Suivez-nous

Dossiers

Le Grand Comparatif : Amazon Prime, Canal+, Disney+, Netflix…

Qui à quoi ? Qui diffuse quoi ? Combien ça coûte ?

Publié

le

Lecture 6 mins.

Nous sommes actuellement au plein milieu d’un champ de bataille de la guerre du streaming vidéo. Netflix étant le grand-papa de tout le monde dans le domaine. OCS et Amazon Prime Vidéo ont peut-être commencé à faire leurs places, mais une flopée de nouvelles plateformes arrivent… Apple TV+, Disney+, HBO Max, Canal+Séries, Salto, Peacock…

Et pour y voir plus clair, on vous fait découvrir les caractéristiques, prix, contenu ainsi que la position commerciale de toutes les offres déjà disponibles et à venir dans l’hexagone…


Amazon Prime Video :

  • Date de sortie : disponible en France depuis décembre 2016
  • Plateformes : Ordinateur, Tablettes, Smartphone iOS ou Android, SmartTV, Amazon Fire Stick
  • Prix : Comprit dans l’abonnement Amazon Prime (49 ‎€ par an)
  • Contenu : Séries populaires et films principalement
  • Positionnement : Amazon Prime Video est surtout un produit d’appel pour déclencher l’abonnement Amazon Prime (livraison gratuite lors d’achats sur Amazon). La plateforme propose beaucoup moins de contenus originaux que Netflix, même si elle a réussi à sortir quelques gros succès comme The marvelous Mrs Maisel, Transparent, Jack Ryan, Good Omens, etc… Fonctionnant surtout grâce aux accords de licence avec les studios, notamment pour proposer une offre alléchante de séries et films populaires. Amazon Prime Video s’apprête à perdre de nombreux programmes dans les prochains mois et années ; notamment avec la série Seigneur des Anneaux qui est très attendue…

Apple TV+ :

  • Date de sortie : disponible dans le monde entier depuis le 1er novembre
  • Plateformes : iPhone, iPad, AppleTV, Airplay, Ordinateur, SmartTV Samsung
  • Prix : 4,99 €/mois
  • Contenu : Seulement des originaux rempli de stars, mais seulement 14 programmes annoncés, dont 9 au lancement.
  • Positionnement : La plateforme est tout simplement un appât. Une cerise sur le gâteau pour déclencher chez les clients un achat ou un renouvellement de produits Apple. Parce qu’un an d’abonnement est offert pour tout achat de certains iPhone, iPad, Mac, etc. Pour les autres consommateurs, le prix est faussement attractif. Car Apple TV+ est très loin, le service le plus cher du marché en raison de son contenu limite inexistant. Mais Apple aurait quand même débloqué un budget de 6 milliards de dollars pour produire les contenus distribués en 2019 et 2020.

Canal+ Series :

  • Date de sortie : disponible en France depuis Mars 2019
  • Plateformes : Ordinateur, Tablettes, Smartphone iOS ou Android
  • Prix : 6,99 €/mois (1 écran), 9,99 €/mois (2 écrans), 11,99 €/mois (4 écrans)
  • Contenu : À peu près 150 séries disponibles, dont les créations originales Canal+ et des séries américaines et européennes
  • Positionnement : Canal+ Séries à l’ambition d’être le nouveau Netflix français, avec énormément moins de contenus, mais une offre haut de gamme. Sa venue pourrait venir du fait que Canal+ souhaite devenir le principal distributeur des services de streaming en France. Ils espèrent également être le seul distributeur en France du service Disney+ lors de sa sortie en 2020.

Disney+:

  • Date de sortie : disponible à partir du 31 mars 2020
  • Plateformes : Apple TV, Tablettes, Smartphone iOS et Android, Android TV, Chromecast, Ordinateur, PlayStation 4, Xbox One
  • Prix : 6,99 €/mois
  • Contenu : 500 films et 7 500 épisodes de séries, issus de son énorme catalogue maison. L’offre de Disney+ se construit autour de cinq de ses marques phares : ses grands dessins animés incontournables, les œuvres de Pixar (Toys Story, Cars…) acquis en 2006, les superhéros de Marvel, l’univers Star Wars (produis par la société Lucasfilm, rachetée en 2012), mais aussi la chaîne de documentaires National Geographic. Grâce à ses nombreux studios affiliés, Disney dispose de tellement de contenus qu’il se permet même d’en réserver une grosse partie à un autre service, Hulu (indisponible en France). Les programmes du studio 21th Century Fox et ABC Studios, producteurs de séries cultes depuis des décennies, ne seront pas sur Disney+, à l’exception de quelques pépites comme Les Simpson.
  • Positionnement : Disney souhaite et compte faire face à Netflix grâce à son catalogue de séries, films et dessins animés plus que cultes. D’autant plus que Disney compte aussi proposer des séries originales dérivées de ses grandes licences comme Star Wars et Marvel. Et compte également sur des films originaux à un rythme régulier sans passer par la case cinéma.

Netflix:

  • Date de sortie : disponible en France depuis septembre 2014
  • Plateformes : Ordinateur, Tablettes, Smartphone Windows Phone, iOS et Android, SmartTV, Apple TV, Chromecast, PlayStation 3/4, Xbox 360/One, Wii U, Décodeurs Bbox, SFR et Orange, Lecteur Blu-ray LG, Panasonic, Samsung, Sony et Toshiba
  • Prix : 7,99 €/mois (1 écran), 11,99 €/mois (2 écrans), 15,99 €/mois (4 écrans)
  • Contenu : Séries et films de licence ou originales, documentaires, télé-réalité, programmes pour enfants, stand-up
  • Positionnement : Leader et fondateur du concept, Netflix a investi 15 milliards de dollars en 2019 pour réduire sa dépendance aux contenus sous licence appartenant à ses futurs concurrents. Pari très loin d’être gagné ; premier semestre 2019, 65 % du temps passé devant la plateforme aux États-Unis l’était devant du contenu sous licence contre 80 % fin 2018. En France, Netflix est également le champion avec 6 millions d’abonnés en septembre 2019, pour 158 millions au niveau mondial. Pour résister à la concurrence, sa production de contenu original ne cesse de grimper de mois en mois.

OCS:

  • Date de sortie : disponible en France depuis octobre 2013
  • Plateformes : Ordinateur, Tablettes, Smartphone, iOS et Android, SmartTV seulement si votre décodeur vous le permet ou si vous prenez l’abonnement à 11,99 €/mois
  • Prix : 9,99 €/mois (3 écrans) et 11,99 €/mois (illimité)
  • Contenu : OCS est à la fois une plateforme de SVoD et un bouquet de chaînes séries et cinéma, axé sur du contenu « de qualité », organisé parfois par thématiques.
  • Positionnement : Connu pour son partenariat avec HBO, qui lui donne accès à des contenus à succès dans la critique et le public comme Game Of Thrones. Mais ce partenariat finit en 2022. Sera-t-il renouvelé ? Pas sûr, étant donné que WarnerMedia, la maison mère d’HBO, se lance aussi dans le streaming vidéo en 2020 avec HBO Max…

Mais bientôt il y aura aussi…

HBO Max:

  • La future plateforme du studio WarnerMedia sera lancée aux États-Unis en mai 2020 pour 14,99 $/mois. Elle proposera plus de 10 000 heures de contenus issus d’un énorme catalogue : les programmes produits par HBO, ceux de Warner Bros (dont l’intégrale de Friends, repris à Netflix), le dessin animé culte South Park, et de nombreuses séries originales seront sur la plateforme.

PEACOCK :

  • Le studio NBCUniversal lancera son service Peacock en avril 2020 aux États-Unis avec plus de 15 000 heures de contenus. Son contenu de soixante-dix ans d’expérience dans les séries, accompagné d’énormes succès dont The Office (repris à Netflix où elle était la deuxième série la plus populaire après Friends). De nombreuses séries originales sont prévues, à un rythme d’un épisode par semaine comme Disney+. Peacock sera à la fois SVoD (abonnement mensuel) et AVoD (pas d’abonnement, mais de la publicité).

SALTO :

  • Lancé en France courant 2020, Salto se définit comme l’alliance de l’audiovisuel français (TF1, France Télévisions, groupe M6) face à Netflix. Mais celui devra maintenant faire face à Disney+. Ce qui veut dire que les utilisateurs devront faire un choix pour les nouvelles plateformes qui arriveront au court de l’année 2020. Il y a il vraiment un choix entre Disney+ et Salto ?

Désormais nous sommes dans la guerre du streaming à la demande ; peut-être que cela annonce la mort de la télé telle que nous la connaissons et annonce la naissance d’une nouvelle ère. Mais est-ce que la cumulation de ces abonnements deviendra trop chère pour le temps passer sur chacun d’entre eux ?

Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaises situations. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée...

Continuer la lecture
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Reviews

The Mandalorian: Il était une fois dans l’Ouest d’une galaxie lointaine…(attention! Spoilers!)

Publié

le

Lecture 3 mins.

Apporter du nouveau dans la saga Star Wars, c’est aussi prendre le risque de se frotter à sa communauté et en particulier les fans toxiques et psychorigides pour qui chaque changement est une hérésie, un parjure aux sacro-saints codes de la saga. Pourtant, John Favreau semble bien décidé à ignorer les « exigences » de cette portion du fandom, peu enclin aux changements, et adresse son show à ceux pour qui la magie est toujours intacte.

Le réalisateur d’Iron Man premier du nom et accessoirement interprète d’Happy Hogan dans le MCU, nous livre donc un Mandalorien libre du carcan visuel de Star Wars dans ambiance western galactique plus qu’appréciable.

Apres la chute de l’empire et l’avènement de la nouvelle république, le métier de chasseur de prime ne paie plus. Le Mandalorien, l’un des derniers chasseurs en activité, accepte un contrat non-officiel. Inflexible, taciturne et le casque vissé sur le crane, le mandalorien promène sa silhouette de cow-boy/ronin fatigué par d’incessantes chasses aux primes. Si l’interpretation de Pedro Pascal n’est pas le point fort du personnage, le bagage « Mandalorien » qu’il transporte apporte l’essentiel de son charisme à l’écran, le perso est badass et ça se ressent au premier coup d’oeil. Le traitement classique mais efficace du récit, qui s’accorde à merveille avec le ton « western » du show, repose sur les différentes rencontres que fait le personnage au fil de sa traque.

Un récit simple et cohérent qui manque cependant de punch dans deux premiers épisodes désespérément courts. L’exploration plus en profondeur des éléments survolés dans les films est clairement l’atout majeur de la série. De l’utilisation astucieuse de la plus mystérieuse des espèces de l’univers Star Wars par l’entremise d’un nouveau-né de 50 ans ; à l’assaut du « Sandcrawler », la forteresse des sables des ferrailleurs Jawas, traités ici comme les enfants illégitimes des Gremlins et des Minions de « Moi, moche et méchant », le développement du bestiaire et de l’univers étendu offre un fan service habile et conséquent. Aucun élément présent à l’écran n’est laissé au hasard et donne du corps et de la vie à l’ensemble.


Un univers « underground » éloigné du conflit « alliance/empire » habituel. Rappelons que le « Mandalorian » se situe chronologiquement 5 ans après le Retour du Jedi, la guerre est terminée, mais les tensions perdurent et on sent bien ici que l’ordre n’est pas pour autant rétabli dans la galaxie. Une approche post-conflit intéressante qui accentue l’aspect « hors cadre » du show tout en conservant l’ombre de l’univers star wars.

Les deux premiers épisodes disponibles sur la plate-forme U.S. de Disney+ font leur petit effet sans pour autant marquer les esprits et créér l’attente fébrile des prochains épisodes. Si la suite apporte le souffle épique propre à la saga, espérons que le manque de rythme, appuyé par le format sériel court, n’empêche pas la série de véritablement décoller. Dans l’état, le show devra d’avantage s’apprécier en « binge watching », plutôt qu’à un rythme hebdomadaire, pour en maintenir l’intérêt.

The Mandalorian sera accessible en France le 31 mars 2020, jour de lancement de Disney+ fr.

Continuer la lecture

Dossiers

La sombre histoire d’Hollywood

Il était une fois à Hollywood …

Publié

le

Lecture 3 mins.

« Once Upon A Time In Hollywood » a fait sa sortie le 14 août 2019. Ce nouveau film de Quentin Tarantino vient braquer les projecteurs sur une année charnière de l’histoire d’Hollywood : 1969.

Bien qu’elle soit peu connue, cette date était un tournant dans l’histoire du cinéma américain dans la mesure où elle avait marqué l’avènement du « Nouvel Hollywood » et l’enterrement du cinéma classique hollywoodien. Avec à l’affiche Brad Pitt et Leonardo DiCaprio, ce long métrage vient faire la lumière sur le déclin du cinéma classique hollywoodien au détriment d’un cinéma moderne et la transition difficile des acteurs de la vieille école qui se retrouvent dans une industrie cinématographique méconnue. Dépassé par la nouvelle génération de comédiens, la star de télévision Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) et son cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date (Brad Pitt), poursuivent dans ce long métrage de… leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus.


Affaiblie, l’industrie cinématographique du vieil Hollywood a reçu un premier coup de poing à la suite de l’adoption en 1949 par la Cour suprême des États-Unis de la loi antitrust. Connue sous le nom « Décret Paramount », cette loi interdisait aux cinq majors (Warner Bros, Paramount Pictures, Metro Goldwyn Mayer, 20 th Century Fox et RKO Pictures) la possession de leurs propres salles de projection cinématographique. Depuis, la dégringolade d’Hollywood commence à se sentir. L’apparition de la télévision dans les années 50 avait aussi donné un coup dur à l’industrie cinématographique. Le cinéma cède sa place au petit écran et l’engouement pour le septième art commence à s’affaiblir. Désertées, les salles de cinéma avaient sombré jusqu’en 1953.

Du cinéma pur et dur …

La 20 th Fox century redéfinira l’image cinématographique avec son premier film en Cinémascope « The Robe de Henry Koster ». Et par la même occasion les studios avaient décidé de créer des nouvelles filiales de la télévision. Avant de mentionner le dernier facteur, on va évoquer les moments clés qui ont entrainé ce déclin hollywoodien par exemple la guerre du Vietnam qui avait commencé en 1955, mais aussi l’assassinat de JFK filmé par accident par l’amateur Abraham Zapruder à Dallas alors qu’à la base il voulait filmer sa visite dans la ville en 1968.

Avec toutes ces tragédies, rien ne pouvait aller pour le mieux à Hollywood. Ce qui nous conduit à notre dernier facteur responsable de l’affaiblissement économique de l’industrie cinématographique est dû à un certain sénateur américain et républicain Joseph McCarthy. Dans son époque, le cinéma va connaître un épisode sombre du Maccarthysme connu également de « Chasse aux Sorcières ». Si on devait résumer cet épisode en quelques mots : tous ceux dans l’industrie qui étaient soupçonnés d’être dans un parti communiste américain étaient licenciés à la seconde qui suit. Hollywood créera même une liste noire d’artistes auquel les studios vont interdire tous exploits par ce qu’ils peuvent être soupçonnés d’appartenir au parti communiste américain. Certains vont même dénoncer leurs amis, d’autres préfèrent l’exil ce qui fut le cas pour Charlie Chaplin.

Continuer la lecture

Dossier : Comics

Joker : Le Gangster, L’anarchiste et le psychopathe.

Publié

le

par

Lecture 6 mins.

Créé par Bill Finger, Bob Kane et Jerry Robinson dans Batman n° 1 en 1940. On ne sait rien de lui et, avec lui, on n’est sûr de rien. Il est la némésis ultime de Batman, son contraire. Il se fait aussi appeler le « clown prince du crime ».

Le Prince du Crime

Les histoires contées sur les origines du Joker et son identité restent un grand mystère, il y a néanmoins une histoire qui revient régulièrement : l’histoire de cet acteur comique raté qui est employé par une bande pour perpétrer un petit vol dans une usine chimique. Pour nourrir sa famille, il accepte. Mais le casse est interrompu par le Batman, un nouveau justicier masqué qui sévit à Gotham City depuis quelques mois. 

C’est là que l’acteur raté trébuche lors de l’altercation avec le Bat’ et tombe dans une cuve de produits chimiques. Face à cette chute le jeune Batman ne peut rien faire pour sauver l’acteur. Pourtant, il survit, mais accompagnés de séquelles : sa peau a blanchi, ses cheveux ont verdi et les muscles de ses joues sont (muscles zygomatiques) paralysés; dessinant à tout jamais sur son visage un rire grimaçant. Face à ça il perdit la raison et se nomme désormais le Joker. Et attribue son état à Batman et jure de se venger quoi qu’il en coûte.

Méchant emblématique des comics il est considéré comme étant l’opposé de tout ce que peut-être Batman, il en devient son adversaire le plus détraqué à qu’il aura à faire tout au long de ses aventures.

Au cours de son histoire le premier Joker sur nos écrans fut le Joker incarné par Cesar Romero dans la série télé Batman en 1966, qui a donné suite un film du même nom la même année avec le même casting de la série.

Mais pas seulement puisque l’on a pu voir le clown le plus dégénéré de Gotham à travers énormément de films, jeux vidéos, ou encore film et séries d’animations au fil des décennies et dernièrement dans la série Gotham. C’est notamment le célèbre interprète de Luke Skywalker, Mark Hamill, qui a prêter sa voix au Joker dans la série d’animation Batman des années 90”, également dans la saga de jeux vidéos Batman Arkham et dans bien d’autres animations encore.

Dégénéré et difficile à cerner le Joker est profondément atteint psychologiquement, grâce à Tim Burton, Christopher Nolan et David Ayers ont tous les trois réussis à nous montrer 3 facettes du Joker totalement différentes et les voicis.

Le Gangster 

Sous l’impulsion de la Warner, Tim Burton s’empare du personnage de Batman. Que ce soit pour le justicier – incarné par Michael Keaton – ou pour le Joker – joué par Jack Nicholson, le réalisateur prend clairement le parti pris de s’inspirer du travail d’Alan Moore ou encore de celui de Franck Miller avec les films d’animation Batman : Dark Knight et Batman: Year One

Interprété par Jack Nicholson qui auparavant était apparu déjà dans un quelques classiques du grand écran comme “Vol au-dessus d’un nid de coucou” en 1975 ou encore le célèbre “Shinning” en 1980. Son costume trois pièces comme les gangster des années 30’, il tient bien compte de respecter les couleurs du Joker. Le réalisateur Tim Burton reprendra même l’idée de la chute dans des produits chimiques comme origine de l’aspect clownesque du Joker.


L’anarchiste

Lorsque en 2005, Christopher Nolan décide de remettre les aventures du chevalier noir sur grand écran avec la trilogie The Dark Knight, il fera le choix de s’éloigner des comics et se permettre quelques dérives. Le Joker fera son apparition au deuxième volet de la saga dans Batman : The Dark Knight (2008), interprété par Heath Ledger, cette adaptation du Clown des crimes est ce qui s’éloigne le plus de l’esprit de la BD. Puisque pour son sourire le Joker n’aura jamais eu à faire aux produits chimique, mais causé par son père alcoolique qui lui coupa les extrémités de sa bouche pour lui faire un sourire de l’ange.

Moins dans le banditisme et dans la clownerie que celui de Jack Nicholson, ceci sera excusé à l’écran par l’incroyable interprétation de Heath Ledger. Même si la clownerie est très peu présente on se rapprochera plus de bouffonnerie comme la scène mythique du tour de magie sur un membre de la pègre. On se retrouve donc avec un anarchiste, névrotique et nihiliste, brûlant allègrement des millions de dollars et fait exploser un hôpital pour le simple plaisir de sa satisfaction personnel.

Le Psychopathe

Sans parler de ses critiques et de son piètre succès au box-office, en 2016 sort le tant attendu Suicide Squad et signe le « grand retour » du Joker à l’écran après l’excellente interprétation de H.Ledger dans The Dark Knight. Cette fois-ci joué par le chanteur du groupe 30SecondToMars, Jared Leto.

Vu sous une autre facette, le Joker de David Ayers est certainement une suite logique de ce que l’on a pu connaître auparavant. Après être un gangster, un anarchiste, il perd la tête et devient un psychopathe où il entraîne sa psychologue dans sa chute lors de sa détention à Arkham, elle deviendra sa petite amie commettra des crimes à ses côtés sous le nom de Harley Quinn.

Sans trop savoir pourquoi à la fin du montage de film, apparemment beaucoup de scène du Joker ont été coupés, d’où la déception de l’acteur Jared Leto au vu du résultat final. Et comme avait pu le dire à plusieurs reprises, David Ayers, réalisateur du film, le Joker était censé le grand méchant du film Suicide Squad d’où le manquement de critique sur le personnage. Puisque les fans en veulent plus à la Warner qu’à la prestation de l’acteur, car dès lors de la bande annonce l’aspect psychopathe du Joker était bel et bien présent et montrait un très gros potentiel à venir…

Le Joker

Ovationné d’une stading-ovation de 8 minutes au festival de Venise dernièrement, l’adaptation de l’histoire du Joker de Todd Philipps, réalisateur de la trilogie Very bad trip, ne cesse d’avoir des critiques élogieuses et pourrait même ce hisser jusqu’aux Oscars en février pour la récompense du meilleur acteur pour l’interprétation du joker par Joaquin Phoenix.

Et une nomination de Joaquin Phoenix à l’Oscar de Meilleur acteur serait une première pour une adaptation de comics. Après avoir perdu 23 kilos, une expérience « qui rend fou » comme il a pu le déclarer à Venise. 

Reste plus qu’à attendre le 9 Octobre prochain pour savoir si la version du Joker donnée par Phoenix et Phillips comblera les fans des comics, souvent très attachés à l’histoire original et aux liens du personnage avec Batman. Même si pour le coup Joker tente de faire exister le personnage à la recherche de son existence sans sa némesis, le Chevalier noir de Gotham. 

Continuer la lecture

En ce moment