Suivez-nous

Cinéma

[CRITIQUE] AD ASTRA : Une Odyssée Spatiale proche de la perfection ?

Publié

le

Lecture 4 mins.

Sorti en France le 18 Septembre, AD ASTRA, réalisé par James Gray, plonge le spectateur dans un futur proche et crédible aux côtés d’un Astronaute chevronné (Brad Pitt) célèbre par les prouesses passées de son paternel, qui sera amené à entamer une dangereuse Odyssée aux confins de notre système solaire à la recherche de son père disparu. 

Magnifique, saisissant et poignant, AD ASTRA se révèle presque comme un nouveau chef-d’œuvre cinématographique de notre temps.

Retour sur une odyssée spatiale unique et éprouvante aux côtés d’un Brad Pitt irréprochable. Une critique garantie SANS SPOILER.

AD ASTRA – Synopsis et Bande annonce

L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

CRITIQUE – Vers un nouveau chef-d’œuvre moderne ?

Proche de la Science-Fiction, mais suffisamment réaliste pour s’en éloigner. L’aventure et l’espace ont toujours constitué une recette pour remettre l’Homme en question sur son existence et sa place dans l’immensité du Monde – et de l’Espace.

C’est justement ce que cherche à faire AD ASTRA à travers l’odyssée qu’il narre, et par son personnage principal, Roy McBride (Brad Pitt), qui parvient au cours du temps à remettre en question sa place au sein de l’existence. L’évolution du personnage sera l’une des clefs de voûte du film et des messages d’aspect philosophique qu’il cherchera à transmettre au spectateur.

Bien au-delà de cet aspect, le film s’installe dans un futur proche plus que crédible qui nous éloigne d’un futur utopique semblant inatteignable et irréaliste, s’attachant à une question qui nous taraude même aujourd’hui : « sommes-nous seuls dans l’Univers ? ». Une question qui aura poussé le père de Roy à s’aventurer aux confins de l’espace pour tenter de trouver des réponses à la question la plus importante pour la communauté scientifique.

Abandonner son fils pour servir l’humanité dans un voyage qui semble sans retour, faisant abstraction de tout sentiment, laissant son enfant sans savoir pendant 27 années s’il doit aduler son père devenu un héros ou le détester pour son abandon. D’abord dépourvu de sentiments, réalisant ses missions tel un automate, Roy se laissera persuader que son père semble toujours vivant, lui faisant prendre conscience des nombreux manques qui auront rythmé sa vie au cours de sa longue Odyssée pour retrouver son père.

Une Odyssée proche du réalisme, avec des images à la fois époustouflantes et sans réelles erreurs, rythmée par une ambiance à la fois lugubre et froide par moment. Un voyage qui se montrera dangereux, mêlé d’impromptuosités, de mystères, de remises en question et de réflexion, sans jamais savoir comment cela va pouvoir se terminer – ou s’il pourrait admettre une fin. Les images restent impressionnantes, avec une bande-son quasi parfaite mais avec des passages pouvant paraître un peu vide par moment (Espace oblige).

Une œuvre cinématographique qui, à travers l’aventure qu’elle laisse paraître, cherche à questionner la conscience de chaque spectateur sur sa place dans le monde, la solitude des Hommes, l’échec programmée d’une conquête et colonisation spatiale donnant naissance à une société d’aspect utopique mais désordonnée… et quoi de mieux que l’immensité de l’Espace pour répondre à des questions d’ordre humain ?

Tel un roman philosophique d’anticipation, AD ASTRA narre une Odyssée Spatiale mythique et quasi-parfaite cachant en réalité un dessein plus noble : une prise de conscience générale des hommes sur leur place parmi l’immensité de notre Espace, insistant sur notre solitude pour nous convaincre de nous attarder davantage sur le moment présent et ceux qui nous entourent.

D’une beauté morale et cinématographique unique avec un Brad Pitt parfait dans son rôle,  AD ASTRA ne laissera pas indifférent les plus réceptifs d’entre nous. À voir absolument.

Note Geekslands : 9/10

Grand fan de MARVEL et plus particulièrement des Gardiens de la Galaxie, Allan est également un gros amateur de jeux mobile. Vous aurez plus de chances de le croiser sous le pseudo d'Allan4478 IG , et sur quelques jeux PC à ses heures perdues.

Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Actualités

Joker : Jared Leto vexé d’avoir été remplacé ?

Une interprétation trop édulcorée.

Publié

le

par

Jared Leto en Joker

Lecture 1 min.

Si l’Interprétation de Jared Leto en Joker a à la fois souffert de nombreuses critiques, celle-ci a également largement été défendue par certains fans de l’acteur.

Le talent d’acteur de Jared Leto est indéniable. Mais, la version pitché de son Joker pour Suicide Squad est quant à elle bien moins défendable. Un Joker autothuné, fluorescent se pavanant en Lamborghini rose, la pilule ne passe plus. A qui rejeter la faute ? Certainement pas à l’acteur, mais dans les cœurs, son compte est bon.

Joker — Joaquin Phoenix

Alors que le Joker de Leto devait être introduit dans Suicide Squad, il empruntera finalement une porte de sortie sans retour, lorsqu’en fin de compte, Todd Phillips pitch la même année un scénario plus sombre que jamais à la Warner Bros. Joker (critique sans spoil), par Joaquin Phoenix voit le jour trois ans plus tard.

Dans un article du Hollywood Reporter, la réaction de Leto est compréhensive, celui-ci se serait senti « exclu et vexé» par la décision prise par les studios.

Suicide Squad aura quant à lui, « une suite qui n’est pas une suite, ni un reboot » réalisé par James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie) avec quelques éléments du premier film.

Continuer la lecture

Actualités

Joker : Un film trop réaliste pour ne pas susciter de virulentes réactions outre-atlantique

Un individu fictif devient le reflet d’une société malade.

Publié

le

par

Lecture 3 mins.

Le film réalisé par Todd Phillips est interdit aux enfants de moins de 17 ans aux États-Unis et de 12 ans en France.

Joaquin Phoenix incarne à la plus grande perfection son personnage de clown malade, dangereux, victime d’une société sectaire quasi reflet du système actuel. Si le simple nom de Joker évoque pour la plupart l’antagoniste de Batman, il est question ici d’un film très différent et loin des sentiers battus. Il est ici, question d’une descente aux enfers sans retour possible pour Arthur Fleck.

Primé à Venise avec la plus haute distinction, le film qui a reçu le Lion d’Or est pressenti pour remporter la course aux oscars. Mais, de nombreuses polémiques font rage sur ce Joker, pondu par Todd Phillips :

« En général, dans les films de superhéros, et même dans les films en général, il y a le méchant et le gentil, les choses sont très claires. Et dans notre film, le gentil devient le méchant. Il n’y a pas de méchant. Il est les deux. Je ne suis pas étonné que les gens ne soient pas vraiment prêts pour ça ».

Joker — Warner Bros

« Il pourrait facilement être adopté comme le saint patron des Incels », les suprémacistes masculins, commence à polémiquer Stephanie Zacharek dans le magazine Time. Côté Hollywood reporter, on sonde un membre de l’association des oscars « Je ne sais pas s’il devrait être interdit ou recevoir une pluie d’Oscars ».

Le long-métrage met d’emblée une multitude de personnes mal à l’aise. Mais cela ne s’arrête pas là. Dans un pays qui voit les tueries de masses s’accroître considérablement depuis le début du 21e siècle, l’empathie que suscite Arthur Fleck, assassin et psychopathe,  passe mal.

L’armée américaine a quant à elle reçu des menaces contre une salle de cinéma ou la projection du film était prévue. Plus grave encore, le théâtre d’Aurora ne projettera pas le film Joker, de peur de revivre une nouvelle tuerie, comme se fut le cas lors de sa projection du film The Dark Knight en 2012.

Joaquin Phoenix en Joker

Joaquin Phoenix en Joker

En aucun cas « soutenir la violence réelle ».

Une déclaration faite par la Warner, tant l’empathie générée par le spectateur pour son personnage malade, mais surtout, souffrant, a affecté par moment son public.

Le cinéaste a quant à lui déploré une sorte d’« hypocrisie » de la part de l’extrême gauche, à l’heure où le Joker est plus qu’une simple adaptation de comics, c’est un lanceur d’alerte.

Plusieurs salles de cinéma américaines ont dû être évacuées comme ce fut le cas à Long Beach en Californie, un cinéma a été évacué après l’apparition d’un « individu suspect. Les familles des victimes de l’attentat d’Aurora déplorent quant à elles tout un plaidoyer en s’adressant à la Warner qui “présente ce personnage et son histoire avec de la compassion”.  Les studios ont aussitôt répondu “ni le personnage fictionnel du Joker ni le film ne (soutenaient) en aucune façon la violence réelle” et qu’il n’était “pas dans les intentions du film” de “présenter ce personnage comme un héros”.

Continuer la lecture

Box-Office

Box-Office : Joker en tête des démarrages du 9 octobre

Publié

le

par

Lecture 1 min.

Le Joker de Todd Phillips incarné par Joaquin Phoenix fait des débuts prometteurs. En dehors d’une critique générale plus que flatteuse, ce grand moment de cinéma est marqué par un excellent départ box-office pour la pépite de la Warner.

En effet, Joker a fait ses débuts avec un premier week-end d’exploitation à 100 millions de dollars, suivi à Paris d’une ouverture ce mercredi 9 octobre à 6083 entrées de salle pour 31 copies.

La Fameuse Invasion des Ours en Sicile

Joker est suivi de très prêt par un autre film prometteur. L’animation La fameuse invasion des ours en Sicile se positionne au troisième rang des démarrages, juste derrière Chambre 212 et ses 1969 entrées. Notre film destiné aux petits et grands ouvre avec 852 entrées. Un score qui devrait s’accroître considérablement dès ce dimanche.

Continuer la lecture

En ce moment