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Review sans pitié

Review sans pitié #1 : Roller Coaster Tycoon sur PC

Retour en 1999 avec les débuts d’une des saga phares du jeu de gestion de parc d’attraction. Quelqu’un veut une barbe-à-papa ? 🙂

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Par où commencer lorsqu’il s’agit d’un pareil monument ? À chaque jeu exceptionnel, cette éternelle question se pose… Comment ? Vous ne connaissez pas la saga des RCT ? Hum… Un brin d’histoire s’impose.

Remontons en 1994 et ne retenons qu’un seul nom, celui de Peter Molyneux ; entre autres le créateur de Fable mais aussi de Dongeon Keeper, Theme Hospital, Populus, Black and White et j’en passe. Un véritable génie de la programmation de jeux de gestion. Cette année là, il se penche sur un nouveau concept, la gestion d’un parc d’attractions avec Theme Park.

Ce concept très original inspirera un certain Chris Sawyer qui développera alors sa vision d’une gestion de parc d’attraction. Reprenant les principaux éléments de Theme Park, Roller Coaster Tycoon innove avec la faculté géniale de concevoir soi-même ses propres montagnes russes. Le jeu eut tellement de succès qu’il dépassa en terme de ventes le nouveau né Theme Park 2 sortit à la même période et devint rapidement une des plus grandes saga du jeu vidéo de gestion. Et je vous propose aujourd’hui de décortiquer le succès en détails de cette petite merveille.

Premièrement au niveau graphique, je dois dire que j’adore ce rendu visuel et je pense que même aujourd’hui on n’arriverait pas à refaire un jeu de cette manière… Vous pouvez visionner votre parc en 3D Isométrique sous quatre angles différents. Les éléments de décor et les attractions fourmillent de petits détails pixélisés, ce qui offre à mon sens un charme inégalé (Pour être honnête, bien que le troisième opus de la saga soit plus abouti, j’adore rejouer à ce jeu pour son esthétisme très rétro).

Les visiteurs du parc peuvent être nombreux… Très nombreux… Au point de ne pouvoir distinguer qu’un amas de pixels qui bouge dans tous les sens. Les visiteurs ne sont que de petits sprites animés et peu détaillés mais que voulez-vous, je les adore ces petits pigeons…. EUH visiteurs je veux dire ^_^ . Bref, un excellent point qui je pense saura toucher bon nombre d’entre vous.

 

Même le plus petit des parcs est joli est agréable à gérer.

 

 

Au niveau sonore, bon je dois admettre que trouver un défaut à ce jeu est assez frustrant, mais il m’a assez marqué pour en parler. Les musiques sont d’excellentes qualité, je n’ai rien à redire mais je n’ai pas dû en compter plus de trois… Une superbe pour l’écran-titre, une pour le carrousel avec un orgue de barbarie et une techno pour les auto-tamponneuses. Le sound design est très bien réalisé avec les rires des enfants et bruits quelconques de la foule, mais le problème c’est que votre parc grandit vite… et si vous vous éloignez trop, n’entendre que ces enfants c’est un peu triste…

Bon ça fait toujours du fric dans les marchands de glaces tu me dira mais un peu de musique à côté ce serait bien quoi… Du coup je suis assez mitigé sur ce point… Rassurez-vous, ça n’enlève en rien à la qualité du jeu. Et puis, les extensions sorties plus tard pallient à ce problème avec quelques musiques supplémentaires donc rien de gravissime non plus.

 

Certains créateurs ont l’esprit totalement fou ! 

 

Niveau scénario, techniquement il n’y a pas de scénario mais une simple succession de niveaux. Chaque  »scénario » vous propose d’atteindre un objectif (de visiteurs, de valeur du parc, ce bénéfices) en un temps limité.

La difficulté croit avec les niveaux et vous passerez alors d’un terrain totalement vide en pleine forêt à un parc en déficit dont vous devrez relancer l’activité. Ça paraît très technique dit comme ça mais ce n’est pas le cas, les statistiques du parc sont très bien résumées et très facilement assimilables 😉

Etoile des neiges-euh ! ♫

En parlant de ça, parlons du gameplay. C’est un jeu de gestion sur PC alors évidemment, ça ne demande pas de réflexes particuliers mais plutôt de la stratégie. Tout se fait par la souris et les différents menus. Vous pouvez construire des attractions et boutiques dans votre parc, construire pièce par pièce vos propres montagnes russes (et ça c’est géant), aplanir le terrain, planter des arbres et installer des décors, engager du personnel, et bien plus encore.

Vous êtes vraiment mit dans la peau du directeur de votre parc. De plus, la faculté de modifier la vitesse à laquelle s’écoule le temps permet de régler la difficulté pour les joueurs novices. Et à ce propos, je ne suis pas d’accord avec une des critiques les plus rependues : il arrive que l’on reste de nombreuses minutes devant son écran sans rien faire… Alors si c’est le cas, soit vous êtes un très mauvais gestionnaire (parce que vous n’avez plus d’argent pour faire quoi que ce soit), soit vous êtes trop doués (auquel cas j’ai envie de dire, passez au niveau suivant, là je vous garantis que vous ne vous arrêtez pas vu le défi imposé). De plus, vous ne trouvez justement pas ça géant de regarder votre parc tourner comme une horloge ? Tout mettre en place, régler tous les problèmes pour faire en sorte que le parc tourne comme une machine bien huilée ? Personnellement, j’adore cet aspect et je trouve que cette critique est injuste. Bon par contre, s’il y a bien une critique louable, c’est l’absence d’un mode bac à sable… Un peu triste en effet… Mais bon, il faut se dire que l’épisode 2 comble ce vide, c’est déjà ça !

Le fameux éditeur de montagnes russes. Simple et génial à la fois. 

Enfin niveau durée de vie, croyez-moi, vous en aurez pour votre argent car ce jeu est relativement long ! Une vingtaine de scenarii différents à la difficulté croissante avec quelques heures pour chacun d’entre eux, de quoi passer de longs et très bon moments derrière son écran.

Pour conclure, Roller Coaster Tycoon est un excellent jeu de gestion qui s’adresse aux néophytes comme aux joueurs confirmés en raison de sa difficulté croissante. Son esthétisme et son ambiance sonore le rend tout aussi jouable qu’il y a 18 ans. Je dirais même plus que ce rendu est préférable à certains jeux récents. Seuls petits hics mais pas si désagrables que ça, peu de musiques et pas de mode bac à sable… Mais au vu du contenu extrêmement complet du jeu et même de la faculté de créer ses propres montagnes russes, franchement c’est tirer sur l’ambulance aussi je lui pardonne ces petits et surtout rares défauts et je vous recommande vivement ce jeu.

J’aime les frissons, mais monter là-dedans en vrai… euh, no thanks 😀

Note personnelle : 18/20

N’hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires 🙂 

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Review sans pitié #7 : Dofus sur PC

Review du célèbre MMORPG Dofus.

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Lecture 10 mins.

Revenir sur le phénomène Dofus… Autant vous dire que rien qu’en réactivant mon compte j’ai un pris un de ces coups de vieux !

Comme j’ai pu le préciser dans ma review sur la série Wakfu, il faut bien comprendre qu’au début des années 2000, Dofus était un nouvel embranchement du MMORPG et personne d’autre ne l’avait emprunté. À côté des légendaires World of Warcraft et League of Legend, il faut dire que le français s’impose au monde du jeu en ligne tel un colosse inébranlable. Je vous propose donc de revenir sur ce jeu fantastique, chef d’œuvre qui prouve une fois de plus que les français ont vraiment un savoir-faire inégalé en terme de création de jeux 😉

Parler de Dofus aujourd’hui c’est assez difficile puisque comparé à World of Warcraft qui n’a connu qu’une seule version suivi d’innombrables extensions, il y a eu deux versions de Dofus. La première version, plus connue sous le nom de la version 1.29 et la dernière en date du 23 juin 2015. Je vais donc me concentrer ici sur la version la plus accessible aujourd’hui, la version actuelle. Bien que je n’ai aucunement l’intention d’omettre des petites références ici et là à son aïeul.

L’île de Nowel… Quand je pense que je n’y ai jamais mit les pieds… Va falloir rattraper ça !

Commençons avec l’univers et le scénario. Comme tout bon RPG, il faut un bon scénario et un univers cohérent. Pour résumer de manière simpliste la trame du jeu, vous vous trouvez dans le Monde des Douze où les Dofus, six œufs de dragons aux pouvoirs sans limites, ont été dérobés et il vous incombe à vous, aventurier lambda du dimanche de les retrouver ! Le synopsis est simple et peu élaboré, cela ressemble à une quête d’un obscur RPG de l’âge de la Master System mais comme je le disais, un RPG se doit également d’avoir un univers cohérent. Pas forcément détaillé mais au moins suffisamment bien réalisé pour qu’il puisse attirer par son ambiance à elle seule. C’est toujours mieux quand c’est détaillé bien sûr, ça permet de comprendre la géopolitique du monde où on se trouve comme les conflits entre Orgrimmar et Hurlevent par exemple. Eh bien le moins que l’on puisse dire c’est que les scénaristes de l’univers de Dofus s’en sont donnés à cœur joie !

Le Monde des Douze est vaste et comme dans Wow, on ne peut pas traverser une forêt sans tomber sur une petite cabane avec un ou deux PNJ, chacun ayant ses petites répliques. Les références au monde réel foisonnent, allant de la parodie au réel hommage à la culture geek. Certains personnages sont traités avec une particulière attention (surtout depuis le carton de la série Wakfu) et la complexité de l’écriture du monde est saisissante tant elle est bien ficelée. Sans compter un humour aujourd’hui presque omniprésent, ce qui casse avec la tendance à passer tous les dialogues des PNJ, on a vraiment envie de se plonger dans l’épopée de chaque personnage pour rire un bon coup. Enfin, un peu comme dans Wow d’ailleurs, vous devrez choisir un camp entre deux cités rivales, Bonta et Brakmar. Que la meilleure cité gagne les gars 😉

Bon l’univers c’était l’étape facile, vu que tout le monde s’accorde à dire pour que Dofus soit un chef d’œuvre scénaristique au point d’en avoir inspiré un grand nombre d’œuvres dérivées comme des mangas, des bandes dessinées, des livres et surtout un film ! Maintenant passons à quelque chose de plus délicat, le gameplay. À côté des fulminants Guild Wars 2 et Final Fantasy XIV, plutôt que de céder aux sirènes de la 3D en temps réel, Dofus opte pour un aspect en 3D isométrique avec un monde affiché en tableaux, un peu comme dans le premier The Legend of Zelda sur NES. Mais petite spécificité, le cœur du jeu repose sur des combats au tour par tour. Au début d’un combat, vous pouvez vous positionner sur les cases rouges et les ennemis sont sur les cases bleues. Une fois que le combat commence, vous pouvez vous déplacer librement selon un certain nombre de points de mouvements et lancer des actions et sorts en fonction des points d’actions. Vous avez environ une minute pour réagir à votre tour, et des objectifs secondaires apparaissent de temps à autre dans le but d’obtenir plus d’expérience.

Le système de combat est assez intuitif, pour peu que vous ayez choisi une classe simple à jouer.

Pour ce qui est des sorts, ils varient en fonction de la race que vous avez choisie. À l’époque c’était simple tiens, ça s’appelait le Monde des Douze parce qu’il y avait douze races. Respectivement les Ecaflips, les Eniripsa, les Iops, les Crâs, les Feca, les Sacrieurs, les Sadidas, les Osamodas, les Enutrofs, les Srams, les Xelors et les Pandawas.

Chaque classe a sa particularité, ses sorts propres et sont plus ou moins difficile à maitriser en fonction du degré de stratégie qu’elles requièrent. Depuis la saison 2 de Wakfu, sont apparues six races supplémentaires. Les Roublards, les Zobals, les Steamers, les Eliotropes, les Huppermages et les Ouginaks. Tous surfant plus moins sur le succès des animés produits par Ankama.

Je ne vais pas détailler toutes les classes ni les différencier par rapport à la première version du jeu, il faudrait écrire un vrai bouquin sur le sujet pour ça et je ne suis pas assez bon dans le jeu pour ça. Cependant, je vous assure que les mécaniques de gameplay sont très ingénieuses. Pour commencer une aventure d’ailleurs, je vous recommande de choisir un Crâ, une sorte d’archer très efficace à courte et à longue portée.

De plus, un MMORPG ne se résume pas simplement qu’à du combat, c’est toujours plus riche que cela. Et comme dans beaucoup d’autres, il est possible de choisir des métiers répartis en deux catégories, les métiers d’artisanat et les métiers de matière première. Vous pourrez ainsi avoir plusieurs métiers en fonction de votre niveau, produire des matières nécessaires à la création de stuff plus performant par exemple.

Dernier aspect, le PVP (Player Versus Player, ou Joueur contre Joueur). Il est possible de se confronter en duels mais pas que. Vous pouvez créer ou intégrer une Guilde, avec celle ci vous pouvez acheter une maison dans le domaine du jeu en guise de quartier général. Trouvaille géniale au passage, quand vous engagez le combat avec un ennemi que vous avez sous estimé, vous pouvez demander de l’aide aux joueurs passants par un petit signal. À l’inverse, si vous êtes avare en expérience et que vous préférez vous débrouiller seul, vous pouvez bloquer le combat aux autres joueurs.

 

Mais alors, compte tenu de tout ce qu’on a vu sur le gameplay et le multijoueur, aurions-nous le jeu parfait ? Euh… Oui et non. Disons que pour un joueur lambda souhaitant perdre un peu de temps, c’est parfait mais pour un joueur souhait s’investir réellement dans le jeu ça va être plus compliqué. Pourquoi ? Parce que Dofus (et ce même aussi loin que je me souvienne) est un jeu avec des joueurs gratuits et payants. Et ce satané abonnement va vous fermer pas mal de portes. Vous ne pouvez pas avoir de familier (très utiles en combat), votre gain d’expérience est limité passé un certain niveau ce qui complique de manière considérable la prise de level, sachant que le maximum est de 200 et qu’un non abonné ne peut affronter que des monstres level 40 pour les plus forts, c’est très handicapant. Beaucoup de fonctionnalités et de zones en PVP sont inaccessibles… Bref, assez gênant…

Cela dit, cela n’enlève rien aux qualités précédemment évoquées. Mais c’est vraiment frustrant pour certains aspects, et surtout un en particulier. La version originelle de Dofus, la légendaire 1.29 est techniquement toujours disponible mais pour y jouer il faut être un abonné… Grumble…

 

Bon bref, tant qu’à parler de la version 1.29 en éloges, comme pour la version actuelle, passons aux graphismes. Pour l’époque les graphismes avaient beau être simplistes, cela donne un charme que je trouve inégalable. C’est comme rejouer à Baldur’s Gate, un jeu qui était très pixelisé pour son époque et encore plus aujourd’hui mais qui garde une certaine fraîcheur quand on y joue. Le choix de la 3D isométrique permet la réalisation de décors proches de l’artwork. Les échoppes, tavernes, donjons et autres ateliers, qu’ils soient d’Incarnam ou d’Astrub sont d’une beauté larmoyante. On dirait presque des aquarelles par moments.

Les animations étaient et sont toujours d’une grande qualité (bien que beaucoup n’aient plus rien à voir avec les originales, je pense notamment aux attaques des Xélors et des Crâs qui ont beaucoup évolué graphiquement).

Eh ben… Incarnam a bien changé depuis 2004 !

Je passe rapidement sur la durée de vie. Très franchement, je me demande s’il est vraiment techniquement possible de mesurer la durée de vie d’un MMO, tant elle est longue. Elle l’est parfois tellement, je me demande si c’est vraiment utile puisque dans un MMORPG, un jeu qui évolue avec son temps, on ne fini jamais vraiment le jeu. Peut-on dire que la durée de vie est parfaite ? Oui et non. Pour le néophyte qui veut juste retrouver les six Dofus, c’est beaucoup trop long certes mais il peut ne se concentrer que sur la quête principale. Pour le joueur hardcore, il est parfaitement possible de s’adonner à TOUTES les quêtes du Monde des Douze. Et c’est d’ailleurs selon moi une des plus grandes qualités de Dofus. Le jeu est tellement accessible que n’importe qui, à n’importe quel niveau et à n’importe quel degré d’investissement peut apprécier le jeu. Et vu la taille de l’univers posé par un tel jeu, moi je dis chapeau !

 

Enfin j’en arrive au point qui m’avait le plus marqué à l’époque et qui est toujours aussi performant bien que très différent et dans un tout autre registre : la musique. Je n’ai fait qu’explorer rapidement le monde dans la version actuelle du jeu, ainsi je ne connais pas toutes les musiques. Mais pour le peu que j’ai pu écouter, j’ai vraiment apprécié cette ambiance avec des sonorités plus ou moins célestes. Cela donne l’impression d’être en permanence dans les étoiles. Mais je suis désolé, mon cœur balance du coté de la version originale et de ses musiques… Je suis sur qu’avec de simples extraits, je vous fais prendre un coup de vieux. Allez, pour le plaisir, voici mes musiques préférées ^_^ .

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La version 1.29 est beaucoup plus dans un ton médiéval que la version actuelle, mais étrangement ça ne change rien à l’esprit du jeu. On joue aujourd’hui comme on y jouait hier. Disons juste que la composition a évolué. 🙂

 

Comment conclure ? Dofus est un excellent MMORPG très accessible, absolument fantastique dans toute sa réalisation. On sent que les créateurs sont de vrais passionnés et de vrais professionnels. Du fait de son accessibilité, n’importe qui peut y trouver son compte. Ceci dit, le seul défaut que je trouverai à rétorquer est ce système d’abonnement. Mais bon comme dit l’adage, quand c’est gratuit, c’est vous le produit. Faut se dire que sans ça, on aurait pas eu les séries animées et le superbe film d’animation de 2014. Absolument à voir au passage 😉

Note personnelle: 17/20

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Review sans pitié

Review sans pitié #6 : Driver 2 sur Playstation

Review sans pitié #6 : Driver 2 sur PlayStation.

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Lecture 10 mins.

J’ai beaucoup moins joué à cet épisode de la saga que le premier, mais je dois avouer que le peu de temps sur lequel j’y ai passé a été marquant ! C’est bien simple, je considère ce jeu comme le père des Grand Theft Auto modernes, à savoir en vue à la troisième personne dans une ville immense où l’on peut changer de véhicule à sa guise. Étant particulièrement friand de sensations fortes au volant d’une voiture lancée à pleine vitesse, je vous propose de revenir sur un jeu qui malheureusement a été boudé par la presse et les joueurs à sa sortie.

Premièrement au niveau du scénario. La trame du premier jeu suivait les aventures d’un flic infiltré dans la mafia dans le but de limiter le crime et de mettre un terme aux agissements des gangs qui sévissent en ville. La suite du jeu reprend le même système, nous sommes toujours infiltré et devons accomplir des missions pour le compte de nos employeurs, mais aussi travailler en parallèle avec les forces de l’ordre, car n’oublions pas que notre objectif est d’éradiquer le crime, pas d’en prendre le contrôle. Quoique, ce serait fun.

Bref ! Le scénario de cet épisode est comme son prédécesseur très inspiré du cinéma américain et de l’ambiance des règlements de comptes durant les guerres des gangs et les cinématiques d’excellentes qualités permettent un rendu au top, on se laisse prendre au jeu sans aucun problème. Pour aller plus dans le détail, un parrain de la mafia brésilienne nommé Vasquez veut se débarrasser du prince du crime organisé des états unis, et vous vous retrouvez en plein milieu, bonne chance 😉

et voici votre héros, Tanner. Patience, vous ne pourrez tirer dans le tas avec des armes que dans le troisième épisode de la série, Driv3r.

Le scénario est prenant certes, mais ce qui fait un bon film d’action hollywoodien, ce sont de bonnes cascades et le gameplay du jeu vient parfaitement adopter la ligne tracée par les studios américains. Le gameplay en général est extrêmement similaire au premier opus, la physique des véhicules est très bien pensée et réaliste. Par exemple, on explique dans le manuel que l’accélération du véhicule peut avoir une influence significative sur la conduite. Comme accélérer déplace tout le poids de la voiture à l’arrière et freiner le déplace à l’avant, la course-poursuite en plein milieu du centre-ville peut s’avérer délicate et technique. Mais rassurez-vous, on s’y prend rapidement. Il suffit juste d’un petit temps d’adaptation.

D’ailleurs, une des meilleures innovations du premier Driver était de pouvoir se balader librement dans la ville, histoire de découvrir les alentours et faire d’éventuels repérages pour se sentir plus à l’aise lors des missions du mode histoire. Ce mode est toujours présent, mais en beaucoup plus abouti puisque ce n’est plus une, mais quatre villes qui sont fidèlement représentées. Comptez dans le lot Las Vegas, La Havane, Chicago et Rio de Janeiro, de quoi s’éclater pendant des heures. Et d’ailleurs on a même un cycle jour/nuit super bien fait, notamment sur son traitement de la lumière.

♪ Dieu est un fumeur de Havanes ♫.

Le but du jeu est d’accomplir une succession de missions en tant qu’infiltré. Comme chauffeur pour le compte de la pègre, vous devrez faire des filatures, faire de simples transports, ou échapper aux flics dans des courses-poursuites épiques. Vous avez également le mode balade pour les plus décomplexés, ce qui vous permet d’éviter de vous taper toute l’histoire et de simplement profiter du moteur physique du jeu. Mais vous avez également d’autres modes qui font leur apparition. En effet, vous avez un mode défi dans lequel vous devrez accomplir des missions à la manière d’un Crazy Taxi comme battre un temps contre la montre. Mais aussi un mode multijoueurs !

Vous pouvez jouer au gendarme et au voleur ou à la course au drapeau, seul petit reproche pour ma part, le fait que les phases en deux joueurs ne soient disponibles qu’en vue subjective… Sur le plan théorique, le jeu semble vraiment génial ! On peut se balader dans un immense monde ouvert sans aucune restriction avec en plus la possibilité de sortir de son véhicule pour en prendre un autre sans se fouler (d’où le fait que Driver 2 soit le père de tous les GTA modernes). Cependant, dans les faits il y a pas mal de couacs…

Déjà pour reprendre le gameplay des véhicules, aucun problème. On peut accélérer, faire un burnout, freiner ou utiliser le frein à main. On peut utiliser des caméras latérales, très utiles aux intersections en pleine heure de pointe. Votre voiture pourrait se laisser piloter sans aucun problème, mais voilà… Driver 2 est un jeu innovant, et surtout très gourmand techniquement. Par rapport au premier Driver, on peut noter la présence de piétons dans les rues. De plus, les véhicules gérés par l’intelligence artificielle sont beaucoup plus nombreux et variés. Ce qui contribue à pousser la PlayStation dans ses derniers retranchements, ce qui se traduit par quelques problèmes qui rendent le jeu beaucoup moins plaisant à jouer.

On se croirait presque dans Crazy Taxi, mais au grand écran !… C’est une occasion, la bosse était déjà là quand je l’ai eue !

D’abord, les maps sont très grandes, c’est un des pionniers du genre pour ce qui est de la modélisation d’une ville entière en 3D, mais ce n’est pas le premier et la technologie devrait techniquement être maîtrisée puisque Die Hard Trilogy sur la même console proposait également ce type de jeu. Mais le jeu est tellement costaud que l’affichage du jeu saccade beaucoup trop. Dans l’idée, une map est constituée d’éléments en 3D et ces derniers sont parfois très nombreux. Pour éviter au jeu de trop ralentir avec des calculs inutiles, on supprime tous les éléments 3D qui ne sont pas présents dans le champ de vision, ce qui permet au jeu de tourner efficacement. C’est une technique toujours voulue, mais il arrive qu’elle soit mal foutue et que le rendu soit affreux. On appelle cela le clipping. Quand le joueur tourne change son champ de vision, les objets réapparaissent, et ce plus ou moins adroitement. Quand c’est bien fait, ça ne se voit presque pas, on s’attend normalement à ce que la table qui était derrière nous soit là. Quand c’est mal fait, elle apparaît comme par magie parce qu’un truc venait gêner la caméra. 

Dans beaucoup de jeux de cette époque d’ailleurs, nombreux sont les développeurs qui utilisent une sorte de brouillard afin de masquer cette apparition des décors. C’est vrai que c’est plus agréable de voir un immeuble apparaître progressivement que de le voir apparaître miraculeusement. Et visuellement, ce n’est pas top du tout, ça a en tout cas très mal vieilli de ce côté-là.

Ensuite vient le problème des jauges de l’interface. Dans le jeu vous en avez deux. Une qui résume les dégâts que votre véhicule a subis et une qui résume votre dangerosité pour la police (un peu comme les étoiles d’un GTA). Elles ne gênent pas en soit, mais le problème c’est que comparé aux étoiles de GTA, elle ne désemplit pas ! Si vous êtes recherché avec une barre pleine, les flics ne vous lâcheront pas. Ce qui fait que l’on peut se retrouver avec une quinzaine de voitures de police autour de nous. Couplez cela aux voitures normales qui vivent leur vie et un moteur physique pas assez puissant pour pouvoir faire tourner tout ça en même temps, et vous avez des ralentissements de fou !!!!!

Une voiture de police à l’écran, ça va… Une quinzaine derrière vous, et attendez-vous à une chute de fps…

Pour ce qui est de la durée de vie, par contre on en a pour son argent ! Le mode histoire est assez long, les missions secondaires prenantes, le mode balade très sympa et le nouveau mode deux joueurs permet de rallonger la sauce, vraiment pour l’époque le jeu dispose d’une longévité rare. Un excellent point à mon sens.

Pour ce qui est du son, c’est tout aussi impeccable. On a une excellente qualité musicale, notamment grâce au support CD, les voix sont impeccables et on peut même entendre les personnages vous parler quand on est volant, genre le flic qui vous dit d’arrêter votre véhicule parce que vous rouliez à 52 km/h au lieu de 50 !! Ahem, la bande-son est très disco, ce n’est pas trop mon style, mais l’univers du jeu est tellement cohérent qu’on n’y fait pas trop attention. Au mieux, on accroche.

Enfin pour ce qui est des graphismes, je n’ai RIEN à redire. Nous sommes en 2000, pour l’époque le moteur physique bien qu’à bout de forces par moments à cause des problèmes évoqués plus haut est juste exceptionnel. Faire tenir un monde ouvert géré par une intelligence artificielle est extrêmement dur, et à part seulement quelques problèmes de framerate, c’est franchement très impressionnant. Notamment pour le détail des véhicules qui a été incroyablement bien étudié (en même temps c’est l’essence même du jeu… HA ! Essence ! Z’avez compris ?… Ahem), ou encore pour les cinématiques qui me bluffent encore aujourd’hui. Quand j’ai essayé le jeu pour la première fois, je n’y connaissais pas grand-chose en jeux vidéos et je pensais que les jeux de l’époque de la PlayStation étaient… meh… Et quand j’ai vu les cinématiques de Driver et Driver 2… J’ai compris que j’avais une fois de plus perdu une occasion de me taire, ha ha ! Franchement, c’est très très impressionnant.

Vu la façon de conduire de certains, on pourrait croire que Mr.Bean est dans le coin. Ce n’est pas sa voiture d’ailleurs ?

Pour conclure, Driver 2 est un jeu très impressionnant dans toute sa réalisation. Les graphismes sont détaillés, le monde gigantesque, le son aux petits oignons, le scénario crédible, on peut sortir des véhicules et se balader librement sans limites, c’est vraiment dommage qu’il n’ait pas plus marqué les mémoires que cela. Certes il y a des problèmes d’affichages, quelques bugs de collision, pas mal de problèmes avec l’intelligence artificielle, mais avouez que c’était quand même exceptionnel !

Ceci dit, sachez que pas mal de problèmes liés aux limitations techniques de la console sont résolus si vous mettez le jeu dans une PlayStation 2, alors là bizarrement, ça tourne de manière impeccable ! Il aurait peut-être mieux valu qu’il sorte sur cette console ? Allez savoir…

Note personnelle : 14/20

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Review sans pitié

Review sans pitié #5 : Castle of Illusion starring Mickey Mouse sur Mega Drive

Review de Castle of Illusion sur Mega Drive !

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Lecture 7 mins.

Ce jeu fait sans conteste partie des plus grands de la console.

Quand Sega cherchait des mascottes pour sa console, il a pu bénéficier de toutes les grandes figures de la culture populaire des états-unis comme Ayrton Seynna le pilote de formule 1, Joe Montana un joueur de football américain ou encore le grand Michael Jackson. Disney ne fait pas exception et pour marquer le coup, c’est sa plus grande mascotte qu’il accorde à Sega afin d’en faire un jeu qui restera dans les mémoires. Retour sur le premier grand succès de Disney en jeu vidéo. 🙂

Qui dit premier grand succès ne veut pas dire premier jeu tout court, Disney a commercialisé un très grand nombre de jeux avant cela notamment sur NES et Master System comme Adventures in the Magic Kingdom, un party-game qui se déroule à Disneyland en Floride, ou encore l’inénarrable Ducktales tiré de la célèbre série télé La Bande à Picsou. Cela dit, il est plus que probable que ce soit Castle of Illusion qui ait lancé le studio d’animation dans le jeu vidéo. Enfin, combinez ce succès sur console de salon avec le carton du troisième âge d’or de Disney, soit l’arrivée en salles de La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion et bien d’autre

Pour ce qui est du jeu, je suis globalement ravi. L’ensemble du jeu témoigne du charme inégalé de la fin des années 1990. La performance et la nouveauté des graphismes 16Bits combinée à un scénario tout à fait classique et dans la norme. La sorcière Mizrabel, jalouse de la beauté de Minnie, a enlevé cette dernière pour prendre possession de son corps, Minnie héritant du corps de la sorcière. Mickey décide de partir à sa rescousse alors qu’elle est retenue dans le mystérieux château des illusions. Il devra récupérer sept gemmes magiques qui lui permettront d’accéder au repaire de Mizrabel et sauver sa bien-aimée.

Un scénario tout à fait classique, on ne risque pas de s’emmêler les pinceaux avec une trame aussi simple. Un bon point !

Pour ce qui est du système de jeu, c’est une plateforme tout ce qu’il y a de plus simple. Vous pouvez sauter, et ce très haut même. Vous pouvez ramasser des items qui vous serviront de projectiles, notamment des pommes. Enfin, je dis ça, mais dans le premier niveau qui se déroule dans une forêt, ayant été plus ou moins traumatisé par Les Schtroumpfs sur la même console, quand j’ai vu les pommes pour la première fois j’avais peur qu’elles me tombent dessus et je n’osais pas avancer ! : D bon bref, pour se débarrasser d’un ennemi, cela ne fonctionne pas à la manière d’un Super Mario Bros. mais plutôt comme un Ducktales. Quand vous sautez sans appuyer sur aucun autre bouton sur un ennemi, vous perdez de la vie. Pour toucher ce dernier, il faut appuyer sur bas (un peu comme Picsou et sa canne). Mais vous pouvez également vous servir des projectiles qui se révèlent d’ailleurs très utiles contre les boss. Vous devez parcourir le monde avec trois vies, mais rassurez-vous, vous ne serez pas en manque puisque bon nombre d’entre elles sont présentes dans les niveaux. De plus, si vous perdez une vie alors que vous veniez d’en ramasser une, celle-ci réapparaîtra. De quoi se rattraper donc si on a tendance à être perturbé devant les phases de plates-formes intenses. Et si vous perdez malgré ça, vous bénéficiez tout de même de contenus.

Un système et une physique très bien pensée qui permet une prise en main quasi immédiate. De plus, la très grande variété des ennemis qui changent d’un monde à l’autre apporte une vraie expérience diversifiée. En effet, les différents niveaux que vous enchaînez sont en fait des pièces du château, une fois le boss battu, la porte de la pièce disparaît et vous pouvez accéder à la pièce suivante. Très original. Cela fait penser aux tableaux de Super Mario 64 dans lesquels il fallait sauter pour aller vers un stage. Peut-être que Nintendo a pioché l’idée ?

Pour ce qui est de la durée de vie, je suis assez partagé. Il n’existe que cinq mondes au total ce qui est peu, mais chacun de ces mondes est divisé en plusieurs niveaux. J’aime beaucoup la façon dont ces niveaux sont découpés, le premier et le deuxième niveau en témoignent d’ailleurs. Cela me fait grandement penser au film Fantasia. Après c’est vrai que cinq mondes c’est relativement court, le premier Sonic the Hedgehog à titre comparatif avait sept mondes divisés en trois niveaux, ce qui est déjà plus conséquent. D’ailleurs le jeu a même été porté sur la console 8Bits de Sega, la Master System et cette version disposaient d’un niveau supplémentaire ! C’est vraiment dommage…

Il m’a fallu un après-midi pour finir le jeu, comptez quelques heures donc pour terminer l’aventure principale en mode normal. Sachez toutefois qu’il existe également un mode facile pour les débutants et un mode difficile pour les joueurs plus aguerris. Bon personnellement je n’ai pas osé m’y aventurer plus de deux minutes vu la fréquence de mes morts…

Pour le côté son, je n’ai absolument rien à dire. Les musiques sont superbes et parfaitement adaptées aux ambiances posées par les niveaux. Je suis notamment très fan de la musique contre les boss. D’ailleurs le premier boss fait beaucoup penser au combat contre l’arbre de Kirby’s Dream Land, que ce soit par son atmosphère ou même la musique dynamique. De plus, le processeur sonore de la Mega Drive est très impressionnant par certains moments, notamment avec le niveau dans la tour de l’horloge (qui n’a rien à voir avec la musique du même niveau sur la version Master System). Bref, j’adore.

Enfin passons au nerf de la guerre, les graphismes. C’est juste magnifique. La transition avec les consoles 8Bits est incroyable et un enfant de cette époque devait littéralement être émerveillé par de tels changements. Les arrières plans et niveaux sont superbement détaillés, les ennemis variés, même que certains niveaux changent d’ambiance en plein milieu, par exemple dans le niveau un où l’on passe d’une forêt ensoleillée à un bois sinistre de nuit.

Les animations sont parfaitement fluides et ne gênent à aucun moment les phases de plate-forme comme pouvait le faire son cousin débile Fantasia. Pour résumer, les animations de Fantasia étaient très détaillées, mais très lentes ce qui rendait le jeu extrêmement difficile. Ici elles sont tout aussi fluides, mais elles ont le mérite d’être rapides et pratiques.

Bon j’émets tout de même une petite réserve sur l’apparence de Mickey. Autant le personnage haut en couleur est parfaitement retranscrit, autant j’ai du mal avec son visage. Je trouve son regard et son sourire un peu étrange. Mais bon ça n’engage que moi. C’est plus agréable de contrôler un personnage souriant qu’un énième militaire solide et burné qui tire la gueule.

Pour conclure, Castle of Illusion est un excellent jeu. La difficulté est bien dosée, les phases de plate-forme sont maîtrisées, les graphismes impeccables et les musiques superbes. Il s’agit d’un des premiers grands classiques de la console avant qu’elle ne connaisse son apogée avec la sortie des premiers Sonic et autre grand jeu qui feront la fierté de la console comme Aladdin, After Burner II ou Phantasy Star III. En deux mots comme en mille : à essayer !

Note personnelle : 18/20

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