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BATMAN LE DÉFI (BATMAN RETURNS) – LA RETROSPECTIVE

De la suppression d’Harvey Dent en passant par les castings, le tournage et les anecdotes officieuses, vous saurez tout sur Batman Le Défi.

BATMAN LE DÉFI (BATMAN RETURNS) – LA RETROSPECTIVE
BATMAN LE DÉFI (BATMAN RETURNS) – LA RETROSPECTIVE

Quoi de mieux qu’une rétrospective sur le film culte « Batman Le Défi » (Batman Returns en VO) de Tim Burton pour la période de Noël ? Si vous avez grandi avec les Batman de Burton, ou si vous n’avez jamais vu cette œuvre gothique se déroulant pendant Noël, proposant deux des meilleures incarnations sur grand écran des plus célèbres némésis de Batman, cette rétrospective est faite pour vous.

LA GENÈSE DU PROJET

Suite au succès critique et public de Batman, ayant rapporté 413,34 millions de dollars dans le monde en 1989, Warner Bros souhaite lui offrir une suite. En 1991, le studio demande alors à Sam Hamm, scénariste de Batman, d’écrire le scénario, avec pour directive d’introduire le personnage de Robin, qui était à deux doigts d’avoir une apparition dans le premier opus, et celui du Pingouin. Warner, qui avait surveillé le travail de Tim Burton avec une pesante pression sur le tournage du premier opus, souhaite son retour à la réalisation. Réticent au plus haut point, Burton décline la proposition, considérant Batman comme son film le moins personnel, avec un souvenir de tournage très atroce. En effet, il n’avait pas une minute à lui, travaillant sept jours sur sept dans des conditions exécrables, avec l’impossibilité de prendre le moindre recul, sans parler du script qui changeait régulièrement. Le studio, conscient de l’ascension de Burton dans le milieu du septième art, comme en témoigne son dernier film à l’époque, Edward au mains d’argent, décide de lui offrir carte blanche. Le réalisateur, après une longue réflexion, accepte cette intéressante opportunité. 

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Il fait alors appel à Daniel Waters afin de réécrire le scénario, enlevant les personnages de Robin et Vicki Vale. Le personnage d’Harvey Dent est entièrement réécrit afin d’être remplacé par un antagoniste inédit du nom de Max Shreck, en référence au comédien Max Schreck ayant interprété Nosferatu dans le long-métrage expressionniste de Friedrich Wilhelm Murnau. L’explosion tuant Shreck à la fin de Batman Returns devait à la base défigurer le personnage initial d’Harvey Dent. Burton et Waters travaillent le traitement de Catwoman, qui n’était pas exploité à sa juste valeur dans le premier jet, d’autant plus que ce personnage est l’antagoniste favori du réalisateur après le Joker, bien que la frontière entre le bien et le mal soit parfois fine pour le personnage féminin. Pour une ultime réécriture concernant le background et la psychologie du Pingouin, il engage de manière officieuse Wesley Strick (scénariste de Coupable Ressemblance, Arachnophobie, Les nerfs à vif, Wolf). À noter que dans une des versions du scénario, Oswald Cobblepot découvrait que Max Shreck était en réalité son frère, ce dernier étant considéré par leur famille comme le bon fils privilégié.

Appréciant particulièrement les fêtes de Noël et d’Halloween, qu’il utilisera dans L’étrange Noël de Monsieur Jack, Ed Wood, Charlie et la Chocolaterie, etc., Burton décide de situer le récit entier de Batman Returns pendant la période de Noël. Pour les personnages du Pingouin et de Catwoman, il n’hésite pas leur donner apparence (pour le premier) et origine fantastique (pour la seconde). Très clairement, le réalisateur ne souhaite pas livrer une suite directe au premier Batman, préférant créer une tout autre version plus personnelle et complexe.

On note dans le film d’autres éléments récurrents de ses univers, tel le pont où les Cobblepot abandonnent le Pingouin (utilisation des ponts que l’on retrouve dans Beetlejuice, Les Noces Funèbres ou encore Sleepy Hollow), la cage de l’oiseau du Pingouin ainsi que la cage où est enfermé Max Shreck dans l’antre du Pingouin, sans oublier la cage d’Oswald bébé dans le prologue du film (cages et leurs symboles utilisés dans Sleepy Hollow et Sweeney Todd, sans oublier la cloche en verre dans laquelle est enfermé le papillon dans Les noces funèbres), le costume à rayures comme celui que porte Max Shreck ou encore le cirque du Triangle Rouge (cirques et fêtes foraines exploitées entre autres dans Ed Wood et Big Fish).

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LE CASTING

Michael Keaton se voit offrir la somme de 11 millions de dollars afin de reprendre le rôle du Chevalier Noir. Bien que Warner soit réticent à ce cachet, Tim Burton insiste en leur faisant comprendre que Keaton les mérite amplement, ce qui assurera définitivement son retour pour cette suite. Tout comme Keaton, Michael Gough et Pat Hingle reprennent leurs rôles respectifs d’Alfred et du commissaire Gordon.

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Pour le Pingouin et sa réécriture tragique et fantastique, la liste de casting contient les noms de Bob Hoskins, John Candy, Christopher Lloyd, Alan Rickman, John Goodman, Joe Pesci, Christopher Lee, Dean Martin et Dustin Hoffman, ce dernier étant le premier choix de Warner Bros. Tim Burton, lui, souhaite la présence de Marlon Brando pour ce rôle. Finalement, c’est Danny DeVito qui est désigné pour interpréter Le Pingouin. D’abord hésitant, il acceptera le rôle sur les conseils de son ami Jack Nicholson, celui-ci ayant bien sûr interprété le Joker dans le premier film, vantant également la passion de Tim Burton à la réalisation.

Burgess Meredith, l’inoubliable Mickey de la saga Rocky, mais aussi interprète du Pingouin dans la série Batman des années 60, doit incarner le père d’Oswald Cobblepot dans la scène d’ouverture. Hélas, très malade pendant cette période, il est remplacé par Paul Reubens, le Pee-wee Herman de Pee-wee Big Adventure, premier film de Tim Burton. Reubens interprétera de nouveau le père du Pingouin dans la série Gotham.

Pour le rôle de Max Shreck, industriel immonde et manipulateur, Burton désire engager David Bowie, déjà considéré pour interpréter le Joker dans le premier film. Un échange a lieu entre les deux, mais Bowie se voit contraint de décliner l’offre puisqu’il s’est engagé auprès de David Lynch pour Twin Peaks Fire Walk With Me dont le tournage est prévu sur la même période. L’authentique Christopher Walken (Voyage au bout de l’enfer, The King of New York, True Romance, Dangereusement Vôtre, Pulp Fiction) est alors engagé pour le rôle.

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Parmi les membres du Triangle Rouge, le comédien et contorsionniste Doug Jones est choisi pour interpréter le « clown maigre ». Par la suite, Jones a continué d’apparaître dans les adaptations de comics puisqu’il a incarné Pointe Man dans Mystery Men, le Surfeur d’Argent dans le médiocre Les 4 Fantastiques et le Surfeur d’Argent, ainsi que Abe Sapien dans les deux films Hellboy de Guillermo Del Toro (ainsi que L’Ange de la Mort dans le second opus).

Vincent Schiavelli, apparu entre autres dans Gatsby le Magnifique, Vol au-dessus d’un nid de coucou et Amadeus, se voit proposer le rôle du « joueur d’orgue », un autre membre du Triangle Rouge.

Concernant le rôle de Selina Kyle, Tim Burton engage Annette Bening suite à sa prestation dans Les Arnaqueurs, après les refus de Sigourney Weaver, Geena Davis et Jodie Foster. Souhaitant que sa Catwoman porte une combinaison noire, brillante et sexy avec des points de suture symbolisant la fragmentation du personnage, il charge les costumiers du premier opus, Bob Ringwood et Mary Vogt de cette création particulière, en étroite collaboration avec Annette Bening pour les essayages et les ajustements. Le corset du costume est créé par Phil Reynolds, spécialiste des tenues de ballet et opéra. Tombant finalement enceinte de son mari Warren Beatty, Annette quitte le projet à contrecœur. Inquiet et désespéré, Burton organise des castings de dernière minute, voyant défiler Raquel Welch, Jennifer Jason Leigh, Demi Moore et Nicole Kidman. Aucune d’elles n’étant retenue, le réalisateur poursuit son casting, jusqu’à ce que Sean Young (Blade Runner, Dune, Wall Street) qui avait été remplacée par Kim Basinger dans le rôle de Vicky Vale suite à une chute à cheval, lui demande de participer au casting. Burton refusant, celle-ci va jusqu’à enfiler une combinaison afin de se présenter aux studios Warner, interpellant un homme ressemblant à Burton sur le parking, puis s’introduisant dans le bureau du producteur Mark Canton, alors en pleine conversation avec Michael Keaton. Young bondit sur le canapé en disant « Je suis Catwoman ». Cette anecdote farfelue est depuis restée dans les annales. La liste de casting contient également les noms de Bridget Fonda, Susan Sarandon, Cher, Madonna et Michelle Pfeiffer (Scarface, Les liaisons Dangereuses, Wolf, Esprits Rebelles). Finalement, c’est cette dernière qui décroche le rôle tant convoité de Selina Kyle. Imaginant apparaître dans deux ou trois scènes uniquement, elle est agréablement surprise de découvrir le traitement de ce personnage fort à la psychologie complexe lors de la lecture du scénario.

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TOURNAGE ET COMPOSITION MUSICALE

Le tournage débute en Juin 1991. Pour les décors du film, Bo Welsh, directeur artistique ayant travaillé sur Beetlejuice et Edward aux mains d’argents, succède au talentueux Anton Furst. Ce dernier, décédé cette même année, avait remporté l’Oscar des meilleurs décors pour Batman. Bien que ses magnifiques décors soient conservés à Pinewood, Burton préfère utiliser les studios Warner à Burbank, afin que Welsh, selon ses directives, crée une tout autre Gotham City, dans un style expressionniste collant parfaitement à sa vision. En plus de ces décors et de la référence au comédien Max Schreck concernant le style et la culture allemande de l’époque, une allusion historique est faite dans le récit lorsque Shrek suggère au Pingouin de déclencher une catastrophe similaire à l’incendie du Reichstag, attentat déclenché par les nazis en 1933 afin de mettre fin à la République de Weimar. La sécurité de ce tournage est tellement élevée que Kevin Costner se voit refuser la visite des plateaux.

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Incarner de nouveau le personnage de Bruce Wayne/Batman est plus difficile que prévu pour Michael Keaton lors des trois premiers jours de tournages. Il se surprend à faire en quelque sorte une imitation de son interprétation du premier opus. Dès le quatrième jour, il aborde une nouvelle approche, plus naturelle, comme s’il incarnait le personnage pour la première fois. Au fil du tournage, il parle longuement de la psychologie de Bruce Wayne avec Tim Burton, demandant parfois à ce dernier de ne pas prononcer certaines répliques de son personnage qu’il jugeait trop superflues. Burton et lui-même tombent donc d’accord sur cette vision distante et mystérieuse du personnage. Ce choix, additionné à l’importante présence des protagonistes dans le récit a donné le résultat (parfois controversé) que l’on connait aujourd’hui : Batman relégué au second plan au profit du Pingouin, de Catwoman et de Max Shreck.

Elizabeth Sanders, la femme du cocréateur de Batman, Bob Kane, effectue un caméo à la quarante et unième minute, prononçant la fameuse réplique « He’s like a frog that become a Prince ».

Afin d’obtenir l’apparence du Pingouin, trois heures de maquillage et de pose de prothèses (visage et mains) sont nécessaires pour Danny DeVito, sans parler du costume grossissant à enfiler et des vêtements. DeVito a d’ailleurs interdiction de décrire à quiconque le maquillage du Pingouin, y compris à sa propre famille. Totalement impliqué dans son processus d’interprétation, DeVito reste immergé dans le rôle entre les prises. Quant à Catwoman, la combinaison moulante étant difficile à enfiler, Michelle Pfeiffer est obligée d’être enduite de talc. Le costume en place, l’air est aspiré, puis une couche de silicone y est étalée afin d’obtenir un rendu brillant. Afin de prévoir d’éventuelles déchirures du costume, que ce soit pendant les habillages ou sur le tournage, Bob Ringwood et Mary Vogt, fabrique une cinquantaine de combinaison pour Catwoman, d’une valeur de 1000 dollars pièce. Les costumes sont tellement serrés qu’ils empêchent Pfeiffer de respirer convenablement et d’entendre sa propre voix. Concernant la scène où le personnage met l’oiseau du Pingouin dans sa bouche avant de le relâcher, c’est un acte que Michelle Pfeiffer exécute réellement, et ce, sur plusieurs prises, au grand étonnement de Burton et de l’équipe du film. Pour le costume de Batman, Burton souhaite abandonner l’anatomie humaine afin d’avoir une allure plus simple et élégante ressemblant à une sculpture. Le duo de costumiers étudie des objets d’art déco afin d’intégrer ce style, ce qui donne un bat-costume aux lignes très structurées avec un rendu métallique sur certaines parties. Quant à la batmobile, celle du premier film conçu par Anton Furst est réutilisée et subit quelques modifications, dont une peinture non plus mate, mais brillante.

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Pour les tournages avec les véritables pingouins, les plateaux doivent être maintenus en permanence à -1 degré. Le récit se déroulant en hiver, ce procédé est également bénéfique pour certaines scènes puisqu’il permet d’avoir de la buée sortant de la bouche des comédiens. Bien entendu, les immenses pingouins sont incarnés par des comédiens de petite taille en costume. À cela s’ajoutent des marionnettes animatroniques. Pour l’occasion, Burton fait appel au fameux Stan Winston. Considéré comme le maître de l’animatronique, il est reconnu pour avoir donné vie aux androïdes de la saga Terminator, mais aussi pour avoir créé la Reine xénomorphe d’Aliens le Retour, les dinosaures de la trilogie Jurassic Park, le Predator, ainsi que pour avoir travaillé sur les maquillages du mythique clip Thriller de Michael Jackson. Son équipe est d’ailleurs responsable du maquillage du Pingouin. Cela est la seconde collaboration entre Burton et Winston, ce dernier ayant créé le maquillage, mais aussi l’effet spécial des ciseaux d’Edward aux mains d’argent. Ses créations étant tellement réalistes, il surprend sur le plateau un véritable pingouin endormi contre l’un des pingouins mécaniques.

Concernant la composition musicale, Burton fait de nouveau appel à Danny Elfman, lui permettant de prolonger le processus du score du premier opus tout en l’explorant de manière plus intense et personnelle. Les notes sont plus sombres et le style devient gothique et poétique, se mêlant parfaitement au récit et à la réalisation de Batman Returns. Elfman y met tout son talent et son cœur. Comme il le dit lui même, travailler sur un score est dix fois plus intense que d’être dans un groupe de rock. La composition se fait sur dix semaines, totalement immergées de midi à deux heures du matin chaque jour, sans lire ni écouter de musique afin de se donner corps et âme dans ce qu’il appelle une fusion entre la musique de film et la musique d’opéra. On se souviendra notamment des puissants et inoubliables « Birth of a Penguin » et « Selina Transforms », qui a nous a donné des frissons lorsque Selina, dans un accès de démence, saccage son appartement et crée son costume de Catwoman. Sans oublier le magnifique « The Cemetery », émouvant à souhait, ainsi que « Selina’s Electrocution » et « The Finale ». Mention spéciale à l’envoûtante chanson « Face to face » du groupe Siouxsie and the Banshees, co-composée avec Danny Elfman, utilisée lors de la scène de danse entre Selina et Bruce à la soirée costumée de Max Shreck juste avant la découverte de leurs alter ego respectifs, et entendue de nouveau dans le générique de fin.

À la demande de Warner Bros un mois avant la sortie du film, un plan montrant la réapparition de Catwoman regardant la projection du Bat-signal est tourné avec une doublure afin d’y être ajouté en guise de plan final. Le coût de ce tournage additionnel est de 50 000 dollars.

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À noter que pour le doublage français, Philippe Peythieu, doubleur entre autres d’Homer Simpson, prête sa voix au Pingouin après avoir doublé le personnage d’Alexandre Knox dans le premier opus. Il devient par la suite l’un des doubleurs officiels de Danny Devito, ainsi que celui du Pingouin dans la série animée Batman de Bruce Timm et Paul Dini, The Batman, Batman : l’alliance des héros, les films d’animation Batman contre Dracula et Batman : Assaut sur Arkham et les jeux vidéo Arkham City, Arkham Origins et Arkham Knight.

 

QUELQUES RÉPLIQUES DE BATMAN RETURNS

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OSWALD COBBLEPOT : Sache que tout ça n’est qu’un mauvais rêve. Tu es au lit bien blotti, bourré de tranquillisants dans le confort et le calme. Agonisant sous l’effet de carcinogènes que tu as personnellement vomis au cours de toute ta vie de profiteur. Tragique ironie, ou licence poétique ? À toi de me le dire.

MAX SHRECK : Mon Dieu, c’est vrai. L’homme-pingouin, créature des égouts.

OSWALD COBBLEPOT : Aussi étrange que ça puisse te sembler Max, toi et moi, on a quelque chose en commun. Toi et moi, on est perçus comme des monstres. Mais va savoir pourquoi, les gens respectent le monstre que tu es, alors que moi jusqu’ici, non.

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CATWOMAN s’adresse à un violeur : J’adore les grands types baraqués qui n’ont pas peur de jouer les durs devant une femme sans défense. Vas-y en douceur, c’est mon dépucelage.

 

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AGENT DE SÉCURITÉ 1 : C’est qui ça ?

AGENT DE SÉCURITÉ 2 : C’est quoi ça ? Je ne sais pas s’il faut ouvrir le feu ou s’il faut tomber amoureux.

CATWOMAN : Pauvres mecs, toujours en train de confondre vos pistolets et vos parties.

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SELINA KYLE : Des petites amies ?

BRUCE WAYNE : Bien sûr. Oh, vous pensez à du sérieux. Non. Une fois, un fiasco.

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SELINA KYLE : Pour quelle raison ? Attendez, je crois savoir. Vous lui faisiez des mystères.

BRUCE WAYNE : Non, je lui racontais tout.

SELINA KYLE : Ah ? Et elle a eu peur de la vérité ?

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BRUCE WAYNE : Et bien, il y a deux vérités. Elle avait du mal les concilier parce que j’avais moi-même du mal… à les concilier. Et si Vicki a cru que…

SELINA KYLE : Vicki ? Hôtesse de l’air ou patineuse ?

BRUCE WAYNE : Non, c’était une reporter-photo. 

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SELINA KYLE : Mais avait-elle raison de penser que vous viviez mal votre dualité ?

BRUCE WAYNE : Si je vous dis oui, vous allez tout de suite penser à un dédoublement, à Mister Hyde et au docteur Jekyll… alors je ne pourrais plus vous embrasser

SELINA KYLE : Ce sont les gars qui se prétendent normaux qui vous déçoivent. Les dingues, ça ne fait jamais peur, avec eux c’est l’amour fou.

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ALFRED : N’oublions pas de réparer la batmobile, tout cela sous le sceau du secret. Hors de question de conduire votre joyau chez le premier ferrailleur venu.

BRUCE WAYNE : Le sceau du secret ? Qui a fait rentrer Vicki Vale dans la batcave ? J’étais assis, je travaillais, tout à coup je me retourne, elle était là. « Oh salut Vick, entre donc ».

 

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OSWALD COBBLEPOT s’adresse à Catwoman : Extraordinaire. Tu es la Belle et la Bête réunies dans un seul et succulent cadeau de Noël.

  

OSWALD COBBLEPOT : Je suis présent en personne pour chercher le fiston chéri de Gotham, Monsieur Chip Shreck. Tu viens avec moi, le malabar champion en toute connerie, tu mourras au tréfonds des égouts.

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MAX SHRECK : Pas Chip. Si vous avez une once d’humanité, prenez-moi à sa place.

OSWALD COBBLEPOT : Je n’en ai pas, alors c’est non.

 

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OSWALD COBBLEPOT : Vous êtes jaloux parce que je suis un vrai monstre et que vous, vous devez porter un masque.

BATMAN : C’est bien possible.

 

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BATMAN : Livrons-le à la police. Et rentrons à la maison, ensemble. Selina, vous ne voyez pas ? Nous sommes pareils… Nous sommes pareils, doubles, chacun de nous est deux.

CATWOMAN : Bruce. J’aimerais tellement rentrer avec vous dans votre château, comme dans tous les vrais contes de fées. Elle griffe Bruce au visage. Mais je crois que je ne le supporterais pas, ce ne sera pas ce qu’on appelle un happy end.

 

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BOX-OFFICE, CRITIQUES ET POTENTIELLES SUITES 

Lors de sa sortie en salles, Batman Returns est le premier long-métrage à bénéficier de la technologie Dolby Digital. Pour son week-end d’ouverture aux États-Unis, il engrange 47,7 millions de dollars, un record. Le film rapporte 163 millions de dollars aux États-Unis après 18 semaines en salle, pour obtenir au final une recette mondiale de 266 millions de dollars, soit 40 % de moins que le premier opus.

Le film, jugé trop sombre, divise les critiques, et les exécutifs de Warner Bros y sont très attentifs, tout en étant déçus et en colère contre Burton. Le merchandising est très varié, allant des jouets aux déguisements en passant par l’adaptation du film en comics. Sans oublier le jeu vidéo, très fidèle au long-métrage, sorti sur Master System, Game Gear, Mega Drive, Mega-CD, Nes, Super-Nes, Amiga et Atari Lynx, en plus de la version MS-DOS.

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Tout cela permet de rapporter beaucoup de dollars, malgré les controverses. En effet, suite à la sensualité exacerbée de Catwoman, ainsi que de nombreux sous-entendus sexuels et le fameux liquide noir verdâtre et visqueux sortant de la bouche du Pingouin, des associations ainsi que plusieurs parents se plaignent du film. McDonald’s ira même jusqu’à enlever les jouets dérivés de ses Happy Meal. Conscient de ces retours, en plus des critiques mitigées et du semi-échec au box-office, Warner Bros n’accordera pas la réalisation du troisième opus à Tim Burton, pourtant motivé à l’idée de prolonger sa vision. Le studio souhaite en conséquence adopter une nouvelle optique pour les futurs films, avec une vision plus accessible et lumineuse. Ce qui donnera en 1995 le médiocre Batman Forever (dont le peu de scènes sombres et psychologiques a été enlevé au montage par le studio), et le nanardesque Batman et Robin en 1997. Il est important de constater que Warner emprunte aujourd’hui le même chemin avec le DC Films. Suite aux critiques sur Batman V Superman (bien que le studio soit responsable de la coupe de 30 minutes au montage, heureusement réintégrées pour la version Blu-ray du film de Zack Snyder), Warner vise une direction plus lisse et superficielle, comme le prouve en partie l’approche du long-métrage Wonder Woman, et surtout, le nouveau traitement infligé à Justice League. Le parallèle avec la situation des années 90 est donc troublant et agaçant.

Selon les rumeurs, le troisième opus que Burton avait en tête aurait introduit un Homme-Mystère incarné par Micky Dolenz ou Robin Willliams, et une Double-Face qui aurait été la suite du traitement d’Harvey Dent de son premier Batman, incarné de nouveau par Billy Dee Williams, ainsi que l’Épouvantail. Pour ce dernier rôle, Johnny Depp était le premier choix de Burton. Le récit se serait également déroulé pendant la fête d’Halloween, de manière bien plus poussée que Batman Forever, ce qui n’est pas étonnant connaissant le réalisateur.

Un film centré sur la Catwoman de Batman Returns fut envisagé durant plusieurs années. Daniel Waters avait même écrit une version complète du scénario, mais le projet fut abandonné, Warner préférant se consacrer à la vision « grand public » du Chevalier Noir après le succès de Batman Forever.

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