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The Orville: Seth Mac Farlane dans l’espace !

Moins corrosif qu’à son habitude, Seth Mac Farlane met le cap vers l’espace sans pour autant s’y perdre.

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Moins corrosif qu’à son habitude, Seth Mac Farlane met le cap vers l’espace sans pour autant s’y perdre.

Le créateur des séries animées les Griffin et American Dad, entre autres, nous propose ici sa vision des shows de science-fiction « old-school ». Dans une sorte d’hommage, assez déconcertant dans un premier temps quand on connait le travail habituel de Mac Farlane, le show explore des thèmes aussi importants que le racisme, la religion ou encore la politique de manière habile.

Sans jamais perdre le ton de la comédie, la série aborde des sujets lourds avec maturité et un bon sens qui donne à l’ensemble son identité et évite la parodie lourdingue , voire la caricature des séries dont elle est inspirée. Mac Farlane façonne un univers qui semble familier à tous les amateurs de SF et apporte sa contribution à travers une critique amère de notre société.

Situé 400 ans dans le futur, le récit se concentre sur le vaisseau d’exploration « Orville » et son équipage hétéroclite mené par le capitaine Ed Mercer, incarné par Seth Mac Farlane. Il est secondé, malgré lui, par son ex-femme Kelly, interprétée par Adrianne Palicki, et son meilleur ami Gordon, joué par Scott Grimes, tient le poste de premier timonier.

Chaque épisode propose une mission principale et garde en fil rouge le rapprochement forcé des deux anciens amants que forment Ed et Kelly.

Le choix d’une action live plutôt qu’une nouvelle série d’animation est judicieux et prometteur jusqu’à présent. L’esthétique générale forme un ensemble cohérent et crédible, et devient agréable après un léger temps d’adaptation. Les fans de Mac Farlane seront certainement déstabilisés par la tournure conventionnelle, relativement lisse et propre de l’ensemble, dans un premier temps.

Le spectateur sera vite rassuré de voir que le créateur de « Ted » n’a rien perdu de son cynisme irrévérencieux en découvrant la critique sous-jacente de la société américaine, camouflé par les gags de chocs des cultures qui parsèment les épisodes sur fond de thérapie de couple dans l’espace.

Une série de comédie SF à voir comme une alternative au très sérieux Star Trek: Discovery. Loin d’être une simple parodie, ni même le parent pauvre des séries dont il s’inspire, The Orville donne une approche différente et un peu plus légère de l’exploration spatiale.

Les effets et maquillages sont de très bonne facture sans pour autant rivaliser avec ceux de Star Trek. L’équipage et les désaccords qui l’accompagnent sont agréables à suivre. La bonne humeur générale empêche cependant le show d’avoir une dimension pesante malgré les sujets abordés. Mac Farlane montre, une fois encore, l’étendue de son talent à travers cette nouvelle aventure qui parvient sans peine à trouver sa place au milieu des séries du même genre. Le tout avec des aliens en pagaille et des robots, que demander de mieux ?

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Back Street Girls : Gokudolls – Review complètement barrée !

En quête d’un animé aussi fun que Rick et Morty ou South Park ? Ne cherchez plus.

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Si vous errez sans but depuis la fin de la troisième saison de Rick et Morty, que la quatrième saison semble encore être à des années-lumière de votre portée, plus de panique, on vous parle ici, d’un animé littéralement déjanté, plus que limite, ou la vulgarité se marie à l’humour et touche le plafond pour un résultat larmoyant de rires et d’apitoiements.

En effet, Back Street Girls est un manga japonais créé par Jasmine Gyuh dont Netflix a produit l’adaptation au petit écran.

Le spitch : Comme bien des yakuzas avant eux, ils étaient prêts à donner leur vie pour le clan. Mais ils étaient loin de se douter que leur chef allait leur demander ça : devenir idols ! Pour les punir d’une faute, un chef yakuza décide de forcer trois de ses hommes à devenir un groupe d’idols. Kentarô, Ryô et Kazu vont alors devenir Chika, Maru et Airi, les Gokudolls ! Et même s’ils ressemblent dorénavant à des jeunes filles en fleurs, leurs âmes seront toujours celles de yakuzas, les hommes parmi les hommes, voués au gokudô ! Ou peut-être pas !?! Faites du bruit pour les Gokudolls, le plus viril des groupes d’idols !

Calé sur un format de dix épisodes d’une vingtaine de minutes chacun, Back Street Girls est avant tout conçu dans l’optique de faire rire à l’aide d’un humour bien gras, surdosé et poussé à l’excès, ces Yakuzas, il faudra les mâter, en faire de véritables petites idols, des stars pour adolescentes, maintenant, dotés d’attributs féminins, devenus des femmes malgré eux, comment vont-ils évoluer ?

Chaque scène n’a d’autres vocations que le rire, le scénario est linéaire et le mécanisme est simple, chaque évènement est un prétexte pour une blague, il y a une faible ligne directrice, mais globalement, bien que les épisodes se suivent, il n’y a pas d’histoire tissée tout au long de la saison.

En conclusion, toute personne ouverte d’esprit ne pourra qu’apprécier ce troll de dix épisodes qui pousse à l’excès la dérision de l’univers des animes d’idols et Shōjos. Des mini sketches qui s’enchaînent chronologiquement et logiquement pour un public averti.

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« I am mother », au croisement de la science-fiction et du thriller.

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Ce nouveau film signé Netflix, et réalisé par Grant Sputore, nous transporte vers un futur plus ou moins proche sur fond d’extinction de l’humanité au cœur d’un bunker ultra-sécurisé et automatisé.

Au sein de ce chaos ambiant, un robot doté d’une Intelligence Artificielle composée d’un sous-programme « maternité » va élever un bébé et devenir sa mère jusqu’à l’adolescence de l’enfant.

Dans un rapport mère-enfant assez troublant, il est donné au téléspectateur, dans un premier temps, une vision somme toute empathique du sujet. « Mère » semble être un robot jouant parfaitement le rôle d’une mère surprotectrice.

C’est à ce moment que « Fille », nom donné par « Mère », et joué par la jeune Clara Rugaard va voir sa vie chamboulée par l’apparition d’une inconnue venant de l’extérieur du bunker.

Ce film pose plusieurs questions et notamment, la principale : un enfant élevé par un robot peut-il avoir le même affect qu’avec un parent organique ?

Avec l’avènement de la robotique et des I.A., cette interrogation semble toute légitime. Des robots travailleurs, des robots sexuels, des robots tueurs. Il semble tout à fait correct d’envisager des robots « nounou » ou « parent ».

La quasi-totalité du film se passe en huis clos, rendant ce thriller plus angoissant. En faisant un parallèle rapide, la comparaison avec, dans les grandes lignes, « 2001 l’Odyssée de l’espace » de Stanley Cubric est de mise.

« Mère » est dotée d’une interface vocale féminine et douce, en contradiction avec son enveloppe physique. Un enfant aurait-il eu le même rapport avec un robot « Père » ? un enfant est-il intrinsèquement enclin à mieux évoluer dans un environnement matriarcal ?

Il semble difficile d’admettre que les I.A. puisse développer de l’empathie, moteur essentiel dans un rapport parent/enfant. Pourtant, que savons-nous de l’empathie ? Est-ce intrinsèque aux êtres « organiques » ? Est-ce le fruit d’une intelligence ? et dans ce cas, pourquoi une I.A., censée être plus intelligente que l’homme, ne développerait pas cette sensibilité ?

Sans vouloir donner de conclusion à un large débat, il semble que la réflexion se doit de ne pas être stérile afin de préparer l’avenir de l’humanité.

Aparté :

Pour les connaisseurs, la forme du robot ainsi que ses mouvements (la course notamment) n’est pas sans rappeler « Atlas » développé par la société Boston Dynamics.

D’après vous, combien de temps avant que la réalité ne rejoigne la fiction ?

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Game Of Thrones avait rendez-vous avec l’Histoire : L’heure du Loup

Retour en détails sur l’épisode final de Game Of Thrones !

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Game Of Thrones a fait rêver des millions de téléspectateurs au cours des huit dernières années. Si bien que la série de dark fantasy s’est inscrite comme un incontournable du genre et pilier de la culture pop ainsi que télévisuelle.

Avec des performances d’audiences toujours plus accrues, un scénario mêlant conspirations, quêtes de pouvoirs, batailles époustouflantes, le tout noyé dans une ambiance sombre, créant ainsi un univers tout bonnement obscur dans lequel on ne souhaiterait jamais mettre pied… Tout cela a forcément eu des répercussions sur la vie de tous les jours, les séries TV et sorties littéraires d’aujourd’hui le démontrent pleinement, toujours plus de trashs, toujours plus de protagonistes doivent dorénavant périr pour faire de l’œuvre une réussite. L’effet Game Of Thrones.

– CE QUI VA SUIVRE CONTIENT DU SPOIL SUR L’ÉPISODE 6 —

Les quarante premières minutes de cet ultime épisode sont incontestablement les points forts de ce grand final. Les rues autrefois peuplées et bordéliques ont laissé place au calme. Le ciel fait pleuvoir des cendres sur les rescapés du massacre de Port-Réal, le retour des Targaryen à Westeros a apporté son lot de cataclysmes sur les habitants autrefois prospères.

Les protagonistes découvrent ainsi la capitale en ruine, dans une ambiance sombre et apocalyptique qu’ils furent ou non responsable de ce massacre, le terrible constat est inévitable. Acclamée par ses troupes, c’est dans une ambiance impérialiste que la nouvelle reine assoit sa domination sur la cité, l’armée tient la ville et celle qui se voit comme la figure d’un mouvement pacifique est aux yeux du monde un despote aveuglé par ses idéaux irréalistes et trop loin des faits.

Jon, l’héritier légitime du Trône de Fer, remonte la rue jusqu’à sa reine, il traverse les armées de Daenerys et constate autour de lui, la joie de la conquête par le feu et le sang des Dothrakis et Immaculés. Encore une belle incohérence que le nombre de soldats de l’armée Targaryen. Presque tous éradiqués dans l’épisode trois et pourtant ici par milliers. Tyrion est finalement mis au fer pour la libération de Jaime et donc, la trahison envers sa reine. Trahison qui ne peut qu’être payée par le prix du sang selon Daenerys.

Jon quant à lui, a reçu l’éducation de Ned Stark, il force ainsi l’admiration en essayant de rester loyal et fidèle à son allégeance. Malgré tout, les massacres et le fanatisme de Daenerys ont raison de lui, et dans un élan d’amour sorti tout droit d’un récit shakespearien, Jon poignarde sa bien-aimée. Dès lors, l’épisode prend une tournure fulgurante, les scènes qui suivent la mort de Daenerys sont complètement expéditives. On ne verra pas l’arrestation de Jon par les Immaculés, on apprend la situation de celui-ci que par une scène de délibération entre les grandes maisons restantes (et de nouveaux personnages, inconnus au bataillon.). Et encore, on apprend que des milliers de nordiens sont aux portes de la ville pour libérer Jon Snow, et c’est une scène purement mal menée.

Comment les Immaculés, les Fer-nés et les Dothrakis peuvent-ils réellement tenir tête à autant de soldats ? Ressuscitent-ils à chaque épisode ? Ce nombre d’incohérences n’en finit plus, et a raison de toutes les intriguent et théories présentées jusqu’ici. La fin ne satisfait pas le téléspectateur non pas par ce qu’il n’a pas SA fin, mais parce qu’il obtient une fin indigne d’une série dont le succès est dû à son scénario développé et lentement mis en œuvre, pour finalement obtenir un résultat grossier, expéditif et incomplet.

On retiendra que le Roi de la Nuit était finalement rien de plus qu’un zombie qui propageait sa gangrène par magie et non en mordillant… Ce sont ces incohérences qui font le plus mal.

Il n’y a cependant, et heureusement pas que du mauvais dans tout cela. Si la conclusion est expéditive, elle reste logique pour bien des plans. Le retour de la famille Stark, voire, l’ascension de la maison, est pertinent. On peut facilement se laisser aller à l’idée que Jon – Aegon Targaryen, élevé à Winterfell, gouvernera au-delà du mur, comme les Stark l’ont jadis fait. L’indépendance du Nord est une alternative parfaitement acceptable, ils furent les seuls épargnés par la conquête d’Aegon Targaryen 300 ans plus tôt en étant les seuls à se soumettre sans combattre. Ils sont aujourd’hui les seuls à reprendre leur indépendance sans combattre.

On regrettera le traitement des Îles-de-Fer qui ne chercheront pas à reprendre leur souveraineté lors de ce sommet alors même qu’ils essayèrent sept saisons durant.

Pour finir, un Stark a déjà gouverné les sept couronnes. Cette période de l’histoire fut alors appelée l’Heure du Loup. Retour aux sources donc.

Game Of Thrones se termine de manière beaucoup, beaucoup trop expéditive, mais la série restera à jamais comme l’un des shows les plus innovants et talentueux que l’on ai vu. Tant par le scénario, les jeux d’acteur ou les batailles époustouflantes. N’oublions pas que Game Of Thrones est une série TV, et qu’elle a coupé le souffle des téléspectateurs tout au long de cette dernière décennie. La série a lancé le défi, le vingt et un ième siècle devra dorénavant proposer des divertissements toujours plus choquants à la trame plus affinée, et cela, nous le devons à Game Of Thrones. Le Trône de Fer avait rendez-vous avec l’Histoire. Une entrevue trop rapide, mais qui n’enlève rien à l’amour que l’on porte à cette série dans son aspect plus général.

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