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Legion S1E7 : En état de grâce !

Les showrunners de chez FX sont pleins de ressources créatives et prouvent une fois encore que LEGION pose les bases d’un nouveau genre de traitement narratif.

Les showrunners de chez FX sont pleins de ressources créatives et prouvent une fois encore que LEGION pose les bases d’un nouveau genre de traitement narratif.

L’épisode 6, et son sublime passage musical graphiquement inspiré des génériques d’ouverture des anciens James Bond, avait déjà exposé les éléments prometteurs de la suite des mésaventures de David. Cet épisode 7, avant-dernier de la saison, tient toutes ses promesses et offre une sublime déferlante d’inventivité visuelle et narrative.

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MASTERMIND EXCELLO

Les codes de la narration traditionnels sont brisés puis reconfigurés pour mieux bouleverser les attentes du spectateur et offrir des séquences intenses et terrifiantes. En puisant son inspiration dans tous les formats à sa disposition, Légion parvient à poser ses références en se les appropriant et accentuer leurs effets sur le récit. Allant de l’animation, aux films muets en passant par une séquence digne d’un Fantasia sous acide, l’ensemble reste cohérent et maitrisé avec une précision chirurgicale. Kubrick, Jules Verne, Tim Burton, la liste des influences est longue et forme un maelstrom fourmillant d’imagination qui ne laisse aucune place à l’ennui. Le tout dans un ensemble technique d’une clarté déconcertante, malgré un aspect tortueux et labyrinthique assumé.

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FULL SPECTRUM

Fin du mystère autour de l’entité parasitant l’esprit et les pouvoirs de David, qui se trouve être le Maître des Ombres. La révélation de son identité et de ses intentions raccroche pour de bon l’univers du show à celui du professeur Xavier. Même s’il n’est pas nommé ouvertement, les différentes indications  plus ou moins subtiles ne laissent aucune place au doute sur l’identité du véritable père de David, qui n’est autre que le leader charismatique de X-men. Usant et abusant de stratagèmes narratifs, n’alourdissant en rien la lisibilité et la compréhension de l’intrigue, l’affrontement à l’intérieur même de l’esprit du héros est un torrent d’ingéniosité qui transforme David en laboratoire d’expérimentation sensoriel ou tout est possible, même le plus extravagant. Un travail d’orfèvrerie technique, qui esquive les limitations budgétaires en modifiant les approches narratives en permanence. Le spectateur reste dans un état de surprise constant, sans pour autant perdre le fil du récit. Du grand art.

Alors que l’on pouvait prédire une baisse de régime à l’approche du season finale, il n’en est rien. FX et toute l’équipe créative autour du show a véritablement conçu son show autour d’une montée en puissance progressive d’une qualité remarquable. Repoussant, encore une fois, leurs limites dans cet épisode tout simplement divin, on peut redouter un final décevant après une telle débauche d’excellence. Une chose est sûre FX à placée la barre qualitative très haute pour les autres séries super-héroïques. Ce n’est également pas pour rien que le show se voit couvrir d’éloges, tant par la critique que par les spectateurs.

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