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The Defenders: Amère victoire …

/!\ SPOILER ALERT /!\  Avec cette première mission collective de ses « Marvel Knights », Netflix mise gros sur l’avenir individuel de chacun de ses héros. Si rien ne reste à prouver sur l’efficacité de Daredevil, ses super collègues ont encore du chemin à parcourir pour gagner leurs galons de superhéros. 

/!\ SPOILER ALERT /!\ – Avec cette première mission collective de ses « Marvel Knights », Netflix mise gros sur l’avenir individuel de chacun de ses héros. Si rien ne reste à prouver sur l’efficacité de Daredevil, ses super collègues ont encore du chemin à parcourir pour gagner leurs galons de superhéros.

Un démarrage poussif, malgré un montage dynamique et bien dosé, pose le statut de chaque personnage assez rapidement. L’effet de ralentissement vient sans doute de la survente de la série comme étant orientée action qui amène à se demander assez vite quand ça va bouger un peu. Pourtant, le récit parallèle à l’intrigue principale, assez banale, est des plus passionnant et positionne intelligemment les héros pour leurs prochaines aventures. Il ne faut donc voir ici qu’un récit passerelle, terminant l’arc narratif de la Main entamé dans Daredevil et poursuivi dans les autres séries solos.

Il n’est pas indispensable d’avoir suivi les séries individuelles pour saisir les enjeux de l’intrigue, mais c’est préférable pour connaitre tous les éléments et bien saisir les relations entre les différents intervenants. Bien que la volonté de construire un récit intéressant autour des Defenders se ressente, l’ensemble n’en reste pas moins bancal avec un rythme et une réalisation inégale malgré une narration cohérente. 

 

Le principal point de déséquilibre est ce qui devait être le point fort de la série. Les combats sont efficaces par moments et totalement insipides à d’autres. L’affrontement d’Iron Fist contre Luke Cage et le combat final est le parfait exemple de cette inégalité.

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En comparaison, le premier combat, court et efficace, donne tout ce qu’on peut attendre d’un fight de héros digne de ce nom, le second est terne, interminable et ressemble trop souvent à une bagarre improvisée qu’à un ultime showdown entre héros et ninjas surentrainés.

Les acteurs semblent également avoir été, parfois, laissés à l’abandon. Kristen Ritter en particulier à l’air totalement en roue libre et donne le sentiment de ne pas savoir ce qu’elle doit faire et encore moins comment. Sigourney Weaver, malgré quelques scènes mémorables et son interprétation impeccable de leader de la Main, à l’air de s’ennuyer ferme.

On en arrive à penser qu’elle a elle-même suggéré la mort de son personnage pour en finir plus rapidement. On notera tout de même la petite scène de lutte avec Elektra qui montre que l’actrice, bientôt septuagénaire, en a encore sous le talon.

Le rythme est également le gros défaut de cette série. Dynamique, funky et captivante pendant un temps, elle plonge dans les longueurs narratives jalonnées de dialogues ineptes pour repartir à nouveau sur une bonne voie.

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Ce traitement met en avant les faiblesses du scénario, délayé au maximum pour nous servir un, voire deux épisodes supplémentaires. La violence, édulcorée par rapport aux séries solos, s’ajoute au manque de punch global de « The Defenders ».

Malgré cette lourde charge négative, la série contient d’excellents éléments visuels et narratifs qui ne sautent pas forcément aux yeux du spectateur lambda. C’est ici que le fan service fait son travail avec une efficacité indéniable, et  des séquences « comics accurate » qui se fondent habilement dans l’adaptation  que nous propose les showrunners.

Chaque personnage est égal à lui-même, Daredevil reste le héros sans peur, mais pas sans reproches, Luke Cage ,l’assistant social à l’épreuve des balles qui cherche le bien de sa communauté, Danny Rand , l’arme immortelle plaintive qui se victimise dès que l’occasion se présente et Jessica Jones, aussi puissante qu’alcoolique qui rejette tout et tout le monde.

Malgré les variations et les longueurs techniques, on reste dans le même esprit, sombre et brutal, de leurs séries respectives.

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Le groupe est cohérent et les caractères forts de chacun donnent lieu à des échanges mémorables, surtout quand on connait le passif de leurs homologues de papier. Cependant le personnage central reste Daredevil.

Alors que tout porte à croire que Danny Rand est la clé de l’histoire, son utilité est clairement en dessous de la portée émotionnelle offerte par la romance que Matt Murdock entretient avec Elektra, revenue d’entre les morts sous le nom de Black Sky grâce aux puissances occultes de La Main.  Le trouble que subit Murdock durant la seconde partie du récit modifie la perception du héros et met en avant la faille que représente Elektra pour lui.

On est alors en plein dans l’univers de Frank Miller et c’est bien là, l’atout majeur de cette saison.

La rencontre Cage/Rand est également très bien menée. Connus pour être de véritables frères d’armes dans le comics malgré le fossé social qui les sépare. La série nous offre leur première rencontre qui se solde bien évidemment par l’affrontement que tous les fans attendaient entre le Power Man et l’Arme Immortelle.

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La bataille est brève, mais intense, et comble les attentes du spectateur. La suite de leur relation est intelligemment amenée et profile une collaboration entre mysticisme et rationalisme, base d’une buddy story efficace.

Jessica Jones est la seule à ne pas trop se rapprocher d’un binôme. Malgré quelques passages assez comiques avec Daredevil, l’aspect loup solitaire propre au personnage est respecté et pousse Jessica vers une profonde remise en question personnelle.

La réouverture d’Alias Investigations suppose que l’héroïne alcoolique reprend du service après cette aventure collective riche en enseignements. 

Une réalisation disparate pour une super-équipe qui méritait un meilleur traitement. Un scénario plutôt mince porté par des longueurs et des dialogues assez creux, on est tenté de croire que la série aurait pu être l’introduction de la saison 3 de Daredevil en solo tant le sentiment de « trop peu » se fait sentir au final. Sans être décevante, la série se perd par moment en explications inutiles et survole les éléments essentiels. Netflix souffle donc le chaud et le froid dans cette aventure collective bien trop déséquilibrée pour marquer fortement les esprits. De plus, les costumes et accessoires font toujours défaut à certains, alors qu’ils sont la marque de fabrique du superhéros. Pourtant, au milieu de tout cela, les prochaines saisons, d’Iron Fist et  Daredevil en particulier, promettent déjà des arcs narratifs de haute volée grâce à un final pleins de promesses.

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