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Review sans pitié

Review sans pitié #5 : Castle of Illusion starring Mickey Mouse sur Mega Drive

Review de Castle of Illusion sur Mega Drive !

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Lecture 7 mins.

Ce jeu fait sans conteste partie des plus grands de la console.

Quand Sega cherchait des mascottes pour sa console, il a pu bénéficier de toutes les grandes figures de la culture populaire des états-unis comme Ayrton Seynna le pilote de formule 1, Joe Montana un joueur de football américain ou encore le grand Michael Jackson. Disney ne fait pas exception et pour marquer le coup, c’est sa plus grande mascotte qu’il accorde à Sega afin d’en faire un jeu qui restera dans les mémoires. Retour sur le premier grand succès de Disney en jeu vidéo. 🙂

Qui dit premier grand succès ne veut pas dire premier jeu tout court, Disney a commercialisé un très grand nombre de jeux avant cela notamment sur NES et Master System comme Adventures in the Magic Kingdom, un party-game qui se déroule à Disneyland en Floride, ou encore l’inénarrable Ducktales tiré de la célèbre série télé La Bande à Picsou. Cela dit, il est plus que probable que ce soit Castle of Illusion qui ait lancé le studio d’animation dans le jeu vidéo. Enfin, combinez ce succès sur console de salon avec le carton du troisième âge d’or de Disney, soit l’arrivée en salles de La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion et bien d’autre

Pour ce qui est du jeu, je suis globalement ravi. L’ensemble du jeu témoigne du charme inégalé de la fin des années 1990. La performance et la nouveauté des graphismes 16Bits combinée à un scénario tout à fait classique et dans la norme. La sorcière Mizrabel, jalouse de la beauté de Minnie, a enlevé cette dernière pour prendre possession de son corps, Minnie héritant du corps de la sorcière. Mickey décide de partir à sa rescousse alors qu’elle est retenue dans le mystérieux château des illusions. Il devra récupérer sept gemmes magiques qui lui permettront d’accéder au repaire de Mizrabel et sauver sa bien-aimée.

Un scénario tout à fait classique, on ne risque pas de s’emmêler les pinceaux avec une trame aussi simple. Un bon point !

Pour ce qui est du système de jeu, c’est une plateforme tout ce qu’il y a de plus simple. Vous pouvez sauter, et ce très haut même. Vous pouvez ramasser des items qui vous serviront de projectiles, notamment des pommes. Enfin, je dis ça, mais dans le premier niveau qui se déroule dans une forêt, ayant été plus ou moins traumatisé par Les Schtroumpfs sur la même console, quand j’ai vu les pommes pour la première fois j’avais peur qu’elles me tombent dessus et je n’osais pas avancer ! : D bon bref, pour se débarrasser d’un ennemi, cela ne fonctionne pas à la manière d’un Super Mario Bros. mais plutôt comme un Ducktales. Quand vous sautez sans appuyer sur aucun autre bouton sur un ennemi, vous perdez de la vie. Pour toucher ce dernier, il faut appuyer sur bas (un peu comme Picsou et sa canne). Mais vous pouvez également vous servir des projectiles qui se révèlent d’ailleurs très utiles contre les boss. Vous devez parcourir le monde avec trois vies, mais rassurez-vous, vous ne serez pas en manque puisque bon nombre d’entre elles sont présentes dans les niveaux. De plus, si vous perdez une vie alors que vous veniez d’en ramasser une, celle-ci réapparaîtra. De quoi se rattraper donc si on a tendance à être perturbé devant les phases de plates-formes intenses. Et si vous perdez malgré ça, vous bénéficiez tout de même de contenus.

Un système et une physique très bien pensée qui permet une prise en main quasi immédiate. De plus, la très grande variété des ennemis qui changent d’un monde à l’autre apporte une vraie expérience diversifiée. En effet, les différents niveaux que vous enchaînez sont en fait des pièces du château, une fois le boss battu, la porte de la pièce disparaît et vous pouvez accéder à la pièce suivante. Très original. Cela fait penser aux tableaux de Super Mario 64 dans lesquels il fallait sauter pour aller vers un stage. Peut-être que Nintendo a pioché l’idée ?

Pour ce qui est de la durée de vie, je suis assez partagé. Il n’existe que cinq mondes au total ce qui est peu, mais chacun de ces mondes est divisé en plusieurs niveaux. J’aime beaucoup la façon dont ces niveaux sont découpés, le premier et le deuxième niveau en témoignent d’ailleurs. Cela me fait grandement penser au film Fantasia. Après c’est vrai que cinq mondes c’est relativement court, le premier Sonic the Hedgehog à titre comparatif avait sept mondes divisés en trois niveaux, ce qui est déjà plus conséquent. D’ailleurs le jeu a même été porté sur la console 8Bits de Sega, la Master System et cette version disposaient d’un niveau supplémentaire ! C’est vraiment dommage…

Il m’a fallu un après-midi pour finir le jeu, comptez quelques heures donc pour terminer l’aventure principale en mode normal. Sachez toutefois qu’il existe également un mode facile pour les débutants et un mode difficile pour les joueurs plus aguerris. Bon personnellement je n’ai pas osé m’y aventurer plus de deux minutes vu la fréquence de mes morts…

Pour le côté son, je n’ai absolument rien à dire. Les musiques sont superbes et parfaitement adaptées aux ambiances posées par les niveaux. Je suis notamment très fan de la musique contre les boss. D’ailleurs le premier boss fait beaucoup penser au combat contre l’arbre de Kirby’s Dream Land, que ce soit par son atmosphère ou même la musique dynamique. De plus, le processeur sonore de la Mega Drive est très impressionnant par certains moments, notamment avec le niveau dans la tour de l’horloge (qui n’a rien à voir avec la musique du même niveau sur la version Master System). Bref, j’adore.

Enfin passons au nerf de la guerre, les graphismes. C’est juste magnifique. La transition avec les consoles 8Bits est incroyable et un enfant de cette époque devait littéralement être émerveillé par de tels changements. Les arrières plans et niveaux sont superbement détaillés, les ennemis variés, même que certains niveaux changent d’ambiance en plein milieu, par exemple dans le niveau un où l’on passe d’une forêt ensoleillée à un bois sinistre de nuit.

Les animations sont parfaitement fluides et ne gênent à aucun moment les phases de plate-forme comme pouvait le faire son cousin débile Fantasia. Pour résumer, les animations de Fantasia étaient très détaillées, mais très lentes ce qui rendait le jeu extrêmement difficile. Ici elles sont tout aussi fluides, mais elles ont le mérite d’être rapides et pratiques.

Bon j’émets tout de même une petite réserve sur l’apparence de Mickey. Autant le personnage haut en couleur est parfaitement retranscrit, autant j’ai du mal avec son visage. Je trouve son regard et son sourire un peu étrange. Mais bon ça n’engage que moi. C’est plus agréable de contrôler un personnage souriant qu’un énième militaire solide et burné qui tire la gueule.

Pour conclure, Castle of Illusion est un excellent jeu. La difficulté est bien dosée, les phases de plate-forme sont maîtrisées, les graphismes impeccables et les musiques superbes. Il s’agit d’un des premiers grands classiques de la console avant qu’elle ne connaisse son apogée avec la sortie des premiers Sonic et autre grand jeu qui feront la fierté de la console comme Aladdin, After Burner II ou Phantasy Star III. En deux mots comme en mille : à essayer !

Note personnelle : 18/20

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Review sans pitié #7 : Dofus sur PC

Review du célèbre MMORPG Dofus.

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le

Lecture 10 mins.

Revenir sur le phénomène Dofus… Autant vous dire que rien qu’en réactivant mon compte j’ai un pris un de ces coups de vieux !

Comme j’ai pu le préciser dans ma review sur la série Wakfu, il faut bien comprendre qu’au début des années 2000, Dofus était un nouvel embranchement du MMORPG et personne d’autre ne l’avait emprunté. À côté des légendaires World of Warcraft et League of Legend, il faut dire que le français s’impose au monde du jeu en ligne tel un colosse inébranlable. Je vous propose donc de revenir sur ce jeu fantastique, chef d’œuvre qui prouve une fois de plus que les français ont vraiment un savoir-faire inégalé en terme de création de jeux 😉

Parler de Dofus aujourd’hui c’est assez difficile puisque comparé à World of Warcraft qui n’a connu qu’une seule version suivi d’innombrables extensions, il y a eu deux versions de Dofus. La première version, plus connue sous le nom de la version 1.29 et la dernière en date du 23 juin 2015. Je vais donc me concentrer ici sur la version la plus accessible aujourd’hui, la version actuelle. Bien que je n’ai aucunement l’intention d’omettre des petites références ici et là à son aïeul.

L’île de Nowel… Quand je pense que je n’y ai jamais mit les pieds… Va falloir rattraper ça !

Commençons avec l’univers et le scénario. Comme tout bon RPG, il faut un bon scénario et un univers cohérent. Pour résumer de manière simpliste la trame du jeu, vous vous trouvez dans le Monde des Douze où les Dofus, six œufs de dragons aux pouvoirs sans limites, ont été dérobés et il vous incombe à vous, aventurier lambda du dimanche de les retrouver ! Le synopsis est simple et peu élaboré, cela ressemble à une quête d’un obscur RPG de l’âge de la Master System mais comme je le disais, un RPG se doit également d’avoir un univers cohérent. Pas forcément détaillé mais au moins suffisamment bien réalisé pour qu’il puisse attirer par son ambiance à elle seule. C’est toujours mieux quand c’est détaillé bien sûr, ça permet de comprendre la géopolitique du monde où on se trouve comme les conflits entre Orgrimmar et Hurlevent par exemple. Eh bien le moins que l’on puisse dire c’est que les scénaristes de l’univers de Dofus s’en sont donnés à cœur joie !

Le Monde des Douze est vaste et comme dans Wow, on ne peut pas traverser une forêt sans tomber sur une petite cabane avec un ou deux PNJ, chacun ayant ses petites répliques. Les références au monde réel foisonnent, allant de la parodie au réel hommage à la culture geek. Certains personnages sont traités avec une particulière attention (surtout depuis le carton de la série Wakfu) et la complexité de l’écriture du monde est saisissante tant elle est bien ficelée. Sans compter un humour aujourd’hui presque omniprésent, ce qui casse avec la tendance à passer tous les dialogues des PNJ, on a vraiment envie de se plonger dans l’épopée de chaque personnage pour rire un bon coup. Enfin, un peu comme dans Wow d’ailleurs, vous devrez choisir un camp entre deux cités rivales, Bonta et Brakmar. Que la meilleure cité gagne les gars 😉

Bon l’univers c’était l’étape facile, vu que tout le monde s’accorde à dire pour que Dofus soit un chef d’œuvre scénaristique au point d’en avoir inspiré un grand nombre d’œuvres dérivées comme des mangas, des bandes dessinées, des livres et surtout un film ! Maintenant passons à quelque chose de plus délicat, le gameplay. À côté des fulminants Guild Wars 2 et Final Fantasy XIV, plutôt que de céder aux sirènes de la 3D en temps réel, Dofus opte pour un aspect en 3D isométrique avec un monde affiché en tableaux, un peu comme dans le premier The Legend of Zelda sur NES. Mais petite spécificité, le cœur du jeu repose sur des combats au tour par tour. Au début d’un combat, vous pouvez vous positionner sur les cases rouges et les ennemis sont sur les cases bleues. Une fois que le combat commence, vous pouvez vous déplacer librement selon un certain nombre de points de mouvements et lancer des actions et sorts en fonction des points d’actions. Vous avez environ une minute pour réagir à votre tour, et des objectifs secondaires apparaissent de temps à autre dans le but d’obtenir plus d’expérience.

Le système de combat est assez intuitif, pour peu que vous ayez choisi une classe simple à jouer.

Pour ce qui est des sorts, ils varient en fonction de la race que vous avez choisie. À l’époque c’était simple tiens, ça s’appelait le Monde des Douze parce qu’il y avait douze races. Respectivement les Ecaflips, les Eniripsa, les Iops, les Crâs, les Feca, les Sacrieurs, les Sadidas, les Osamodas, les Enutrofs, les Srams, les Xelors et les Pandawas.

Chaque classe a sa particularité, ses sorts propres et sont plus ou moins difficile à maitriser en fonction du degré de stratégie qu’elles requièrent. Depuis la saison 2 de Wakfu, sont apparues six races supplémentaires. Les Roublards, les Zobals, les Steamers, les Eliotropes, les Huppermages et les Ouginaks. Tous surfant plus moins sur le succès des animés produits par Ankama.

Je ne vais pas détailler toutes les classes ni les différencier par rapport à la première version du jeu, il faudrait écrire un vrai bouquin sur le sujet pour ça et je ne suis pas assez bon dans le jeu pour ça. Cependant, je vous assure que les mécaniques de gameplay sont très ingénieuses. Pour commencer une aventure d’ailleurs, je vous recommande de choisir un Crâ, une sorte d’archer très efficace à courte et à longue portée.

De plus, un MMORPG ne se résume pas simplement qu’à du combat, c’est toujours plus riche que cela. Et comme dans beaucoup d’autres, il est possible de choisir des métiers répartis en deux catégories, les métiers d’artisanat et les métiers de matière première. Vous pourrez ainsi avoir plusieurs métiers en fonction de votre niveau, produire des matières nécessaires à la création de stuff plus performant par exemple.

Dernier aspect, le PVP (Player Versus Player, ou Joueur contre Joueur). Il est possible de se confronter en duels mais pas que. Vous pouvez créer ou intégrer une Guilde, avec celle ci vous pouvez acheter une maison dans le domaine du jeu en guise de quartier général. Trouvaille géniale au passage, quand vous engagez le combat avec un ennemi que vous avez sous estimé, vous pouvez demander de l’aide aux joueurs passants par un petit signal. À l’inverse, si vous êtes avare en expérience et que vous préférez vous débrouiller seul, vous pouvez bloquer le combat aux autres joueurs.

 

Mais alors, compte tenu de tout ce qu’on a vu sur le gameplay et le multijoueur, aurions-nous le jeu parfait ? Euh… Oui et non. Disons que pour un joueur lambda souhaitant perdre un peu de temps, c’est parfait mais pour un joueur souhait s’investir réellement dans le jeu ça va être plus compliqué. Pourquoi ? Parce que Dofus (et ce même aussi loin que je me souvienne) est un jeu avec des joueurs gratuits et payants. Et ce satané abonnement va vous fermer pas mal de portes. Vous ne pouvez pas avoir de familier (très utiles en combat), votre gain d’expérience est limité passé un certain niveau ce qui complique de manière considérable la prise de level, sachant que le maximum est de 200 et qu’un non abonné ne peut affronter que des monstres level 40 pour les plus forts, c’est très handicapant. Beaucoup de fonctionnalités et de zones en PVP sont inaccessibles… Bref, assez gênant…

Cela dit, cela n’enlève rien aux qualités précédemment évoquées. Mais c’est vraiment frustrant pour certains aspects, et surtout un en particulier. La version originelle de Dofus, la légendaire 1.29 est techniquement toujours disponible mais pour y jouer il faut être un abonné… Grumble…

 

Bon bref, tant qu’à parler de la version 1.29 en éloges, comme pour la version actuelle, passons aux graphismes. Pour l’époque les graphismes avaient beau être simplistes, cela donne un charme que je trouve inégalable. C’est comme rejouer à Baldur’s Gate, un jeu qui était très pixelisé pour son époque et encore plus aujourd’hui mais qui garde une certaine fraîcheur quand on y joue. Le choix de la 3D isométrique permet la réalisation de décors proches de l’artwork. Les échoppes, tavernes, donjons et autres ateliers, qu’ils soient d’Incarnam ou d’Astrub sont d’une beauté larmoyante. On dirait presque des aquarelles par moments.

Les animations étaient et sont toujours d’une grande qualité (bien que beaucoup n’aient plus rien à voir avec les originales, je pense notamment aux attaques des Xélors et des Crâs qui ont beaucoup évolué graphiquement).

Eh ben… Incarnam a bien changé depuis 2004 !

Je passe rapidement sur la durée de vie. Très franchement, je me demande s’il est vraiment techniquement possible de mesurer la durée de vie d’un MMO, tant elle est longue. Elle l’est parfois tellement, je me demande si c’est vraiment utile puisque dans un MMORPG, un jeu qui évolue avec son temps, on ne fini jamais vraiment le jeu. Peut-on dire que la durée de vie est parfaite ? Oui et non. Pour le néophyte qui veut juste retrouver les six Dofus, c’est beaucoup trop long certes mais il peut ne se concentrer que sur la quête principale. Pour le joueur hardcore, il est parfaitement possible de s’adonner à TOUTES les quêtes du Monde des Douze. Et c’est d’ailleurs selon moi une des plus grandes qualités de Dofus. Le jeu est tellement accessible que n’importe qui, à n’importe quel niveau et à n’importe quel degré d’investissement peut apprécier le jeu. Et vu la taille de l’univers posé par un tel jeu, moi je dis chapeau !

 

Enfin j’en arrive au point qui m’avait le plus marqué à l’époque et qui est toujours aussi performant bien que très différent et dans un tout autre registre : la musique. Je n’ai fait qu’explorer rapidement le monde dans la version actuelle du jeu, ainsi je ne connais pas toutes les musiques. Mais pour le peu que j’ai pu écouter, j’ai vraiment apprécié cette ambiance avec des sonorités plus ou moins célestes. Cela donne l’impression d’être en permanence dans les étoiles. Mais je suis désolé, mon cœur balance du coté de la version originale et de ses musiques… Je suis sur qu’avec de simples extraits, je vous fais prendre un coup de vieux. Allez, pour le plaisir, voici mes musiques préférées ^_^ .

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La version 1.29 est beaucoup plus dans un ton médiéval que la version actuelle, mais étrangement ça ne change rien à l’esprit du jeu. On joue aujourd’hui comme on y jouait hier. Disons juste que la composition a évolué. 🙂

 

Comment conclure ? Dofus est un excellent MMORPG très accessible, absolument fantastique dans toute sa réalisation. On sent que les créateurs sont de vrais passionnés et de vrais professionnels. Du fait de son accessibilité, n’importe qui peut y trouver son compte. Ceci dit, le seul défaut que je trouverai à rétorquer est ce système d’abonnement. Mais bon comme dit l’adage, quand c’est gratuit, c’est vous le produit. Faut se dire que sans ça, on aurait pas eu les séries animées et le superbe film d’animation de 2014. Absolument à voir au passage 😉

Note personnelle: 17/20

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Review sans pitié

Review sans pitié #6 : Driver 2 sur Playstation

Review sans pitié #6 : Driver 2 sur PlayStation.

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le

Lecture 10 mins.

J’ai beaucoup moins joué à cet épisode de la saga que le premier, mais je dois avouer que le peu de temps sur lequel j’y ai passé a été marquant ! C’est bien simple, je considère ce jeu comme le père des Grand Theft Auto modernes, à savoir en vue à la troisième personne dans une ville immense où l’on peut changer de véhicule à sa guise. Étant particulièrement friand de sensations fortes au volant d’une voiture lancée à pleine vitesse, je vous propose de revenir sur un jeu qui malheureusement a été boudé par la presse et les joueurs à sa sortie.

Premièrement au niveau du scénario. La trame du premier jeu suivait les aventures d’un flic infiltré dans la mafia dans le but de limiter le crime et de mettre un terme aux agissements des gangs qui sévissent en ville. La suite du jeu reprend le même système, nous sommes toujours infiltré et devons accomplir des missions pour le compte de nos employeurs, mais aussi travailler en parallèle avec les forces de l’ordre, car n’oublions pas que notre objectif est d’éradiquer le crime, pas d’en prendre le contrôle. Quoique, ce serait fun.

Bref ! Le scénario de cet épisode est comme son prédécesseur très inspiré du cinéma américain et de l’ambiance des règlements de comptes durant les guerres des gangs et les cinématiques d’excellentes qualités permettent un rendu au top, on se laisse prendre au jeu sans aucun problème. Pour aller plus dans le détail, un parrain de la mafia brésilienne nommé Vasquez veut se débarrasser du prince du crime organisé des états unis, et vous vous retrouvez en plein milieu, bonne chance 😉

et voici votre héros, Tanner. Patience, vous ne pourrez tirer dans le tas avec des armes que dans le troisième épisode de la série, Driv3r.

Le scénario est prenant certes, mais ce qui fait un bon film d’action hollywoodien, ce sont de bonnes cascades et le gameplay du jeu vient parfaitement adopter la ligne tracée par les studios américains. Le gameplay en général est extrêmement similaire au premier opus, la physique des véhicules est très bien pensée et réaliste. Par exemple, on explique dans le manuel que l’accélération du véhicule peut avoir une influence significative sur la conduite. Comme accélérer déplace tout le poids de la voiture à l’arrière et freiner le déplace à l’avant, la course-poursuite en plein milieu du centre-ville peut s’avérer délicate et technique. Mais rassurez-vous, on s’y prend rapidement. Il suffit juste d’un petit temps d’adaptation.

D’ailleurs, une des meilleures innovations du premier Driver était de pouvoir se balader librement dans la ville, histoire de découvrir les alentours et faire d’éventuels repérages pour se sentir plus à l’aise lors des missions du mode histoire. Ce mode est toujours présent, mais en beaucoup plus abouti puisque ce n’est plus une, mais quatre villes qui sont fidèlement représentées. Comptez dans le lot Las Vegas, La Havane, Chicago et Rio de Janeiro, de quoi s’éclater pendant des heures. Et d’ailleurs on a même un cycle jour/nuit super bien fait, notamment sur son traitement de la lumière.

♪ Dieu est un fumeur de Havanes ♫.

Le but du jeu est d’accomplir une succession de missions en tant qu’infiltré. Comme chauffeur pour le compte de la pègre, vous devrez faire des filatures, faire de simples transports, ou échapper aux flics dans des courses-poursuites épiques. Vous avez également le mode balade pour les plus décomplexés, ce qui vous permet d’éviter de vous taper toute l’histoire et de simplement profiter du moteur physique du jeu. Mais vous avez également d’autres modes qui font leur apparition. En effet, vous avez un mode défi dans lequel vous devrez accomplir des missions à la manière d’un Crazy Taxi comme battre un temps contre la montre. Mais aussi un mode multijoueurs !

Vous pouvez jouer au gendarme et au voleur ou à la course au drapeau, seul petit reproche pour ma part, le fait que les phases en deux joueurs ne soient disponibles qu’en vue subjective… Sur le plan théorique, le jeu semble vraiment génial ! On peut se balader dans un immense monde ouvert sans aucune restriction avec en plus la possibilité de sortir de son véhicule pour en prendre un autre sans se fouler (d’où le fait que Driver 2 soit le père de tous les GTA modernes). Cependant, dans les faits il y a pas mal de couacs…

Déjà pour reprendre le gameplay des véhicules, aucun problème. On peut accélérer, faire un burnout, freiner ou utiliser le frein à main. On peut utiliser des caméras latérales, très utiles aux intersections en pleine heure de pointe. Votre voiture pourrait se laisser piloter sans aucun problème, mais voilà… Driver 2 est un jeu innovant, et surtout très gourmand techniquement. Par rapport au premier Driver, on peut noter la présence de piétons dans les rues. De plus, les véhicules gérés par l’intelligence artificielle sont beaucoup plus nombreux et variés. Ce qui contribue à pousser la PlayStation dans ses derniers retranchements, ce qui se traduit par quelques problèmes qui rendent le jeu beaucoup moins plaisant à jouer.

On se croirait presque dans Crazy Taxi, mais au grand écran !… C’est une occasion, la bosse était déjà là quand je l’ai eue !

D’abord, les maps sont très grandes, c’est un des pionniers du genre pour ce qui est de la modélisation d’une ville entière en 3D, mais ce n’est pas le premier et la technologie devrait techniquement être maîtrisée puisque Die Hard Trilogy sur la même console proposait également ce type de jeu. Mais le jeu est tellement costaud que l’affichage du jeu saccade beaucoup trop. Dans l’idée, une map est constituée d’éléments en 3D et ces derniers sont parfois très nombreux. Pour éviter au jeu de trop ralentir avec des calculs inutiles, on supprime tous les éléments 3D qui ne sont pas présents dans le champ de vision, ce qui permet au jeu de tourner efficacement. C’est une technique toujours voulue, mais il arrive qu’elle soit mal foutue et que le rendu soit affreux. On appelle cela le clipping. Quand le joueur tourne change son champ de vision, les objets réapparaissent, et ce plus ou moins adroitement. Quand c’est bien fait, ça ne se voit presque pas, on s’attend normalement à ce que la table qui était derrière nous soit là. Quand c’est mal fait, elle apparaît comme par magie parce qu’un truc venait gêner la caméra. 

Dans beaucoup de jeux de cette époque d’ailleurs, nombreux sont les développeurs qui utilisent une sorte de brouillard afin de masquer cette apparition des décors. C’est vrai que c’est plus agréable de voir un immeuble apparaître progressivement que de le voir apparaître miraculeusement. Et visuellement, ce n’est pas top du tout, ça a en tout cas très mal vieilli de ce côté-là.

Ensuite vient le problème des jauges de l’interface. Dans le jeu vous en avez deux. Une qui résume les dégâts que votre véhicule a subis et une qui résume votre dangerosité pour la police (un peu comme les étoiles d’un GTA). Elles ne gênent pas en soit, mais le problème c’est que comparé aux étoiles de GTA, elle ne désemplit pas ! Si vous êtes recherché avec une barre pleine, les flics ne vous lâcheront pas. Ce qui fait que l’on peut se retrouver avec une quinzaine de voitures de police autour de nous. Couplez cela aux voitures normales qui vivent leur vie et un moteur physique pas assez puissant pour pouvoir faire tourner tout ça en même temps, et vous avez des ralentissements de fou !!!!!

Une voiture de police à l’écran, ça va… Une quinzaine derrière vous, et attendez-vous à une chute de fps…

Pour ce qui est de la durée de vie, par contre on en a pour son argent ! Le mode histoire est assez long, les missions secondaires prenantes, le mode balade très sympa et le nouveau mode deux joueurs permet de rallonger la sauce, vraiment pour l’époque le jeu dispose d’une longévité rare. Un excellent point à mon sens.

Pour ce qui est du son, c’est tout aussi impeccable. On a une excellente qualité musicale, notamment grâce au support CD, les voix sont impeccables et on peut même entendre les personnages vous parler quand on est volant, genre le flic qui vous dit d’arrêter votre véhicule parce que vous rouliez à 52 km/h au lieu de 50 !! Ahem, la bande-son est très disco, ce n’est pas trop mon style, mais l’univers du jeu est tellement cohérent qu’on n’y fait pas trop attention. Au mieux, on accroche.

Enfin pour ce qui est des graphismes, je n’ai RIEN à redire. Nous sommes en 2000, pour l’époque le moteur physique bien qu’à bout de forces par moments à cause des problèmes évoqués plus haut est juste exceptionnel. Faire tenir un monde ouvert géré par une intelligence artificielle est extrêmement dur, et à part seulement quelques problèmes de framerate, c’est franchement très impressionnant. Notamment pour le détail des véhicules qui a été incroyablement bien étudié (en même temps c’est l’essence même du jeu… HA ! Essence ! Z’avez compris ?… Ahem), ou encore pour les cinématiques qui me bluffent encore aujourd’hui. Quand j’ai essayé le jeu pour la première fois, je n’y connaissais pas grand-chose en jeux vidéos et je pensais que les jeux de l’époque de la PlayStation étaient… meh… Et quand j’ai vu les cinématiques de Driver et Driver 2… J’ai compris que j’avais une fois de plus perdu une occasion de me taire, ha ha ! Franchement, c’est très très impressionnant.

Vu la façon de conduire de certains, on pourrait croire que Mr.Bean est dans le coin. Ce n’est pas sa voiture d’ailleurs ?

Pour conclure, Driver 2 est un jeu très impressionnant dans toute sa réalisation. Les graphismes sont détaillés, le monde gigantesque, le son aux petits oignons, le scénario crédible, on peut sortir des véhicules et se balader librement sans limites, c’est vraiment dommage qu’il n’ait pas plus marqué les mémoires que cela. Certes il y a des problèmes d’affichages, quelques bugs de collision, pas mal de problèmes avec l’intelligence artificielle, mais avouez que c’était quand même exceptionnel !

Ceci dit, sachez que pas mal de problèmes liés aux limitations techniques de la console sont résolus si vous mettez le jeu dans une PlayStation 2, alors là bizarrement, ça tourne de manière impeccable ! Il aurait peut-être mieux valu qu’il sorte sur cette console ? Allez savoir…

Note personnelle : 14/20

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Review sans pitié

Review sans pitié #4 : Super Mario Bros. 3 sur NES

Review de Super Mario Bros. 3 sur Nintendo NES !

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Lecture 11 mins.

 Mario est un des piliers du jeu vidéo, un personnage tellement important que même les non-initiés au jeu vidéo sont capables de l’identifier… Sauf si vous vivez dans une caverne sans internet ni ligne téléphonique… Bref !

Cet épisode en termes d’impact est un des plus grands jeux de la carrière du plombier moustachu. Quoique affirmation dorénavant erronée, car Nintendo a récemment défini officiellement Mario non pas comme un plombier, mais comme un sportif polyvalent. Et il n’arrive toujours pas à se débarrasser de son ventre bien rondouillet avec tout ce tennis, karting et autre ?!

Peu importe, je m’égare. Personnellement, je ne suis pas particulièrement fan de Mario et encore moins de jeux de plate-forme aussi, je risque d’en fâcher quelques-uns sur la qualité de cet opus. Mais bon, il en faut pour tous les goûts non ?

 

Bon, commençons. Au niveau scénario, la princesse Peach semble de nouveau s’être faite enlevée par le terrible Bowser, mais ce dernier ne s’est pas contenté d’un simple kidnapping ce coup-ci. Épaulé de ses sept fils, ils décident de dérober les sceptres magiques des souverains du royaume champignon, transformer ces derniers en animaux puis de régner en terreur sur ces terres aux moyens de formidables forteresses volantes ressemblants à des bateaux. Alors il faut reconnaître que comparé à Super Mario Bros. premier du nom qui posait les bases et à Super Mario Bros. 2 (qui n’est qu’un autre jeu japonnais auquel on a attribué la licence Mario pour le marché international et n’a donc rien à voir), ça claque ! Il faut savoir que l’impact de ce jeu était tellement énorme que cela a d’une part rebooster les ventes de la NES qui devenait assez vieillissante, mais d’autre part a en plus atténué la sortie mondiale de la nouvelle console 16Bits de son rival, la Mega Drive de Sega. La Mega Drive est passée au second plan derrière un jeu NES ! Imaginez un jeu tellement bon sortir sur PS3 comme The Last of Us qui oblitérerait la sortie d’une nouvelle console de Nintendo… Oh wait ?

En tout cas, gros point positif pour le jeu. L’ambiance est soignée, mais l’univers est totalement revu. Les mondes rappellent le vrai Super Mario Bros. de 1986 avec des décors très variés, mais la console étant dans ses derniers retranchements, on peut admirer un royaume Champignon tout à fait charmant. Ce qui me permet d’enchaîner avec les graphismes d’ailleurs.

 

Je déteste les niveaux à scrolling imposé, mais l’ambiance est tellement géniale que j’adore ces niveaux :3 Le style des vaisseaux, les canons partout, la musique mémorable reprise dans de nombreux jeux… Bonheur…

 

Niveau graphique, comme je le disais la NES crache littéralement ses poumons pour nous permettre d’exploiter le jeu à son maximum. Mais vous savez quoi ? Ça ne se sent pas du tout ! Il n’y a aucun ralentissement ni bug graphique comme on pourrait avoir avec l’affichage de certains niveaux sur Master System par exemple. Les ennemis, les personnages, les niveaux, tout est extrêmement bien détaillé. Chaque action dispose de petites animations dont Nintendo seul a le secret. Visuellement, on est toujours dans les clous et la physique du jeu permet d’enchaîner les niveaux sans trop de soucis. Le gameplay d’ailleurs, parlons-en !

Le jeu est un peu plus technique que ses prédécesseurs. Vous devrez calculer comment lancer une carapace de Koopas-Troopa pour toucher une question-block à terre.

 

Le gameplay est très bien pensé, on sent que Nintendo a conscience que sa nouvelle mascotte deviendra le synonyme du jeu de plate-forme, et pour se faire rien ne vaut un gameplay précis qui réagit parfaitement aux actions du joueur sur la manette. À moins d’être très long à la détente, il est concrètement impossible de se rater sur un saut, ou alors on est vraiment mauvais. De plus, cet épisode offre de nouvelles mécaniques de gameplay avec l’instauration de nouveaux power-ups. La feuille permet de voler, le costume de tanuki de se transformer en pierre et passer inaperçu devant des ennemis, le costume de grenouille de sauter plus haut, la fleur bleue permet de congeler les ennemis et de les lancers comme des projectiles, et bien d’autres. Sans compter que de nouveaux ennemis font leur apparition comme les Chomps.

Les niveaux sont tout aussi variés. On retrouve tous les éléments classiques (pour l’époque) de ce qu’est un jeu Mario comme les niveaux sous l’eau, mais de nouveaux niveaux apparaissent notamment ceux avec un scrolling automatique. Bon vu toutes les qualités du jeu, ce serait chipoter, mais je fais une parenthèse là dessus. S’il y a bien un truc que je déteste dans les jeux, qu’ils soient de plate-forme ou autre, c’est lorsqu’on impose un rythme au joueur. Alors quand la caméra décide d’avancer à une certaine vitesse et pas à une autre, si on rate un saut vers une plate-forme qui n’est pas encore apparue entièrement, il y a une très forte probabilité pour que le saut fusse réussi si la caméra m’avait suivi ! Alors oui je pinaille, mais quand même, ça m’énerve…

La nouveauté la plus intéressante par rapport aux premiers Mario est selon moi la sélection des niveaux. En effet, auparavant vous enchaîniez les niveaux les uns après les autres sans poser de questions. Ici, nous avons un excellent système et bien plus ingénieux. Vous apparaissez sur une carte du monde, le jeu étant composé de huit mondes, et chaque monde dispose de niveaux sous la forme de points sur les routes. Vous ne pourrez avancer qu’en vous frayant un chemin jusqu’au château où le monarque est prisonnier et réduit à l’état d’une petite bête. Mais pas de panique, vous n’aurez pas à faire tous les niveaux présents, différents itinéraires sont possibles pour arriver jusqu’au château et il sera parfois préférable d’éviter les niveaux pour économiser les vies.

 

Ce monde m’a bien fait souffrir tiens… Saleté de goombas camouflés en blocs…

 

En parlant d’elles d’ailleurs, vous ne serez pas en manque, car l’équipe de développement a même pensé aux rageux dans mon genre qui perdent tout le temps. Vous commencez avec quatre vies, à chaque fin de niveau vous récupérez une carte. Au bout de trois cartes, si elles ont le même motif vous remportez un certain nombre de vies. Par exemple, trois étoiles vous donneront cinq vies. Par contre, avec des motifs différents, vous n’en gagnerez qu’une. Un conseil d’ailleurs, une autre nouveauté a ajouté une sorte de jauge d’endurance, plus vous courez en ligne droite, plus vous gagnez en vitesse. Si vous courez au point d’entendre un petit bruit d’alarme, sautez sur la carte et vous aurez automatiquement une carte étoile. Par contre, prenez un peu d’élan :p

 

En ayant retesté le jeu pour cet article, je pensais que ce n’était que de la chance, mais apparemment ça marche ! 🙂 

 

À chaque fin de monde après avoir libéré le roi, la princesse Peach vous envoie des power-ups pour vous encourager. De plus, sur la carte, les Toads vous proposeront quelques mini-jeux et bonus pour vous aider comme des champignons ou des fleurs de feu. Et malgré ce déluge de vies, si vous arrivez à voir un écran de Game Over, vous avez la possibilité de continuer le jeu. Et pas seulement en nombre limité comme dans Super Mario Bros. 2 où il n’y avait que deux continues, ici ils sont illimités.

Plutôt cool quand on y pense, ce qui me permet de passer à la durée de vie. Nous avons donc huit mondes divisés en plusieurs niveaux, dont plusieurs itinéraires possibles. Pour un joueur lambda, le jeu n’est pas plus dur qu’un Super Mario Bros. moderne et bon nombre d’entre vous pourraient facilement arriver jusqu’à la fin. De plus, cela donne une certaine liberté au joueur qui était plutôt rare à l’époque.

 

Dans ce mini-jeu, alignez les trois images pour gagner des bonus 😉L’aile avec un P vous permet pendant quelques secondes de voler… au calme… Pratique pour les niveaux insupportables.

 

Cependant, j’émets ici une réserve. Certes j’aime bien passer un peu de temps sur New Super Mario Bros. sur Nintendo DS ou New Super Mario Bros Wii, mais ces jeux ont un petit plus que Super Mario Bros. 3 n’a pas : les sauvegardes. Et c’est bien ce qui me pose problème avec les jeux de plates-formes et en particulier les plus anciens. Les jeux étaient souvent conçus pour être terminés d’une traite. Il n’y a pas de possibilité de sauvegarder sa progression. Alors certes lorsqu’on a un game over on ne retourne pas au début du jeu, on ne fait que recommencer le monde dans lequel on est, mais si on est arrivé au monde six et qu’il y a une coupure de courant, ta maman qui vient te dire d’aller au lit ou ton petit frère ou cousin qui déboule dans ta chambre et bouge la console de 22,3 millimètres en courant à côté ce qui la fait freezer…….. Comprenez que ça va UN PETIT PEU m’agacer de tout recommencer du début… Oui tout ça c’est du vécu, et vous ne pouvez pas comprendre si vous ne l’avez pas enduré >_<

Et pour couronner le tout, il n’y a pas de mots de passe ! Certes le jeu a d’innombrables qualités, je suis d’accord pour dire qu’il s’agit d’un des must-have de la console et je comprends parfaitement qu’il soit dans le top 10 des meilleures ventes de la console. Mais quand même, Kirby’s Adventure avait des sauvegardes, The Legend of Zelda avait des sauvegardes, même Wario’s Woods, un pauvre spin-off de la série avait des sauvegardes ! Sans compter tous les autres jeux à mots de passe de la console ! Metal Gear, Metroid, Kid Icarus, Mega Man 2, Faxanadu, et tant d’autres, je pense vraiment qu’au point où en était le jeu, c’est vraiment dommage de ne pas avoir incorporé un quelconque moyen de sauver sa progression…

Bon après je suis mauvaise langue, Mario est connu pour avoir toujours ajouté des warpzones secrètes. Mais bon, vous vous imaginez à l’époque sans internet de devoir fouiller partout pour les trouver ou de devoir acheter tous les magazines qui sortaient dans l’espoir de trouver une potentielle solution ? Vu le prix des jeux, j’aurais préféré économiser pour en acheter un autre tien… Bon, peu importe, je divague.

 

Des frères Marto se baladent sur la carte indépendamment des niveaux. Croisez-les et c’est le duel assuré. Eh m…… Demi-tour !!!

 

Enfin il reste un point pour lequel je n’ai pas trouvé de transition toute faite donc euh… Allons-y pour la musique ! Heureusement je suis un grand fan des musiques de Koji Kondo et cet épisode de la saga Mario n’échappe pas à la règle, les musiques sont juste magnifiques et malgré un processeur sonore très vieillissant (surtout face à une certaine Mega Drive qui fait parler d’elle) l’avenir nous aura démontré qu’on peut sans problèmes composer de véritables arrangements pour orchestre de ces musiques comme le prouvent les bandes originales des récents Super Smash Bros. ou les concerts anniversaires de la saga. J’ai notamment un faible pour la musique du niveau 1-2 qui sera d’ailleurs magnifiée par le remake sur Super Nintendo dans la compilation Super Mario All-Stars.

 

Enfin, comment conclure ? Super Mario Bros. 3 est bien évidemment un bon jeu… Non, un excellent jeu… Bon allez, je l’admets une réussite totale et un pari gagné pour Nintendo. S’il ne l’était pas, je ne saurais expliquer comment il a éclipsé la sortie de la Mega Drive. Les musiques sont géniales, le gameplay précis et agréable, le scénario d’enfer, les graphismes splendides malgré une console sortie en 1983 au Japon je le rappelle ! Toutefois, je constate un paradoxe assez frustrant sur les bons jeux, et cela en général. Plus le jeu va être bon, plus la moindre petite imperfection va devenir visible. Ce que je n’aime pas chez les vieux Mario, c’est qu’on éteint souvent la console après une frustration, après avoir perdu pour la quarante-septième fois au même endroit. Certes ils sont très bons, ils ont posé les bases du jeu de plate-forme traditionnel, OK pas de problèmes. Mais tous ces petits défauts qui sont souvent le propre des vieux jeu de plates-formes font que ta frustration s’accumule et vient ruiner en partie le plaisir de jeu. Attention, cela ne le ruine pas entièrement, loin de là, le jeu est très bon.

Quoiqu’il arrive, je vous le recommande bien évidemment, car il reste un des meilleurs jeux de la console… Pas comme un certain Tortues Ninja d’ailleurs…

 

Les fils de Bowser ne sont pas si durs à battre, par contre au bout de quelques heures de jeu, la tension n’est vraiment pas là pour vous aider… 

 

Ah et plot twist ! En fait, du début à la fin, Super Mario Bros. 3 n’est qu’une pièce de théâtre ! Eh oui, une théorie de fans était née dès les années 1990, mais dans une vidéo pour l’anniversaire de Mario, son créateur Shigeru Miyamoto a répondu à diverses questions uniquement par oui ou non, et à celle lui demandant si le jeu était une pièce de théâtre, il a répondu oui. Pas mal non ?

 

Note personnelle : 18/20

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