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[Critique] Retour à Zombieland : Double dose de rire

Critique Retour à Zombieland – sans spoil !

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Zombieland-2
Lecture 2 mins.

Dix ans plus tard, Zombieland s’apprête à défrayer la chronique. Tandis que le Joker (critique) met le spectateur en effroi, le mois d’octobre proposera également une double dose de rire aux larmes avec Retour à Zombieland qui applique la règle numéro 2 à merveille.

Réalisé par Ruben Fleischer, Zombieland : Double Tap met toujours Emma Stone, Abigail Breslin, Jesse Eisenberg et Woody Harrelson dans les rôles de protagonistes. Le film reprend toutes les qualités du premier opus, dans les mises en scène comme dans la narration, mais cette suite, ce Zombieland 2, est surtout synonyme de 2 fois plus drôle, 2 fois plus divertissant encore, que le premier opus déjà bien barré.

Zombieland 2

Zombieland 2

Zombieland 2 sera l’occasion de découvrir un des premiers grands rôles de l’actrice Zoey Deutch déjà vue dans The Amazing Spider-Man de Marc Webb, (la fille dans les toilettes [scène coupée]) ainsi, et surtout, dans Vampire Academy, Le dernier jour de ma vie ou encore Flower.

Zoey incarne la blonde littéralement cruche, stupide, plus blonde que blonde, un cliché déjà vu et revu, mais pourtant, le scénario proposé par Rhett Reese et Paul Wernick est fait de manière à ne pas tomber dans le réchauffé. Cette comédie zombiesque prend son essor dans l’évolution du scénario, des personnages, et le dosage d’humour et d’action font de ce Zombieland, non pas un complément au premier opus, mais bien une splendide suite de qualité.

Zombieland 2

Zombieland 2

Très peu pourvu de longueur inutile, le métrage va droit au but, tout en se rappelant ce qui a fait sa particularité il y a dix ans, et réussissant pleinement à conserver cette originalité, il n’hésitera donc pas un instant à surfer sur les clichés, qu’ils soient ou non, politiquement corrects.

Zombieland : Double Tap est un film à ne manquer sous aucun prétexte. La règle numéro 2 est appliquée à l’ensemble du long-métrage dans un contexte visant à régaler le spectateur. Le film conserve bien son annotation de parodie zombiesque, il réconcilie avec les comédies, les clichés, encore plus lorsqu’il n’hésite pas un instant à se payer la tronche des grosses affiches ciné et studios actuels, un régal.


Retour à Zombieland

2019 ‧ Film de zombies/Action ‧ 1 h 39 min

Les tueurs de zombies Tallahassee, Columbus, Wichita et Little Rock affrontent des morts-vivants nouvellement évolués.
Date de sortie : 30 octobre 2019 (France)
Réalisateur : Ruben Fleischer
Titre original : Zombieland : Double Tap
Scénario : Rhett Reese, Paul Wernick, David Callaham

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Le Roi : Au diable l’Histoire (Critique)

« Le Roi » par Netflix réussit en 2h20 à travestir l’Histoire tout en offrant un beau divertissement.

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Timothée Chalamet incarne pour Netflix le roi d'Angleterre Henry V, vainqueur de la bataille d'Azincourt en 1415. / © NETFLIX
Lecture 3 mins.

Le Roi, de Netflix et coproduit par Plan B (la société de production de Brad Pitt) est une aberration historique doublée d’extrapolation déjà pourtant bien employée par Shakespeare.

Tandis que « Le Roi » est adapté de la pièce de théâtre Henri V de Shakespeare, présentée pourtant par ce dernier comme « le belliqueux Henri », Netflix charme toute l’Angleterre en s’employant a faire de nouveau paraître l’un de leurs célèbres monarques historiques comme épris de justice, pacifiste et fuyant toute querelle. Une boutade s’il en est, qui se perd dans le ridicule lorsque, fraîchement couronné Roi, Henri V demande à sa cour pour quelle raison on lui parle de Guerre contre le Royaume de France. La réponse, on croit la connaître, en pleine guerre de Cent Ans.

Timothée Chalamet incarne pour Netflix le roi d’Angleterre Henry V, vainqueur de la bataille d’Azincourt en 1415. / © NETFLIX

TOUT EST FAUX

Le scénario ira de mal en mal,  tout est faux. Gascoigne n’a jamais conseillé Henri V, mais son père. De ce fait, il n’est pas poignardé par son roi comme le veut la scène finale. Ni même que Louis de Guyenne, troisième Dauphin de France, fils de Charles VI n’ait jamais participé à la Bataille d’Azincourt, encore moins tué sur le champs de bataille dans un combat tournant au ridicule. Il en va de même pour l’Archevêque qui n’a jamais mis les pieds à Azincourt.

DU GRAND DIVERTISSEMENT

Outre l’aberration historique, et la très mauvaise adaptation de la pièce de Shakespeare, « Le Roi » qui nous fait le bonheur de ne pas s’intituler comme l’œuvre du poète, est un bon divertissement si vous arrivez à faire l’impasse sur l’absence inégalable de véracité historique.

Le Français arrogant, vaniteux. Un point de vue très british

Le Français arrogant, vaniteux. Un point de vue très british

En effet, que ce soit dans les costumes ou la prise de vue, le film se jette corps et âme dans la bataille, donnant une dimension épique aux scènes de guerre. Souffrant malgré tout de certaines longueurs qui se complaisent dans l’ineptie du scénario coécrit par Joël Edgerton et David Michôd. Les acteurs, heureusement, font belles figures, Robert Pattinson dans le rôle du Dauphin souffre quant à lui du scénario affligeant de son personnage (non parce que, le roi fou, c’était son père).

« Le Roi » sort de sa joute comme le grand perdant, faisant suite à l’ambition de Netflix de produire des films historiques comme le très réussi Outlaw King. La plateforme de streaming conserve cependant sa réussite dans l’esthétique et la mise en œuvre de ses scènes épiques. On regrettera la Bataille d’Azincourt qui va généreusement copier Game Of Thrones (cette scène) :

Game Of Thrones

En définitive, « Le Roi » reste un film de divertissement très regardable, on repassera pour sa véracité historique et son absence de fidélité de l’adaptation shakespearienne déjà bien allègrement hypothétique. « Le Roi » plonge le spectateur dans le moyen-âge au travers de sublimes décors et costumes.

On ne se sentira pourtant jamais concerné par les personnages comme Catherine de Valois (Lily Depp) bien loin d’être aussi franche et pure, ou tout bonnement, le frère d’Henri V qui mourut en réalité après l’accession au trône du roi Henri. C’est aussi le cas d’Oldcastle qui inspira à Shakespeare le personnage fictif de Falstaff, compagnon de débauche du jeune Henri, interprété par Joël Edgerton et stratège de la bataille d’Azincourt (dans le film) alors que chez Shakespeare, le monarque lui tourne le dos dès son arrivée sur le trône. En réalité il mourra tout seul dans une taverne.

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Joker : La perfection existe bel et bien

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Joaquin Phoenix en Joker
Lecture 3 mins.

Cette nouvelle interprétation de la Némésis du chevalier noir avait de quoi laisser les spectateurs dubitatifs. Jared Leto et son incarnation coupée au montage dans Suicide Squad et Heath Ledger, parfait, malgré son temps d’apparition à l’écran plutôt mince, ce nouveau projet sentait l’origin story inutile et dispensable au possible. De plus, Batman étant le grand absent de l’histoire, bien des doutes subsistaient dans l’esprit et le coeur des fans, intrigués par ce nouvel opus du DCCU. Sans le vouer à l’échec, il avait tout du pétard mouillé, voire du four absolu.

C’est pourtant bel et bien un chef-d’oeuvre que nous offre le duo Todd Phillips/Joaquin Phoenix. La maîtrise technique et esthétique du premier complète et sublime l’interprétation virtuose du second. Une claque inattendue doublée d’une magistrale leçon de cinéma.

Un rythme lent mais sans temps morts, une réal à l’ancienne, sans fioritures, ni effets spéciaux superflus, qui feraient taches dans un cadre ou tout sonne vrai et désespérément juste. Ajoutez à cela, une multitude de références et d’influences cinématographiques diverses et vous obtenez un film proche de la perfection, porté par la performance époustouflante de Phoenix qui marquera l’esprit des spectateurs par sa subtilité et sa justesse.

Alors que le public est toujours traumatisé par l’interprétation d’Heath Ledger dans le Dark Knight de Christopher Nolan, il est ici impossible de faire une comparaison avec les précédentes versions du Joker à l’écran. Il est question de construire et apprivoiser un monstre, une icône de la pop culture, avec ses codes et son imagerie tenace dans l’esprit du public. Cette version s’affranchit totalement de ces contraintes, dans une approche pure et dure,raffinée à l’extrême.

Le personnage est sorti du carcan narratif des comics assez convenu, pour être jeter sans ménagement dans un Gotham à l’agonie, une cité à bout de souffle ou règne un chaos palpable bien que sous le contrôle d’une élite totalement déconnectée de l’homme de la rue. Bien que le récit soit simple, la mise sous tension de l’ensemble par Phillips lui donne des allures de bombe à retardement. Une folie finement amenée par un réalisateur qui utilise toute sa panoplie pour atteindre la perfection à chaque plans. Et une mention spéciale pour les moments suspendus, ou le personnage danse avec lenteur et une sensibilité à fleur de peau. Du grand art.

Warner, qui semblait désespérément embourbé dans la pale copie de la concurrence en terme d’adaptation de comics, fait table rase de ses erreurs avec ce Joker flamboyant aux allures de « mea-culpa ». Excuses qui seront à coup sûr acceptées par un public impatient de voir le studio renouveler ce tour de force pour les prochains chapitres du DCCU. Des dialogues à la technique en passant par une bande-son en parfaite harmonie avec l’action (Rock n Roll part.2 ,Gary Glitter), le métrage ne laisse rien au hasard et affiche une perfection quasi indécente.

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Cinéma

Gemini Man – La révolution technique annoncée ?

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Précédé d’une forte réputation (Nouvelles technologies de tournage, Will Smith dans un double rôle, le come-back d’Ang Lee derrière la caméra -le réalisateur de l’incroyable Odyssée de Pi-…), Gemini Man arriva dans les salles obscures avec le costume du mastodonte technique, censé marquer une révolution graphique depuis Avatar de James Cameron. Au final, qu’est-ce que ça vaut ?

Pour être franc, Gemini Man est effectivement une claque visuelle sans précédent, tant les innovations visuelles sont énormes. Toutefois, il est nécessaire de vivre l’expérience dans de bonnes conditions pour que le film puisse en justifier son existence et son buzz autour de ses nouveaux artifices de réalisation.

Nous avons vécu l’expérience en salle « Ice » du groupe CGR Cinémas.

Ce qui rend Gemini Man incroyable, c’est la technologie 3D 4K HFR (120 images par secondes), le rendu à l’image est d’une netteté ébouriffante, l’image est fluide, rendant les scènes des combat rapides et intenses. Les scènes de poursuites sont aussi tout aussi incroyables. La technologie est couplée à la réalisation maîtrisée d’Ang Lee (à grands coups de travellings minutieux et de plans- séquences comme lors de la poursuite en Colombie). La multiplication des points de vue adoptés (Caméras embarquées, plans panoramiques, visibilité du cadre au travers d’objets annexes -comme un rétroviseur ou un miroir…) permettent une immersion totale du spectateur. La technologie 3D 4K HFR est spécifique au film et offre déjà pas mal d’atouts que n’ont pas encore d’autres longs-métrages. En plus de la technologie Lightvibes propre aux salles ICE CGR (retranscription de certaines couleurs et explosions pendant le film grâce aux écrans perpendiculaires ; Spots lumineux se couplant aux couleurs du film) et du son Dolby Altmos accentuant la netteté du son, Gemini Man devient une expérience sensorielle inédite, quasiment ultime. On ne demande qu’à voir d’autres films du même acabit pour repousser encore plus loin les sensations que l’on peut vivre dans une salle de cinéma.

En plus de cela, la motion capture marche bien

Nouvelle donnée technique d’envergure, la motion-capture est impressionnante de réalisme au niveau des détails du visage. Chaque goutte de sueur, chaque éraflure, chaque clignement d’œil est incroyable, tant le réalisme des séquences est poussé à son paroxysme.

Maintenant, en dehors de tout ça, Gemini Man reste tristement classique et déjà-vu dans son histoire. Rien de bien surprenant n’est conté, les dialogues sont souvent pauvres tout comme les retournements de situations, particulièrement faciles et conventionnels. Le film ne brille pas par sa finesse et son intelligence tant l’histoire n’est en rien inédite. Seul Will Smith semble tirer son épingle du jeu. Gemini Man reste donc plus un produit marketing mettant de nouvelles technologies en avant plutôt qu’un film intéressant pour le contenu qu’il propose.

Produit marketing inédit mettant en avant d’explosives nouvelles technologies d’appréciation du cinéma, Gemini Man est une œuvre qui marquera son temps d’un point de vue technique, mais il n’y a rien à tirer de son contenu, ultra-pauvre et cliché. C’est un long-métrage clairement must-see cette année, mais uniquement pour ses transcendances visuelles.

En résumé
6 Geeks Lands
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Points positifs
  • La technologie 3D+ HFR 4K
  • La technologie annexe proposée par différente salles (ICE/IMAX)
  • Will Smith
  • Les scènes d'actions fluides
  • Points négatifs
  • Rien de transcendant dans le scénario
  • Conclusion
    C'est à voir pour l'expérience visuelle.
    NOTE6
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