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Nos critiques

Détective Pikachu – Aussi mauvais que le reboot de Power Rangers ?

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le

Lecture 3 mins.

Détective Pikachu prouve une nouvelle fois, après le film Power Rangers (2017) que les adaptations de produits issus de la pop-culture restent vraiment populaires dans le cinéma d’aujourd’hui. Le film de Rob Letterman laissait dubitatif lors de ses premières images. S’il réveillait les ardeurs de pokéfans passionnés par l’idée de voir cette adaptation en live action, il pouvait aussi décontenancer les plus cinéphiles d’entre eux. Finalement, que peut-on retenir du film ?

Si l’aspect divertissant du long-métrage reste à souligner, il souffre de beaucoup trop de défauts pour être qualifié comme une réussite. Même en étant fan du matériau initial de base, on ne peut qu’être déçu par le résultat proposé par Letterman.

Première chose, le manque cruel d’ambition du film. Pokémon, c’est quasiment un millier d’espèces différentes. Il y avait moyen de provoquer chez les fans un réel plaisir en démultipliant les références à des pokémons populaires et surtout, différents. Mais ce n’est pas ce qui est proposé par le film. Celui-ci propose de premières minutes assez intéressantes, où le fan service nous est justement bien présenté sans trop en faire. On commence à croire que l’univers riche des jeux vidéo sera retranscrit avec justesse et ambition. Mais sur les mille pokémons existant dans l’univers, on a le droit qu’à une vingtaine d’entre eux, présents sur quasiment tous les plans. Cela peut paraître anodin comme défaut, mais au bout d’un moment, cela vous paraîtra carrément gênant. Finalement, l’aspect inédit et la surprise de traiter ces créatures sur grand écran s’estompera avec grande rapidité.

Seul point positif du film, mais son traitement à la fin… glbskfdrpdcsq…

Visuellement parlant, certains effets spéciaux semblent tout juste corrects, et pour un film de cet acabit, c’est inquiétant. Au niveau du rythme, on passe énormément par des scènes anecdotiques, voire carrément inutiles à la narration. Par exemple, les plans d’ensembles où le cadre s’adapte autour des immenses décors créés par les Torterras géants transpirent les CGI complètement manqués. Scénaristiquement parlant, elle ne sert d’autant plus à rien si ce n’est apporter de la dramaturgie entre les personnages principaux. La scène avec Mr.Mime, running gag des différents vidéos promotionnelles, n’a, d’autant plus, aucune utilité. Elle souligne un autre défaut du film, à savoir les tentatives manquées de créer de l’humour. On peut même en rajouter une couche en disant que cette scène, puisqu’elle n’est absolument pas drôle, nous procure un certain malaise.

Point positif : le personnage de Pikachu, peut avoir une voix considérée comme extra-diégétique. Il parle tellement qu’il en vient limite à guider l’histoire par ses propres mots, et c’est lui qui porte le film. Au contraire d’un personnage central humain et masculin assez transparent.

Un indice sur ce qu’ils regardent tous : Inception

Enfin, les partis-pris narratifs de l’histoire peuvent paraîtrent totalement tirés par les cheveux. Au point où on se demande réellement si les auteurs de ce film connaissaient véritablement l’univers de Pokémon (notamment l’arc narratif autour de Mewtwo qui devient totalement ahurissant de bêtises…).

Lunaire et déconnecté de son matériau initial, Détective Pikachu peut sembler divertissant, mais il en vient à imploser sous ses gros soucis d’adaptation et de cohérence au sein même de son univers. Il y avait pourtant moyen de faire mille fois mieux que ça…

Mais on vous rassure… NON, Détective Pikachu n'est pas aussi mauvais que Power Rangers.
4 Geeks Lands
4 Internautes (1 Vote)
Points positifs
  • Les 15 premières minutes
  • Le personnage de Pikachu
  • Points négatifs
  • Les autres personnages
  • 20 Pokémons présents sur tous les plans (sur + de mille)
  • Des incohérences en pagaille
  • Des scènes inintéressantes
  • Un humour raté
  • L'arc narratif bullshit de Mewtwo
  • Conclusion
    Au vu du potentiel, forcément on est déçus.
    NOTE4
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    Nos critiques

    Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

    Critique sans spoil.

    Publié

    le

    Lecture 1 min.

    Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

    À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

    Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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    Nos critiques

    Spider-man : Far From Home – Critique qui tisse sa toile

    Critique sans spoil

    Publié

    le

    par

    Lecture 2 mins.

    Le voilà, Spiderman : Far from home est le dernier film de la phase 3 du MCU et le 23e long-métrage de l’univers cinématographique Marvel.

    Après l’épique Endgame, qui aura refermé la saga des pierres de l’infini, Far from home débarque sur nos écrans investi d’une mission, être en quelque sorte l’épilogue d’Endgame, en poursuivant les aventures de l’homme-araignée. C’est en soi une mission à moitié accomplie. On comprend vite les enjeux de l’héritage d’Endgame, la portée du geste salvateur de Stark et ce qu’il laisse à la Terre. Far from home devient le justifié d’Endgame puisqu’il provoque volontairement un mimétisme avec Iron Man 3.

    Comme son mentor dans son aventure éponyme, on suit un Peter Parker perdu, en manque cruel de repères et un peu trop naïf. C’est à ce moment-là que le film s’embourbe dans une profonde ambivalence. Nous sommes constamment le derrière coincé entre deux chaises avec ce film. Le côté teen-movie apparaît souvent comme rébarbatif, tant les poncifs d’Homecoming refont surface. La pseudo romance entre Ned et une fille du groupe est ridicule, comme la flopée de personnages tertiaires (Les enseignants, Flash Thompson…).

    Seuls MJ et Peter tirent leurs épingles du jeu lors des périodes où la narration parvient à docilement se poser, hors des scènes de combat. Mais c’est inéluctablement l’apport de Mystério qui fait basculer le film dans une dimension bien plus ésotérique, fun et riche. Le personnage est développé aux petits oignons, justifie à 90 % la réussite du film en étant le vecteur des scènes les plus belles du métrage. Le traitement du personnage vous prendra sans cesse à contrepied tant la promotion s’est offert le malin plaisir de brouiller quelques pistes… Les apports de Maria Hill et Nick Fury restent discutables tant ils n’ont rien à faire dans le film. En dehors de cela, Far from home reste malheureusement, et de la même manière qu’Homecoming, un film foncièrement impersonnel.

    Sans proposer de véritables transcendances visuelles, Watts se contente d’effectuer un bon travail. On le répète, mais seules les scènes avec Mystério sont vraiment réussies avec panache. La photographie peine à convaincre, au contraire d’un background sonore qui retrouve plus d’allant et d’impact que dans Homecoming.

    La singularité de la musique provoquée par les arrivées de Mystério devient beaucoup plus personnelle et marquante que toute la bande-son d’Homecoming. Sinon, que dire mis à part que c’est un bon Marvel, sans en être un excellent ? Ah si on sait, allez y pour trois raisons. Mystério, Jake Gyllenhaal et la dernière scène post-générique à mi-chemin entre le troll et la véritable annonce du futur du MCU…

    7 Geeks Lands
    8.5 Internautes (2 Votes)
    Points positifs
  • Mystério
  • Jake Gyllenhaal
  • Points négatifs
  • Un film impersonnel
  • Les scènes PG
  • L’absence d’énonciation d’un futur clair et défini pour le MCU
  • NOTE7
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    Films / Séries TV

    ANNA – La dernière carte de Luc Besson ? [Critique]

    Publié

    le

    Lecture 4 mins.

    Le titre de notre critique est assez équivoque. Après le colossal échec financier de « Valérian et la cité des mille planètes » (Environ 100 millions de dollars de pertes pour Europacorp, la société mère de Besson), le studio du réalisateur Français est en zone rouge. Obligé de licencier ses employés, placé en procédure de sauvegarde le temps de négocier sa dette, le studio est en grand danger. C’est dans ces eaux troubles que sort « Anna »,  un espèce de fils prodige de « Nikita », « Léon » ou plus récemment « Lucy ».

    Luc Besson reprend une thématique qui lui est propre, celle de la femme forte. Adoubant la féminité et ce que celle-ci peut représenter au cinéma, Besson livre avec « Anna » tous ses canevas qu’il a pu dresser dans sa filmographie d’action assez riche, quitte à ce que l’on ne soit que trop peu surpris au final.

    Le problème avec « Anna », c’est que l’on assiste pas forcément à du mauvais cinéma. D’excellentes choses parsèment le long-métrage, comme de gros ratés et d’autres faits plus anecdotiques. Besson ressort tous les traditionnels archétypes de son cinéma (Les poursuites en voiture, les femmes hyper sexualisées -l’héroïne parvient à ses fins en couchant avec tous les seconds rôles, faut le souligner ça quand même-, les scènes d’actions très vite expédiées…) Les défauts d’un mauvais Europacorp (coucou Le Transporteur : Héritage) refont rapidement surface. Et devant de trop poreuses innovations cinématographiques, on déchante assez rapidement. S’il faut aussi reconnaître une certaine maîtrise de Luc Besson sur la réalisation avec certains plans vraiment soignés et classieux (Les scènes de combat avec Anna, où, en règle générale, la maîtrise de la photo par Thierry Arbogast), le scénario est une catastrophe. Alignant poncifs sur poncifs, l’histoire est sauvée par une maîtrise avec justesse de l’humour (plus présent que dans Lucy) qui nous permet de moins essayer de prendre cette histoire au sérieux et donc de l’apprécier un peu plus.

    Une petite inspiration de Red Sparrow quand même…

    Côté ambiance, on sent une petite inspiration de « Red Sparrow » de Francis Lawrence (2018) puisque l’héroïne est ici dans un procédé clair de « séduction » -> Mission assassinat, ce qui peut paraître redondant. Le film, d’ailleurs, multiplie les flash-backs et les flash-fowards à outrance, ce qui pouvait rapidement nous dégager de la compréhension du fil rouge du récit. Sauf que Besson arrive à tout raccrocher vers une surprenante fin et une surprenante logique, toutefois parfois amenée avec d’énormes sabots.

    On est rapidement le derrière entre deux chaises avec ce films. Puisque les inévitables poncifs d’Europacorp vous feront rapidement grincer des dents, comme le manque d’action (dû certainement au budget archi-limité du film). Il y a quand même certaines choses à sauver de ce gloubi-boulga parfois indigeste : Une maîtrise excellente de l’action (difficile de ne pas faire le rapprochement entre une scène d’Anna et une scène du premier Kingsman), une histoire qui essaie de nous surprendre, et un quatuor d’acteurs globalement convaincant.

    L’histoire parvient à nous surprendre puisque la rapidité des enchaînements de la diégèse (le film se déroule sur plus de 5 ans) nous aiguille sans cesse sur de fausses pistes, et c’est intelligemment fait. Du côté des acteurs, Sasha Luss livre une première performance au cinéma assez honorable, et le trio expérimenté composé de Luke Evans, Cillian Murphy et Helen Mirren font le job. Mention spéciale à cette dernière qui étonne dans son rôle de dirigeante soviétique assez caricaturale.

    Oui, vous ne verrez que des pistolets silencieux pendant ce film.

    Ainsi, « Anna » peut paraître indirectement comme le va-tout de Besson. Jetant ses dernières forces dans la bataille, le film livre un condensé de toute la filmo d’action d’Europacorp et de Besson en essayant de rendre le scénario plus abouti, plus mature et plus intelligent. C’est réussi à moitié, ça aura toutefois à nos yeux le mérite d’être meilleur que Lucy qui ressemblait autant à de la science-fiction qu’une tomate à un légume (ou à un fruit ? les débats sont ouverts). Allez le voir, il en vaut plutôt le coup.

    En résumé
    6 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Quelques bonnes scènes
  • Le jeu des acteurs
  • Un humour bienvenu
  • Points négatifs
  • Une héroïne centrale qui couche avec 36 mecs
  • Un alignement des poncifs Made in Europacorp
  • Conclusion
    Mieux que Lucy, mais pas ouf pour autant.
    NOTE6
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