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Cinéma

Retour sur une perle de 2018 passée sous silence – « Paranoia » de Steven Soderbergh

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Le synopsis : Une jeune femme, convaincue d’être harcelée, est enfermée contre son gré dans une institution psychiatrique. Alors même qu’elle tente de convaincre tout le monde qu’elle est en danger, elle commence à se demander si sa peur est fondée ou le fruit de son imagination…

« Paranoia » est un pari inédit du réalisateur Américain Steven Soderbergh (Saga Ocean’s, les deux films sur le « Che », Logan Lucky…) Le film est, en effet, entièrement tourné à l’IPhone 7+ via l’application Filmic Pro et était équipé d’un capteur photo 4K permettant une haute résolution de l’image. D’un très faible budget d’1,2 millions de dollars, le tournage du film aura été bouclé en seulement 10 jours, une rapidité sans précédent.

Pépite produite et réalisée hors des carcans sulfureux d’Hollywood, « Paranoia » aura eu le mérite d’imposer une vision intimiste à un thriller psychologique très réussi et de montrer que l’on peut faire d’incroyables longs-métrages avec cent fois moins de moyens qu’un Blockbuster classique.

Notre avis : Soderbergh, de primes abords, fait très fort avec ce film. Entièrement tourné à l’Iphone, le réalisateur a le mérite de proposer une réalisation inédite, prouvant que tout mordu de cinéma peut réaliser un long-métrage à partir de rien. Le film est plutôt équilibré dans sa narration, jonglant entre des moments malsains et tendus qui dynamisent l’avancée de l’intrigue. Toutefois, de fortes longueurs se font ressentir tout comme d’évidentes facilités du scénario. La simplicité du postulat de l’intrigue laisse libre cours à une multitudes d’événements tantôt utiles, tantôt anecdotiques (la relation entre Sawyer et un autre patient). Sans étonner, Paranoia met au tapis d’autres tentatives de thriller psychologique plus antérieurs (The Cure for Life – 2017) et parvient à proposer un récit simpliste mais plutôt cohérent dans son ensemble. Claire Foy parvient à tirer son épingle du jeu à contrario d’un Joshua Leonard très caricatural. Inégal mais intéressant, Paranoia reste un film à voir !

Ecrivain de littérature jeunesse, auteur d'une saga littéraire de science-fiction retrouvable ici Futur professeur des écoles, je suis passionné par tout ce qui touche de près comme de loin au cinéma. Je chronique souvent des films d'actualités, mais aussi beaucoup plus anciens. Un film préféré ? Collateral Beauty de David Frankel. Comédien(ne)s favori(e)s ? Ricardo Darin et Helena Bonham Carter.

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Joker : Jared Leto vexé d’avoir été remplacé ?

Une interprétation trop édulcorée.

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Jared Leto en Joker

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Si l’Interprétation de Jared Leto en Joker a à la fois souffert de nombreuses critiques, celle-ci a également largement été défendue par certains fans de l’acteur.

Le talent d’acteur de Jared Leto est indéniable. Mais, la version pitché de son Joker pour Suicide Squad est quant à elle bien moins défendable. Un Joker autothuné, fluorescent se pavanant en Lamborghini rose, la pilule ne passe plus. A qui rejeter la faute ? Certainement pas à l’acteur, mais dans les cœurs, son compte est bon.

Joker — Joaquin Phoenix

Alors que le Joker de Leto devait être introduit dans Suicide Squad, il empruntera finalement une porte de sortie sans retour, lorsqu’en fin de compte, Todd Phillips pitch la même année un scénario plus sombre que jamais à la Warner Bros. Joker (critique sans spoil), par Joaquin Phoenix voit le jour trois ans plus tard.

Dans un article du Hollywood Reporter, la réaction de Leto est compréhensive, celui-ci se serait senti « exclu et vexé» par la décision prise par les studios.

Suicide Squad aura quant à lui, « une suite qui n’est pas une suite, ni un reboot » réalisé par James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie) avec quelques éléments du premier film.

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Joker : Un film trop réaliste pour ne pas susciter de virulentes réactions outre-atlantique

Un individu fictif devient le reflet d’une société malade.

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Le film réalisé par Todd Phillips est interdit aux enfants de moins de 17 ans aux États-Unis et de 12 ans en France.

Joaquin Phoenix incarne à la plus grande perfection son personnage de clown malade, dangereux, victime d’une société sectaire quasi reflet du système actuel. Si le simple nom de Joker évoque pour la plupart l’antagoniste de Batman, il est question ici d’un film très différent et loin des sentiers battus. Il est ici, question d’une descente aux enfers sans retour possible pour Arthur Fleck.

Primé à Venise avec la plus haute distinction, le film qui a reçu le Lion d’Or est pressenti pour remporter la course aux oscars. Mais, de nombreuses polémiques font rage sur ce Joker, pondu par Todd Phillips :

« En général, dans les films de superhéros, et même dans les films en général, il y a le méchant et le gentil, les choses sont très claires. Et dans notre film, le gentil devient le méchant. Il n’y a pas de méchant. Il est les deux. Je ne suis pas étonné que les gens ne soient pas vraiment prêts pour ça ».

Joker — Warner Bros

« Il pourrait facilement être adopté comme le saint patron des Incels », les suprémacistes masculins, commence à polémiquer Stephanie Zacharek dans le magazine Time. Côté Hollywood reporter, on sonde un membre de l’association des oscars « Je ne sais pas s’il devrait être interdit ou recevoir une pluie d’Oscars ».

Le long-métrage met d’emblée une multitude de personnes mal à l’aise. Mais cela ne s’arrête pas là. Dans un pays qui voit les tueries de masses s’accroître considérablement depuis le début du 21e siècle, l’empathie que suscite Arthur Fleck, assassin et psychopathe,  passe mal.

L’armée américaine a quant à elle reçu des menaces contre une salle de cinéma ou la projection du film était prévue. Plus grave encore, le théâtre d’Aurora ne projettera pas le film Joker, de peur de revivre une nouvelle tuerie, comme se fut le cas lors de sa projection du film The Dark Knight en 2012.

Joaquin Phoenix en Joker

Joaquin Phoenix en Joker

En aucun cas « soutenir la violence réelle ».

Une déclaration faite par la Warner, tant l’empathie générée par le spectateur pour son personnage malade, mais surtout, souffrant, a affecté par moment son public.

Le cinéaste a quant à lui déploré une sorte d’« hypocrisie » de la part de l’extrême gauche, à l’heure où le Joker est plus qu’une simple adaptation de comics, c’est un lanceur d’alerte.

Plusieurs salles de cinéma américaines ont dû être évacuées comme ce fut le cas à Long Beach en Californie, un cinéma a été évacué après l’apparition d’un « individu suspect. Les familles des victimes de l’attentat d’Aurora déplorent quant à elles tout un plaidoyer en s’adressant à la Warner qui “présente ce personnage et son histoire avec de la compassion”.  Les studios ont aussitôt répondu “ni le personnage fictionnel du Joker ni le film ne (soutenaient) en aucune façon la violence réelle” et qu’il n’était “pas dans les intentions du film” de “présenter ce personnage comme un héros”.

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Box-Office

Box-Office : Joker en tête des démarrages du 9 octobre

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Le Joker de Todd Phillips incarné par Joaquin Phoenix fait des débuts prometteurs. En dehors d’une critique générale plus que flatteuse, ce grand moment de cinéma est marqué par un excellent départ box-office pour la pépite de la Warner.

En effet, Joker a fait ses débuts avec un premier week-end d’exploitation à 100 millions de dollars, suivi à Paris d’une ouverture ce mercredi 9 octobre à 6083 entrées de salle pour 31 copies.

La Fameuse Invasion des Ours en Sicile

Joker est suivi de très prêt par un autre film prometteur. L’animation La fameuse invasion des ours en Sicile se positionne au troisième rang des démarrages, juste derrière Chambre 212 et ses 1969 entrées. Notre film destiné aux petits et grands ouvre avec 852 entrées. Un score qui devrait s’accroître considérablement dès ce dimanche.

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