l’on m’a dit qu’une équipe de super-héros ne marcherait pas… Des réponses qui ne m’ont tout de même pas empêché d’en arriver là où j’en suis aujourd’hui avec le projet, de plus en plus concret, un intérêt progressif et même une réelle attente auprès des passionnés, c’est ça que je garde comme message. Les éditeurs ne font pas tout aujourd’hui, avec cette espèce d’hyper-liberté qui ne connait plus de frontières grâce à internet, que ce soit les réseaux sociaux et les forums de partages, les vidéos didactiques et j’en passe. Il s’agit là d’une opportunité offerte à quiconque de gérer un projet dans son ensemble et de se voir un jour récompensé par son travail, j’entends par là de pouvoir en vivre, pas sans prise de risque, mais je dis toujours que le plus gros risque, c’est de ne pas avoir essayé. Pour en finir, oui je l’imprimerai et c’est peut-être là que je ferai une campagne de financement participative, c’est en réflexion en tout cas.

 

Planche inédite en exclusivité

Concernant les récits de chaque super-héros, auront-ils leurs propres ambiances, leurs propres codes ? Par exemple un côté cosmique pour untel, un côté psychologique pour un autre, etc ? Ou cela évoluera t-il dans un même ton global ?

C’est primordial, et en même temps une promesse à mes lecteurs. Disons qu’il y aura une ligne générale, celle qui regroupera les péripéties des 13 super-héros principaux, puis des axes annexes pour approfondir le vécu de chacun des héros dans leurs histoires personnelles. Et je porte un intérêt profond dans la manière de raconter chaque histoire dans un univers étendu comme Specimens, avec des personnalités riches et variées, la diversification est importante, tant dans l’écriture que dans le dessin. Arkiel, l’un de mes personnages, est un exemple très concret. Quand j’ai créé ce personnage, je voulais pour lui une influence d’un genre que je ne connaissais pas vraiment, le manga. J’ai confié l’écriture de son histoire à Max, un ami d’enfance, passionné de manga tout en suivant des règles propres à mon univers pour ne pas faire de Arkiel un manga pur et dur. Je peux vous dire que ce mélange est plutôt détonnant, j’ai hâte de mettre son histoire en images. Pour les autres, ça se passe autrement, bien que ce ne soit pas si différent dans le fond. J’ai ce qu’on appelle une personnalité caméléon, cela me sert grandement pour diversifier mes personnages. Tout ceci combiné à l’imagination et aux différentes collaborations avec des artistes incroyables, permet de proposer quelque chose de riche et varié.

Arkiel (Jardel Cruz)

Peux-tu nous présenter brièvement deux de tes super-héros ? Par exemple un background, une psychologie, des traits caractéristiques.

C’est un exercice qui n’est pas si évident mais qui me plaît, le faire sans spoiler est un véritable défi ! Je peux sans doute parler de L’Aigle Noir, le leader des Specimens. Il prend très rarement part aux affrontements mais le fait quand cela devient nécessaire. Il a véritablement un œil sur toutes les activités liées à son groupe car il est ultra-connecté avec un arsenal de drones rapaces, mais pas que. Il a su composer avec des personnalités totalement différentes pour monter le projet Specimens. Ce projet est composé de deux équipes de six êtres qui ont su se distinguer ou qui ont un potentiel non exploité. Les Specimens chassent véritablement ceux qui peuvent nuire à l’équilibre, même si tout ne se passe pas toujours comme prévu. Dans l’une des équipes, il y a le Géant d’Arondar, un personnage qui mesure pas loin de 3,08m pour 330 kg. Un colosse, je pourrai même dire un monstre car il porte en lui une partie du mal de ses ancêtres et pourtant, il peut être un véritable « nounours » dans ses phases posées et a une certaine notion de ce qui est bon. A l’inverse, il est facile de savoir quand ça ne va pas, le duvet de poils le recouvrant s’épaissit et se fonce, virant presque au noir quand il ne se retient plus. Il a été très difficile pour L’Aigle Noir de le rallier à la cause des Specimens. Je veux insister sur la notion d’équilibre, du bien et du mal, car ce qu’il faut savoir, c’est que ces super-héros peuvent aussi faire le mal. L’Aigle Noir et ses Specimens répondent au SCP (Stellar Council Protectors) qui lui, est seul juge de ce qui est bon ou mauvais dans les actions à mener. Pour donner un exemple simple, Azadith, l’un des super-vilains de mon univers a tendance à faire pencher l’équilibre vers le mal, il est donc en tête de liste du SCP. A l’inverse, Europe, la princesse de Tyr, une super-héroïne (qui n’est pas dans le groupe Specimens), a tendance à faire pencher la balance dans l’autre sens et se trouve également en tête de liste du SCP.

Merci d’avoir su répondre à cette question, je sais à quel point un auteur peut être frileux pour dévoiler certaines choses quand un projet n’est pas encore sorti. Pour conclure, peux-tu nous parler de tes préférences dans le monde des comics ? Et avec quel(s) récit(s) ou adaptation(s) as-tu découvert le 9ème art américain ?

C’est un peu la question que je redoutais en étant tout à fait honnête, mais je suis quelqu’un de totalement transparent et je ne vous cacherai pas que je suis un peu l’auteur qui n’aime pas lire. Ce qui fait que je n’ai pas un référentiel énorme en réalité, mon intérêt pour le 9ème art est venu hyper tard. Pour autant, je baigne dans les super-héros depuis toujours mais sur un tas d’autres supports : animations, séries, films. C’est quand je vivais au Canada que j’ai eu le plaisir de découvrir cet univers, j’ai pour la première fois mis les pieds dans une véritable boutique de comics, mes yeux se sont écarquillés ! J’ai commencé avec un Green Arrow en V.O qui ne m’a pas exalté, puis étant un fan de Superman, je me suis orienté vers ce personnage avec des Superman Saga suivi par Batman Saga… J’ai encore beaucoup à découvrir et pas mal de travail à faire pour enfin réussir à être pleinement pris par un livre. En attendant de rattraper mon retard, j’imagine avec plaisir que cela me donne une sorte de liberté créative, très peu influencé finalement, ce qui me donne une opportunité de faire de la nouveauté.

Le Géant d’Arondar (Jardel Cruz)

Atypique en effet. Comme tu le dis, cela évite les influences, ce qui peut être d’autant plus enrichissant pour tes futurs lecteurs. Et bien, Steve, merci beaucoup de t’être rendu disponible pour cette interview. Au nom de Geeks Lands et personnellement, je suivrai avec intérêt l’évolution de Specimens Comics. En attendant, je te souhaite bonne chance pour la continuité de son développement.

C’est moi qui vous remercie, ce fut un plaisir de communiquer davantage sur cet univers qui se met en place. J’enverrai le premier numéro à Geeks Lands lorsqu’il sortira. Et si vous me le permettez, j’aimerai remercier Diego Albuquerque qui fait un travail remarquable sur le dessin ainsi que les futurs intervenants mais également Aurélie ma compagne et Sebastien, Aurore, Max ainsi que tous ceux qui suivent le projet pour leur soutien. A très bientôt Jay, merci.

Infos pratiques concernant Specimens Comics :

La page Facebook : https://www.facebook.com/SpecimensComics/

Le site Internet : https://specimenscomics.com/

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