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Dossier : Comics

DISNEY ET MICKEY : RETOUR AUX ORIGINES

Retour sur les origines d’un phénomène mondial

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Tout le monde connaît cet univers qui a su inscrire une marque indélébile dans l’histoire du cinéma et du dessin animé. Disney demeure encore aujourd’hui le premier groupe de divertissement dans le monde, cumulant plus de 55 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Un succès indéniablement mérité, mais qui reste le fruit d’un long combat de ses créateurs tout au cours du vingtième siècle.

Zoom sur l’évolution d’un véritable multivers qui a su se construire et s’adapter aux vicissitudes du temps.

 

THE WALT DISNEY COMPANY : ORIGINES

C’est d’abord sous le nom de Disney Brothers Studios que le futur géant américain naît le 16 octobre 1923, fondé par Walt et son frère Roy Disney.

La première création de l’entreprise fût la série Alice Comedies, comptant l’histoire d’Alice, une jeune fille plongée dans le monde de Cartoonland, souvent accompagnée du fameux chat Julius.

Cette série remporta d’ailleurs un énorme succès, grâce notamment aux gags rythmant le scénario, mais également à travers la prouesse d’intégrer une prise de vue réelle dans un dessin animé, quasi impensable à l’époque.

En 1926, Disney Brothers Studios se rebaptise Walt Disney Studio. C’est alors en 1927 qu’un certain Charles B. Mintz, grand producteur américain, demande à Walt de créer une nouvelle série centrée sur un personnage joueur et excentrique : Oswald, le lapin chanceux.

Mais il s’avère que c’est Universal Pictures qui dispose alors de tous les droits du personnage, pourtant créé par les dessinateurs de Disney (et, à priori, ceux d’Universal). À l’époque, la création d’un épisode de la série rapportait à Disney 2250$ par épisode. En 1928, Walt demande à Mintz une augmentation pour la création de chaque épisode d’Oswald, tant le succès de la série animée est important. Mais Mintz refuse, prétextant même que le salaire versé à Disney Studio allait être revu à la baisse; il avoue de même qu’il n’est qu’un intermédiaire entre le studio et Universal Pictures. L’objectif de ce dernier étant bien évidemment de s’attirer tout le crédit de la série animée pour son propre studio de production.

Universal Pictures confie alors la production de la série à Charles B. Mintz et Walter Lantz, après que Walt Disney Studio ait refusé le renouvellement de contrat lors d’une entrevue à New York. Nous sommes le 13 mars 1928, Disney se retrouve sans contrat.

MICKEY, L’ORIGINE D’UN SUCCÈS MONDIAL

Sans création et sans contrat, Disney savait qu’il ne pourrait pas perdurer bien longtemps. C’est alors que Walt décide de s’inspirer d’Oswald pour créer un nouveau personnage made by Disney : avec Ub Iwerks, il crée un dérivé d’Oswald sous les traits d’une petite souris : Mickey Mouse.

 « Nous pressentions que le public, et particulièrement les enfants, apprécient les animaux petits et mignons. Je pense que nous nous sommes inspirés de Charlie Chaplin pour le caractère. Nous voulions quelque chose d’attirant et nous avons pensé à un petit bout de souris qui aurait quelque chose de la mélancolie de Chaplin — un petit compagnon essayant de faire du mieux qu’il peut. »   Walt. Elias Disney

 Mais il fallait se démarquer de la série d’Universal Pictures pour que la nouvelle création de Walt Disney Studio fasse le poids.

Il décida donc de créer le premier épisode avec Mickey en synchronisant les images et le son, ce qui est pour l’époque, une quasi première mondiale. C’est ainsi que Mickey Mouse se dévoile au grand public le 18 Novembre 1928, dans un premier épisode animé intitulé Steamboat Willie.

Véritable succès à travers le personnage et la prouesse d’avoir associé images et sons, Disney Studio gagne assez d’argent pour se lancer en 1929 dans une nouvelle série : Silly Symphonies. Produite en couleurs à partir de 1932, c’est notamment dans cette série que Donald Duck apparaitra pour la première fois au public. Il s’agira alors de la première série dans laquelle Mickey, Minnie et Donald seront dessinés dans les mêmes épisodes.

DISNEY SE DÉMARQUE DE LA CONCURRENCE

Toujours plus innovant, Walt décide de créer pour la première fois un long-métrage d’animation, afin de prendre définitivement les devants sur les concurrents du genre.

En 1934, Disney Studios imagine son premier long-métrage, qui sortira au public fin 1937 : Blanche-Neige et les Sept Nains.

Véritable succès aux Etats-Unis et au Canada, le long-métrage engendre à lui seul 8 millions de dollars, un record pour l’époque.


Inspiré par son succès, Disney Studios poursuit sur sa lancée en imaginant d’autres long-métrages du même genre : Pinocchio sortira début des années 1940, suivi de près par le chef-d’œuvre Fantasia, sorti fin de la même année.

 

L’EXPORTATION DU GÉANT

Après les évènements de la seconde Guerre Mondiale, qui ont d’ailleurs grandement freiné les affaires du studio (réquisitionné par l’armée, et d’ailleurs utilisé pour de la propagande), l’entreprise décide de s’exporter sur d’autres continents afin de toucher toujours plus de monde et de créer simultanément plusieurs projets.

Fin 1948, la société voyait certains de ses fonds bloqués dans quelques pays, comme le Royaume-Uni, où stagnait alors 850.000 dollars. Seule possibilité pour l’entreprise : s’installer dans le pays pour y exploiter les fonds.

C’est en 1949 qu’ouvre Walt Disney British Films Ltd, pouvant exploiter les fonds de Walt Disney Studios alors bloqués dans le pays. Le studio réalise alors des films bien connus tels que L’île au trésor en 1950, et le fameux Vingt Mille Lieues sous les Mers sorti en 1954.

Par la suite, l’entreprise étend son influence sur le continent européen par la distribution de ses films et long-métrages, mais également par ses produits dérivés et bandes dessinées, comme le fameux Journal de Mickey, paru pour la première fois en France dès 1934.

 

ANNÉES 50 : DISNEY INNARÊTABLE ?

Le 17 Juillet 1955, Disney ouvre son premier parc DisneyLand à Anaheim, en Californie. Il détient alors de 34,5% du complexe.

La même année, l’entreprise réalise sa première diffusion sur la chaîne ABC avec l’émission The Mickey Mouse Club.

Grâce aux revenus générés par le parc et l’émission sur ABC, Walt Disney Studios rachète la totalité du parc en 1960,  après être entrés en bourse, en 1957.

Comptant désormais ses fonds en dizaines de millions de dollars, l’entreprise décide de se lancer dans la construction d’un second parc à thème : elle achète en Floride un groupement de terrains pour y débuter le projet de Walt Disney World Resort.

 

DEPUIS 1966

Le 15 Décembre 1966, Walt Disney meurt d’un cancer des poumons, âgé alors de 65 ans. Une triste nouvelle que le studio a du mal à encaisser. Mais l’entreprise doit poursuivre son travail et innover si elle souhaite maintenir son niveau.

C’est Roy Oliver Disney, le frère aîné de Walt, qui dirige désormais seul l’entreprise, et décide de poursuivre l’œuvre de son frère. Ainsi en 1969, Un amour de Coccinelle sort avec d’excellents résultats, si bien que la saga se poursuivra avec au total cinq films, sans compter les remakes qui sortiront par la suite.

Roy termine le projet entrepris jadis avec son frère, et inaugure Walt Disney World Resort le 1er octobre 1971 à Orlando en Floride. Ce sera la dernière création que Roy verra : il meurt peu de temps après, en décembre 1971.

 

Depuis, Disney a poursuivi sa route en rendant un hommage constant à ses deux créateurs ; l’objectif de Walt était d’apporter de la joie aux enfants, au sein d’une société où l’amusement et le divertissement n’avaient pas tout le temps sa place. Parti d’une simple idée cinématographique, les frères Disney ont bâti un véritable empire qui ne cesse encore de grandir aujourd’hui. Malgré quelques passages difficiles après la mort de Roy à la fin des années 70, Disney a maintenu le cap et a su remplir ses objectifs, comme la création de nouveaux parcs d’attractions à Tokyo (1983) et Paris (1992), tout en s’adaptant aux technologies qui ne cessent d’évoluer : ainsi, les studios Walt Disney  seront les premiers à sortir un film utilisant des images de synthèse générées par l’informatique avec TRON (1982).

S’adaptant toujours aux vicissitudes du temps, Walt Disney Studios restera toujours une référence mondiale à travers ses dizaines de classiques que la plupart d’entre nous connaissons ; Disney, c’est des musiques que l’on chante, des long-métrages que l’on revoit, mais surtout, des moralités et des citations que l’on n’oublie pas.

 

À la mémoire de Walt et Roy Disney

Grand fan de MARVEL et plus particulièrement des Gardiens de la Galaxie, Allan est également un gros amateur de jeux mobile. Vous aurez plus de chances de le croiser sous le pseudo d'Allan4478 IG , et sur quelques jeux PC à ses heures perdues.

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Joker : Le Gangster, L’anarchiste et le psychopathe.

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Créé par Bill Finger, Bob Kane et Jerry Robinson dans Batman n° 1 en 1940. On ne sait rien de lui et, avec lui, on n’est sûr de rien. Il est la némésis ultime de Batman, son contraire. Il se fait aussi appeler le « clown prince du crime ».

Le Prince du Crime

Les histoires contées sur les origines du Joker et son identité restent un grand mystère, il y a néanmoins une histoire qui revient régulièrement : l’histoire de cet acteur comique raté qui est employé par une bande pour perpétrer un petit vol dans une usine chimique. Pour nourrir sa famille, il accepte. Mais le casse est interrompu par le Batman, un nouveau justicier masqué qui sévit à Gotham City depuis quelques mois. 

C’est là que l’acteur raté trébuche lors de l’altercation avec le Bat’ et tombe dans une cuve de produits chimiques. Face à cette chute le jeune Batman ne peut rien faire pour sauver l’acteur. Pourtant, il survit, mais accompagnés de séquelles : sa peau a blanchi, ses cheveux ont verdi et les muscles de ses joues sont (muscles zygomatiques) paralysés; dessinant à tout jamais sur son visage un rire grimaçant. Face à ça il perdit la raison et se nomme désormais le Joker. Et attribue son état à Batman et jure de se venger quoi qu’il en coûte.

Méchant emblématique des comics il est considéré comme étant l’opposé de tout ce que peut-être Batman, il en devient son adversaire le plus détraqué à qu’il aura à faire tout au long de ses aventures.

Au cours de son histoire le premier Joker sur nos écrans fut le Joker incarné par Cesar Romero dans la série télé Batman en 1966, qui a donné suite un film du même nom la même année avec le même casting de la série.

Mais pas seulement puisque l’on a pu voir le clown le plus dégénéré de Gotham à travers énormément de films, jeux vidéos, ou encore film et séries d’animations au fil des décennies et dernièrement dans la série Gotham. C’est notamment le célèbre interprète de Luke Skywalker, Mark Hamill, qui a prêter sa voix au Joker dans la série d’animation Batman des années 90”, également dans la saga de jeux vidéos Batman Arkham et dans bien d’autres animations encore.

Dégénéré et difficile à cerner le Joker est profondément atteint psychologiquement, grâce à Tim Burton, Christopher Nolan et David Ayers ont tous les trois réussis à nous montrer 3 facettes du Joker totalement différentes et les voicis.

Le Gangster 

Sous l’impulsion de la Warner, Tim Burton s’empare du personnage de Batman. Que ce soit pour le justicier – incarné par Michael Keaton – ou pour le Joker – joué par Jack Nicholson, le réalisateur prend clairement le parti pris de s’inspirer du travail d’Alan Moore ou encore de celui de Franck Miller avec les films d’animation Batman : Dark Knight et Batman: Year One

Interprété par Jack Nicholson qui auparavant était apparu déjà dans un quelques classiques du grand écran comme “Vol au-dessus d’un nid de coucou” en 1975 ou encore le célèbre “Shinning” en 1980. Son costume trois pièces comme les gangster des années 30’, il tient bien compte de respecter les couleurs du Joker. Le réalisateur Tim Burton reprendra même l’idée de la chute dans des produits chimiques comme origine de l’aspect clownesque du Joker.


L’anarchiste

Lorsque en 2005, Christopher Nolan décide de remettre les aventures du chevalier noir sur grand écran avec la trilogie The Dark Knight, il fera le choix de s’éloigner des comics et se permettre quelques dérives. Le Joker fera son apparition au deuxième volet de la saga dans Batman : The Dark Knight (2008), interprété par Heath Ledger, cette adaptation du Clown des crimes est ce qui s’éloigne le plus de l’esprit de la BD. Puisque pour son sourire le Joker n’aura jamais eu à faire aux produits chimique, mais causé par son père alcoolique qui lui coupa les extrémités de sa bouche pour lui faire un sourire de l’ange.

Moins dans le banditisme et dans la clownerie que celui de Jack Nicholson, ceci sera excusé à l’écran par l’incroyable interprétation de Heath Ledger. Même si la clownerie est très peu présente on se rapprochera plus de bouffonnerie comme la scène mythique du tour de magie sur un membre de la pègre. On se retrouve donc avec un anarchiste, névrotique et nihiliste, brûlant allègrement des millions de dollars et fait exploser un hôpital pour le simple plaisir de sa satisfaction personnel.

Le Psychopathe

Sans parler de ses critiques et de son piètre succès au box-office, en 2016 sort le tant attendu Suicide Squad et signe le « grand retour » du Joker à l’écran après l’excellente interprétation de H.Ledger dans The Dark Knight. Cette fois-ci joué par le chanteur du groupe 30SecondToMars, Jared Leto.

Vu sous une autre facette, le Joker de David Ayers est certainement une suite logique de ce que l’on a pu connaître auparavant. Après être un gangster, un anarchiste, il perd la tête et devient un psychopathe où il entraîne sa psychologue dans sa chute lors de sa détention à Arkham, elle deviendra sa petite amie commettra des crimes à ses côtés sous le nom de Harley Quinn.

Sans trop savoir pourquoi à la fin du montage de film, apparemment beaucoup de scène du Joker ont été coupés, d’où la déception de l’acteur Jared Leto au vu du résultat final. Et comme avait pu le dire à plusieurs reprises, David Ayers, réalisateur du film, le Joker était censé le grand méchant du film Suicide Squad d’où le manquement de critique sur le personnage. Puisque les fans en veulent plus à la Warner qu’à la prestation de l’acteur, car dès lors de la bande annonce l’aspect psychopathe du Joker était bel et bien présent et montrait un très gros potentiel à venir…

Le Joker

Ovationné d’une stading-ovation de 8 minutes au festival de Venise dernièrement, l’adaptation de l’histoire du Joker de Todd Philipps, réalisateur de la trilogie Very bad trip, ne cesse d’avoir des critiques élogieuses et pourrait même ce hisser jusqu’aux Oscars en février pour la récompense du meilleur acteur pour l’interprétation du joker par Joaquin Phoenix.

Et une nomination de Joaquin Phoenix à l’Oscar de Meilleur acteur serait une première pour une adaptation de comics. Après avoir perdu 23 kilos, une expérience « qui rend fou » comme il a pu le déclarer à Venise. 

Reste plus qu’à attendre le 9 Octobre prochain pour savoir si la version du Joker donnée par Phoenix et Phillips comblera les fans des comics, souvent très attachés à l’histoire original et aux liens du personnage avec Batman. Même si pour le coup Joker tente de faire exister le personnage à la recherche de son existence sans sa némesis, le Chevalier noir de Gotham. 

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ROAD TO THE ENDGAME #2 : BLACK WIDOW

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À la fois redoutable et énigmatique, Natasha Romanoff, alias Black Widow, est un membre de l’équipe originale des Avengers adaptée à l’écran. Ex-espionne soviétique, Natasha n’a toutefois pas toujours été l’héroïne que tout le monde connait, interprétée au cinéma par Scarlett Jonhansson.

BLACK WIDOW – HEROÏNE À PLEIN TEMPS ?

Black Widow est un personnage créé par Stan Lee, Don Rico et Don Heck, paru pour la première fois dans le comic Tales of Suspense n°52 en avril 1964.

Ce dernier présente essentiellement les aventures d’Iron Man –depuis le n°38 -, puis y incorpore Captain America, pour ne terminer qu’avec ce dernier à l’affiche.

Black Widow sera d’abord introduite comme une ennemie d’Iron Man, pour ensuite être convertie en super-héroine.

Au départ, Natasha Romanoff est présentée comme une espionne soviétique aux cheveux bruns courts s’opposant à Iron Man. Elle ralliera à sa cause Hawkeye, nuisant ainsi drastiquement aux intérêts et plans de l’Amérique des années 60, dans une période déchirée par les tensions de la Guerre Froide.

Elle sera convertie en super-héroine des années plus tard en 1970, et obtiendra son apparence bien connue de tous :  cheveux roux mi-longs et tenue noire.

Black Widow paraitra ainsi dans The Amazing Spider-Man n°86 avant d’avoir sa propre série : Amazing Adventures , composée de 8 épisodes d’août 1970 à septembre 1971, partageant l’aventures des Inhumains.

Natasha ne restera pas longtemps au placard, puisqu’elle jouera le rôle principal dans Daredevil n°81 à 124 (novembre 1971 à août 1975). Mais cette dernière ne poursuivra par l’aventure aux côtés du Diable de Hell’s Kitchen, ses auteurs avançant que « Daredevil fonctionnait mieux en tant que héros solo qu’en équipe ».

Plus tard entre 1980 et 1990, Black Widow fera des apparitions ponctuelles mais prononcées en tant que membre des Avengers et agent du SHIELD, et aura le droit à un One Shoot : Black Widow : Web of Intrigue  paru en 1999.

Plus récemment, le personnage apparait bien plus fréquemment dans des séries de comics telles que Secret Avengers (2010-2013), ou dans sa propre série Black Widow dont le premier numéro a été publié en Mars 2016.

En outre, le personnage de Natasha Romanoff aura partiellement servi dans une propagande implicite durant la Guerre Froide, démontrant que les agents soviétiques les plus assidus pouvaient reconnaître et adhérer aux « justes » intérêts prônés par l’Amérique en cette période, abandonnant ainsi le régime communiste pour rejoindre les rangs des services américains.

HISTOIRE DE NATASHA ROMANOFF

Natasha Romanoff est une descendante de la famille impériale de Russie, abandonnée très jeune et recueillie par un soldat soviétique, Ivan Petrovitch.


Natasha a rapidement démontré un réel talent pour l’athlétisme et la danse classique, si bien que celle-ci sera connue dans tout l’Union Soviétique comme l’une des meilleures ballerines du pays. Elle rencontrera lors de l’une de ses prestations le pilote Alexi Shostakov, qu’elle épousera.

Mais le KGB, conscient de leur potentiel, décida de recruter le couple afin de les former à la fonction d’agent secret. C’est lors d’un entrainement des plus difficiles dans la Chambre Rouge que Natasha fut conditionnée à devenir une espionne redoutable : elle apprendra notamment que son mari fut abattu lors d’un vol par les Américains, une fausse information diffusée par les membres du KGB afin d’obtenir une dévotion totale de sa part dans sa fonction.

C’est sous le pseudonyme de Black Widow que Natasha effectuera ses premières missions, ayant pour objectif d’infiltrer des usines de hautes technologies sur le sol américain et d’aider son contact, Boris Turgenov, à l’assassinat du professeur Anton Vanko, traitre et déserteur.

Dans ses tentatives de sabotages des usines de hautes-technologies américaines, Black Widow sera à de nombreuses reprises contrecarrée par Iron Man.

Elle revêtira son fameux uniforme noir lors de sa quatrième mission sur le sol américain, et rencontrera Hawkeye, un criminel recherché doué au maniement de l’arc. Leur attirance mutuelle la poussera au cours du temps, à abandonner sa dévotion pour ses missions au service de l’URSS.

C’est alors que des espions de la République populaire de Chine infiltrés la firent prisonnière, ayant pour ordre de l’URSS de lui faire subir un lavage de cerveau afin qu’elle s’attaque désormais aux Avengers. Mais Natasha parviendra à s’échapper et rejoindra Hawkeye, désormais repenti de ses crimes et membre des Avengers.  Elle révèlera sa véritable identité au SHIELD et bénéficiera d’une couverture et d’un Visa prolongé, en échange des services qu’elle rendra à l’agence.

BLACK WIDOW ET LE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE

Paru pour la première fois à l’écran dans Iron Man 2 en 2010, Natasha y apparait néanmoins en tant qu’héroïne, dans une histoire s’inspirant du passif d’Iron Man et Black Widow, mais en y modifiant le déroulé. De quoi faire un « clin d’œil » aux amateurs des comics qui en connaissent déjà beaucoup sur l’ex-espionne soviétique.

Natasha est un personnage qui aura été introduit dans de nombreux films du MCU, d’abord en tant que personnage secondaire, pour ensuite parvenir petit à petit au rang de personnage principal, notamment par la saga Avengers.

C’est un personnage qui se montrera juste dans ses décisions et ses propos, à la fois redoutable et imprévisible. MARVEL STUDIOS aura pris soin de faire évoluer intelligemment son personnage, aussi bien physiquement que psychologiquement. Natasha aura ainsi une place déterminante au sein des Avengers, nourrissant des intérêts similaires à Captain America.

Le futur spin-off de Black Widow prévu pour mai 2020 se montrera digne d’intérêt : MARVEL s’inspirera-t-il des comics pour retracer l’histoire mouvementée de l’ex-espionne soviétique, ou tournera-t-il ce passé à son avantage ?

Enigmatique mais populaire, Black Widow aura servi pour de nombreuses opportunités dans les comics. À la fois vecteur de propagande puis héroïne redoutable, le personnage aura également su évoluer d’une manière très protocolaire à l’écran, passant intuitivement de simple personnage secondaire dans certaines sagas, à un membre incontournable et emblématique des Avengers : de quoi rendre hommage à son passé dans les comics, dont l’évolution aura été similaire à l’écran.

Ainsi, Black Widow aura le droit à son propre spin-off en 2020, et se lancera dans la bataille de la dernière chance aux côtés du Captain dans Avengers : Endgame le 24 Avril prochain.

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Dossier : Comics

Shazam – Le personnage

Saviez-vous que son nom d’origine n’est autre que Captain Marvel ?

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Le personnage Shazam dont le film du même nom s’apprête à investir nos salles obscures et, très certainement, submerger le box-office mondial ne manque pas d’avoir sa petite histoire trollesque !

En effet, jusqu’en 2011 Shazam était en réalité appelé Captain Marvel. Bien que pour des raisons commerciales il était connu sous Shazam ! ou Shazam. Créé par C. C. Beck et Bill Parker, et apparu pour la première fois dans le numéro 2 de Whiz Comics en 1940. Ce héros de Fawcett Publications est publié ensuite dans le comics Captain Marvel Adventures qui lui était dédié. Oui, son personnage est conçu à l’origine avec l’idée de « narguer » Marvel.

Captain Marvel Adventures va connaître un succès sans précédent pour l’édition de comics de l’époque, publiés entre 1941 et 1953, la série de comics connaîtra un record de 14 millions d’exemplaires vendus en 1944. L’histoire prend cependant une tournure fâcheuse puisque DC Comics attaque Fawcett Publications pour plagiat et met un terme à son ascension en 1953. Shazam ayant été reconnu coupable de plagier Superman. Le personnage sera racheté par DC Comics en 1972 et s’appellera définitivement Shazam en 2011 avec la sortie de The New 52.


LES POUVOIRS DE SHAZAM

Shazam dispose des pouvoirs d’un personnage biblique et de quatre personnages de la mythologie grecque et d’un personnage de la mythologie romaine qui font de lui l’un des êtres les plus puissants de la planète :

  • La sagesse de Salomon : Shazam dispose de vastes connaissances scientifiques, y compris les langues les plus connues et les sciences et est capable de déchiffrer les hiéroglyphes. Sa grande intelligence lui permet d’agir avec le maximum d’efficacité en toutes circonstances. Il agit toujours pour le bien.
  • La force et la puissance d’Hercule : sa force physique est surhumaine, équivalente à celle de Superman, il peut déplacer des immeubles ou des tanks, voire des gigantesques montagnes.
  • L’endurance d’Atlas : invulnérable, il n’a pas besoin de se nourrir, boire, dormir ou respirer (ce qui lui permet de survivre indéfiniment dans le vide spatial), il peut résister à des impacts très violents qui pourraient tuer un humain normal.
  • La foudre de Zeus : totalement invulnérable à la magie, Shazam peut invoquer la foudre divine et la manipuler à sa guise.
  • Le courage d’Achille : Shazam ignore la peur et ne doute jamais du bien-fondé de sa cause. Il est extrêmement résistant aux attaques télépathiques, son esprit possède l’une des meilleures défenses mentales du monde de DC.
  • La vitesse de Mercure : doté d’une vitesse de déplacement et de réflexes surhumains, Shazam est également capable de courir et de voler à la vitesse de la lumière, c’est l’un des personnages les plus rapides de l’univers de DC avec Flash et Superman.

Le film Shazam sortira le mercredi 3 Avril au cinéma. Notre critique en ligne.

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