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Astronomie

LES ASTRONOMES ONT DÉTECTÉ UNE ÉTOILE EXPULSÉE D’UN TROU NOIR, C’EST UNE PREMIÈRE DANS L’HISTOIRE

Une théorie sur le sujet a été émise il y a trente ans. Elle est prouvée aujourd’hui.

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Il faut remonter à la théorie de Jack G. Hills émise il y a de cela trente ans pour entendre parler d’étoile expulsée par un trou noir. Une idée qui est prouvée trois décennies plus tard grâce à une équipe d’astronomes australiens.

UNE VITESSE RECORD DE 1 700 KM PAR SECONDE

Les étoiles Hyperveloces se déplacent en moyenne 10 fois plus vite que les autres étoiles de la Voie lactée. S5-HVS1 confirme la théorie proposée pour rendre compte de ces astres atypiques.

Cette étoile découverte la semaine dernière et dont l’étude a été publiée par The Guardian, est nommée S5-HVS1, elle voit le jour il y a 5 millions d’années dans un système stellaire binaire — deux étoiles orbitant autour d’un centre de gravité commun — elle fut absorbée par un trou noir en s’aventurant un peu trop près de Sagittarius A, le trou noir de 4 millions de masses solaires qui règne au cœur de notre Galaxie.

(Photo by HO/ESA/Hubble/AFP)/RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO/ESA/HUBBLE/HANDOUT »


Seules deux autres étoiles mesurées par les instruments humains ont dépassé à notre connaissance la vitesse de 1 700 km/s. Celles-ci avaient été expulsées lors d’une explosion de supernova.

L’étoile a été découverte à l’aide du télescope anglo-australien (AAT) et du satellite Gaia de l’Agence spatiale européenne dans le cadre du projet S5 (Southern Stellar Stream Spectroscopic Survey).

Se déplaçant dix fois plus vite qu’une étoile ordinaire, cet astre sortira de notre galaxie d’ici cent ans. Elle finira ses jours, seule, dans la vide de l’espace intergalactique pour finalement devenir une naine blanche. Une découverte qui aurait sûrement fait parler Stephen Hawking, décédé en 2018. Nous lui avons consacré un édito, il a dédié sa vie à l’étude des trous noirs.

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Astronomie

L’un des 2000 astéroïdes connus comme potentiellement dangereux frôlera la terre en 2029

Bien qu’il porte le nom du Dieu du Chaos Egyptien, ne paniquons pas pour autant.

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La communauté scientifique est tout excitée. Dans dix ans, l’astéroïde répondant au nom de 99 942 Apophis (dieu de la mythologie égyptienne des forces mauvaises et de la nuit, personnification du chaos, du mal, de l’obscurité, cherchant à anéantir la création divine) frôlera la terre de seulement 30 000 km.

Si la distance peut paraître bien loin de nos têtes, sachez que la lune se trouve à 384 000 km de notre planète bleue. Les scientifiques se sont donc réunis le 30 avril dans le Maryland afin de débattre des effets éventuels de la gravité terrestre sur l’objet céleste.

astéroïde

« L’approche d’Apophis en 2029 sera une incroyable opportunité pour la science, a déclaré Marina Brozovi, du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA à Pasadena, en Californie. Nous observerons l’astéroïde avec des télescopes optiques et des radars. Grâce à ces observations, nous pourrons peut-être voir des détails de la surface de quelques mètres à peine ».

Le jour venu, l’astéroïde au-dessus de nos têtes sera visible à l’œil nu. Il survolera d’abord l’hémisphère sud, de l’Australie à l’Afrique puis traversera l’Atlantique en l’espace d’une petite heure. C’est au-dessus des États-Unis que les chercheurs de la NASA espèrent pouvoir étudier le plus rapidement et consciencieusement possible l’objet céleste.


« Apophis est un représentant d’environ 2 000 astéroïdes potentiellement dangereux actuellement connus, a déclaré Paul Chodas, directeur du CNEOS, dans un communiqué. En observant Apophis lors de son survol de 2029, nous acquerrons des connaissances scientifiques importantes qui pourraient un jour être utilisées pour la défense planétaire ».

Si la perspective d’un astéroïde de 340 mètres de large passant au-dessus de votre chapeau vous effraie, n’ayez crainte. La NASA a exclu tout risque de collision avec la Terre. 

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Astronomie

Stephen Hawking : Un an après sa disparition – Retour sur son héritage

« Je jure d’utiliser mes connaissances scientifiques pour le bien de l’humanité. Je promets de ne jamais faire de mal à un être humain ou à un animal dans ma quête de savoir. […] Je devrais me montrer courageux et prudent dans les recherches sur les mystères qui nous entourent. Je ne devrais pas utiliser mes connaissances scientifiques pour mon profit personnel ni les transmettre à ceux qui cherchent à détruire la merveilleuse planète sur laquelle nous vivons. Si je trahis ce Serment que la beauté et les prodiges de l’univers me soient à jamais cachés. »
S. Hawking

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L’astrophisicien britannique est décédé le 14 mars 2018 à l’âge de 76 ans des suites d’une maladie dégénérative qui l’a paralysé la majeur partie de son passage sur terre. Une sclérose latérale amyotrophique plus communément appelée maladie de Charcot. Mettant de coté ses capacités physiques, Stephen Hawking deviendra l’un des plus grands cerveaux de notre temps, gagnant la notorieté d’homme comme Albert Heinstein.

Stephen Hawking, campant son fauteuil roulant depuis les années 70, a su relever deux grands défis.

  • Consacrer son existence à percer les innombrables mystères de notre univers
  • Populariser le domaine de l’astrophysique, faisant de chacune de ses prises de position l’objet d’analyses poussives.

En effet, le chercheur publie régulièrement des ouvrages sur l’astrophysique visant à populariser le domaine en le « vulgarisant », c’est à dire, en le rendant plus compréhensible pour la majeure partie des auditeurs. Il fait également de nombreuses déclarations avec sa voix robotique célèbre et iconique. Chacune de ses paroles est alors mondialement scrutée à la louche.

Les recherches de Stephen Hawking ont apporté une dimension de compréhension sans précédent quant aux mystères de l’univers et notre perception de celui-ci. Mêlant deux grandes disciplines, la théorie de la relativité générale et la mécanique quantique l’astrophysicien a permis de mieux comprendre la formation de l’univers.

Stephen Hawking croyait fermement au potentiel des voyages spatiaux commerciaux, tant pour l’exploration que pour la préservation de l’humanité (photo d’archive). Frank Augstein—AP

COMPARABLE À ALBERT EINSTEIN

Les travaux de Stephen Hawking concernaient principalement la physique des trous noirs et la compréhension de la formation de singularité dans l’espace-temps. 

Selon la théorie de la relativité générale d’Einstein les trous noirs : astres célestes compacts formés lors de l’effondrement d’une étoile en fin de vie, dont la masse est devenue trop importante au regard de sa taille, sont des puits sans fond, sans lumière ou rien ne peut en échapper, serait une singularité de l’espace-temps et où les lois de la physique ne s’appliquent pas.

Stephen Hawking, par ses recherches, a prouvé que les singularités sont présentes dans tous les trous noirs, sans exception, ce qui implique en conséquence que la relativité générale n’explique pas ce qu’il s’y passe. Pour cela il faut faire appel aux lois de la physique quantique.

Si l’on accepte les propos avancés par Stephen Hawking, les trous noirs n’existent pas.

En effet, l’image que l’on se fait d’un trou noir est régie par la relativité générale et ne permet que de l’envisager à une échelle macroscopique, or, en utilisant l’échelle de l’infiniment petit (la physique quantique, en somme), on s’apercevrait que des émanations de radiation pourraient provenir des trous noirs. Le trou noir ne serait donc plus un puits sans fin où rien ne peut en échapper.


C’est en 1975 que le chercheur émet la célèbre théorie connue comme « le rayonnement de Hawking ». Selon lui, les trous noirs ne se contenteraient pas que d’absorber la lumière et la matière, ils s’évaporeraient très lentement en dégageant des radiations thermiques.

LES TROUS NOIRS N’ONT PAS DE CHEVEUX

Les théories de Hawking et sa perception des trous noirs font planer le doute sur la communauté scientifique. Selon les chercheurs, la théorie résultant de l’opposition des lois de la relativité générale et de celles de la mécanique quantique poserait quelques problèmes : Le paradoxe de l’information.

Ce paradoxe, les chercheurs l’illustrent avec une expression simple :

« Les trous noirs n’ont pas de cheveux ».

Dans la vision généralisée du trou noir, tout ce qui en rentre n’est à jamais perdu, désintégré, aucune trace restante dans tout l’univers. Impossible selon les scientifiques : selon les lois de la mécanique quantique, l’information dans l’univers DOIT être conservé, d’où l’expression vulgarisant cette loi.

« Les trous noirs n’ont pas de cheveux “ils ne gardent aucune des propriétés de ce qui pénètre en leur sein”.

Sébastien Carassou
Un trou noir

PRIX NOBEL

En suggérant l’une des plus grandes théories dans le domaine de l’astrophysique, le Rayonnement de Hawking ne donnera jamais de trophée à celui qui l’a fait connaître au monde entier. Les chercheurs s’accordent à dire que cette thèse aurait amplement mérité un prix Nobel, si toutefois elle était vérifiable.

La communauté scientifique ne renonce pas à pouvoir un jour étudier de près un trou noir, mais cela demeure pour l’instant inconcevable, aucun télescope n’en est encore capable. Stephen Hawking aura malgré tout permis un bon sans précédant en matière d’astrophysique : il a réconcilier la théorie de la relativité générale à celle de la mécanique quantique (l’infiniment grand et l’infiniment petit).


En conclusion, il ne sera jamais possible de connaître les trous noirs tant qu’une théorie de la gravité unifiée n’aura pas été clairement proposée. Colossal travail qui en appel à un génie égal à Stephen Hawking ou encore Einstein. Est-il seulement né ?

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La NASA découvre 7 planètes semblables à la terre dans le même système solaire

La NASA prévoyait de livrer un message important ce soir, et c’est chose faite. Avons-nous découvert une vie extraterrestre ? Nop.

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La NASA prévoyait de livrer un message important ce soir, et c’est chose faite. Avons-nous découvert une vie extraterrestre ? Nop.


C’est à seulement 40 années-lumière de chez nous que la NASA a découvert un système solaire contenant pas moins de sept planètes. Six d’entre elles seraient alors rocheuses avec des températures avoisinantes celles de la Terre.

Parmi celles-ci découvertes par le télescope belge TRAPPIST, on note des océans d’eau en surface également visibles.

Un pas de plus vers la conquête de l’espace.

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