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Cinéma

Umbrella academy: la même recette, en plus épicée

Reprenant exactement à la fin de la précédente saison, les Hargreeves sont projetés dans les sixties, en un même lieu, mais à des dates différentes. Ils vont devoir se retrouver pour empêcher la fin du monde et accessoirement tenter de sauver JFK.

Ho! Là! Une fin du monde!

ENTRE THE BOYS ET LES X-MEN

Plus fun et déjantée, cette nouvelle saison délaisse le ton souvent lourd et déprimant de la première saison pour un ton beaucoup plus léger. Axant davantage son récit sur l’action que sur le ressenti. Plus fun que les X-men et moins brutal que The Boys, Umbrella Academy impose sa propre identité avec une réelle alchimie des personnages formant un ensemble agréablement étrange en dépit de ses quelques défauts.

Herb, étrange et funky.

UNE PREMIÈRE SAISON TROP CHARGÉE

La première saison avait marquée les esprits par ses aspects pop et bien perchés, mais plombée par une ambiance morose et assez déprimante autour du deuil et des difficultés liées à l’acceptation de soi. Dans un genre de X-men sous acides, elle faisant balancer son récit tragicomique entre scènes spectaculaires bien senties, et longueurs assommantes. Une inégalité narrative qui se ressent beaucoup moins dans cette seconde saison, sans pour autant avoir totalement disparu. L’utilisation prématurée de certains personnages avait également fait de cette première saison une masse narrative dense qu’il était difficile d’alléger sans perdre le spectateur.

La mafia Ikea au grand complet.

L’ART DÉLICAT DE L’ADAPTATION.

Au rayon des comics inadaptables The Umbrella Academy, tiens le haut du pavé, un univers visuel surréaliste, un récit très bref et décousu par endroits, il n’était pas évident, voire impossible, d’adapter fidèlement le comics créé par Gabriel Ba et Gerard Way sans mettre de côté un grand nombre d’éléments. De nombreuses libertés ont été prises par rapport au comics de base et ont réduit l’adaptation à la libre inspiration. Cette liberté hasardeuse Steve Blackman s’en sert maladroitement, avec une alternance de moments de grâce et de faibles sous-récits à la morale parfois ronflante.

Ellen Page oblige, ce qui doit arriver arrive.

Le show est lisible malgré ses nombreux bonds spatio-temporels et tous les moyens ont été mis en œuvre pour camoufler les lacunes du récit derrière une réalisation inventive, des effets spéciaux soignés, et une excellente bande-son, variée et en parfaite adéquation avec l’action. Certes, il n’était pas simple d’adapter le maigre volume 2 de la version papier, sachant qu’Hazel et Cha-Cha, tueurs d’élite de la commission, avaient déjà été utilisés dans la première saison comme antagonistes principaux. Il ne restait plus que l’implication de 5, toujours interprété par l’excellent Aidan Gallagher, dans l’assassinat de JFK.

Plus barrée qu’auparavant, La Gardienne (Kate Walsh) a tous les atours d’une méchante de chez Disney.

DU BON ET DU MOINS BON

Les 10 épisodes de récit permettent d’extrapoler autour des différents personnages et de les imaginer sous un jour nouveau en les débarrassant de leurs contraintes respectives, liées principalement à la tyrannie de leur père adoptif. Pourtant, ici aussi les traitements sont inégaux et on passe allègrement du captivant à l’insipide en une fraction de seconde, et ce parfois sur un seul personnage. L’exemple le plus flagrant, et certainement le plus poussif et maladroit, concerne Vanya — Ellen Page — qui, malgré une amorce intéressante, voit son destin évoluer vers l’évidente facilité du quota lesbien avec des gros sabots. (Attention ! Nous n’avons rien contre la mouvance LGBT et son utilisation dans les différents médias, tant que celle-ci est cohérente et bien amenée dans le récit, à l’image de la relation amoureuse qu’entretient Klaus — Robert Sheehan — avec un frère d’armes au Vietnam dans la première saison, relation dont il est d’ailleurs fait écho dans cette seconde saison.) En revanche, la mise en avant d’AllisonEmmy Raver-Lampman — en plein cœur de l’Amérique ségrégationniste des années 60, et qui rejoint les mouvements actuels du Black Lives Matter, sert intelligemment l’intrigue tout en donnant de la profondeur au personnage. Ce récit ancre les personnages dans le réel en harmonisant leur histoire avec l’actualité contemporaine.

Une esthétique et des effets spéciaux soignés.

LA FIN DU MONDE JUSTIFIE LES MOYENS

Sur un maigre point de départ, les scénaristes brodent une série de destins parallèles, qui dérivent et finissent par se rejoindre dans un seul et même but : empêcher la fin du monde… Comme dans la première saison ! Loin d’être une pâle copie, l’aspect réchauffé se fait pourtant vite sentir. Ce ne sont pas les sous-récits de remplissage qui atténuent la sensation de longueur de certains épisodes, pourtant déjà raccourcis par rapport à la première saison. Un traitement inégal des différents personnages et situations, qui souffle le chaud et froid en permanence sur l’ensemble de la saison. Une sensation bien vite oubliée tant les personnages sont attachants. La série rebondit vite et retrouve de son intérêt aussi rapidement qu’elle le perd. Dans cette succession de hauts et bas narratifs, l’ensemble du casting parvient à rester convaincant et nous plonge dans une aventure bien déjantée à défaut d’apporter un récit totalement inédit. Un parti pris sécurisant pour la production qui ne se risque pas à saper les efforts fournis lors de la précédente saison.

Plus fun et léger que la première saison.

JAMAIS 203 (c’est intentionnel…)

L’inévitable troisième saison apportera, espérons-le, la nouveauté qui fait cruellement défaut à cette seconde saison qui, malgré ses indéniables et nombreuses qualités, souffre de sa trop grande ressemblance scénaristique avec la précédente. Une saison réussie qui mise principalement sur le fun et l’action pour mieux faire passer ses errances narratives. Sa réalisation et son cast parviennent à passer aisément outre les défauts et balourdises du récit pour tenir correctement sur ses 10 épisodes et passer un excellent moment.

Disponible depuis le 31 juillet 2020 sur Netflix.

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