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Histoire

La Bataille de Phillipi : La plus grande de l’histoire Romaine

En ce 24e jour d’octobre, les Romains célèbrent sans nul doute le 2059e anniversaire triomphal du second triumvirat sur les rebelles, Brutus et Cassius. N’en doutez pas !

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En ce 24e jour d’octobre, les Romains célèbrent sans nul doute le 2059e anniversaire triomphal du second triumvirat sur les rebelles, Brutus et Cassius. N’en doutez pas !

On dit souvent que l’Histoire est écrite par les vainqueurs, on ne peut difficilement contester ce fait puisque les vaincus sont généralement plus trop en mesure d’écrire quoi que ce soit, mais trêve de bavardage. Aujourd’hui, la bataille de Philippes célèbre son 2059e anniversaire de victoire et la fin de la guerre mettant en avant les triumvirs face aux meurtriers de Jules César.

En effet, après l’assassinat de Jules César, le général romain que l’on ne présente plus (Ave, moi !), Auguste (Octave) qui réussit un coup d’État en règle le 19 août 43 avant J.C déclare les meurtriers de son père adoptif coupables de trahison et ennemis de Rome. S’en suit une guerre civile totale.

DEUX CAMPS, QUATRE PROTAGONISTES, UNE NATION

Du côté du pouvoir trônant à Rome, nous avons le Triumvirat constitué de Marcus Antonius, Caius Octavius et de Marcus Aemilius Lepidus ou Lépide. Face à eux, Brutus et Cassius soutenus par le roi de Thrace. Leurs forces : 48 légions pour les triumvirs, dont 8 seront envoyés en Thrace pour bloquer certains accès importants aux forces du sénat incluant deux défilés stratégiques. Ainsi Brutus et Cassius contourneront lesdits détroits. Sur les 40 légions restantes, « seulement » 20 d’entre elles seront à Phillipi contre 18 légions pour les forces républicaines de Brutus et Cassius.

En tout et pour tout, Brutus et Cassius disposèrent de 80 000 soldats et 20 000 cavaliers quand le triumvirat possédait 100 000 soldats et 13 000 cavaliers. Ces quelque 210 000 hommes représentent la plus grande bataille de l’antique histoire de Rome.

Les hostilités débutèrent au début du mois d’octobre en 42 avant J.C pour s’achever le 23 octobre de la même année. La première bataille est remportée par Brutus qui ne perdra « que » 8000 hommes contre 16 000 pour Antoine et Auguste. Cassius de ou il était, n’a su voir l’attaque menée par Brutus contre l’ennemi ainsi que sa victoire. Pensant le succès hors d’atteinte, il demanda à son esclave alors émancipé de lui ôter la vie. Sa mort a vaguement été dissimulée par Brutus qui tentait futilement de conserver le moral de ses troupes au plus haut.

La seconde bataille de Philippes est finalement engagée vers 15 heures le 23 octobre, trois semaines après la première. Brutus cède à ses officiers qui le pressent de lancer le combat suite à l’attaque d’Octave qui vient de perdre ses renforts lors d’un engagement naval en mer Ionienne. Peu de temps après, les forces républicaines plient sous le stratagème d’Antoine et laissent place à la déroute. Brutus tentera de reprendre du terrain en se réorganisant en arrière lignes, mais ses soldats l’abandonnent. Il se suicidera plutôt que d’être pris vivant.

AD VITAM ÆTERNAM

La victoire des triumvirs sur les républicains met un terme à la République romaine, mais pas à la guerre civile qui ne prendra réellement fin que dix ans après à la bataille d’Actium qui opposa Antoine à Octave. Le triumvirat partagea l’Empire romain en trois parties distinctes. Antoine, grand artisan de la victoire, obtient la Narbonnaise et surtout l’Orient qui reste sous la menace des Parthes. Octave conserve l’Occident. Lépide, qui n’a pas participé à la bataille de Philippes, doit se contenter de l’Afrique.

Comme chaque bataille de l’antiquité, il est très difficile de connaître avec exactitude les pertes de chaque camp.

La première bataille (et bien que cela ne soit que des estimations) : les républicains perdirent 8000 hommes (un peu plus d’une légion) contre 16 000 côtés du triumvirat (plus de deux légions). La seconde est encore plus vague, le nombre de pertes est estimé à « très lourdes » pour les rebelles et « lourdes » pour le pouvoir en place.

En effet, les ravages furent tels que les soldats pro-Brutus finirent par prendre la fuite.

Ainsi le triumvirat Veni Vidi Vici jusqu’au jour ou Octave devint l’illustre Auguste et premier empereur de Rome.

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Histoire

Mais d’où vient l’expression « l’An de Grâce » ?

Parce qu’on sait que vous êtes curieux et que c’est très clairement le genre de question que l’on pourrait un jour vous poser dans un entretien.

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Parce qu’on sait que vous êtes curieux et que c’est très clairement le genre de question que l’on pourrait un jour vous poser dans un entretien.

Si on vous la pose réellement dans un entretien, partez en courant. Mais parce que vous êtes très curieux et que vous ne demandez qu’à satisfaire votre soif de savoir, de culture générale et d’histoire, alors voici la réponse.

À l’époque, d’un Royaume Chrétien à un autre, déjà les dates variaient. On pouvait débuter une année le jour de noël (l’an de grâce), ou a l’annonciation le 25 mars (l’an de l’incarnation) et dans de plus rares cas : « An de la Rédemption » faisant référence à une année débutant à Pâques. Cette expression a été moins usitée du fait de la mobilité de la date de Pâques rendant ainsi fluctuante la longueur des années (ballot !).

PROVENANCE DE L’EXPRESSION AUX AIRS APOCALYPTIQUES

En faite, cette expression n’a pas que des airs d’apocalypse, elle est directement issue d’une prophétie apocalyptique d’origine chrétienne. Comme il en existe encore (2012 par exemple), en tout temps les hommes ont estimé la fin du monde, peut importe les raisons de celle-ci ou l’origine géographique, l’homme est voué à périr dans d’atroces conditions.

« L’An de Grâce » est une expression qui découle directement d’une prophétie dont la fin des temps aurait dû se produire en l’an 1000. En effet, si les astrologues de l’époque rejoignaient les prédications bibliques, celles-ci annoncent alors :

  •  20 : 6 heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
  •  20:7 Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison.

L’an 1000 aurait constitué la fin d’un « règne de mille ans » du Christ et des martyrs.

C’est pourquoi, lorsque rien ne se produisit, le petit peuple et les seigneurs prirent alors l’expression « An de Grâce » chaque année passée après l’an 1001.

Pour votre gouverne, elle fait aujourd’hui uniquement figure de style. Depuis notre calendrier actuel change d’année chaque 1er janvier depuis le 9 août 1564 par Charles IX pour la France.

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Égypte : Quarante momies de l’ère ptolémaïque découvertes dans des catacombes

C’est une découverte importante pour l’archéologie égyptienne souvent très critiquée.

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C’est une découverte importante pour l’archéologie égyptienne souvent très critiquée.

La nécropole de Touna el-Gebel récemment découverte offre son lot de nouveautés au sein de l’actualité archéologique. C’est en février 2018 que débute l’exploration de la nécropole. Il faudra utiliser une fine échelle et descendre un tunnel en pierre étroit de neuf mètres. Sous le sol sableux du site archéologique de Touna el-Gebel à Minya, en Moyenne-Egypte pour découvrir une vaste pièce donne accès à plusieurs chambres minuscules. Ici, repose quarante corps. Douze d’entre eux sont des enfants et neuf des animaux.

« Ces animaux devaient être si chers à leurs propriétaires qu’ils les ont enterrés avec eux » déclare Mohamed Ragab l’un des premiers à avoir participer aux fouilles, en rigolant.

Ces corps embaumés, momifiés, ont survécu plus de deux mille ans. L’ère ptolémaïque découle d’une période allant de -330 à -30 avant Jésus-Chrit. Une illustre dynastie de pharaons d’origines grec qui commence avec le règne de Ptolémé, général d’Alexandre le Grand et s’achève en -30 avec la chute de Cléopâtre.

À l’intérieur, des momies brunâtres sont posées à même le sol ou placées dans des cercueils ouverts en argile blanche. De sexes et de tailles différents, elles sont enveloppées de lin ou décorées d’écritures démotiques, une langue égyptienne antique. Selon le ministère de l’antiquité, ces momies appartenaient à « la petite bourgeoisie ».

L’Égypte, régulièrement critiqué pour sa négligence et son manque de rigueur scientifique tient à montrer son professionnalisme dans cette belle découverte. Des ostracons et des fragments de papyrus ont également été découverts sur place. Ils ont été exposés à la surface de la nécropole.

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Clovis : Origines d’un homme qui s’imposera comme le premier roi de France

Nous sommes au Ve siècle après Jésus Christ. L’Empire romain s’émiette. Des barbares venus des quatre coins du monde font trembler puis s’effondrer le plus puissant empire de tous les temps. Au nord de ce qu’appelaient alors les Romains, la Gaule, vit Clovis.

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Nous sommes au Ve siècle après Jésus Christ. L’Empire romain s’émiette. Des barbares venus des quatre coins du monde font trembler puis s’effondrer le plus puissant empire de tous les temps. Au nord de ce qu’appelaient alors les Romains, la Gaule, vit Clovis. 

Clovis est le fils de Childéric 1er, roi des francs saliens de la ville de Tournai. Il est considéré par Rome comme un général de l’empire. En effet, depuis plus d’un siècle les Romains doivent repousser de nombreuses invasions aux frontières germaniques. La Pax Romana ne tient plus et les peuples barbares sont alors fédérés par l’empire en échange de terres et de ressources. C’est ainsi que les francs saliens se voient « romanisés » alors que les francs rhénans restent en dehors des frontières romaines, en Germanie. Le grand-père de Childéric se nomme Claudion le Chevelu. Il s’empare en 431 de Tournai. Contre les traditions franques, Claudion ne rase pas la ville, mais l’occupe. Il continu son expansion jusqu’à que celle-ci se heurte aux armées de Rome. Il gagne le droit de conserver les terres qu’il a conquises. Nous avons, ici, un bel exemple du foedus, les barbares fédérés.

D’autres peuples originaires de Germanie occupent également la Gaule. C’est le cas, notamment, des BurgondesOstrogothsVandales ainsi que des Wisigoths. Les rois barbares de ces contrées, se convertissent petit à petit au christianisme, seule religion légale sur les territoires de l’Empire romain depuis que Théodose 1er fixe le christianisme comme religion d’État en l’an 381. Le christianisme auquel adhèrent les Germains reste malgré tout sous la forme arienne ou du paganisme. Ce qui va ébranler plus encore l’influence romaine en gaule.

En 451, un peuple barbare plus barbare encore que les Germains envahit les cités romaines. Attila et ses hordes turco-mongoles causent des ravages sans précédent au cœur de l’Europe. Les francs saliens interviennent en Gaule. Loyaux aux Romains, c’est Mérové, fils de Claudion qui mène alors les armées franques aux côtés du général Aetius lors de la bataille dite « des champs Catalauniques ». De ce petit roi franc, peu puissant ni influant, s’apprête à donner naissance à la plus grande dynastie que l’histoire ait connu : Les Mérovingiens.

Clovis naît en 466, il hérite directement du pouvoir de son père Childéric (en vieux Germain Ildéric : puissant à la guerre). Comme le veut la religion franque, le pouvoir spirituel se trouvant dans leur longue chevelure est alors transmis à Clovis lorsque meurt son père. La majorité franque est reconnue dès l’âge de douze ans. Du haut de ses quinze ans, Clovis est assez vieux pour recevoir l’héritage de son père d’après les lois saliques. Selon leur religion, les rois descendent des Ases, c’est donc de droit divin qu’il monte sur le trône.

Clovis signifie, en franc, Lodvig (illustre au combat) doit maintenant faire valoir sa personne comme guerrier de renom. Nous sommes en 481 et l’état romain ne possède plus que quelques terres dans le nord de la Gaule. C’est dans la cité de Soissons que gouverne Syagrius au nom de Rome. En réalité, celui-ci ne reconnaît plus l’autorité romaine et c’est quelque peu autoproclamé empereur de la région. Il est temps pour Clovis de laisser parler les armes.

IL NE PEUT EN RESTER QU’UN

L’affrontement était inévitable. Il eut lieu en 486. Clovis demande l’appui du roi des francs saliens gouvernant à Thérouanne, mais celui-ci refuse. C’est le roi des francs saliens gouvernant Cambrai qui accepte de venir en aide à son allié de Tournai. Ensemble, ils viennent à bout de Syagrius. Comme toute victoire mérite butin, les francs ravagent les églises. Et, c’est au chef de guerre, garant de la loi, de la faire valoir. C’est à lui de départager tout le butin équitablement entre les vainqueurs. Or, l’évêque de Reims (Saint Rémi) souhaite absolument récupérer un vase en argent. Proche de Clovis il lui demande alors de le lui remettre.

Clovis demande la permission à ses guerriers qui ne s’y oppose pas. Jusqu’au moment où l’un de ses hommes sort de la foule et brise de sa hache le vase réclamé par l’évêque. Ainsi, la loi ancestrale franque n’est pas enfreinte. Clovis ne répondit pas à la provocation de son homme d’armes. Du moins, pas tout de suite. Il attendit un an. Lors d’une revue aux champs de mars, il réprimande son guerrier pour l’état de ses armes. Il jette la hache du guerrier dans un excès de colère. Se baissant pour la récupérer, le guerrier fut alors fendu par la hache de Clovis. « Souviens-toi du vase de Soissons ». Il gagna le respect des troupes. (rappelons que les sources principales sont accréditées à Grégoire de Tours 538 – 594)

L’ambition de Clovis ne s’arrête pas là. Il fera raser les cheveux du Roi Charléric qui refusa de se joindre à lui lors de la bataille de Soissons. Son fils sera également rasé. Il jure auprès de son père de se venger dès que leur chevelure aura repoussé. Clovis les fait aussitôt décapiter. Puissant, le roi des francs saliens enfoncera ensuite une hache dans le crâne de Ragnacaire. Le roi de Cambrai qui avait prêté main-forte à son cousin Clovis connaît ainsi un funeste destin. Clovis est à présent seul roi des francs saliens et s’établit à Soissons.

Bien que les Burgondes soient des chrétiens ariens, ils tolèrent les autres formes de chrétienté jusqu’à avoir une femme catholique au sein de la famille royale : Clotilde, que Clovis épousera pour consolider ses positions et s’allier le sud de la Gaule. Bien que diplomate, Clovis est avant tout un roi guerrier. Les Alamans à l’est menacent les francs rhénans au nord. Clovis décide alors de les affronter à Tolbiac en 496. Au cœur de la bataille, à situation désespérée, mesure désespérée, Clovis jure de se convertir à la religion de sa femme s’il sortait vainqueur de la bataille.

À GENOUX

La réalité est un peu différente. Grégoire de Tours qui relate les faits, inscrit alors la bataille de Tolbiac dans l’histoire. C’est le lieu où Clovis aurait choisi de se convertir au christianisme. C’est le lieu qui marque la rupture entre l’antiquité romaine et le moyen-âge. Grégoire de Tours, rappelons-le, est né en 538 soit 27 ans après le décès de Clovis. Personne ne sait où a lieu la bataille de Tolbiac, que nous surnommons ainsi en raison des faits relatés dans l’Histoire des Francs par Grégoire de Tours. Fin stratège et habile politicien, Clovis se convertit pour gagner le soutien des élites gallo-romaines. La noblesse alors alliée de Clovis, lui permet de gagner l’opinion publique.

Il s’appuie sur les valeurs de guerriers de son peuple, et des valeurs romaines à l’aide du christianisme. Les Alamans subissent une sévère déroute. Tolbiac est un succès et Clovis est baptisé à Reims. « Courbe-toi fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré » lui dit Rémi, l’évêque de Reims. Dès lors de Louis VI à Charles X, tous les rois de France à l’exception d’Henry IV (guerres de religion) qui se fait baptiser à Chartres. Tous les rois de France sont baptisés et sacrés à la Cathédrale de Reims. En ce jour de Noël, les trois mille guerriers francs reçoivent le baptême. Clovis fera des hérétiques sa « principale mission ». En réalité, une fois de plus, l’hérésie des peuples qui habitent encore la Gaule, est un prétexte facile pour le roi de les envahir et de s’approprier leurs terres.

Clovis est nommé « consul de Rome » par l’empereur romain d’orient. Lui conférant les droits d’annexer le royaume chrétien arien des Wisigoths. Il n’en fallut pas plus pour Clovis comme prétexte. Il se rend en 507 à Poitiers et défait de ses mains Alaric. Clovis a le champ libre, il conquit et pacifie l’Aquitaine, il prend Angoulême, Bordeaux, Toulouse… Clovis, consul de Rome est nommé à titre d’estime Auguste. Le Royaume franc est alors considéré comme le successeur de l’Empire romain d’Occident. Le monde civilisé est de nouveau partagé entre deux Empires. Celui mené par Clovis en Occident et de l’Empereur Anastase en Orient.

Clovis instaure le premier Code civil. La loi salique. Il destitue les droits des femmes. Elles n’ont pas le droit d’hériter, de commettre d’adultère (ou enterrées vivantes dans la bout jusqu’au cou). Il interdit les mariages incestueux. Mais, surtout, les femmes ne peuvent hériter d’une couronne. Ainsi, la succession du trône ne peut être que masculine.

Clovis mourut le 27 novembre 511 d’une mort naturelle à Paris. Il est enterré dans le mausolée qu’il a fait construire pour lui. Sa femme Clotilde l’y rejoindra 34 ans plus tard. Enterrés dans l’église des Saints Apôtres. On ne retrouvera jamais son tombeau. Au XIV siècle, l’image de Clovis refait surface. En effet, les trois fleurs de Lys symboliseront la royauté française. Clovis aurait changé ses armoiries lors de la bataille de Tolbiac. Lors de la guerre de Cent Ans contre le Royaume d’Angleterre, les Capétiens rappellent leur droit divin face à l’hérétique anglais.

Les héritiers de Clovis se sont entre-déchirés tout au long du VIe siècle. Si bien que l’on dit que cette période fut la plus noire de l’histoire de l’humanité. 

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