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Dark Crystal : l’Âge de la Résistance – La passion et le respect

Un pari audacieux et risqué. Retour sur Dark Crystal : l’Âge de la Résistance.

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Lecture 3 mins.

Ressusciter un monument de la Fantasy comme The Dark Crystal est un pari audacieux et risqué. Pourtant l’équipe en charge de la série Netflix, menée par un Louis Leterrier au meilleur de sa forme, réussit le tour de force de faire revivre la magie du long métrage de Jim Henson et Franck Oz, sorti en 1982, tout en l’améliorant.

Le perfide Chambellan Skeksil deviendra vite votre chouchou.

Un spectacle de marionnettes en 10 épisodes fourmillant d’action et d’émotion. Là ou le film était limité par son budget et sa durée, la série emporte le spectateur dans une exploration approfondie du mythe et la magie de « Thra », une planète hors du temps. Un monde féerique où cohabitent difficilement des créatures improbables issues de l’imaginaire de Brian Froud, dessinateur des « fragiles » Gelflings, des gentils Podlings un peu benêts, des placides Mystiques, des redoutables Skekses, et d’une myriade des créatures qui font du monde de The Dark Crystal, un ensemble complet et cohérent. Un univers fictif entier au même titre que la Terre du milieu de Tolkien ou encore l’age Hyborien de Robert E. Howard.

Un aspect « figé » qui en déroutera certains.

Si les marionnettes peuvent rebuter les spectateurs ne connaissant pas le film, plus habitués au traitement numérique de ce genre d’univers à la manière d’Arthur et les Minimoys. Elles apportent pourtant une profonde authenticité à l’ensemble et font rapidement oublier l’aspect « Minikeums » de personnages tels que les Gelflings. A l’opposé, les Skekses, hideux hybrides dragons/rapaces, sont d’un réalisme saisissant qui parvient à faire oublier que l’on regarde des marionnettes. L’aspect « muppets » est vite oublié, tant l’esthétique générale fait corps avec le récit et l’action qui en découle.

Des créatures aussi laides que charismatiques.

Bien que le show cible une audience relativement jeune, le monde de Thra peut s’avérer aussi onirique que cauchemardesque. Tels les contes de Grimm ou de Perrault, les personnages peuvent faire preuve d’une cruauté inattendue, qui pourrait surprendre les plus jeunes spectateurs comme la séquence du « gobe-mirettes » ou l’arrivée du Chasseur.

le terrifiant chasseur.

Le récit est simple tout en étant très élaboré, avec un manichéisme subtil et une trame narrative qui s’étale sans lourdeurs tout au long des épisodes. Une mise en place et un développement qui entremêle séquence de narration pure et scènes d’actions menées tambour battant. Encore une fois, il faut vraiment entrer dans l’univers et l’accepter comme tel pour que la magie opère. Si l’esthétique ne vous convainc pas, le développement narratif s’en chargera. Les liens et dissensions entre les différents personnages proposent un traitement qui fait parfois écho, toutes proportions gardées, à Game of Thrones.  Les 10 épisodes s’enchainent comme un long métrage, avec une constance posée dès les premières minutes.

Des détails magnifiés par une qualité graphique saisissante.

D’un point de vue technique, c’est une symphonie ou la maitrise se ressent à tous les niveaux. Un travail d’orfèvre colossal animé par la passion d’une équipe, qui sublime le matériau de base pour en faire un hommage exceptionnel. Une méthode de travail « à l’ancienne » titanesque, dévoilée dans l’excellent making-of, disponible également sur Netflix.

La suite du film de 1982.

Malgré ses indéniables qualités, Dark Crystal : l’âge de la résistance restera malheureusement hermétique à une partie de l’audience, pour l’autre partie cette première saison paraitra bien trop courte. Mais ils pourront continuer l’expérience dans une version comics à paraitre le 25 septembre aux éditions Glénat intitulée The power of the Dark Crystal. Une histoire qui, à l’inverse de la série préquelle au film de 1982, relatera la suite des évènements.

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Cinéma

Music of my life – Le feel-good le plus salvateur de l’année ?

Publié

le

Lecture 2 mins.

C’est dans un contexte social et international moribond que sort ce long-métrage de Gurinder Chadha « Music Of My Life ». Le film raconte l’histoire de Javed, un adolescent d’origine Pakistanaise, qui vit à Luton, en Angleterre, dans les années 80. Le pays est, à l’époque, en proie à un difficile climat social. Javed est un écrivain dans l’âme qui veut vivre ses rêves mais il est barré par sa famille ultra-conservatrice avec, en ligne de mire, son propre père qui souhaite guider l’entièreté de son destin. Mais le futur de Javed va basculer quand il découvrira les chansons du chanteur Bruce Springsteen

Inspiré d’une histoire vraie, le long-métrage reflète clairement un parti-pris de réalisation. Il fallait, pour la réalisatrice, en faire un feel-good movie, un film qui réveillera chez vous, sans nul doute, une passion, une flamme artistique, qui peut être enfouie chez vous depuis longtemps. Parce que « Music Of My Life », c’est encore plus fort qu’un simple film qui se donne pour mission d’uniquement vous arracher un sourire. En dressant le chemin de vie de Javed, c’est un parcours qui peut trouver de nombreuses résonnances avec votre vie à vous aussi. Parce que le film n’est pas uniquement porté sur l’amour de la création, il brasse un nombre incalculable de thématiques : Le racisme, la créativité, l’amour, la passion, la musique comme bouée de sauvetage du quotidien, la fougue, la famille, la difficulté d’être en marge des autres mais aussi, la politique. Il est ainsi impossible de ne pas se sentir en soit concerné ou touché par ce que propose « Music Of My Life ».

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Opposé à tout ce qui fait le classicisme de l’Hollywood actuel, le film tente de composer du neuf avec, aussi, un peu de vieux. Inévitablement, il n’évite pas certains écueils et clichés inhérents à ce type de récit narré. Les événements se succèdent et s’arrangent de manière un peu trop laconique pour le personnage principal joué par le surprenant Viveik Kalra, tant tout est romancé au maximum. Aussi, si le film tient debout par la vaillance et la beauté de son message phare, certaines scènes peuvent paraître ennuyantes car le côté « joie et bonheur » est bien trop appuyé pour paraître crédible. Il n’en reste pas moins que l’on reste facilement emporté face à cette mélodie du bonheur, et que les amateurs des feel-good movies et d’évasion temporaire de notre monde que peut procurer le cinéma apprécieront.

Tandis qu’aujourd’hui, à l’international, on semble perdre de vue la valeur des relations humaines et de la quête du bonheur que chacun peut avoir droit, « Music Of My Life » vient apporter de la fraicheur, de l’envie et une joie de vivre qui fait du bien à voir en salle de cinéma. Et, au passage, écoutez Bruce Springsteen, vous ne serez pas déçus du voyage.

Bruce Springsteen
En résumé
8.5 Geeks Lands
Internautes ( Votes)
Points positifs
  • Les musiques de Bruce Springsteen
  • Un film rempli de pep's
  • Points négatifs
  • Quelques clichés faciles
  • Conclusion
    Probablement le feel-good movie de l'année !
    NOTE8.5
    Note des internautes
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    Cinéma

    La vie scolaire – Notre retour

    Publié

    le

    Lecture 2 mins.

    Résumé : Une année au coeur de l’école de la république, de la vie… et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l’incroyable vitalité et l’humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. Parmi eux, il y a Moussa, le Grand du quartier et Dylan le chambreur. Samia s’adapte et prend bientôt plaisir à canaliser la fougue des plus perturbateurs. Sa situation personnelle compliquée la rapproche naturellement de Yanis, ado vif et intelligent, dont elle a flairé le potentiel. Même si Yanis semble renoncer à toute ambition en se cachant derrière son insolence, Samia va investir toute son énergie à le détourner d’un échec scolaire annoncé et tenter de l’amener à se projeter dans un avenir meilleur…

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    Notre avis : Après la quintessence de l’humilité et de la maîtrise émotionnelle que fut « Patients », Mehdi Idir et Grand Corps Malade s’attaquent à un autre sujet étroitement corrélé à leur précédent long-métrage, les jeunes de banlieue. Ici, en effet, on traite avant tout d’un autre « monde » de France. Après le monde derrière la façade des hôpitaux, on assiste au monde de derrière les murs d’un collège difficile. Tout en suivant l’évolution de certains protagonistes dont le jeune Samir, on se désenclave des clichés faciles inhérents à ce style de thématique, on rit (malgré quelques excès grossiers parfois) et on parvient à se prendre au jeu autour d’un film drôle et triste à la fois, en particulier grâce aux personnages attachants, et à l’histoire assez bien tenue sur la longueur. On en tire de cette fresque humaine des moments d’émotions cruellement bien interprétés (le jeune Liam Perron notamment, pourtant novice dans le domaine ou Zita Hanrot, rayonnante et toujours très juste), des blagues efficaces et une recherche flagrante d’authenticité, le tout fait avec une belle modestie. Moins puissant que « Patients », mais tout aussi réussi !

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    La vie scolaire
    7.5 Geeks Lands
    Internautes ( Votes)
    Points positifs
  • Les acteurs (Zita Hanrot ; Liam Perro, ; Alban Ivanov...)
  • Un bon mélange de rires et d'émotions
  • Points négatifs
  • Quelques longueurs
  • Conclusion
    C'est un film fort sympathique et plutôt bien réussi !
    NOTE7.5
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    Nos critiques

    Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

    Critique sans spoil.

    Publié

    le

    Lecture 1 min.

    Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

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    À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

    Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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