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Spider-Man Homecoming : Ça ne tisse pas loin !

Cette version est 100% MCU, et c’est peut-être bien là son plus grand défaut. À vouloir reformuler les personnages pour les insérer dans un tout, Marvel se prend les pieds dans le tapis et peine à faire décoller le monte-en-l’air malgré de solides éléments.

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Lecture 4 mins.

Cette version est 100% MCU, et c’est peut-être bien là son plus grand défaut. À vouloir reformuler les personnages pour les insérer dans un tout, Marvel se prend les pieds dans le tapis et peine à faire décoller le monte-en-l’air malgré de solides éléments.

N’EST PAS SPIDEY QUI VEUT…

Bien qu’il soit tentant de vouloir comparer les différentes versions de Spiderman au cinéma, cette nouvelle mouture ne donne que très peu d’éléments de comparaison avec la trilogie de Sam Raimi qui offrait une vision classique du personnage de Parker/Spidey , ni même avec le reboot « Amazing » de Marc Webb, qui lorgnait plus vers une version actualisée du personnage.

C’est donc un Parker/Spidey quasi inédit que le MCU nous propose. Si les causes de ses pouvoirs et le passé de tante May (la mort d’oncle Ben ?) sont à peine effleurés, c’est bien pour mettre en avant le côté « Avengers en stage » de Spiderman

Bien que les noms et les grandes lignes narratives du héros soient respectés, l’entourage de Parker subit de nombreux remaniements pas toujours très heureux. La cure de jouvence de tante May, incarnée par Marisa Tomey, est le parfait exemple de ce qui peut nuire à un personnage secondaire canonique.  Devenue une Milf qui s’ignore, Marvel tourne en dérision une figure maternelle attachante pour en faire un banal ressort comique supplémentaire.

 

 SPIDER-BOULET CONTRE LE VAUTOUR

Pour ce qui est de l’humour, ça ne vole pas haut non plus, et l’ambiance teen-movie assomme plus qu’elle ne renforce la sympathie autour de Parker et de son groupe de potes. Tout est édulcoré et dosé de façon à plaire au plus grand nombre sans chercher à rendre le personnage héroïque, ni même attachant.

On se retrouve alors avec un Spiderman plus boulet que héros qui ne se décolle jamais vraiment de cette image. À l’inverse, le Vautour, impeccable Michael Keaton, et le Shocker ont le droit à un lifting salvateur qui vaut à lui seul le détour. Le personnage du Scorpion est lui aussi assez bien (indirectement) présenté. En dépoussiérant ainsi des personnages tombés en désuétude, la galerie de vilains de Spiderman trouve la touche badass qui équilibre l’intérêt global que suscite le film. Un méchant que cette version de Spidey ne mérite pas…

UN HÉROS PAS AU NIVEAU

Il faut bien l’avouer, ce Homecoming manque  cruellement de punch. Pas de scènes épiques ni d’effets réellement spectaculaires, un charisme proche de zéro, et une narration bien trop lente lèsent le film et l’empêchent de trouver un vrai rythme. Ajoutons à cela les interventions « gaguesques » de Stark et Happy à répétition, et on obtient un résultat moyen, bancal, et un héros sans envergure, ce qui est tout  de même un comble pour Spiderman

À trop vouloir maintenir le cap de l’humour à tout va, Marvel oublie parfois que trop de liberté nuit. L’exercice de la reformulation est simplifié sur des personnages comme les gardiens de la galaxie ou Deadpool, tant ils sont assez peu connus du grand public pour les uns et offrent une liberté d’action très large pour l’autre. Il devient beaucoup plus périlleux sur des gros personnages comme Spidey, avec un passé connu et émotionnellement efficace.

RAPPORT DE STAGE 

En forçant le récit à se raccrocher à la trame narrative des Avengers, le personnage perd son essence et du même coup son intérêt. Surtout quand le costume et les gadgets se tapent le gros du travail. Même les aptitudes arachnoïdes sont mal exploitées et sont remplacées par une démonstration de ce que Tony Stark ( encore lui…) sait faire d’autres comme gadgets, reléguant le spectaculaire Spiderman à un vulgaire homme sandwich au service de Stark industries. Sans être une catastrophe, ce Homecoming s’avère assez décevant. Sauvé du naufrage par quelques très bons éléments disséminés ici et là. Le film est loin d’être un Spiderman convaincant, mais plutôt un spin off des Avengers dispensables. À voir, mais pas à retenir.

 
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You vs Wild : Critique de la série interactive avec Bear Grylls !

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Sortie sur Netflix le 10 Avril. « You vs Wild » est une série dont VOUS êtes le héros (comme le fut l’épisode de Black Mirror : Bandersnatch) sauf que cette fois-ci c’est sur une série complète où vous pourrez mettre le pauvre Bear Grylls, le célèbre aventurier britannique, à rude preuve au travers de multiples aventures. Récupérer un venin provenant des trois créatures les plus dangereuses de la planète, retrouver un chien sauveteur égaré dans des montagnes enneigés, retrouver une doctoresse perdue dans la jungle, rejoindre la civilisation à partir d’un lieu méconnu… Les missions seront multiples via les 9 épisodes de la série, et c’est vos choix qui impacteront les capacités de Bear à pouvoir poursuivre ses missions dangereuses.

C’est vous le héros de ces multiples aventures !

Netflix pousse une fois encore, l’interactivité à son paroxysme. La série « You vs Wild » va encore plus loin que Bandersnatch puisque Bear Grylls, cette fois-ci, interagit directement avec vous. Il juge vos choix, vous remercie quand vous avez bien choisi, vous fait part de ses doutes et de ses incertitudes… Au-delà de vos traditionnels dilemmes pour avancer dans votre quête, il entretient un rapport direct et privilégié avec vous, rendant l’interactivité de la série beaucoup plus folle.

Vos choix impacteront directement le futur de votre aventure. Ainsi, vous pourrez vite être démunis si vous faites un mauvais choix au début d’un épisode. Mais pas de panique, en cas d’erreur, vous pouvez directement reprendre l’aventure à votre dernier dilemme.

Authenticité de la série oblige, vous ne mettrez jamais Bear Grylls par votre choix dans une situation mortel mais attention quand même, certaines de vos décisions peuvent directement freiner l’aventure…

Exemple des choix que vous aurez à réaliser…

Unique bémol, les épisodes se finissent bien trop rapidement. Si vous avez du temps devant vous, il vous faudra à peine plus de deux heures pour terminer la série. Enfin, malgré la multiplicité des décors, les actions restent souvent assez semblable, et un effet de répétition casse souvent le rythme de la série. On note toutefois une bonne volonté des auteurs de multiplier les moments interactifs pour toujours garder en haleine son spectateur, et ça rend le produit final vraiment dynamique.

On vous invite malgré tout à vous lancer dans l’aventure « You vs Wild ». 

8 Geeks Lands
0 Internautes (0 Votes)
Points positifs
  • Une interactivité jamais vue
  • Pousse l'interactivité plus loin que Bandersnatch
  • Des aventures passionantes
  • Points négatifs
  • Une durée de vie assez courte
  • Conclusion
    Proposant une interactivité d’un genre nouveau, devenir le co-protagoniste d’une série de survie est vraiment énorme, encore plus lorsque c’est vous qui donnez des directives à Bear Grylls. Netflix propose un divertissement d’un genre nouveau, qui reste complètement dingue et assumé ! A consommer de toute urgence !
    NOTE8
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    « Mon Inconnue » — Revue rapide

    Publié

    le

    par

    Lecture 1 min.

    MON INCONNUE d’Hugo Gélin

    Avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Laverhne, Camille Lellouche

    Synopsis : Du jour au lendemain, Raphaël se retrouve plongé dans un monde où il n’a jamais rencontré Olivia, la femme de sa vie.
    Comment va-t-il s’y prendre pour reconquérir sa femme, devenue une parfaite inconnue ?

    Critique : Partant d’un postulat de départ très axé « romance », le long-métrage d’Hugo Gélin parvient à sortir du carcan des stéréotypes faciles propices à ce genre de films. Le film parvient à étonner par une coloration comique poussé à l’extrême (via le personnage de Benjamin Laverhne) et qui fonctionne ! De légère incursions de séquences d’actions dans l’imaginaire du personnage restent aussi assez surprenants. Malgré tout, « Mon inconnue n’évite pas certains écueils dramatiques et facilités scénaristiques pour faire avancer son intrigue. Il reste malgré tout un film assez frais et vivace, qui tente de proposer quelques séquences assez sympathiques, sans toutefois profondément révolutionner le genre. À voir !

    En résumé
    7.5 Geeks Lands
    Internautes 0 (0 Votes)
    Points positifs
  • Une comédie qui tente d'innover et de sortir des clichés.
  • Une bonne dose d'humour
  • Points négatifs
  • Quelques longueurs
  • Un dénouement (trop) facile
  • NOTE7.5
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    Nos critiques

    Critique – Simetierre, l’une des meilleures adaptations de Stephen King de ces 10 dernières années ?

    Publié

    le

    par

    Lecture 2 mins.

    Les superhéros sont plus que présent ces derniers mois dans le box-office, les films d’auteur attendent le Festival de Cannes pour pointer le bout de leur nez, heureusement, Simetierre, la 45 ème adaptation d’un roman de Stephen King débarque dans nos salles obscures pour nous faire trembler.

    Synopsis : Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s’installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière caché au fond des bois. Peu après, une tragédie s’abat sur lui. Creed sollicite alors l’aide d’un étrange voisin, Jud Crandall. Sans le savoir, il vient de déclencher une série d’événements tragiques qui vont donner naissance à de redoutables forces maléfiques.

    Avant-Première de Simetierre aux cinéma Gaumont Opéra, Paris

    Après le Simetierre de Mary Lambert sorti en 1989 devenu culte, 2019 voit une nouvelle adaptation du livre éponyme de Stephen King par Kevin Kolsch et Dennis Widmyer. Près de 30 ans séparent les deux métrages, de quoi conquérir à nouveau l’ancienne génération et la nouvelle en proposant un scénario remanié et moderne qui offre en définitive une version aboutie plus qu’une simple retranscription 2.0.

    Simetierre réussit à se frayer un chemin entre la version cinéma de 1989 et le roman de Stephen King. Reprenant par-ci par-là des éléments du matériau d’origine, la nouvelle production de Paramount se veut originale et unique. La volonté d’adapter le roman tout en lui insufflant sa particularité propre en fait une des plus grandes adaptations du genre au cinéma.

    Les codes cinématographique horrifiques sont respectés, les sons et les bruitages prennent l’ascendant sur les cries et les voix afin d’impacter directement le spectateur et créer une ambiance dramatique. Le frisson est garanti, ajoutez à cela le dosage milimétré des CGI, les décors lugubres et l’addition offre un résultat digne d’être l’une des plus belles retranscriptions d’un Stephen King.

    Les frissons sont bien présents, avec des rebondissements inattendus et l’intrigue qui ne cesse de se dévoiler peu à peu jusqu’à la fin du film ou les dix dernières minutes vous tiennent en haleine.

    VERDICT
    8.5 Geeks Lands
    9 Internautes (1 Vote)
    Points positifs
  • Décors
  • Respect des codes du film d’horreur
  • Captivant du début à la fin
  • Points négatifs
  • Liberté scénaristique sur le roman
  • Conclusion
    Trente ans après la première adaptation de Simetierre, l'oeuvre reprend vie dans l'une des meilleures adaptations de Stephen King des dix dernières années.
    NOTE8.5
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