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CRITIQUE- PACIFIC RIM UPRISING : RÉVOLTE RÉUSSIE ?

Notre critique sans spoilers de Pacific Rim: Uprising

Publié

le

Lecture 5 mins.

Faisant suite au premier volet de Guillermo Del Toro précédemment sorti en 2013, Pacific Rim : Uprising a été cette fois orchestré par le réalisateur américain Steven S. DeKnight, avec un seul et même objectif : être à la hauteur du premier volet du scénariste espagnol.

Ce changement a-t-il été réalisé avec brio aux yeux des fans ou est-ce là une profonde déception pour ce second volet ?

 

UN ATOUT MAJEUR : LE CASTING

On avait peur de la sortie de ce second opus, notamment avec « la relève », qui laissait présager le remplacement de la majorité des acteurs du premier volet par d’autres ; et il y a eu du nouveau, certes, et pas des moindres ; John Boyega (alias Jake Pentecost) maîtrise parfaitement bien son rôle : personnage cynique issu de la petite délinquance, officier pilote de Jaeger lorsqu’il reprend du service, il réussit à incarner les différentes facettes de son personnage, sans trop d’humour déplacé lourd à la longue, un gros point fort du film.

Vient également l’incontournable Scott Eastwood, alias Lambert, héros de la guerre contre les Kaiju, toujours au top dans son rôle, bien que celui-ci paraisse plus au second plan dans ce second opus.

On retrouve aussi avec plaisir Rinko Kikuchi (Mako Mori), Charlie Day (Docteur Newton) et Burn Gorman (Docteur Hermann) qui auront également leur importance dans le film.

« La relève » se compose quant à elle de jeunes acteurs, tels que Caillee Spaeny (Amara), plutôt correcte dans son rôle, bien que cette jeunesse semble difficilement emballer les fans de la franchise.  

 

UN PACIFIC RIM QUI REMPLIT UNE NOUVELLE FOIS SON RÔLE

Avec encore et toujours le fameux studio américain Legendary principalement aux commandes de ce second volet, Pacific Rim : Uprising nous en met une nouvelle fois plein la vue : les effets spéciaux et les couleurs sont au top et meilleurs que le premier. Les combats sont toujours aussi réalistes et prenants : l’expérience 4Dx se marie d’ailleurs très bien avec l’ambiance et le dynamisme du film, notamment lors des combats, si bien qu’il est difficile de s’imaginer retourner le revoir sans.  S’il y a bien une chose que les fans de Pacific Rim ne doivent pas rater avec ce second opus, c’est bien l’expérience 4Dx. Toutefois, la 3D ne semble pas être aussi efficace que sa grande sœur, bien plus entrainante.

On se réjouit également d’entendre dans ce second volet la fameuse musique de Ramin Djawadi, indissociable de la franchise, bien qu’il faille attendre l’heure de film (et le générique de fin) pour (enfin) en profiter et se remémorer avec nostalgie le premier épisode.

En bref, tout ce qui fait un bon Pacific Rim est réuni : des combats serrés et entraînants, des effets spéciaux avec quelques bons ralentis bien placés et des explosions à n’en plus finir, du Kaiju super badass, des Jaeger toujours plus innovants (sans oublier Gipsy, toujours présent) et un danger qui menace le monde se profilant à l’horizon.

 

UNE HISTOIRE MALGRÉ TOUT CONTRASTÉE –SANS SPOILERS-

La difficulté de ce second film a été de ne pas faire doublon avec le premier : éviter le schéma répétitif  Brèche – Kaiju – Jaeger – monde sauvé  ne fut pas une mince affaire pour Steven S. DeKnight. Bien qu’il ait réussi à créer le suspense et le rebondissement au cours du film, l’histoire dans sa totalité n’est pas si entrainante qu’elle en a l’air.

La majorité de l’intrigue se propage autour du progrès technologique, qui veut que les Jaeger deviennent des robots autonomes (des drones, tout simplement) contrôlés à distance afin de remplacer les pilotes, développés par la société Shao Corporation, avec à sa tête Liwen Shao et le Docteur Newton. Bien entendu, ce n’est pas un spoiler de vous dire que ça ne tourne pas comme prévu, et que les drones deviennent incontrôlables. Jusqu’à la moitié du film, on croit alors que l’on va assister jusqu’à la fin à des combats entre Jaeger à la Transformers, mais heureusement, des rebondissements nous permettent de retrouver nos bons vieux Kaiju et également un Pacific Rim potable.

Le second mauvais point du film est du à cette « nouvelle génération » de pilotes, les cadets, des jeunes en fin d’adolescence BEAUCOUP trop sûr d’eux, formés sur la base militaire de Chine au pilotage des Jaeger par Lambert entre autres, et entrainés à la dérive. Les fans de la franchise l’auront peut-être remarqué, mais pourtant sans expérience de combat, ils se débrouillent mieux dans un Jaeger  face à plusieurs Kaiju que les anciens pilotes expérimentés du premier film lors de leur combat près d’Hong Kong contre deux Kaiju (l’un des deux arrivants quand même plus tardivement), où ils sont d’ailleurs tous morts… (Souvenez-vous des Jaeger Cherno Alpha (russie) ou Crimson Typhoon (Chine)). Petit questionnement philosophique en suspend à ce sujet donc…

Enfin, le film paraît bien moins sombre que le premier; même si la dernière partie du premier film se déroule la nuit, ce qui renforce son aspect « sombre », il y a quand même moins de suspense sur la fin du second opus : les personnages semblent prendre moins au sérieux la menace (surtout notre fameuse « relève »), particulièrement au cours des combats, ce qui désacralise l’aspect tragique du film. On regrette aussi que la célèbre musique du film ne rythme pas les phases d’action.

 

Note GeeksLands : 7/10

Malgré quelques points qui rendent à mon goût Pacific Rim : Uprising moins prenant que le premier, il reste tout de même un bon film ; l’apprécier ou le détester demeure néanmoins un avis plutôt subjectif, même pour les fans de la saga. La scène post-générique laisse présager une suite, qui l’on espère fera cette fois l’unanimité. Cela dit, l’expérience 4Dx reste tout de même un atout majeur qui apportera au film un dynamisme supplémentaire et le rendra beaucoup plus prenant. Pensez-y si vous en avez la possibilité.

 

Il n’existe que 11 cinémas disposant de salles 4Dx en France, n’oubliez pas de vous renseigner si vous voulez tenter l’expérience!

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You vs Wild : Critique de la série interactive avec Bear Grylls !

Publié

le

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Lecture 2 mins.

Sortie sur Netflix le 10 Avril. « You vs Wild » est une série dont VOUS êtes le héros (comme le fut l’épisode de Black Mirror : Bandersnatch) sauf que cette fois-ci c’est sur une série complète où vous pourrez mettre le pauvre Bear Grylls, le célèbre aventurier britannique, à rude preuve au travers de multiples aventures. Récupérer un venin provenant des trois créatures les plus dangereuses de la planète, retrouver un chien sauveteur égaré dans des montagnes enneigés, retrouver une doctoresse perdue dans la jungle, rejoindre la civilisation à partir d’un lieu méconnu… Les missions seront multiples via les 9 épisodes de la série, et c’est vos choix qui impacteront les capacités de Bear à pouvoir poursuivre ses missions dangereuses.

C’est vous le héros de ces multiples aventures !

Netflix pousse une fois encore, l’interactivité à son paroxysme. La série « You vs Wild » va encore plus loin que Bandersnatch puisque Bear Grylls, cette fois-ci, interagit directement avec vous. Il juge vos choix, vous remercie quand vous avez bien choisi, vous fait part de ses doutes et de ses incertitudes… Au-delà de vos traditionnels dilemmes pour avancer dans votre quête, il entretient un rapport direct et privilégié avec vous, rendant l’interactivité de la série beaucoup plus folle.

Vos choix impacteront directement le futur de votre aventure. Ainsi, vous pourrez vite être démunis si vous faites un mauvais choix au début d’un épisode. Mais pas de panique, en cas d’erreur, vous pouvez directement reprendre l’aventure à votre dernier dilemme.

Authenticité de la série oblige, vous ne mettrez jamais Bear Grylls par votre choix dans une situation mortel mais attention quand même, certaines de vos décisions peuvent directement freiner l’aventure…

Exemple des choix que vous aurez à réaliser…

Unique bémol, les épisodes se finissent bien trop rapidement. Si vous avez du temps devant vous, il vous faudra à peine plus de deux heures pour terminer la série. Enfin, malgré la multiplicité des décors, les actions restent souvent assez semblable, et un effet de répétition casse souvent le rythme de la série. On note toutefois une bonne volonté des auteurs de multiplier les moments interactifs pour toujours garder en haleine son spectateur, et ça rend le produit final vraiment dynamique.

On vous invite malgré tout à vous lancer dans l’aventure « You vs Wild ». 

8 Geeks Lands
0 Internautes (0 Votes)
Points positifs
  • Une interactivité jamais vue
  • Pousse l'interactivité plus loin que Bandersnatch
  • Des aventures passionantes
  • Points négatifs
  • Une durée de vie assez courte
  • Conclusion
    Proposant une interactivité d’un genre nouveau, devenir le co-protagoniste d’une série de survie est vraiment énorme, encore plus lorsque c’est vous qui donnez des directives à Bear Grylls. Netflix propose un divertissement d’un genre nouveau, qui reste complètement dingue et assumé ! A consommer de toute urgence !
    NOTE8
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    « Mon Inconnue » — Revue rapide

    Publié

    le

    par

    Lecture 1 min.

    MON INCONNUE d’Hugo Gélin

    Avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Laverhne, Camille Lellouche

    Synopsis : Du jour au lendemain, Raphaël se retrouve plongé dans un monde où il n’a jamais rencontré Olivia, la femme de sa vie.
    Comment va-t-il s’y prendre pour reconquérir sa femme, devenue une parfaite inconnue ?

    Critique : Partant d’un postulat de départ très axé « romance », le long-métrage d’Hugo Gélin parvient à sortir du carcan des stéréotypes faciles propices à ce genre de films. Le film parvient à étonner par une coloration comique poussé à l’extrême (via le personnage de Benjamin Laverhne) et qui fonctionne ! De légère incursions de séquences d’actions dans l’imaginaire du personnage restent aussi assez surprenants. Malgré tout, « Mon inconnue n’évite pas certains écueils dramatiques et facilités scénaristiques pour faire avancer son intrigue. Il reste malgré tout un film assez frais et vivace, qui tente de proposer quelques séquences assez sympathiques, sans toutefois profondément révolutionner le genre. À voir !

    En résumé
    7.5 Geeks Lands
    Internautes 0 (0 Votes)
    Points positifs
  • Une comédie qui tente d'innover et de sortir des clichés.
  • Une bonne dose d'humour
  • Points négatifs
  • Quelques longueurs
  • Un dénouement (trop) facile
  • NOTE7.5
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    Nos critiques

    Critique – Simetierre, l’une des meilleures adaptations de Stephen King de ces 10 dernières années ?

    Publié

    le

    par

    Lecture 2 mins.

    Les superhéros sont plus que présent ces derniers mois dans le box-office, les films d’auteur attendent le Festival de Cannes pour pointer le bout de leur nez, heureusement, Simetierre, la 45 ème adaptation d’un roman de Stephen King débarque dans nos salles obscures pour nous faire trembler.

    Synopsis : Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s’installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière caché au fond des bois. Peu après, une tragédie s’abat sur lui. Creed sollicite alors l’aide d’un étrange voisin, Jud Crandall. Sans le savoir, il vient de déclencher une série d’événements tragiques qui vont donner naissance à de redoutables forces maléfiques.

    Avant-Première de Simetierre aux cinéma Gaumont Opéra, Paris

    Après le Simetierre de Mary Lambert sorti en 1989 devenu culte, 2019 voit une nouvelle adaptation du livre éponyme de Stephen King par Kevin Kolsch et Dennis Widmyer. Près de 30 ans séparent les deux métrages, de quoi conquérir à nouveau l’ancienne génération et la nouvelle en proposant un scénario remanié et moderne qui offre en définitive une version aboutie plus qu’une simple retranscription 2.0.

    Simetierre réussit à se frayer un chemin entre la version cinéma de 1989 et le roman de Stephen King. Reprenant par-ci par-là des éléments du matériau d’origine, la nouvelle production de Paramount se veut originale et unique. La volonté d’adapter le roman tout en lui insufflant sa particularité propre en fait une des plus grandes adaptations du genre au cinéma.

    Les codes cinématographique horrifiques sont respectés, les sons et les bruitages prennent l’ascendant sur les cries et les voix afin d’impacter directement le spectateur et créer une ambiance dramatique. Le frisson est garanti, ajoutez à cela le dosage milimétré des CGI, les décors lugubres et l’addition offre un résultat digne d’être l’une des plus belles retranscriptions d’un Stephen King.

    Les frissons sont bien présents, avec des rebondissements inattendus et l’intrigue qui ne cesse de se dévoiler peu à peu jusqu’à la fin du film ou les dix dernières minutes vous tiennent en haleine.

    VERDICT
    8.5 Geeks Lands
    9 Internautes (1 Vote)
    Points positifs
  • Décors
  • Respect des codes du film d’horreur
  • Captivant du début à la fin
  • Points négatifs
  • Liberté scénaristique sur le roman
  • Conclusion
    Trente ans après la première adaptation de Simetierre, l'oeuvre reprend vie dans l'une des meilleures adaptations de Stephen King des dix dernières années.
    NOTE8.5
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