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Analyse rétrospective

Beauté Cachée – Un film plus profond qu’on ne le pense

Notre analyse points par points, stase par stase, du film « Beauté Cachée » de David Frankel, sorti en Décembre 2016. Nous formerons l’analyse par plusieurs réponses à certaines questions tout en émettant certaines hypothèses.

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Beauté Cachée de David Frankel est un film sorti aux États-Unis le 12 Décembre 2016 et sorti en France le 21 Décembre de la même année. Le film raconte l’histoire d’Howard Inlet (Will Smith), un publicitaire new-yorkais, qui vit une tragédie et tombe dans une profonde dépression lorsque sa fille de 6 ans meurt. Ses collègues (Edward NortonKate Winslet et Michael Peña), craignant pour sa santé et pour l’avenir de leur entreprise échafaudent alors un stratagème des plus inattendus pour l’obliger à affronter sa souffrance. Puisque Howard écrit des lettres « thérapeutiques » et symboliques au Temps (Jacob Latimore), à la Mort (Helen Mirren) et à l’Amour (Keira Knightley), ses trois collègues décident d’employer trois acteurs pour être l’incarnation de ces trois symboles. Tel est le pitch plutôt intriguant et surprenant pour un drame sortant en période de fête. C’est un film qui, pour un budget honorable de 36 millions de dollars, en a rapporté environ 88 dans son exploitation internationale (sources box-office Mojo). En France, le film a fait le modeste score de 319 000 entrées, souffrant de sa sortie conjointe face au mastodonte de Justin Kurzel, Assassin’s Creed. Beauté Cachée s’est méchamment pris un tollé critique. Il bénéficie d’un 1/5 de la part de Télérama ou un 2/5 du site mondociné. Le côté larmoyant du film est ce qui lui est le plus reproché. Il obtient néanmoins une note plus correcte sur le réseau social Senscritique avec une moyenne de 6,2/10. Quand au site Rotten Tomatoes, il obtient le ratio catastrophique de 12 % d’avis positifs.

Pourtant, Beauté Cachée est un drame subtil qui dissimule bien son jeu. Le film se dégage de ses carcans larmoyants et stéréotypés pour se mouvoir dans un film aux clefs de lectures multiples, et les retournements de situations dits capillotractés découlent d’une logique totalement fiable et bien ordonnée par David Frankel.

NB : Avant de continuer, nous souhaitons vous prévenir que la chronique s’organisera autour d’un système de questions/réponses dégageant les grands axes du film à analyser. Ainsi, inévitablement, le film sera spolié à 100 %. Nous vous invitons à voir le long-métrage avant de revenir lire l’analyse.

Posons nous déjà une première question primordiale : Le retournement de situation de fin est-il vraiment tiré par les cheveux ?

La campagne marketing de Beauté Cachée reposait déjà sur un couac. Le film supposait clairement que ce soit Howard lui-même pendant sa dépression qui percevait les trois abstractions qui venaient à son encontre. Le film prenait clairement l’allure d’un feel-good, alors qu’il est quasiment tout le contraire. C’est en effet les plus proches collègues d’Howard (Simon, Claire et Whit) qui décide d’embaucher des acteurs pour représenter ces abstractions afin d’évincer Howard de la boîte puisque ce dernier se mure dans un silence dangereux, faisant perdre à l’entreprise tous ses partenariats. On tombe dans quelque chose de plus morbide, celui de manipuler et d’évincer un homme meurtri par le deuil de sa fille. Mais Frankel réussit à nous tromper par deux fois puisque dans une révélation finale, on apprend que les trois « acteurs » sont réellement des abstractions ! Alors, est-ce tiré par les cheveux comme révélation ?

Non, à notre sens, toutes les ficelles dramatiques étaient déjà tendues au spectateur pour qu’il comprenne que c’était directement des abstractions. Il n’y a, d’autant plus, aucun faux raccord quand à cette certitude. En effet, dans le film, seul Howard, Whit, Claire et Simon voient les abstractions. Dans une perspective chronologique, c’est d’abord Whit qui est interpellé par Amy (l’amour). On sait que le personnage traverse une période difficile et cela est dû à l’amour (sa fille qui le rejette). Tout comme Simon est interpellé par la mort (du fait qu’il va bientôt mourir de maladie) et Claire par le temps (parce qu’elle ne peut pas avoir d’enfants). Les trois personnages rencontrent ensuite tous ensemble les faux acteurs dans un théâtre en piteux état. On suppose déjà à l’origine que les personnages ont été invoqués peu après les lettres envoyées d’Howard. Le fait qu’ils répétaient un texte lors de la rentrée de Whit au moment de la première scène est comme un symbole. Travaillaient-ils leur logorrhée avant d’aller rencontrer Howard ? Les personnages sont ensuite découpés en duos qui collent parfaitement aux situations des amis d’Howard (comme nous l’avons soulevé précédemment). C’est à ces moments-là que les « acteurs » comprennent qu’ils ne sont pas là pour Howard mais bien pour Claire, Whit et Simon. Des scènes entières laissent le don aux personnages de réaliser la véritable nature de leurs missions. Par le biais d’un « bon mot », d’une tournure de phrase toute simple pour modifier le slogan de Whit (« Découvrez-vous en faisant peau neuve » → « Faites peau neuve, découvrez-vous ») l’amour déclenche un sursaut d’orgueil chez ce personnage obtus. C’est en le voyant venir au théâtre qu’elle semble comprendre, par le biais d’un plan rapproché sur son regard qui en dit long, qu’elle est là pour lui. La scène où il se retrouveront en ville confirme tout cela. Elle tente de le faire parler de sa fille, afin qu’il apprenne la nature du véritable amour, chose qu’il n’avait pas avant de la rencontrer.

Pour Simon, la donne est semblable, c’est dans la scène dans le magasin où Brigitte le suit dans les rayons qu’elle comprend les raisons de sa venue. Frankel capte en plan semi-rapproché Simon qui déambule dans les rayons au fur et à mesure qu’il se livre à Brigitte. Cette dernière disparaît puis réapparaît à plusieurs reprises dans le cadre. Par ce procédé, on comprend comme clef de lecture que Simon tente de fuir la mort, mais que ce ne sera cette fois pas possible. La scène finale entre les deux personnages le prouve à nouveau. Brigitte, au moment de faire ses adieux à Simon lui dit : « A bientôt le vieux », ce qui sous-entend clairement qu’elle va bientôt l’accueillir en son sein. Elle lui dit d’autant plus ceci : « Rien n’est vraiment mort si l’on regarde bien » ce qui coïncide avec le fait que ce soit elle qui transmet la maxime de la beauté cachée à Madeline dans l’hôpital en fin de film.

Enfin, Claire est avec le temps, interprété par le personnage de Raffi lui-même interprété par l’acteur Jacob Latimore. Il lui suffit d’un regard sur un flyer pour lui aussi comprendre sa mission auprès de Claire, celle de lui montrer qu’elle n’a pas, en privilégiant sa « famille » professionnelle, fait l’impasse sur une famille personnelle, ce que tente à plusieurs reprises de lui faire comprendre le personnage de Raffi : « Le temps ne va pas de Janvier à Décembre ou de minuit à midi, c’est une image dans notre tête ». Un dialogue est représentatif en soi de tout ce que peut-être Beauté Cachée :

« Je dirais que le temps n’a pas gagné la bataille »

« Je croyais que c’était une illusion ? »

« Je dis peut être des conneries, je faisais juste l’acteur »

A l’inverse de Brigitte et Amy, Raffi, par son âge plus jeune trouve une manière plus « insolente » de faire comprendre à Claire de passer au-delà de sa perception du temps. Ainsi, on voit bien les enjeux du long-métrage. Les personnages « acteurs » chargés de décontenancer Howard sont en fait de véritables abstractions, invoqués à l’origine pour l’aider lui mais ils se sont rendus compte que c’était véritablement Claire, Whit et Simon qui avaient besoin d’aide. De plus, personne d’autre ne les voient. Il est supposé que la détective aie trouvé Brigitte fabuleuse lors de son intervention envers Howard mais c’est suggéré par Simon et aucune scène ne nous prouve qu’elle était au courant de la supercherie. Enfin dans le comportement même des personnages, on a d’autres indices. L’amour (Amy) par exemple, est rebutée par le projet initial de Whit. Pour elle c’est la sincérité des liens humains qui prime, c’est pour cela qu’elle aura de virulents échanges avec Howard puisque ce dernier dans l’intro dit : « on est ici pour créer du lien ». Ils accordent tous deux une grande place à l’amour. C’est aussi pour cela qu’Howard, déçu et trahi, écrira dans sa lettre pour l’amour simplement « Adieu ». De plus, Howard reçoit sans colère les interventions de la mort et du temps mais pas celle de l’amour. Il dira d’autant plus en parallèle à Madeline : « Je ne sais même plus ce que c’est que l’amour », preuve qu’il a rompu totalement avec Amy et Madeline et que c’est cette abstraction qui a le plus de pain sur la planche pour qu’il extériorise sa peine. La mort (Brigitte) est, elle, le personnage la plus lucide lorsqu’elle dit, en contradiction avec Amy : « Nous allons représenter son cosmos ». Brigitte est celle qui est la plus clairvoyante, et qui comprend plus facilement les choses face à la jeunesse et la fougue de Raffi et Amy.

Ainsi, le retournement de situation n’est pas capillotracté, avec tact, finesse et subtilité, Frankel parvient à démonter son pitch initial prévu dans les trailers avant de le reconstruire lors de sa révélation finale. Tout à un sens ! On pourrait résumer les enjeux de Beauté Cachée ainsi :

En début de film, Howard, désespéré et meurtri par la mort de sa fille, écrit au temps, à l’amour et à la mort. Sans le savoir, ils les invoquent. Avant leurs apparitions, Whit est lui concerné par un problème d’amour avec sa fille. Il tombe ainsi sur Amy (l’amour) qui l’emmène au théâtre où se trouve Brigitte (la mort) et Raffi (le temps). Ces trois personnages seraient les abstractions en train de répéter leurs diatribes pour sortir Howard de sa latence mais c’est en formant les duos avec Claire, Whit et Simon qu’ils comprendront leur véritable mission : Les sauver eux de leurs problèmes respectifs et faire en sorte qu’Howard extériorise tout seul sa douleur et sa peine, pour qu’il puisse ensuite retrouver sa femme Madeline.

Passons à une deuxième question : La deuxième fin (les retrouvailles Madeline-Howard) est-elle aussi une fin poussive et stéréotypée ?

A notre sens non. Un seul gros indice arrive à distiller la possible fin entre les deux personnages. A plusieurs reprises, les personnages se rencontrent et discutent de leur manière de se confronter au deuil. On apprend d’autant plus qu’à un moment, le mystérieux mari de Madeline lui a transmis une lettre où il était écrit : « Si seulement nous pouvions être à nouveau des étrangers… ». On comprend dès lors que c’est ce qui s’est actuellement passé entre Howard et Madeline après le décès de leur fille. Howard a fait le choix de revenir vers Madeline. Cette dernière, surprise de son retour lui demande le nom de sa fille. C’est LA question qui tourmente notre protagoniste, celui de faire son deuil en se livrant, en donnant le nom de sa progéniture disparue. Howard n’y arrive tout d’abords pas. Madeline pensant en effet, en le voyant revenir, qu’il est prêt à avancer. Il ne le fera finalement qu’en fin de film. La donne de Beauté Cachée est complètement différente du propos initial. Howard est en thérapie, non pas grâce aux abstractions mais grâce à Madeline. Frankel s’est livré à un jeu dangereux, il nous a laissé croire à une centralisation du film autour de la thérapie d’Howard avec les trois abstractions, mais cela s’avère finalement être Whit, Simon et Claire qui semblent concernés par le sujet.

Nouvelle question : Claire, Simon et Whit sont-ils des personnages avec un mauvais fond ?

La question se pose tant elle soulève beaucoup d’interrogations. On sait que c’est eux trois qui ont monté le stratagème avec les abstractions pour évincer Howard de l’entreprise. Mais ce sont des personnages eux-aussi tourmentés qui devaient inéluctablement réaliser cela, même à un ami. Chose qu’Howard semble lui-même accepter, pensant notamment que sa pérennité dans la boîte ne pouvait pas continuer dans cette situation. L’entreprise était toute sa vie, il avait notamment préparé le terrain pour que sa fille récupère les actions à sa mort. Trop de souvenirs hantaient ces locaux et blessaient silencieusement Howard. Il répond d’ailleurs à Claire, Whit et Simon qu’ils avaient bien fait d’avoir monté tout ce stratagème. Preuve de l’existence réelle des abstractions, Howard ne leur reproche pas cette partie du plan mais uniquement le fait d’avoir été suivi par la détective. Claire, Simon et Whit n’avait pas d’autres choix que de le faire, puisque l’entreprise était, pour tous les trois, un leitmotiv de leur vie, quelque chose pour lequel ils ont tout sacrifié.

Claire c’est la figure de la mère protectrice. Son problème central se situe autour du temps, du fait qu’à cause de son énorme investissement dans l’entreprise, elle est passée à côté de son rôle de mère, chose qu’elle souhaitait absolument. Elle a remplacé son rôle de mère en étant la figure maternelle de l’entreprise, d’Howard et de Whit. En début de film, devant l’impatience de Whit à réagir, elle le fait réfléchir et lui fait faire un exercice de relaxation auprès des sapins de Noël. C’est la mère frustrée qui parle, elle fait avec Whit, des choses qu’elle souhaitait faire en tant que maman. Elle prend aussi soin d’Howard en lui apportant à manger. Plus qu’un ami, c’est son « fils » de cœur et l’entreprise, sa famille. Claire n’a pas un fond détestable puisqu’elle est rebutée pendant les 3/4 du film à l’idée de trahir Howard mais elle ne voulait pas que son sacrifice de la maternité n’aie servi à rien, en voyant la boîte pour laquelle elle a travaillée fermer.

Simon a lui aussi participé à tout cela car il allait mourir de maladie, et ne voulait pas laisser sa famille dans le besoin, chose logique et compréhensible. Entre famille et amis la priorité est quand même facile à deviner, surtout dans les cas les plus extrêmes. Possédant quelques parts dans l’entreprise, il peut facilement mettre sa famille à l’abri sur les parts d’Howard sont vendues et la société relancée.

Whit est un cas cependant moins défendable. Le personnage semble brisé par l’amour (son divorce avec sa femme, et le mutisme de sa fille qui ne veut plus le voir). Il semble ainsi dépourvu d’empathie envers son ami de toujours, Howard. Toutefois, ses légers élans d’ouverture avec Amy (notamment la scène de première lecture de la lettre) préfigure un personnage malgré tout tendre qui veut lui aussi sauver son ami, sans avoir fait attention aux proportions qu’allait prendre leur stratagème.

De toute manière, Howard est un peu, même avec sa mise en retrait, le deus ex machina de Beauté Cachée. Au début du film, c’est lui qui distille la maxime principale que l’on retiendra par la suite. Il est un gourou porteur d’une idée utopique et germinatrice. C’est lui qui fait prédominer l’importance des trois abstractions. Le travelling circulaire autour d’Howard lorsqu’il répète ce listing montre le cheminement de ces idées dans sa tête et montre aussi deux stases de son état, il est d’abords persuadé et motivé de cette existence des abstractions puis son visage est avachi, démonté, il n’y croit plus. Les couleurs suivent ce changement d’atmosphère, en devant moins claires, moins tape-à-l’œil. Le jeu avec les dominos qui tombent est une mise en abîme d’Howard lui-même, il construit et déconstruit tout le temps des figures en dominos, c’est l’œuvre de sa vie qu’il démonte, le personnage est lésé, usé par une vie qui ne présente plus d’intérêt. Lors de la réunion avec le conseil d’administration, on voit bien que le personnage a été placé au-dessus des autres puisqu’il perçoit avec lucidité toutes les situations de ses amis. En écrivant les lettres, il invoque le cosmos pour donner un sens au monde qu’il a tenté de créer précédemment. Il veut donner sens à son utopie créatrice et il y arrive. Ce sont les souhaits d’Howard qui créent Beauté Cachée. C’est un personnage scénariste de toute cette aventure. Le planséquence d’Howard a vélo pour poster les lettres aux abstractions est le plan de plus beau du film puisqu’il montre le cheminement de son idée et le pose en tant que géniteur des abstractions. Un parallèle intéressant montre aussi l’évolution du personnage. En début de long-métrage on le voit prendre à vélo une route en sens inverse, motivé par l’idée de provoquer en duel la mort. Cette thérapie avec Madeline lui permet de prendre du recul sur la situation, et dans un plan en fin de film on le voit reprendre le sens normal de la route.

Beauté Cachée est enfin, un film qui invoque de puissantes références. Le point d’orgue reste la scène dans le métro entre la mort et Howard. Ce dernier, dans un monologue extermine tous les préjugés des intellectuels autour du thème de la mortalité, traitant la religion et les poèmes de Whitman et Dylan Thomas (poète central d’Interstellar de Christopher Nolan) de « conneries d’intellos ».

Beauté Cachée est ainsi un film puissant. Sous-entendant d’abords, une facilité de traitement de sa narration, il faut le voir plusieurs fois pour comprendre que tout à été fait avec un but final. Tout n’était pas fait au hasard, surtout le choix de commencer avec les abstractions en tant qu’acteurs. Tout est guidé de manière à transmettre une véritable leçon de vie qui dépasse les strates d’une lecture simple.

 

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Analyse rétrospective

Star Trek à Star Wars : miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus beau ?

Pour un geek digne de ce nom, difficile de passer à côté de la sortie du 9e épisode de Star Wars. En parallèle, vous n’aurez pas non plus échappé à la série Star Trek « Discovery. »

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Alors, la question qui fait débat depuis bien longtemps dans le cœur des fans, quelle est la meilleure série/saga SF : Star wars (SW) ou Star trek (ST) ?

Même si, initialement, les deux ne jouaient pas dans la même catégorie, depuis quelques années, l’univers SW est également proposé sous forme de séries. Donc, pour répondre de manière impartiale (ou pas), plusieurs critères sont à prendre en considération, tels que : l’ancienneté, l’histoire, le scénario, la longévité, le nombre d’épisodes, la taille du fan-club… (la liste non exhaustive).

Critère de l’ancienneté (hors livres) :

Lorsque ST est diffusé en 1966, nous sommes aux prémices de l’exploration spatiale. Yuri Gagarin s’est envolé 5 ans auparavant au-delà de la stratosphère et la Nasa prépare son voyage vers la lune (juillet 1969) pour éviter de se faire coiffer au poteau par les Russes. Si on y regarde de plus près, Star trek est la continuité de cette aventure humaine passionnante et donc, plus proche de nous que Star wars dont le premier épisode (IV) ne sortira que 10 ans plus tard (1977). A cette époque, l’aventure spatiale n’est plus qu’un lointain souvenir (les missions apolo se sont terminées en 1972).

L’histoire :

SW est du genre « space opera » (comprendre fantasy et science-fiction). Concernant le scénario à proprement parler, Star wars est très manichéen, l’Empire contre les Rebelles. C’est également très américain : les bons contre les méchants, si je puis résumer ainsi (la guerre froide y étant pour beaucoup). Malheureusement, n’en déplaise à certains, je trouve beaucoup de redondances scénaristiques à partir de l’épisode VII (l’Empire et la lune noire, la rébellion, l’Empire et la seconde lune, la rébellion, L’Empire et la base Starkiller, la rébellion…).

ST est de la science-fiction « utopique » et nous emmène dans une exploration de terres lointaines (un remake de la colonisation, mais à la sauce hippie). La série est plus mesurée pour deux raisons. La première est qu’il s’agit, à l’origine, d’une série télévisée contrairement à SW. Le budget est donc bien moindre et le scénario doit s’adapter à toutes les générations de téléspectateur. La seconde raison est que, l’auteur, Gene Roddenberry, souhaitait réaliser une série « utopique, » donc, par essence, moins sombre que son homologue.

Malheureusement, contrairement à la trilogie SW, les différentes séries jusqu’à 2005 ont mal vieilli (il suffit de jeter un coup d’œil aux effets spéciaux et au jeu d’acteur). Seule l’originale sort du lot grâce aux emblématiques Capitaine Kirk, Spock, Sulu, Maccoy…

La longévité : SW Disney vs New Star trek

Cependant, ST n’a pas dit son dernier mot. Après la sortie du dernier film « sans limites » en 2017 (de Justin Lin), voilà : « Discovery » qui nous présente une nouvelle facette de l’exploration. Cette série, qui en est actuellement à sa seconde saison, sort du contexte « utopique » d’une humanité empathique sauvant toutes les races de l’univers que toutes ses aînées avaient suivies jusque-là (n’en déplaise à Gene Roddenberry). Ici, les personnages sont plus sombres, plus violents, plus tourmentés et plus enclins aux travers de l’Homme. Les puristes de la série

Lego Star wars, Star wars Rebels, Star wars contre les pokemons… nous voyons ici que la multiplication des séries nuit gravement à la santé des franchises. Personnellement, je frôle l’indigestion.

Conclusion :

Même si Star wars reste LA référence du film de science-fiction, personnellement, depuis l’épisode VII (en fait, depuis l’acquisition de la franchise par Disney) SW est tombé dans mes oubliettes aux côtés de nombreuses autres catastrophes filmographiques (que je nomme affectueusement les catastrofilms) que je ne citerais pas. En fait, depuis que le géant y a mis son grain de sel, la saga a, pour moi, perdu son âme. N’est pas Georges Lucas qui veut…

Star trek a su se refaire une beauté ces trois dernières années avec un film et une série qui sort le mythe de sa caverne. Espérons que le lifting tienne bon.

Pour ma part, et sans être démago, je déclare donc le match nul.

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Analyse rétrospective

« Tau » (Netflix – 2018) et le traitement de l’intelligence artificielle (1/2)

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Tau est un film sorti sur Netflix le 29 Juin 2018. Premier long-métrage de Frederico D’Alessandro, il regroupe, sous une toile de fond futuriste, des comédien(ne)s tel(le)s que Maika Monroe, une jeune actrice impériale dans It Follows de David Robert Mitchell (2014), Gary Oldman, dont la réputation n’est plus à faire, ou encore, l’hyper monolithique Ed Skrein, adepte de Blockbusters d’actions. Tau est à mi-chemin entre le thriller horrifique et la romance de science-fiction. Une jeune femme va tenter de manipuler une intelligence artificielle qui a soif de savoir afin de s’échapper d’une villa de luxe où elle est séquestrée par un tortionnaire psychopathe obnubilé par la création d’une intelligence artificielle la plus évoluée qui soit.

Le concept « huis-clos futuriste » pour créer une innovation technologique fantastique était déjà le cadre du récit d’Alex Garland au sein du très réussi « Ex Machina » qui rendait saillant les expérimentations du test de Turing sur une I.A déjà bien développée à la base. D’Alessandro cherche par certains moments à singer la thématique, en explorant de manière moins dense tout le potentiel d’incorporer le sujet de l’I.A au sein de son long-métrage. Mais le film captive son auditoire de bien d’autres façons (que je détaillerai par la suite).

Pourvu de critiques assez glaciales (2,9/5 sur Allociné et 5,2/10 sur Senscritique), nous tâcherons, à l’instar de Beauté Cachée, de proposer une analyse sur ce long-métrage afin de voir si l’aspect graphique de celui-ci et sa dimension verbale en font (comme Ex Machina) une œuvre exemplaire ou non sur son traitement de l’intelligence artificielle. Stase par stase, nous reviendrons sur tous les enjeux de chaque scène de « Tau » où Julia, notre protagoniste et l’IA sont en interaction, afin de dresser des ponts avec d’autres longs-métrages, justifier les probables parti-pris du réalisateur et se questionner convenablement sur les dimensions éthiques de ce long-métrage. Reste-t-il en effet sur ses simples souches fragiles de romance futuriste ou tente-t-il de pousser la réflexion un peu plus loin ? Ce questionnement sur « Tau » ne sera qu’un axe sous-jacent de notre étude. Nous essaierons en effet de porter le regard en un sens sur le traitement de l’intelligence artificielle au cinéma depuis ces quelques années, en effectuant un certain tissage avec des films du même acabit (Transcendence – 2013 ; Ex Machina – 2015 ; Annihilation – 2018… en sont les exemples les plus représentatifs de notre future étude, porté sur deux chroniques connexes. La seconde sortira d’ici quelques mois).

Les robots intelligents du cinéma : une future réalité ?

Le traitement de l’intelligence artificielle dans « Tau » : Le traitement d’une valeur sûre… Le test de Turing.

Pan dramatique du long-métrage d’Alex Garland (2015), le test de turing permettant de vérifier la capacité d’une machine a faire preuve de signes d’intelligence humaine. Avec l’androïde Ava, Garland rendait saillant la capacité d’une intelligence artificielle à véritablement s’approprier l’objectif du test de Turing pour le retourner contre son créateur humain. « Tau » rend plus difficile ce constat. Si l’IA est ici dépeinte comme un bourreau, un geôlier, ne se priant pas pour infliger de lourds sévices physiques à ses prisonniers (et à sa prisonnière), les passages où Julia réussit à apprivoiser Tau peuvent, en un sens, s’apparenter à un test de Turing. Julia apprend à une IA  le sens légitime de la vie, comment la vie humaine s’est créée, comment elle à évolué. Tau apprend plusieurs façons de considérer l’art, la lecture… Cet « éveil à la vie » est une évidente vérification que l’IA a une conscience humaine. Julia tente en effet de corrompre Tau en faisant appel à ses sentiments profondément humains. C’est pour cela qu’à un moment donné du film, Tau prend l’apparence d’un homme pour dialoguer avec Julia.

Conclusion peut-être hâtive, mais la forme la plus évolué de l’intelligence artificielle est-elle l’humain en soit ? C’est inexorablement l’une des questions qui semble se dégager de « Tau », et dont D’Alessandro, derrière le visage manichéen du film, tente de répondre.

Il est forcément évident que « Tau » finit par devenir humain. Il tombe amoureux de Julia, comme Caleb est tombé amoureux d’Ava dans Ex Machina. La trajectoire du sentiment amoureux est toutefois inverse, nous nous intéresserons plus tard dans notre réflexion à la manière dont la relation entre Tau et Julia prend racine et surtout la façon dont le test de Turing s’enclenche entre ces deux personnages.

L’androïde féminin « Sophia »

La notion d’intelligence des machines est un concept qui date depuis 1947 et qui est mentionné par Allan Turing. Dans un rapport intitué « Intelligent Machinery », Turing semble faire préfigurer la configuration future du test du Turing, en insistant sur l’intelligence des machines, sur leur capacité à engager un échange cohérent avec l’homme. Plusieurs machines lancent véritablement le débat (ELIZA ; PARRY), elles permettent d’engager avec la machine à échange écrit. ELIZA fonctionne par une réponse formée de mots-clefs pour dialoguer avec l’homme et répond de façon générique en cas de questions difficiles. Dans nos films, l’accent est mis sur l’oral, les avancées technologiques permettent une réponse tellement poussée à ce stade qu’on a le sentiment d’avoir affaire à une réflexion humaine en face de nous. La programmation poussée rend plausible ce constat. Aujourd’hui, avec des IA modernes, le degré de réponse cohérente est assez perturbant (Boibot, Evie…) et la première IA « humanoïde », assez singulière, fait froid dans le dos tant elle a la capacité de dialoguer de manière simple avec un homologue humain (CF : Allez voir l’interview de Kombini de Sofia, le premier robot féminin qui a obtenu la nationalité Saoudienne). Parce qu’ici, l’interview de Kombini peut se rapprocher en soi d’un test de Turing. Puisque la dualité des questions posées permet à l’IA de se justifier. En un sens, face à une question délicate, la réponse, comme ELIZA, malgré l’avancée de la technologie, reste générique et superficielle. – Face au choix « Steve Jobs » ou « Blowjobs » ; Sofia répond « Not interested » (Pas intéressée).

Tau et Julia : Une relation amoureuse : Symptôme inaliénable du test de Turing ?

Le propos sur l’IA laisse souvent la place à des poncifs très faciles sur la relation Tau/Julia

Bien sûr, le degré d’évolution de l’IA est poussé à son paroxysme dans ces films de SF tel que l’est « Tau », et on ne peut pas encore (probablement) envisager un tel concours de circonstances dans un futur proche. Le tout est idéalisé, assez avancé avec de gros sabots et le tout romancé pour coller le plus possible à l’intrigue souhaité par le scénariste du film en question. Ainsi, si la tentative de test de Turing entre Julia et Tau ne va pas jusqu’à son terme, c’est parce que l’enjeu est d’emmener Julia vers un cheminement narratif obligatoire, sous peine de lasser le spectateur.

Là où Garland s’est mieux débrouillé que D’Alessandro c’est dans l’utilisation qui a été fait de ce protocole inventé par Alan Turing. On apprend dans Ex Machina que le cœur même de l’intrigue résidait dans une ambition de Nathan, le créateur de l’IA, d’observer jusqu’où pouvait aller son projet pour corrompre son alter-ego humain (Caleb). Par l’exacerbation de certains génomes foncièrement humains tels que l’instinct de survie, la manipulation et la lecture de micros-expressions, Ava parvient à se libérer de sa prison de luxe. Au contraire, dans Tau, c’est Julia qui utilise tous ces génomes, et c’est alors Tau, l’intelligence artificielle qui va tenter de déceler, ou non, l’imposture.

Ainsi, le test de Turing fait forcément partie de « Tau ». Pan important du long-métrage dans la construction de l’antagoniste et dans la relation entre ce dernier et Julia, le centre de la diégèse, il conviendra au moment d’aborder le film au travers de cette relation spéciale, de revenir sur cette capacité du réalisateur à exploiter la thématique, à l’inverse de la manière de procéder d’Alex Garland dans son propre film.

Beaux plans mais photographie (trop) colorée.

« Tau » réalise ce travail avec moins de tact, où les poncifs dramatiques se font plus nombreux que le film de Garland. Le test de Turing inversé prend officiellement racine lorsque Julia comprend qu’elle doit utiliser Tau pour parvenir à s’en faire un allié et s’échapper de sa prison de luxe.

La relation de Turing prend ici racine dans une dimension simple : on recueille l’humanité de l’IA en apprenant à celui qu’est-ce que l’humanité ?

Quand l’humanité commence-t-elle ? Quand finit-elle ? Jusqu’où pouvons-nous être considérés comme humains ? Que sont les hommes des cavernes ? Qu’est-ce que la musique classique ? Dois-je protéger l’humain qui m’a créé alors qu’il me veut du mal ? Suis-je en capacité de comprendre dans une relation binaire entre une prisonnière et son geôlier, qui mérite mon aide ? Puis-je tomber amoureux d’une humaine alors que je suis une machine ?

La relation amoureuse entre Tau et Julia possède des enjeux inverses de celles entre Caleb et Ava au sein d’Ex Machina. C’est, dans le film de D’Alessandro, l’IA qui souffre d’un amour manipulateur. Dans une future chronique, nous nous interrogerons sur le point de rupture entre Julia et Tau, où l’objectif de la prisonnière s’inverse (lorsqu’elle souhaite sauver Tau de son créateur) en comparant l’IA avec sa représentation au sein du film Transcendance (2013) de Wally Pfister. En attendant, vous pouvez toujours voir « Tau » pour les abonnés à Netflix, qui propose une vision cohérente de l’IA et du Test de turing au même titre que le film d’Alex Garland. À bientôt pour la suite (et fin de cette chronique).

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Analyse rétrospective

Xavier Dolan, son orgueil mal placé et John F Donovan.

Parler d’un film de l’illustre Xavier Dolan, c’est comme descendre des escaliers savonneux en portant 30 kilos de vaisselle fragile à bout de bras.

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Personnage inclassable du monde cinématographique, il possède une foule de fidèle criant au génie à chacune de ses œuvres comme un paquet de détracteurs.

Après l’orgueilleux « Juste la fin du monde », nous nous situons clairement, sans vous cacher notre avis sur son cinéma, dans le deuxième cas. Force est premièrement de reconnaître que Dolan, pour son jeune âge, arrive avec brio à tenir un matériau cinématographique à bout de bras. Il sait en saisir les enjeux, sait proposer une narration puissante et qui impacte les esprits mais ne parvient jamais à conjuguer correctement narration et réalisation pour proposer un « tout » cohérent et modeste comme chaque pitch de départ de ses longs-métrages. Le cinéma de Xavier Dolan c’est partir d’un postulat de départ modeste, authentique et profondément ancré dans le réel pour arc-bouter une réalisation ma-tu-vu et prétentieuse qui rend très souvent caduque les essais de dramatisation du scénario d’origine.

C’est en ce sens que « Juste la fin du monde » s’est violemment pris les pieds dans le tapis. Pouvant être touchant, émotionnellement fort et très impactant moralement parce que scénario provenant de faits profondément réels, la réalisation du « petit prodige » Québecois tue dans l’œuf tout essai de rendre authentique et modeste chacun de ses messages. Les passages musicaux tels que la chanson « Dragostai din Tei » d’O-zone illustrant un enfant qui court dans un champ (sans aucun lien avec l’entourage proche de la famille ou son histoire) ou la scène des multiples regards entre Gaspard Ulliel et Marion Cotillard pour t’appuyer avec violence que celle-ci a compris le funeste destin du fils, alors qu’il y avait des moyens beaucoup moins orgueilleux et prétentieux de le faire. Cette tendance à vouloir élitiser des codes de lecture pour un film qui possède un simple récit narratif abordable par tous finit par devenir condescendant voire même basculer vers une certaine vulgarité.

Juste la fin du monde (2016)

Que peut-on en tirer de Xavier Dolan ? Hormis une certaine arrogance ? Hormis une certaine prétention à vouloir rabaisser son public ? À se sentir obligé de forcer chacun de ses plans avec abus ? Ceux qui trouvent que son cinéma est du génie vous en avez ce droit, la liberté d’expression le permet. Mais interrogez-vous. Pourquoi c’est du génie ? Que fait-il qui n’a pas déjà été fait des milliers de fois par d’autres réalisateurs/réalisatrices avec moins de condescendance ? Prenez dernièrement Julia Ducournau (Grave), Sébastien Marnier (L’heure de la sortie), Jacques Audiard (Les frères sisters), Gilles Lelouche (à un degré moindre que les autres cinéastes cités) et des cinéastes d’auteurs tels que Pascal Laugier (Ghostland), Xavier Gens (Frontières), Guillaume Renard (Mutafukaz), Mikhael Hers (Amanda) ou Coralie Fargeat (Revenge). Le cinéma d’auteur Français, ose, se renouvelle et, à certains moments, veut exploiter les pans d’un cinéma expérimental que tous parviennent à mieux utiliser que Xavier Dolan.

Malgré « Mommy » et « Tom à la ferme » qui parvienne à élever un tout petit peu sa filmographie, le reste n’est que poudre aux yeux d’un cinéma dont la personnalité reste fade et creuse.

Kit Harrington, bon acteur de série mais acteur de cinéma profondément fade.

Enfin, on arrive à « The death and life of John F. Donovan ». Un film qui a connu un parcours profondément apocalyptique. Haché au montage de l’un de ses personnages central (joué par Jessica Chastain), campagne de promotion assez désastreuse et anecdotique, tout augurait un plantage monumental pour le réalisateur Québecois. Des vidéastes et des critiques ont notamment dit que Dolan semblait s’être égaré avec ce film. En ce sens, cette sentence pouvait avoir un effet mélioratif sur le film en question. Si un réalisateur prétentieux et trop pédant dans ses parti-pris artistique semblait avoir lâché les rennes de son propre film, alors ça pouvait relativement être pas mal. Mais c’était un présage finalement trop beau pour le véritable contenu du film.

En vérité et en toute objectivité, « The Death and Life of John F. Donovan » propose quelques séquences intéressantes et touchantes, notamment au travers de ce que vit le personnage de Rupert (campé au passage par un impeccable Jacob Tremblay). Harcèlement scolaire, passion pour l’art… Ce sont des thématiques formidablement retranscrites par Dolan. Mais ce dernier se sent le besoin de rajouter un paquet de séquences inutiles et profondément ratées. La transversale entre John F. Donovan et Rupert devient beaucoup trop incohérente parce que le montage est hachuré à souhait, laissant la narration totalement irrespirable. On ne discerne pas les éléments importants de la narration de Dolan qui décroche très souvent de son pitch narratif de base. Les scènes du repas chez Donovan, sa relation avec un homme… Quel intérêt pour la narration initiale ? On doit suivre la correspondance entre Rupert et lui-même, mais au final on s’égare dans un salmigondis de scènes toutes plus oubliables les unes que les autres. Cerise sur le gâteau, si, je le répète, certaines scènes sont vraiment sympathiques et bien pensées, Dolan nous rattrape toujours par son extraordinaire tendance à la méprise de son public (scène de fin).

Alors Xavier Dolan : Vrai ou faux génie ?

Ainsi, c’est comme cela que l’on peut résumer « The death and life of John F. Donovan ». En soit, il ne s’éloigne pas trop des carcans artistiques de Dolan. Il ne le fait qu’à de trop rares moments, où l’on sent enfin une dimension plus authentique et modeste dans le cinéma qu’il cherche à proposer. Mais sinon c’est la même rengaine : de la provocation, toujours plus de provocation…

Xavier Dolan ne fournit rien d’extraordinaire au cinéma, surcoté, ayant une certaine tendance à la provoc’ facile en exacerbant d’énormes facilités scénaristiques et fumisteries visuelles sans aucune cohérence dramatique, c’est un réalisateur comme les autres et qui ne se démarque absolument pas de ce qui se fait actuellement dans le cinéma francophone. Surtout que le cinéma Français évolue et devient beaucoup plus impressionnant et dense que le côté rétrograde du cinéma de Dolan.

Génie incompris ou véritable orgueilleux surcoté ? On vous laisse la parole, c’est à vous de décider. Tous les  avis sont à prendre sur le sujet, tous les arguments pour attaquer son cinéma ou le défendre sont valables. Et vous, qu’en pensez-vous ?

A

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