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Nos critiques

Venom – We are dégoûtés ! [Critique]

Notre critique sur le film « Venom » de Ruben Fleischer (2018)

Publié

le

Lecture 4 mins.

Venom était attendu comme l’événement cinématographique de cet automne 2018. Personnage apprécié des aficionados de Marvel, ce némésis de l’homme-araignée sortait d’une présence furtive assez peu mémorable dans « Spider-Man 3 » de Sam Raimi (2007) et a enfin pu bénéficier de son aventure solo onze ans plus tard. Toutefois, malgré des premiers trailers assez encourageants, le film a ensuite pris une direction assez pessimiste. Repassé sur la table pour être remonté sans ses scènes d’hémoglobine propres au personnage et à son univers pour un passage R-Rated –> PG13 (interdit aux -13 ans non-accompagnés), le long-métrage n’était même pas encore sorti qu’il a fait hurler de rage les fans. Mais ce n’est pas tout, en pleine promotion du long-métrage, Tom Hardy a dézingué le film, clamant haut et fort que ses scènes préférées (40 minutes du film) avaient été coupées au montage. Enfin, les premiers retours assassins comparent « Venom » aux illustres Catwoman (2004) et F4ntastiques (2015) qui avaient été eux aussi de bons gros navets. Rien ne pouvait ainsi augurer d’obtenir un bon film.

On tient à vous rassurer, Venom n’est pas un navet… mais il reste très mauvais.

Le choix d’offrir des aventures solos au némésis du tisseur était louable tant Venom reste le méchant le plus intéressant de l’univers (avec Mystério) mais il est ici traité n’importe comment. Et c’est déjà le premier point négatif de ce « Venom ». La personnalité du symbiote ne correspond absolument pas à ce qu’il est censé être si on se tient aux comics. Il est ici le partenaire d’un Tom Hardy en roue libre pour former un duo loufoque qui transforme le film en buddy movie complètement décérébré, à l’opposé de ce qui nous était vendu dans les trailers. Si pendant de trop rares instants, on croit à la folie carnassière de ce symbiote, en deux claquements de doigts il passe du statut d’antagoniste horrifique à celui de héros parce que… parce que scénario ? (Nous ne voulons pas vous spoiler de quelle manière cette transformation psychologique brutale se passe, mais il était important pour nous d’en parler). Comme nos peurs l’envisageaient, Venom est hyper édulcoré. Plus aucune violence, tout se passe en hors champ, où toute action carnassière n’est qu’exploité verbalement. « Venom » a donc bel et bien été, tout comme « Suicide Squad » le résultat d’une politique très commerciale, celle d’étouffer l’authenticité d’un univers et de son personnage central pour toucher le plus de spectateurs possible. Et ça, c’est décevant.

Le reste du film joue sur les frasques d’un Tom Hardy en constant surjeu ou de scènes tout bonnement inutiles (la scène du restaurant, qui n’est juste là que pour offrir un instant de comédie hyper dispensable). Sur une toile de fond narrative déjà vu, revue et rerevue, le film se noie dans son histoire et ses personnages pathétiques, et n’arrive pas à nous tirer la moindre attention. La fixation du passif d’Eddie Brock est beaucoup trop longue, sa relation avec le symbiote beaucoup trop courte (cela en devient du coup assez incohérent) et le final complètement loupé. Pas de doutes permis, il y a un très gros problème de montage dans ce film mais aussi de scénario.

Au niveau de la réalisation, c’est aussi grandement décevant. le film joue beaucoup avec une centralisation de chacun des plans sur un élément de décor ou un personnage, floutant tout l’arrière-plan sur de nombreuses scènes. Soit il s’agit d’un problème lié à l’exploitation 3D du film ou alors du film lui-même. Les séquences d’actions sont aussi très brouillonnes et assez illisibles (SURTOUT l’affrontement final où on ne distingue absolument pas ce qui se passe).

Pour revenir sur quelques détails sur le scénario, le film passe par des ficelles beaucoup trop grandes pour que ce soit plausible. Pour parvenir à dynamiser la narration vers un carcan « Nouveau méchant -> détruire monde -> combat final », le film use de stratagèmes complètement tirés par les cheveux (nous vous laissons découvrir cela en salles).

Ainsi, le potentiel était immense pour une aventure en solo du symbiote cannibale. L’univers et le personnage étaient alléchants, mais le film de Ruben Fleischer est une coquille vide dommageable qui nous fait regretter le Venom de Sam Raimi. Passant complètement à côté de son sujet, il n’y a que trop peu de choses à sauver. En dehors des pitreries parfois drôles de Tom Hardy, la scène post-générique et le visuel global de la créature, nous ne voyons pas forcément ce qui est judicieux à garder dans ce film… Nous vous encourageons toutefois à le voir pour vous faire votre propre avis sur la question, car il reste un divertissement à la limite de l’acceptable, mais est très mauvais dans tout ce qu’il essaie d’entreprendre dans le genre super-héroïque. Il est effectivement à placardiser, pour nous, aux côtés de ses homologues félins et fantastiques. Nous espérons toutefois une version director’s cut à sa sortie en DVD qui pourrait éventuellement rehausser notre appréciation.

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Nos critiques

Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

Critique sans spoil.

Publié

le

Lecture 1 min.

Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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Nos critiques

Spider-man : Far From Home – Critique qui tisse sa toile

Critique sans spoil

Publié

le

par

Lecture 2 mins.

Le voilà, Spiderman : Far from home est le dernier film de la phase 3 du MCU et le 23e long-métrage de l’univers cinématographique Marvel.

Après l’épique Endgame, qui aura refermé la saga des pierres de l’infini, Far from home débarque sur nos écrans investi d’une mission, être en quelque sorte l’épilogue d’Endgame, en poursuivant les aventures de l’homme-araignée. C’est en soi une mission à moitié accomplie. On comprend vite les enjeux de l’héritage d’Endgame, la portée du geste salvateur de Stark et ce qu’il laisse à la Terre. Far from home devient le justifié d’Endgame puisqu’il provoque volontairement un mimétisme avec Iron Man 3.

Comme son mentor dans son aventure éponyme, on suit un Peter Parker perdu, en manque cruel de repères et un peu trop naïf. C’est à ce moment-là que le film s’embourbe dans une profonde ambivalence. Nous sommes constamment le derrière coincé entre deux chaises avec ce film. Le côté teen-movie apparaît souvent comme rébarbatif, tant les poncifs d’Homecoming refont surface. La pseudo romance entre Ned et une fille du groupe est ridicule, comme la flopée de personnages tertiaires (Les enseignants, Flash Thompson…).

Seuls MJ et Peter tirent leurs épingles du jeu lors des périodes où la narration parvient à docilement se poser, hors des scènes de combat. Mais c’est inéluctablement l’apport de Mystério qui fait basculer le film dans une dimension bien plus ésotérique, fun et riche. Le personnage est développé aux petits oignons, justifie à 90 % la réussite du film en étant le vecteur des scènes les plus belles du métrage. Le traitement du personnage vous prendra sans cesse à contrepied tant la promotion s’est offert le malin plaisir de brouiller quelques pistes… Les apports de Maria Hill et Nick Fury restent discutables tant ils n’ont rien à faire dans le film. En dehors de cela, Far from home reste malheureusement, et de la même manière qu’Homecoming, un film foncièrement impersonnel.

Sans proposer de véritables transcendances visuelles, Watts se contente d’effectuer un bon travail. On le répète, mais seules les scènes avec Mystério sont vraiment réussies avec panache. La photographie peine à convaincre, au contraire d’un background sonore qui retrouve plus d’allant et d’impact que dans Homecoming.

La singularité de la musique provoquée par les arrivées de Mystério devient beaucoup plus personnelle et marquante que toute la bande-son d’Homecoming. Sinon, que dire mis à part que c’est un bon Marvel, sans en être un excellent ? Ah si on sait, allez y pour trois raisons. Mystério, Jake Gyllenhaal et la dernière scène post-générique à mi-chemin entre le troll et la véritable annonce du futur du MCU…

7 Geeks Lands
8.5 Internautes (2 Votes)
Points positifs
  • Mystério
  • Jake Gyllenhaal
  • Points négatifs
  • Un film impersonnel
  • Les scènes PG
  • L’absence d’énonciation d’un futur clair et défini pour le MCU
  • NOTE7
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    Films / Séries TV

    ANNA – La dernière carte de Luc Besson ? [Critique]

    Publié

    le

    Lecture 4 mins.

    Le titre de notre critique est assez équivoque. Après le colossal échec financier de « Valérian et la cité des mille planètes » (Environ 100 millions de dollars de pertes pour Europacorp, la société mère de Besson), le studio du réalisateur Français est en zone rouge. Obligé de licencier ses employés, placé en procédure de sauvegarde le temps de négocier sa dette, le studio est en grand danger. C’est dans ces eaux troubles que sort « Anna »,  un espèce de fils prodige de « Nikita », « Léon » ou plus récemment « Lucy ».

    Luc Besson reprend une thématique qui lui est propre, celle de la femme forte. Adoubant la féminité et ce que celle-ci peut représenter au cinéma, Besson livre avec « Anna » tous ses canevas qu’il a pu dresser dans sa filmographie d’action assez riche, quitte à ce que l’on ne soit que trop peu surpris au final.

    Le problème avec « Anna », c’est que l’on assiste pas forcément à du mauvais cinéma. D’excellentes choses parsèment le long-métrage, comme de gros ratés et d’autres faits plus anecdotiques. Besson ressort tous les traditionnels archétypes de son cinéma (Les poursuites en voiture, les femmes hyper sexualisées -l’héroïne parvient à ses fins en couchant avec tous les seconds rôles, faut le souligner ça quand même-, les scènes d’actions très vite expédiées…) Les défauts d’un mauvais Europacorp (coucou Le Transporteur : Héritage) refont rapidement surface. Et devant de trop poreuses innovations cinématographiques, on déchante assez rapidement. S’il faut aussi reconnaître une certaine maîtrise de Luc Besson sur la réalisation avec certains plans vraiment soignés et classieux (Les scènes de combat avec Anna, où, en règle générale, la maîtrise de la photo par Thierry Arbogast), le scénario est une catastrophe. Alignant poncifs sur poncifs, l’histoire est sauvée par une maîtrise avec justesse de l’humour (plus présent que dans Lucy) qui nous permet de moins essayer de prendre cette histoire au sérieux et donc de l’apprécier un peu plus.

    Une petite inspiration de Red Sparrow quand même…

    Côté ambiance, on sent une petite inspiration de « Red Sparrow » de Francis Lawrence (2018) puisque l’héroïne est ici dans un procédé clair de « séduction » -> Mission assassinat, ce qui peut paraître redondant. Le film, d’ailleurs, multiplie les flash-backs et les flash-fowards à outrance, ce qui pouvait rapidement nous dégager de la compréhension du fil rouge du récit. Sauf que Besson arrive à tout raccrocher vers une surprenante fin et une surprenante logique, toutefois parfois amenée avec d’énormes sabots.

    On est rapidement le derrière entre deux chaises avec ce films. Puisque les inévitables poncifs d’Europacorp vous feront rapidement grincer des dents, comme le manque d’action (dû certainement au budget archi-limité du film). Il y a quand même certaines choses à sauver de ce gloubi-boulga parfois indigeste : Une maîtrise excellente de l’action (difficile de ne pas faire le rapprochement entre une scène d’Anna et une scène du premier Kingsman), une histoire qui essaie de nous surprendre, et un quatuor d’acteurs globalement convaincant.

    L’histoire parvient à nous surprendre puisque la rapidité des enchaînements de la diégèse (le film se déroule sur plus de 5 ans) nous aiguille sans cesse sur de fausses pistes, et c’est intelligemment fait. Du côté des acteurs, Sasha Luss livre une première performance au cinéma assez honorable, et le trio expérimenté composé de Luke Evans, Cillian Murphy et Helen Mirren font le job. Mention spéciale à cette dernière qui étonne dans son rôle de dirigeante soviétique assez caricaturale.

    Oui, vous ne verrez que des pistolets silencieux pendant ce film.

    Ainsi, « Anna » peut paraître indirectement comme le va-tout de Besson. Jetant ses dernières forces dans la bataille, le film livre un condensé de toute la filmo d’action d’Europacorp et de Besson en essayant de rendre le scénario plus abouti, plus mature et plus intelligent. C’est réussi à moitié, ça aura toutefois à nos yeux le mérite d’être meilleur que Lucy qui ressemblait autant à de la science-fiction qu’une tomate à un légume (ou à un fruit ? les débats sont ouverts). Allez le voir, il en vaut plutôt le coup.

    En résumé
    6 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Quelques bonnes scènes
  • Le jeu des acteurs
  • Un humour bienvenu
  • Points négatifs
  • Une héroïne centrale qui couche avec 36 mecs
  • Un alignement des poncifs Made in Europacorp
  • Conclusion
    Mieux que Lucy, mais pas ouf pour autant.
    NOTE6
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