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Nos critiques

Avengers : EndGame – Critique made in Marvel

On revient sur les hauts et les bas de cet ultime opus à la manière Avengers.

Publié

le

Lecture 10 mins.

Avengers : EndGame a longtemps suscité l’impatience des spectateurs. L’aboutissement d’une décennie de MCU, l’acheminement d’un voyage qui a mené à ce point culminant et déterminant pour l’avenir du Marvel Universe.
La rédaction Geeks Lands s’est réunie pour vous offrir un ensemble de petites critiques, différents points de vue qui démontrent facilement les interprétations de chacun, du gros ratage à l’apothéose, nous sommes tous à même de porter une critique du film avec pour chacun une perception différente. Et, si une petite poignée de personnes peut-être parfois, objectivement, à l’opposée les uns les autres, imaginons cela à l’échelle mondiale, Avengers : EndGame ne peut ni être une réussite, ni un échec ?

Mais, en dehors d’un budget record promotionnel malgré une campagne timide, Avengers : EndGame mérite-t-il sa renommée et son box-office monstrueusement prolifique ?

« Un grand huit émotionnel » – STEEVE

En tant que fan de comics depuis ma plus tendre enfance, Avengers : Endgame est tout ce que je pouvais espérer et plus encore. Onze années de récits entremêlés pour construire des comics live. Un film par des fans pour des fans, qui clôture magistralement la saga Infinity du MCU.

Certes si l’ensemble n’est évidemment pas parfait et que cette suite plombe parfois l’aspect épique d’Infinity war par une introduction pouvant paraitre laborieuse, mais au combien nécessaire pour comprendre l’impact de la défaite essuyée par nos héros. Car qui dit super défaite, dit super dépression. Et c’est là que le rythme du film peut déplaire à certains. Là où on pouvait s’attendre à un retour tambour battant, le récit se veut avant tout, posé et plus intimiste, pour une seconde partie en forme d’apothéose.

Du fan service à la pelle, de l’humour dans tous les sens (avec une mention spéciale pour Thor qui en prend sévèrement pour son grade divin), contrebalancé par une dimension héroïque et dramatique poussée à son paroxysme. Il est évident que beaucoup trouveront à redire sur le retour d’Ant Man, la coupe de cheveux et la maigre utilisation de captain Marvel, ou encore les incohérences liées au voyage temporel, car oui, il y en a. Cependant, l’essentiel ne repose pas sur ces détails, vite effacés par un cast plus investi que jamais, mais bien dans l’accomplissement d’une mission.

Il va sans dire que l’aspect technique, sonore et visuel est étourdissant de beauté et de justesse. Une symphonie ayant pour point d’orgue, un affrontement dantesque face à un Thanos déchainé. Il est difficile de ne pas trop en dire, mais ce combat vous arrachera des larmes de joie et de chagrin.

Un grand huit émotionnel parfois alourdi par des lieux communs amenés aux forceps, comme le plan 100 % girl Power d’une maladresse crasse. Rien de vraiment catastrophique, mais des accrocs qui entache par endroits une fresque épique étalée sur 3 heures qu’on ne voit pas défilées. Stan Lee serait fier. AVENGERS, RASSEMBLEMENT EN SALLE !

« Une fin mémorable pour la première partie du MCU » – ALLAN

Un dénouement à la hauteur des attentes ?

Avengers Endgame était surement l’un des films les plus attendus des fans du MCU, si bien que la simple mention de son nom finissait par en faire frissonner certains.

Alors, pour faire court : Endgame était-elle « la fin » tant attendue par tous ? Oui, car le film respecte sa timeline et le final qu’il s’était promis : à la fois épique, humoristique et sentimental, Endgame saisit ses spectateurs à la gorge et les mène à la baguette à travers des émotions toujours plus fortes. Fort d’un scénario plus que correct et de bouleversements mémorables, le film souffre toutefois d’incohérences et d’imperfections qui ont indéniablement soulevé chez les fans les plus assidus, quelques phrases de protestation : pourquoi ? Comment ? Nombreuses restent tout de même les questions sans réponse.

Endgame semble par ailleurs sélectionner ses personnages : bien que les Avengers soient au centre de toutes les attentions, certains personnages souffrent d’une mise à l’écart notable et ne semble que faire acte de présence afin de satisfaire ponctuellement les fans du héros en question : ainsi, des parties brouillonnes s’immiscent à travers le scénario, désacralisant quelques personnages qui, dans leurs films respectifs pourtant, ont déjà démontré de meilleures capacités.

Pour finir, les scènes de fin semblent s’attarder inutilement, donnant l’illusion de rallonger encore et encore le film, alors que l’arc scénaristique est enfin achevé, brisant ainsi émotionnellement le spectateur dans son élan.

Mais malgré ces quelques défauts hélas notables, Avengers Endgame reste un excellent MARVEL respectant ses préceptes comme d’ordinaire avec des effets spéciaux toujours plus réussis et innovants, tout en jouant avec les émotions du spectateur : un véritable ascenseur émotionnel qui mérite de graver une fin mémorable pour la première partie du MCU.

« Difficile de ne pas être touché » — MATHIEU

Nous y sommes. 11 ans après le début de la saga la plus inédite de l’histoire du cinéma, Marvel Studio sort « Avengers Endgame » l’ultime volet de l’arc narratif des pierres d’infinités et vengeance colossale des Avengers contre le titan Thanos après la fin apocalyptique d’Infinity War sorti l’an passé. Véritable cascade d’émotions, Endgame ne laissera aucun fan Marvel indifférent. Voyage nostalgique autour de tout l’univers, on revient avec émotion et bonheur dans tous les moments qui ont parsemé le cinematic universe depuis sa création.

Fresque épique et touchante, Endgame se démarque par son approche plus sensible des super-héros, où les 45 premières minutes sont assez précieuses dans ce sens puisque on assiste au deuil de chacun de nos rescapés du claquement de doigt de Thanos, où la scène d’ouverture se veut encore plus cruelle que le final du film précédent. Histoire de bien nous remettre dans le bain, les frères Russo ne prennent pas de pincettes pour nous installer à nouveau dans ce terminus d’une narration de 22 films.

Tous les Avengers originaux bénéficient d’un véritable travail de perfectionnement de leur psyché. Captain America et Iron Man s’offrent un dernier tour extraordinaire, où le fossé séparant les deux depuis Civil War est entretenu, poursuivi et on se rend compte que tout ce qu’à posé précédemment le MCU devient on ne peut plus logique et change en profondeur nos personnages préférés.

Difficile de ne pas être touché émotionnellement par ce qui va se passer dans Endgame. Véritable passage de témoin vers une aube nouvelle, vers un nouveau cycle de long-métrages de la firme, on quitte difficilement des personnages avec qui nous avons grandi. Le final époustouflant maîtrise deux grandes réussites : La réunion de tous les personnages du MCU comme promis par Robert Downey Jr, offrant la scène la plus épique des 22 films confondus mais surtout, un pan narratif final sous forme de transmission de flambeau, qui va certainement vous arracher quelques larmes.

Bien sûr, on peut en tirer certaines faiblesses, de ce flamboyant projet final. Le rôle plus en retrait de Thanos, certains personnages encore laissés de côté pour n’être que des sidekicks rigolos (Ant-man ; Thor ; Hulk et encore une fois le Black Order…) et certaines ficelles scénaristiques sont beaucoup trop faciles (un rat vous fera arracher les cheveux… !) mais qui dit voyage temporel dit forcément incohérences.

Malgré tout, quel plaisir sans faille ce dernier Avengers. Fans et non-fans y trouveront leur compte… Bonne séance et bon courage…

« Une belle conclusion » – Hugo

Avec la lourde tâche de conclure un arc narratif vieux de plus de 10 ans, Endgame avait sur les épaules les attentes des fans des nombreuses licences présentes au casting de ce dernier volet d’Avengers.

D’un point de vue réalisation, Endgame est beau, avec des VFX toujours aux petits oignons. De plus, avec cette recette, entre l’humour made in Marvel sans trop en faire et une dose d’action majoritaire, Endgame a tout de la conclusion rêvée. Malgré tout et à l’image de la cuvée Captain Marvel, ce final souffre encore et toujours de petits impairs scénaristiques mineurs, mais qui entâchent un peu le film une fois décelés.

Après Infinity War, aux arrières goûts de transition, et alors que Disney devait composer avec ses héros préretraités et ses futures têtes d’affiche, Endgame a plutôt rendu un bel hommage à ceux qui doivent céder leurs places, tout en laissant aux petits nouveaux un monde enfin apaisé et sans menace: une terre parfaite pour semer une nouvelle récolte, en somme. Malheureusement, certains héros restent très en retrait sans être pour autant complètement écartés, comme si Marvel connaissait déjà ses prochains chouchous, et ceux du public. En plus de ses préférés, Disney a décidé de mettre l’accent sur la nostalgie en se rappelant aux bons souvenirs de certains anciens films du MCU.

En conclusion, Endgame est un beau finish sans être excellent, il ne commet pas d’imper majeur et propose même de superbes scènes de joie et d’humour, entremêlées de magnifiques scènes d’émotions intenses. En bref, le premier « arc » du MCU se termine bien, en rendant hommage à ses héros: la séance vaut bien le détour pour tout cinéphile qui se respecte.

« Tout ça pour ça ? » — Julien
— SPOIL

Avengers 4 était un blockbuster très attendu. Malgré une promotion plutôt radine, le succès du film reposait sur la fan base solide que Marvel Studios s’est offerte au fil du temps.

Avengers : EndGame est très long à prendre. Bien que la désolation post-apocalyptique était inévitable, l’ambiance dépressive qui suit Infinity War prendra une bonne heure à s’estomper (à l’exception de Thor qui se morfondra pitoyablement tout le long du film, lui qui Dieu Nordique devient soudainement psychologiquement FAIBLE).

Si les facilités scénaristiques sont nombreuses, Avengers : EndGame n’échappe finalement pas à son voyage initial dans le temps. Un voyage qui n’apporte absolument rien de bien nouveau au cinéma et qui allonge le film d’une bonne heure supplémentaire, pour finalement arriver à un remake du combat d’Infinity War. Thor reprend soudainement goût à la vie et fonce pleine caisse.

On aura malgré tout, le bonheur de retrouver le duo Captain America / Iron Man au sommet de leur forme pour nous offrir quelques scènes de combat sans égal, bien que trop, beaucoup trop, courtes. Il est très regrettable de voir dix ans de MCU se conclure avec un Thor ridiculement loin de son matériau d’origine, un Hulk qui n’en est pas un, et un Thanos dont la psychologie soigneusement travaillée dans Infinity War se retrouve ici en figure de big boss pour le combat final. On ne parlera pas de l’Ordre Noir délaissé, le combat à rallonge histoire de caler un peu tous les copains.

Malgré quelques scènes absolument remarquables, je n’ai trouvé en EndGame aucune originalité si ce n’est tenté de faire durer un peu plus le plaisir. Un adieu beaucoup trop fade à la vue des traitements de certains personnages, et par pitié, Falcon en Captain America ? La suite promet.

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Nos critiques

Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

Critique sans spoil.

Publié

le

Lecture 1 min.

Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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Nos critiques

Spider-man : Far From Home – Critique qui tisse sa toile

Critique sans spoil

Publié

le

par

Lecture 2 mins.

Le voilà, Spiderman : Far from home est le dernier film de la phase 3 du MCU et le 23e long-métrage de l’univers cinématographique Marvel.

Après l’épique Endgame, qui aura refermé la saga des pierres de l’infini, Far from home débarque sur nos écrans investi d’une mission, être en quelque sorte l’épilogue d’Endgame, en poursuivant les aventures de l’homme-araignée. C’est en soi une mission à moitié accomplie. On comprend vite les enjeux de l’héritage d’Endgame, la portée du geste salvateur de Stark et ce qu’il laisse à la Terre. Far from home devient le justifié d’Endgame puisqu’il provoque volontairement un mimétisme avec Iron Man 3.

Comme son mentor dans son aventure éponyme, on suit un Peter Parker perdu, en manque cruel de repères et un peu trop naïf. C’est à ce moment-là que le film s’embourbe dans une profonde ambivalence. Nous sommes constamment le derrière coincé entre deux chaises avec ce film. Le côté teen-movie apparaît souvent comme rébarbatif, tant les poncifs d’Homecoming refont surface. La pseudo romance entre Ned et une fille du groupe est ridicule, comme la flopée de personnages tertiaires (Les enseignants, Flash Thompson…).

Seuls MJ et Peter tirent leurs épingles du jeu lors des périodes où la narration parvient à docilement se poser, hors des scènes de combat. Mais c’est inéluctablement l’apport de Mystério qui fait basculer le film dans une dimension bien plus ésotérique, fun et riche. Le personnage est développé aux petits oignons, justifie à 90 % la réussite du film en étant le vecteur des scènes les plus belles du métrage. Le traitement du personnage vous prendra sans cesse à contrepied tant la promotion s’est offert le malin plaisir de brouiller quelques pistes… Les apports de Maria Hill et Nick Fury restent discutables tant ils n’ont rien à faire dans le film. En dehors de cela, Far from home reste malheureusement, et de la même manière qu’Homecoming, un film foncièrement impersonnel.

Sans proposer de véritables transcendances visuelles, Watts se contente d’effectuer un bon travail. On le répète, mais seules les scènes avec Mystério sont vraiment réussies avec panache. La photographie peine à convaincre, au contraire d’un background sonore qui retrouve plus d’allant et d’impact que dans Homecoming.

La singularité de la musique provoquée par les arrivées de Mystério devient beaucoup plus personnelle et marquante que toute la bande-son d’Homecoming. Sinon, que dire mis à part que c’est un bon Marvel, sans en être un excellent ? Ah si on sait, allez y pour trois raisons. Mystério, Jake Gyllenhaal et la dernière scène post-générique à mi-chemin entre le troll et la véritable annonce du futur du MCU…

7 Geeks Lands
8.5 Internautes (2 Votes)
Points positifs
  • Mystério
  • Jake Gyllenhaal
  • Points négatifs
  • Un film impersonnel
  • Les scènes PG
  • L’absence d’énonciation d’un futur clair et défini pour le MCU
  • NOTE7
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    Films / Séries TV

    ANNA – La dernière carte de Luc Besson ? [Critique]

    Publié

    le

    Lecture 4 mins.

    Le titre de notre critique est assez équivoque. Après le colossal échec financier de « Valérian et la cité des mille planètes » (Environ 100 millions de dollars de pertes pour Europacorp, la société mère de Besson), le studio du réalisateur Français est en zone rouge. Obligé de licencier ses employés, placé en procédure de sauvegarde le temps de négocier sa dette, le studio est en grand danger. C’est dans ces eaux troubles que sort « Anna »,  un espèce de fils prodige de « Nikita », « Léon » ou plus récemment « Lucy ».

    Luc Besson reprend une thématique qui lui est propre, celle de la femme forte. Adoubant la féminité et ce que celle-ci peut représenter au cinéma, Besson livre avec « Anna » tous ses canevas qu’il a pu dresser dans sa filmographie d’action assez riche, quitte à ce que l’on ne soit que trop peu surpris au final.

    Le problème avec « Anna », c’est que l’on assiste pas forcément à du mauvais cinéma. D’excellentes choses parsèment le long-métrage, comme de gros ratés et d’autres faits plus anecdotiques. Besson ressort tous les traditionnels archétypes de son cinéma (Les poursuites en voiture, les femmes hyper sexualisées -l’héroïne parvient à ses fins en couchant avec tous les seconds rôles, faut le souligner ça quand même-, les scènes d’actions très vite expédiées…) Les défauts d’un mauvais Europacorp (coucou Le Transporteur : Héritage) refont rapidement surface. Et devant de trop poreuses innovations cinématographiques, on déchante assez rapidement. S’il faut aussi reconnaître une certaine maîtrise de Luc Besson sur la réalisation avec certains plans vraiment soignés et classieux (Les scènes de combat avec Anna, où, en règle générale, la maîtrise de la photo par Thierry Arbogast), le scénario est une catastrophe. Alignant poncifs sur poncifs, l’histoire est sauvée par une maîtrise avec justesse de l’humour (plus présent que dans Lucy) qui nous permet de moins essayer de prendre cette histoire au sérieux et donc de l’apprécier un peu plus.

    Une petite inspiration de Red Sparrow quand même…

    Côté ambiance, on sent une petite inspiration de « Red Sparrow » de Francis Lawrence (2018) puisque l’héroïne est ici dans un procédé clair de « séduction » -> Mission assassinat, ce qui peut paraître redondant. Le film, d’ailleurs, multiplie les flash-backs et les flash-fowards à outrance, ce qui pouvait rapidement nous dégager de la compréhension du fil rouge du récit. Sauf que Besson arrive à tout raccrocher vers une surprenante fin et une surprenante logique, toutefois parfois amenée avec d’énormes sabots.

    On est rapidement le derrière entre deux chaises avec ce films. Puisque les inévitables poncifs d’Europacorp vous feront rapidement grincer des dents, comme le manque d’action (dû certainement au budget archi-limité du film). Il y a quand même certaines choses à sauver de ce gloubi-boulga parfois indigeste : Une maîtrise excellente de l’action (difficile de ne pas faire le rapprochement entre une scène d’Anna et une scène du premier Kingsman), une histoire qui essaie de nous surprendre, et un quatuor d’acteurs globalement convaincant.

    L’histoire parvient à nous surprendre puisque la rapidité des enchaînements de la diégèse (le film se déroule sur plus de 5 ans) nous aiguille sans cesse sur de fausses pistes, et c’est intelligemment fait. Du côté des acteurs, Sasha Luss livre une première performance au cinéma assez honorable, et le trio expérimenté composé de Luke Evans, Cillian Murphy et Helen Mirren font le job. Mention spéciale à cette dernière qui étonne dans son rôle de dirigeante soviétique assez caricaturale.

    Oui, vous ne verrez que des pistolets silencieux pendant ce film.

    Ainsi, « Anna » peut paraître indirectement comme le va-tout de Besson. Jetant ses dernières forces dans la bataille, le film livre un condensé de toute la filmo d’action d’Europacorp et de Besson en essayant de rendre le scénario plus abouti, plus mature et plus intelligent. C’est réussi à moitié, ça aura toutefois à nos yeux le mérite d’être meilleur que Lucy qui ressemblait autant à de la science-fiction qu’une tomate à un légume (ou à un fruit ? les débats sont ouverts). Allez le voir, il en vaut plutôt le coup.

    En résumé
    6 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Quelques bonnes scènes
  • Le jeu des acteurs
  • Un humour bienvenu
  • Points négatifs
  • Une héroïne centrale qui couche avec 36 mecs
  • Un alignement des poncifs Made in Europacorp
  • Conclusion
    Mieux que Lucy, mais pas ouf pour autant.
    NOTE6
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