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JUSTICE LEAGUE – LA CRITIQUE

Échec ou brillante réussite ? Notre verdict.

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Lecture 13 mins.

Alors, ce Justice League tant attendu ? Rêve qui devient réalité ou cauchemar ? Échec ou brillante réussite ? Notre verdict.

PREMIER ACTE ET SCÈNES COUPÉES

Les dernières bandes-annonces interminables, diverses et variées sont projetées, puis les lumières de la salle de cinéma s’éteignent enfin. La projection du film espéré depuis des dizaines d’années peut commencer. Les logos Warner Bros, RatPac (que l’on ne verra probablement plus suite aux révélations faites sur le pitoyable Brett Ratner) et DC défilent sur un thème de Danny Elfman qui rappelle beaucoup trop les compositions lisses de Marvel Studio. L’inquiétude sur la Marvelisation du DC Films commence d’entrée de jeu, mais est vite balayée par un court prologue et une première scène extrêmement efficaces. Vous êtes de ceux qui ont su apprécier l’ambiance sombre, authentique et fidèle de Gotham City et le traitement de Batman par Zack Snyder dans Batman V Superman ? Alors vous serez d’autant plus comblé par cette première scène. Imaginez ce que Batman et sa Gotham City des comics et de la série animée de Bruce Timm et Paul Dini donneraient dans un film live, amplifiez le résultat par 2. Ajoutez ensuite une composition musicale de l’âge d’or de Danny Elfman telles ses créations sur Batman et Batman Returns de Tim Burton et sur le générique de la série animée et vous obtenez ce que constitue la première scène de Justice League.

Après cela, place au générique d’ouverture, parfaite continuité de Batman V Superman nous montrant le monde après la mort du kryptonien et ses conséquences, sur l’efficace « Everybody knows » de Sigrid, dont le style est semblable aux meilleures chansons utilisées dans les ouvertures des James Bond. Dans cette sublime séquence, saluons l’ingénieuse idée de la une du Metropolis Post intitulée « Did they return to their planet ? » avec les photos de David Bowie, Superman et Prince. Il est extrêmement rare de voir dans les blockbusters l’utilisation de l’actualité concernant la perte d’artistes talentueux. Ensuite, direction Londres avec une scène de Wonder Woman, qui rappelle les comics et les films de Superman. Cependant, il est dommage de constater qu’un plan montré dans les bandes-annonces ait été ici supprimé.

Le film suit ensuite son cours, de Métropolis à Gotham City, en passant par Themyscira et bien sûr Central City. On apprécie toujours autant le choix malicieux de Joe Morton en Silas Stone (qui était dans Terminator 2 le créateur de Skynet), et on savoure les deux scènes de l’excellent Billy Cudrup (Watchmen, Public Enemies, Blood Ties, Spotlight) incarnant ici Henry Allen, le père de Barry. On notera bon nombre de scènes coupées au montage, comme la scène de la bande-annonce où Barry Allen fracture une vitrine ou encore la scène du match de football américain avec Victor Stone sous la neige dont la mise en scène de Zack Snyder promettait pourtant beauté et authenticité. Iris West est également coupée au montage. Rappelons qu’une scène avec son interprète Kiesey Clemons avait pourtant été tournée. Heureusement, on ne ressent pas ces coupes dans le récit, contrairement au charcutage dont avait été victime la version cinéma de Batman V Superman.

 

INTERPRÉTATIONS ET PSYCHOLOGIE DES PERSONNAGES

Concernant l’écriture et les interprétations des personnages, cela aurait pu être parfait si les scénaristes Zack Snyder et Chris Terrio ainsi que Warner Bros, n’avaient pas décidé de faire de Barry Allen/Flash le clown de service. Soyons certains que la réécriture et les reshoots de Joss Whedon n’ont pas aidé. Il est vrai que dans de nombreux récits, version comics ou animés, la principale caractéristique de ce personnage est l’humour, mais ici, elle est utilisée à l’extrême. L’idée d’en faire un jeune adulte débutant et amusant malgré lui aurait été plus efficace si elle avait été plus judicieusement dosée. Ezra Miller, charismatique comédien faisant partie des meilleurs de sa génération méritait mieux. En revanche, le design de son costume est à saluer, un vrai plaisir pour les yeux, et l’utilisation du terme « speed force » (force véloce) nous fait constater que le rêve devient réalité sur grand écran.

Concernant Arthur Curry/Aquaman, le personnage est intéressant et badass, mais pas assez exploité. Mentionnons tout de même une fameuse scène avec le lasso de vérité, quand les cases de comics prennent vie de cette manière, on ne peut qu’apprécier. De plus, on applaudit la vision que Snyder a eu pour ce personnage depuis Batman V Superman concernant le look et le choix de son interprète, Jason Momoa, charismatique et rock and roll à souhait.

Victor Stone/Cyborg quant à lui, est un personnage authentique, tant par sa psychologie que son rapport aux technologies. L’interprétation de Ray Fisher sonne très juste. Voir enfin Cyborg et son potentiel en film live est une chose très appréciable. La crainte était haute au vu de son design et des effets spéciaux concernant ce personnage dans les bandes-annonces et différents visuels, et on peut le dire, nous avons évité le pire. Sans être incroyables, les FX de Cyborg restent corrects dans l’ensemble. J.K Simmons, bien que présent dans trois scènes, nous offre enfin un Jim Gordon tout droit sorti des comics. Son look et son interprétation sont un réel plaisir, à tel point que nous avons déjà hâte de le voir dans les prochaines productions de Batman où nous pourrons enfin profiter pleinement de sa présence.

Concernant les personnages de Bruce Wayne/Batman et Diana Prince/Wonder Woman, ce sont tout simplement les points forts du film. Zack Snyder et Chris Terrio continuent leur traitement de Bruce Wayne, qui était dans Batman V Superman un justicier que les années et la souffrance avaient rendu particulièrement violent, paranoïaque et névrosé au plus haut point. On retrouve donc notre Bruce Wayne devenu plus objectif sur le monde qui l’entoure grâce à Superman. Ce n’est pas pour autant qu’il s’est transformé en un leader lumineux, loin de là. Son écriture nous offre un justicier n’ayant pas d’autre choix que de rassembler une équipe. Un leader fort, mais occasionnel et pas toujours subtil, Superman serait plus qualifié pour ce rôle comme il le dit lui-même. Son tempérament et sa façon de voir certaines choses sont typiques du réel Bruce Wayne des comics tel que nous l’a livré Snyder depuis Batman V Superman. Autrement dit, Batman reste dur et montre qu’il peut encore une fois agir comme un sale con, et on adore ça. Ben Affleck nous prouve une seconde fois qu’il est l’incarnation la plus forte et la plus authentique du justicier milliardaire en nous livrant une parfaite continuité de son interprétation.

Il en va de même pour Gal Gadot en Wonder Woman. Des trois films dans lesquels elle apparaît, c’est de loin sa meilleure performance grâce à une parfaite écriture. Diana Prince a elle aussi son caractère et ses principes, sans parler de son long vécu, et lorsque sa vision et son éthique vont à l’encontre de ceux de Bruce Wayne, on assiste à la meilleure scène du film. Une séquence où la psychologie et le drame sont savamment maitrisés. Abordons enfin le traitement de Superman. Sa résurrection, à défaut d’être épique, s’avère intelligente, et donne droit à une scène des plus captivantes. Henry Cavill interprète encore une fois Kal-El de manière convaincante. Le seul défaut concernant le personnage sont les scènes de reshoots pour lesquelles il avait interdiction de se raser la moustache puisque le tournage de Mission Impossible 6, dans lequel il jouait, n’était pas encore terminé. Le procédé n’étant pas aisé, il ne s’agissait pas d’un simple effacement numérique pour la post-prod de Justice League. Une petite partie de son visage a été scanné en 3D afin de créer un double numérique pour cette même partie, et c’est malheureusement flagrant sur les quatre scènes de reshoots le concernant. 

Pour le personnage de Steppenwolf, c’est la déception sur tous les points. Ce némésis n’est aucunement intéressant, que ce soit par son design ou son écriture. Mis à part une seule mention à Darkseid, c’est un antagoniste qui n’est pas vraiment lié à Apokolips à notre grand regret (et si c’est le cas, ce n’est pas du tout expliqué), il n’a rien du Steppenwolf des comics. Pourquoi avoir eu recours aux motions capture alors que son acteur, Ciaràn Hinds, aurait très bien pu l’interpréter de manière réelle ? Voir le visage en image de synthèse de Steppenwolf est décevant, mais encore une fois, ce n’est rien comparé à son écriture. Logiquement, Snyder comptait amener lentement mais sûrement tout ce qui tourne autour de Darkseid et d’Apokolips via Steppenwolf (qui est rappelons-le, l’oncle de Darskseid) mais il n’en est rien dans Justice League. Le montage a-t-il balayé tout cela ? Il y a de fortes chances, ce qui confirmerait certaines rumeurs qui avaient émergé il y a quelques mois.

 

DANNY ELFMAN ET SECONDE PARTIE

La composition musicale est très efficace. Mis à part quelques notes trop lisses et propres aux adaptations de comics classiques, Danny Elfman nous livre à la fois du John Williams et du « Danny fucking Elfman » comme il savait si bien le faire il y a des années. Nul doute que si un film Justice League avait été réalisé dans les années 90 avec Michel Keaton et Christopher Reeve, sa composition aurait ressemblé à ce que l’on peut entendre ici. Pour autant, efficace ne veux pas dire mémorable, ne vous attendez donc pas à des thèmes capables de rivaliser avec « What are you going to do when you are not saving the world ? », « Beautiful lie » ou « Is she with you ? ». Un registre tantôt sombre et gothique, tantôt lumineux, qui caractérise parfaitement notre ligue des justiciers, mais qui n’est pas aussi percutant que le travail de Hans Zimmer et Junkie XL. À noter, la réutilisation par deux fois de son thème Batman de 1989, procurant des frissons aux spectateurs ayant grandi dans les années 90. On regrettera cependant l’absence du puissant thème musical créé par Zimmer dans Man of Steel, lors du retour de Superman, mais on se consolera avec quelques notes du thème de Krypton par le même compositeur, et surtout, une utilisation partielle du thème mythique de John Williams. 

Outre la psychologie et la relation des membres de la ligue, ainsi que la résurrection de Superman, on appréciera également la réutilisation d’une fameuse phrase du chevalier noir entendue dans Batman V Superman, sauf que cette fois-ci, c’est un autre personnage qui la prononce, rendant le moment tout simplement badass et excitant. Pourtant, malgré ces moments forts et inoubliables, la seconde partie est moins efficace que la première. Que la nuance soit claire, ce n’est pas mauvais, mais trop classique et expéditif. Il est certain que cette faiblesse nous livrant un troisième acte et une conclusion dans un schéma des plus basique est due encore une fois au montage imposé par Warner Bros, qui ne semble toujours pas avoir compris la leçon, pensant plus au profit qu’à l’artistique.

La nomination de l’excellent scénariste de comics Geoff Johns (Infinite Crisis, Batman Terre un, Rebirth) à la tête de DC Films était un symbole d’espoir, mais nous constatons au final que cette décision n’a rien changé, puisque les souhaits du CEO de Warner, Kevin Tsujihara, ont été appliqués à la lettre : Une légère réécriture et un reshoot par Joss Whedon, ainsi qu’un montage ne dépassant pas 120 minutes. Cela ravira probablement les spectateurs avides de divertissements basiques qui n’avaient pas apprécié les partis pris artistiques et les symboliques de Batman V Superman et son écriture pourtant dense, mais il ne fera pas le bonheur total des fans de DC et des cinéphiles. Il semblerait bien que le futur du DC Films se dessine un peu plus : de l’entertainment classique sans réels partis pris tel Marvel Studios. Nous le prouve également l’étalonnage, qui n’est plus « dark & gritty » comme ceux de Snyder, sans non plus être saturé pour autant, fort heureusement d’ailleurs. Extrêmement dommage, car la « trilogie » DC de Snyder avait de réelles qualités : une vision intelligente, une patte artistique appuyée loin des clichés édulcorés des adaptations de comics, bien que ce Justice League, dernier film de sa trilogie, ait été modifié.

Il ne nous reste plus qu’à visionner de nouveau Man of Steel et Batman V Superman Extended Cut pour nous consoler et nous dire que durant deux films au moins, un réalisateur visionnaire avait su tourner le dos aux codes de l’entertainment. Prions néanmoins pour qu’une version director’s cut voie le jour lors de la sortie Blu-Ray/Dvd, même si cela paraît peu probable. Zack Snyder, contrairement à sa femme Deborah, n’a pas du tout participé à la promotion du film, et on ne peut que le comprendre. Cependant, ne partez pas avant la fin du générique. Comme vous le savez probablement, deux scènes vous y attendent. La première n’apporte peut-être rien au récit, mais elle confirme que l’univers DC au cinéma est bien réel grâce à une scène des plus jouissives, vu dans plusieurs récits de comics et dans un épisode de la série animée Superman des années 90. Quant à la seconde, c’est tout simplement l’ultime plaisir et étonnement qui en dit plus sur la suite, mais chut, on vous laisse découvrir.

En conclusion : Une première partie efficace, mais une seconde trop classique imposée par la Warner qui n’a pas compris le potentiel du DC Films qu’elle tient entre ses mains. Justice League est cependant un rêve qui devient réalité, et nous propose des psychologies et des relations travaillées, un Ben Affleck et une Gal Gadot au sommet et une réelle suite intelligente de Batman V Superman, ponctuée de quelques scènes captivantes ainsi que deux excellentes scènes post-générique. À défaut d’avoir la vision complète de Zack Snyder, nous l’avons à 60 %.

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Détective Pikachu – Aussi mauvais que le reboot de Power Rangers ?

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le

Lecture 3 mins.

Détective Pikachu prouve une nouvelle fois, après le film Power Rangers (2017) que les adaptations de produits issus de la pop-culture restent vraiment populaires dans le cinéma d’aujourd’hui. Le film de Rob Letterman laissait dubitatif lors de ses premières images. S’il réveillait les ardeurs de pokéfans passionnés par l’idée de voir cette adaptation en live action, il pouvait aussi décontenancer les plus cinéphiles d’entre eux. Finalement, que peut-on retenir du film ?

Si l’aspect divertissant du long-métrage reste à souligner, il souffre de beaucoup trop de défauts pour être qualifié comme une réussite. Même en étant fan du matériau initial de base, on ne peut qu’être déçu par le résultat proposé par Letterman.

Première chose, le manque cruel d’ambition du film. Pokémon, c’est quasiment un millier d’espèces différentes. Il y avait moyen de provoquer chez les fans un réel plaisir en démultipliant les références à des pokémons populaires et surtout, différents. Mais ce n’est pas ce qui est proposé par le film. Celui-ci propose de premières minutes assez intéressantes, où le fan service nous est justement bien présenté sans trop en faire. On commence à croire que l’univers riche des jeux vidéo sera retranscrit avec justesse et ambition. Mais sur les mille pokémons existant dans l’univers, on a le droit qu’à une vingtaine d’entre eux, présents sur quasiment tous les plans. Cela peut paraître anodin comme défaut, mais au bout d’un moment, cela vous paraîtra carrément gênant. Finalement, l’aspect inédit et la surprise de traiter ces créatures sur grand écran s’estompera avec grande rapidité.

Seul point positif du film, mais son traitement à la fin… glbskfdrpdcsq…

Visuellement parlant, certains effets spéciaux semblent tout juste corrects, et pour un film de cet acabit, c’est inquiétant. Au niveau du rythme, on passe énormément par des scènes anecdotiques, voire carrément inutiles à la narration. Par exemple, les plans d’ensembles où le cadre s’adapte autour des immenses décors créés par les Torterras géants transpirent les CGI complètement manqués. Scénaristiquement parlant, elle ne sert d’autant plus à rien si ce n’est apporter de la dramaturgie entre les personnages principaux. La scène avec Mr.Mime, running gag des différents vidéos promotionnelles, n’a, d’autant plus, aucune utilité. Elle souligne un autre défaut du film, à savoir les tentatives manquées de créer de l’humour. On peut même en rajouter une couche en disant que cette scène, puisqu’elle n’est absolument pas drôle, nous procure un certain malaise.

Point positif : le personnage de Pikachu, peut avoir une voix considérée comme extra-diégétique. Il parle tellement qu’il en vient limite à guider l’histoire par ses propres mots, et c’est lui qui porte le film. Au contraire d’un personnage central humain et masculin assez transparent.

Un indice sur ce qu’ils regardent tous : Inception

Enfin, les partis-pris narratifs de l’histoire peuvent paraîtrent totalement tirés par les cheveux. Au point où on se demande réellement si les auteurs de ce film connaissaient véritablement l’univers de Pokémon (notamment l’arc narratif autour de Mewtwo qui devient totalement ahurissant de bêtises…).

Lunaire et déconnecté de son matériau initial, Détective Pikachu peut sembler divertissant, mais il en vient à imploser sous ses gros soucis d’adaptation et de cohérence au sein même de son univers. Il y avait pourtant moyen de faire mille fois mieux que ça…

Mais on vous rassure… NON, Détective Pikachu n'est pas aussi mauvais que Power Rangers.
4 Geeks Lands
4 Internautes (1 Vote)
Points positifs
  • Les 15 premières minutes
  • Le personnage de Pikachu
  • Points négatifs
  • Les autres personnages
  • 20 Pokémons présents sur tous les plans (sur + de mille)
  • Des incohérences en pagaille
  • Des scènes inintéressantes
  • Un humour raté
  • L'arc narratif bullshit de Mewtwo
  • Conclusion
    Au vu du potentiel, forcément on est déçus.
    NOTE4
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    Nos critiques

    Avengers : EndGame – Critique made in Marvel

    On revient sur les hauts et les bas de cet ultime opus à la manière Avengers.

    Publié

    le

    par

    Lecture 10 mins.

    Avengers : EndGame a longtemps suscité l’impatience des spectateurs. L’aboutissement d’une décennie de MCU, l’acheminement d’un voyage qui a mené à ce point culminant et déterminant pour l’avenir du Marvel Universe.
    La rédaction Geeks Lands s’est réunie pour vous offrir un ensemble de petites critiques, différents points de vue qui démontrent facilement les interprétations de chacun, du gros ratage à l’apothéose, nous sommes tous à même de porter une critique du film avec pour chacun une perception différente. Et, si une petite poignée de personnes peut-être parfois, objectivement, à l’opposée les uns les autres, imaginons cela à l’échelle mondiale, Avengers : EndGame ne peut ni être une réussite, ni un échec ?

    Mais, en dehors d’un budget record promotionnel malgré une campagne timide, Avengers : EndGame mérite-t-il sa renommée et son box-office monstrueusement prolifique ?

    « Un grand huit émotionnel » – STEEVE

    En tant que fan de comics depuis ma plus tendre enfance, Avengers : Endgame est tout ce que je pouvais espérer et plus encore. Onze années de récits entremêlés pour construire des comics live. Un film par des fans pour des fans, qui clôture magistralement la saga Infinity du MCU.

    Certes si l’ensemble n’est évidemment pas parfait et que cette suite plombe parfois l’aspect épique d’Infinity war par une introduction pouvant paraitre laborieuse, mais au combien nécessaire pour comprendre l’impact de la défaite essuyée par nos héros. Car qui dit super défaite, dit super dépression. Et c’est là que le rythme du film peut déplaire à certains. Là où on pouvait s’attendre à un retour tambour battant, le récit se veut avant tout, posé et plus intimiste, pour une seconde partie en forme d’apothéose.

    Du fan service à la pelle, de l’humour dans tous les sens (avec une mention spéciale pour Thor qui en prend sévèrement pour son grade divin), contrebalancé par une dimension héroïque et dramatique poussée à son paroxysme. Il est évident que beaucoup trouveront à redire sur le retour d’Ant Man, la coupe de cheveux et la maigre utilisation de captain Marvel, ou encore les incohérences liées au voyage temporel, car oui, il y en a. Cependant, l’essentiel ne repose pas sur ces détails, vite effacés par un cast plus investi que jamais, mais bien dans l’accomplissement d’une mission.

    Il va sans dire que l’aspect technique, sonore et visuel est étourdissant de beauté et de justesse. Une symphonie ayant pour point d’orgue, un affrontement dantesque face à un Thanos déchainé. Il est difficile de ne pas trop en dire, mais ce combat vous arrachera des larmes de joie et de chagrin.

    Un grand huit émotionnel parfois alourdi par des lieux communs amenés aux forceps, comme le plan 100 % girl Power d’une maladresse crasse. Rien de vraiment catastrophique, mais des accrocs qui entache par endroits une fresque épique étalée sur 3 heures qu’on ne voit pas défilées. Stan Lee serait fier. AVENGERS, RASSEMBLEMENT EN SALLE !

    « Une fin mémorable pour la première partie du MCU » – ALLAN

    Un dénouement à la hauteur des attentes ?

    Avengers Endgame était surement l’un des films les plus attendus des fans du MCU, si bien que la simple mention de son nom finissait par en faire frissonner certains.

    Alors, pour faire court : Endgame était-elle « la fin » tant attendue par tous ? Oui, car le film respecte sa timeline et le final qu’il s’était promis : à la fois épique, humoristique et sentimental, Endgame saisit ses spectateurs à la gorge et les mène à la baguette à travers des émotions toujours plus fortes. Fort d’un scénario plus que correct et de bouleversements mémorables, le film souffre toutefois d’incohérences et d’imperfections qui ont indéniablement soulevé chez les fans les plus assidus, quelques phrases de protestation : pourquoi ? Comment ? Nombreuses restent tout de même les questions sans réponse.

    Endgame semble par ailleurs sélectionner ses personnages : bien que les Avengers soient au centre de toutes les attentions, certains personnages souffrent d’une mise à l’écart notable et ne semble que faire acte de présence afin de satisfaire ponctuellement les fans du héros en question : ainsi, des parties brouillonnes s’immiscent à travers le scénario, désacralisant quelques personnages qui, dans leurs films respectifs pourtant, ont déjà démontré de meilleures capacités.

    Pour finir, les scènes de fin semblent s’attarder inutilement, donnant l’illusion de rallonger encore et encore le film, alors que l’arc scénaristique est enfin achevé, brisant ainsi émotionnellement le spectateur dans son élan.

    Mais malgré ces quelques défauts hélas notables, Avengers Endgame reste un excellent MARVEL respectant ses préceptes comme d’ordinaire avec des effets spéciaux toujours plus réussis et innovants, tout en jouant avec les émotions du spectateur : un véritable ascenseur émotionnel qui mérite de graver une fin mémorable pour la première partie du MCU.

    « Difficile de ne pas être touché » — MATHIEU

    Nous y sommes. 11 ans après le début de la saga la plus inédite de l’histoire du cinéma, Marvel Studio sort « Avengers Endgame » l’ultime volet de l’arc narratif des pierres d’infinités et vengeance colossale des Avengers contre le titan Thanos après la fin apocalyptique d’Infinity War sorti l’an passé. Véritable cascade d’émotions, Endgame ne laissera aucun fan Marvel indifférent. Voyage nostalgique autour de tout l’univers, on revient avec émotion et bonheur dans tous les moments qui ont parsemé le cinematic universe depuis sa création.

    Fresque épique et touchante, Endgame se démarque par son approche plus sensible des super-héros, où les 45 premières minutes sont assez précieuses dans ce sens puisque on assiste au deuil de chacun de nos rescapés du claquement de doigt de Thanos, où la scène d’ouverture se veut encore plus cruelle que le final du film précédent. Histoire de bien nous remettre dans le bain, les frères Russo ne prennent pas de pincettes pour nous installer à nouveau dans ce terminus d’une narration de 22 films.

    Tous les Avengers originaux bénéficient d’un véritable travail de perfectionnement de leur psyché. Captain America et Iron Man s’offrent un dernier tour extraordinaire, où le fossé séparant les deux depuis Civil War est entretenu, poursuivi et on se rend compte que tout ce qu’à posé précédemment le MCU devient on ne peut plus logique et change en profondeur nos personnages préférés.

    Difficile de ne pas être touché émotionnellement par ce qui va se passer dans Endgame. Véritable passage de témoin vers une aube nouvelle, vers un nouveau cycle de long-métrages de la firme, on quitte difficilement des personnages avec qui nous avons grandi. Le final époustouflant maîtrise deux grandes réussites : La réunion de tous les personnages du MCU comme promis par Robert Downey Jr, offrant la scène la plus épique des 22 films confondus mais surtout, un pan narratif final sous forme de transmission de flambeau, qui va certainement vous arracher quelques larmes.

    Bien sûr, on peut en tirer certaines faiblesses, de ce flamboyant projet final. Le rôle plus en retrait de Thanos, certains personnages encore laissés de côté pour n’être que des sidekicks rigolos (Ant-man ; Thor ; Hulk et encore une fois le Black Order…) et certaines ficelles scénaristiques sont beaucoup trop faciles (un rat vous fera arracher les cheveux… !) mais qui dit voyage temporel dit forcément incohérences.

    Malgré tout, quel plaisir sans faille ce dernier Avengers. Fans et non-fans y trouveront leur compte… Bonne séance et bon courage…

    « Une belle conclusion » – Hugo

    Avec la lourde tâche de conclure un arc narratif vieux de plus de 10 ans, Endgame avait sur les épaules les attentes des fans des nombreuses licences présentes au casting de ce dernier volet d’Avengers.

    D’un point de vue réalisation, Endgame est beau, avec des VFX toujours aux petits oignons. De plus, avec cette recette, entre l’humour made in Marvel sans trop en faire et une dose d’action majoritaire, Endgame a tout de la conclusion rêvée. Malgré tout et à l’image de la cuvée Captain Marvel, ce final souffre encore et toujours de petits impairs scénaristiques mineurs, mais qui entâchent un peu le film une fois décelés.

    Après Infinity War, aux arrières goûts de transition, et alors que Disney devait composer avec ses héros préretraités et ses futures têtes d’affiche, Endgame a plutôt rendu un bel hommage à ceux qui doivent céder leurs places, tout en laissant aux petits nouveaux un monde enfin apaisé et sans menace: une terre parfaite pour semer une nouvelle récolte, en somme. Malheureusement, certains héros restent très en retrait sans être pour autant complètement écartés, comme si Marvel connaissait déjà ses prochains chouchous, et ceux du public. En plus de ses préférés, Disney a décidé de mettre l’accent sur la nostalgie en se rappelant aux bons souvenirs de certains anciens films du MCU.

    En conclusion, Endgame est un beau finish sans être excellent, il ne commet pas d’imper majeur et propose même de superbes scènes de joie et d’humour, entremêlées de magnifiques scènes d’émotions intenses. En bref, le premier « arc » du MCU se termine bien, en rendant hommage à ses héros: la séance vaut bien le détour pour tout cinéphile qui se respecte.

    « Tout ça pour ça ? » — Julien
    — SPOIL

    Avengers 4 était un blockbuster très attendu. Malgré une promotion plutôt radine, le succès du film reposait sur la fan base solide que Marvel Studios s’est offerte au fil du temps.

    Avengers : EndGame est très long à prendre. Bien que la désolation post-apocalyptique était inévitable, l’ambiance dépressive qui suit Infinity War prendra une bonne heure à s’estomper (à l’exception de Thor qui se morfondra pitoyablement tout le long du film, lui qui Dieu Nordique devient soudainement psychologiquement FAIBLE).

    Si les facilités scénaristiques sont nombreuses, Avengers : EndGame n’échappe finalement pas à son voyage initial dans le temps. Un voyage qui n’apporte absolument rien de bien nouveau au cinéma et qui allonge le film d’une bonne heure supplémentaire, pour finalement arriver à un remake du combat d’Infinity War. Thor reprend soudainement goût à la vie et fonce pleine caisse.

    On aura malgré tout, le bonheur de retrouver le duo Captain America / Iron Man au sommet de leur forme pour nous offrir quelques scènes de combat sans égal, bien que trop, beaucoup trop, courtes. Il est très regrettable de voir dix ans de MCU se conclure avec un Thor ridiculement loin de son matériau d’origine, un Hulk qui n’en est pas un, et un Thanos dont la psychologie soigneusement travaillée dans Infinity War se retrouve ici en figure de big boss pour le combat final. On ne parlera pas de l’Ordre Noir délaissé, le combat à rallonge histoire de caler un peu tous les copains.

    Malgré quelques scènes absolument remarquables, je n’ai trouvé en EndGame aucune originalité si ce n’est tenté de faire durer un peu plus le plaisir. Un adieu beaucoup trop fade à la vue des traitements de certains personnages, et par pitié, Falcon en Captain America ? La suite promet. 

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    Nos critiques

    You vs Wild : Critique de la série interactive avec Bear Grylls !

    Publié

    le

    Lecture 2 mins.

    Sortie sur Netflix le 10 Avril. « You vs Wild » est une série dont VOUS êtes le héros (comme le fut l’épisode de Black Mirror : Bandersnatch) sauf que cette fois-ci c’est sur une série complète où vous pourrez mettre le pauvre Bear Grylls, le célèbre aventurier britannique, à rude preuve au travers de multiples aventures. Récupérer un venin provenant des trois créatures les plus dangereuses de la planète, retrouver un chien sauveteur égaré dans des montagnes enneigés, retrouver une doctoresse perdue dans la jungle, rejoindre la civilisation à partir d’un lieu méconnu… Les missions seront multiples via les 9 épisodes de la série, et c’est vos choix qui impacteront les capacités de Bear à pouvoir poursuivre ses missions dangereuses.

    C’est vous le héros de ces multiples aventures !

    Netflix pousse une fois encore, l’interactivité à son paroxysme. La série « You vs Wild » va encore plus loin que Bandersnatch puisque Bear Grylls, cette fois-ci, interagit directement avec vous. Il juge vos choix, vous remercie quand vous avez bien choisi, vous fait part de ses doutes et de ses incertitudes… Au-delà de vos traditionnels dilemmes pour avancer dans votre quête, il entretient un rapport direct et privilégié avec vous, rendant l’interactivité de la série beaucoup plus folle.

    Vos choix impacteront directement le futur de votre aventure. Ainsi, vous pourrez vite être démunis si vous faites un mauvais choix au début d’un épisode. Mais pas de panique, en cas d’erreur, vous pouvez directement reprendre l’aventure à votre dernier dilemme.

    Authenticité de la série oblige, vous ne mettrez jamais Bear Grylls par votre choix dans une situation mortel mais attention quand même, certaines de vos décisions peuvent directement freiner l’aventure…

    Exemple des choix que vous aurez à réaliser…

    Unique bémol, les épisodes se finissent bien trop rapidement. Si vous avez du temps devant vous, il vous faudra à peine plus de deux heures pour terminer la série. Enfin, malgré la multiplicité des décors, les actions restent souvent assez semblable, et un effet de répétition casse souvent le rythme de la série. On note toutefois une bonne volonté des auteurs de multiplier les moments interactifs pour toujours garder en haleine son spectateur, et ça rend le produit final vraiment dynamique.

    On vous invite malgré tout à vous lancer dans l’aventure « You vs Wild ». 

    8 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Une interactivité jamais vue
  • Pousse l'interactivité plus loin que Bandersnatch
  • Des aventures passionantes
  • Points négatifs
  • Une durée de vie assez courte
  • Conclusion
    Proposant une interactivité d’un genre nouveau, devenir le co-protagoniste d’une série de survie est vraiment énorme, encore plus lorsque c’est vous qui donnez des directives à Bear Grylls. Netflix propose un divertissement d’un genre nouveau, qui reste complètement dingue et assumé ! A consommer de toute urgence !
    NOTE8
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