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« I am mother », au croisement de la science-fiction et du thriller.

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Ce nouveau film signé Netflix, et réalisé par Grant Sputore, nous transporte vers un futur plus ou moins proche sur fond d’extinction de l’humanité au cœur d’un bunker ultra-sécurisé et automatisé.

Au sein de ce chaos ambiant, un robot doté d’une Intelligence Artificielle composée d’un sous-programme « maternité » va élever un bébé et devenir sa mère jusqu’à l’adolescence de l’enfant.

Dans un rapport mère-enfant assez troublant, il est donné au téléspectateur, dans un premier temps, une vision somme toute empathique du sujet. « Mère » semble être un robot jouant parfaitement le rôle d’une mère surprotectrice.

C’est à ce moment que « Fille », nom donné par « Mère », et joué par la jeune Clara Rugaard va voir sa vie chamboulée par l’apparition d’une inconnue venant de l’extérieur du bunker.

Ce film pose plusieurs questions et notamment, la principale : un enfant élevé par un robot peut-il avoir le même affect qu’avec un parent organique ?

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Avec l’avènement de la robotique et des I.A., cette interrogation semble toute légitime. Des robots travailleurs, des robots sexuels, des robots tueurs. Il semble tout à fait correct d’envisager des robots « nounou » ou « parent ».

La quasi-totalité du film se passe en huis clos, rendant ce thriller plus angoissant. En faisant un parallèle rapide, la comparaison avec, dans les grandes lignes, « 2001 l’Odyssée de l’espace » de Stanley Cubric est de mise.

« Mère » est dotée d’une interface vocale féminine et douce, en contradiction avec son enveloppe physique. Un enfant aurait-il eu le même rapport avec un robot « Père » ? un enfant est-il intrinsèquement enclin à mieux évoluer dans un environnement matriarcal ?

Il semble difficile d’admettre que les I.A. puisse développer de l’empathie, moteur essentiel dans un rapport parent/enfant. Pourtant, que savons-nous de l’empathie ? Est-ce intrinsèque aux êtres « organiques » ? Est-ce le fruit d’une intelligence ? et dans ce cas, pourquoi une I.A., censée être plus intelligente que l’homme, ne développerait pas cette sensibilité ?

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Sans vouloir donner de conclusion à un large débat, il semble que la réflexion se doit de ne pas être stérile afin de préparer l’avenir de l’humanité.

Aparté :

Pour les connaisseurs, la forme du robot ainsi que ses mouvements (la course notamment) n’est pas sans rappeler « Atlas » développé par la société Boston Dynamics.

D’après vous, combien de temps avant que la réalité ne rejoigne la fiction ?

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Films / Séries TV

Star Trek Picard : Le retour triomphal de Patrick Stewart

Star Trek Picard a toutes les qualités pour séduire les vieux fans de la franchise et conquérir les « nouvelles générations ».

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par

Amazon Video
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Vingt-six ans après sa dernière apparition dans Star Trek : Nouvelle Génération et dix-huit ans après le film Star Trek Nemesis, Sir Patrick Stewart est de retour dans son célèbre rôle, celui de l’Amiral Picard. Deux décennies plus tard, l’homme a pris bien des rides, mais son personnage demeure toujours aussi noble, incarné par la prestation exceptionnelle de celui qui a donné goût à la franchise à des dizaines de milliers de fans. C’est comme s’il n’avait jamais arrêté.

 UN REPOS BIEN MÉRITÉ

Jean-Luc Picard, Capitaine de l’Enterprise a bien mérité sa retraite. Il a perdu des êtres chers, il a consacré sa vie à approfondir les connaissances de la fédération, il a unifié, pactisé, sauvé, il est à jamais ce héros légendaire de Starfleet. Mais, Alex Kurtzman, dans son scénario, ne laisse pas la moindre place à genre d’hommage. Si le capitaine Picard est un héros, c’est pourtant dans un contexte plus sombre et intrigant que débute cette énième série Star Trek.

Ignoré par ses contemporains, Jean-Luc Picard est semble-t-il resté fidèle à lui-même, apprend-on lors d’un entretien exceptionnel avec une journaliste qui n’a qu’une idée en tête, piéger notre protagoniste devant la caméra. Et c’est ce qui se passe. Jean-Luc Picard le concède, il a démissionné alors que Starfleet avait trahi ses valeurs.

De splendides images, on en a pour notre argent !

Star Trek Picard fait suite à Star Trek : Nemesis, mais également au reboot entamé par JJ Abrams en 2009, ainsi, le scénario se consacre sur la perte de son vieil ami Data (Nemesis) mais également de la destruction de la planète Romulus, que l’on apprend dans le reboot.

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Portée par le nom du prestigieux capitaine, la série proposée par Amazon Video ne délaisse pas pour autant son casting. Âgé de 92 ans, Picard ne peut suivre les scènes d’actions comme c’était le cas il y a vingt ans. Dorénavant c’est la jeune Dahj (incarnée par Isa Briones) qui se charge de la bagarre. Donnant bien plus de réalisme à la série qu’on ne l’aurait espéré. Portée par des images éblouissantes, Star Trek : Picard se dévoile aussi innovateur que nostalgique, divisant ainsi les fans entre cette nouvelle histoire de SF tirée par les cheveux sur la descendance de Data, et le retour du Cube. Un cliffhanger qui rend la sortie du prochain épisode urgente !


NOTRE AVIS


Autant de temps s’est écoulé que Patrick Stewart s’évertue à bien vouloir ignorer. A-t-il seulement quitté son siège de capitaine le temps d’un instant ? Star Trek Picard offre des décors magnifiques, une belle narration, de beaux dialogues insufflés de cette fameuse brise de héros déchu, harassé par le poids des ans. La gestion des lumières est également a mettre dans la liste des points positifs qui permettent d’obtenir ce résultat. On a hâte de voir l’évolution de ce grand retour.


⭐⭐⭐⭐⭐

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The Mandalorian: Il était une fois dans l’Ouest d’une galaxie lointaine…(attention! Spoilers!)

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Apporter du nouveau dans la saga Star Wars, c’est aussi prendre le risque de se frotter à sa communauté et en particulier les fans toxiques et psychorigides pour qui chaque changement est une hérésie, un parjure aux sacro-saints codes de la saga. Pourtant, John Favreau semble bien décidé à ignorer les « exigences » de cette portion du fandom, peu enclin aux changements, et adresse son show à ceux pour qui la magie est toujours intacte.

Le réalisateur d’Iron Man premier du nom et accessoirement interprète d’Happy Hogan dans le MCU, nous livre donc un Mandalorien libre du carcan visuel de Star Wars dans ambiance western galactique plus qu’appréciable.

Apres la chute de l’empire et l’avènement de la nouvelle république, le métier de chasseur de prime ne paie plus. Le Mandalorien, l’un des derniers chasseurs en activité, accepte un contrat non-officiel. Inflexible, taciturne et le casque vissé sur le crane, le mandalorien promène sa silhouette de cow-boy/ronin fatigué par d’incessantes chasses aux primes. Si l’interpretation de Pedro Pascal n’est pas le point fort du personnage, le bagage « Mandalorien » qu’il transporte apporte l’essentiel de son charisme à l’écran, le perso est badass et ça se ressent au premier coup d’oeil. Le traitement classique mais efficace du récit, qui s’accorde à merveille avec le ton « western » du show, repose sur les différentes rencontres que fait le personnage au fil de sa traque.

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Un récit simple et cohérent qui manque cependant de punch dans deux premiers épisodes désespérément courts. L’exploration plus en profondeur des éléments survolés dans les films est clairement l’atout majeur de la série. De l’utilisation astucieuse de la plus mystérieuse des espèces de l’univers Star Wars par l’entremise d’un nouveau-né de 50 ans ; à l’assaut du « Sandcrawler », la forteresse des sables des ferrailleurs Jawas, traités ici comme les enfants illégitimes des Gremlins et des Minions de « Moi, moche et méchant », le développement du bestiaire et de l’univers étendu offre un fan service habile et conséquent. Aucun élément présent à l’écran n’est laissé au hasard et donne du corps et de la vie à l’ensemble.

Un univers « underground » éloigné du conflit « alliance/empire » habituel. Rappelons que le « Mandalorian » se situe chronologiquement 5 ans après le Retour du Jedi, la guerre est terminée, mais les tensions perdurent et on sent bien ici que l’ordre n’est pas pour autant rétabli dans la galaxie. Une approche post-conflit intéressante qui accentue l’aspect « hors cadre » du show tout en conservant l’ombre de l’univers star wars.

Les deux premiers épisodes disponibles sur la plate-forme U.S. de Disney+ font leur petit effet sans pour autant marquer les esprits et créér l’attente fébrile des prochains épisodes. Si la suite apporte le souffle épique propre à la saga, espérons que le manque de rythme, appuyé par le format sériel court, n’empêche pas la série de véritablement décoller. Dans l’état, le show devra d’avantage s’apprécier en « binge watching », plutôt qu’à un rythme hebdomadaire, pour en maintenir l’intérêt.

The Mandalorian sera accessible en France le 31 mars 2020, jour de lancement de Disney+ fr.

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Dossiers

HASBRO: Plastique éthique ou manoeuvre en toc ?

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De Mr.Patate à Mon Petit Poney, en passant par le Monopoly ou encore La Bonne Paye, Vous avez probablement eu affaire à un produit de la firme américaine au moins une fois dans votre vie. Enfants en bas âge, jeunes adultes et collectionneurs vétérans, Hasbro ratisse large pour toucher un public toujours plus important, tout en gardant la famille comme coeur de cible.

Mel Brooks avait déjà bien compris.

Outre le Play-Doh et Mon petit Poney, la marque propose un merchandising destinés aux plus jeunes pour le jeux, comme aux plus âgés, pour la collection. Et quoi de mieux qu’un geek pour s’adonner au plaisir solitaire de la collection d’objets liés à ses univers favoris. Dans ce domaine, il faut bien avouer que la firme u.s. a tout compris. Ses partenariats avec Disney et Paramount Pictures, permettent à Hasbro de proposer un large choix de jouets et figurines issues de plusieurs grandes franchises du cinéma. Pour les plus grands, les gammes Marvel Legends et Star Wars Black Série offre un catalogue important d’action figure( figurines articulées) à un prix et une taille corrects, malgré un contrôle qualité pas toujours performant. Un produit très prisé des collectionneurs par son prix abordable par rapport à des figurines de plus grandes tailles de type Hot Toys, permettant de se procurer une collection conséquente à moindre cout.

Exemple de diorama massif avec des Marvel Legends, à la SDCC 2017.

Son dynamisme et sa modulabilité permettent également de se lancer dans la customisation, la création de dioramas, la photo, voire même l’animation en stop-motion. Des hobbies qui regroupent un grand nombre de fans, au talent variable, mais toujours dans un esprit de créativité. Le revers de la médaille est que là ou il y a collection, il y a spéculation. Certaines pièces atteignent parfois des sommes astronomiques, de par leur rareté, l’exclusivité d’une édition, ou simplement l’année de production.

Exemple de custom autour de The Mandalorian.

Toujours dans l’optique de toucher un plus large public, Hasbro possède des filiales dans le monde du jeux vidéo avec Hasbro Interactive, et le cinéma avec Hasbro productions. Avec un succès mitigé dans les deux secteurs. Bien que la franchise ciné des Transformers aie été un succès à son lancement, elle est sur le déclin depuis le troisième opus, malgré un sursaut d’intérêt avec le sympathique Bumblebee.

L’aspect familial de ses productions est sans aucun doute la raison du manque d’enthousiasme du public français. Les Transformers étant une institution pour le public américain. Mais l’intérêt est avant tout de vendre du jouet. De dessin animé publicitaire, la franchise est devenue une série de films publicitaires.

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Plus besoin de placement de produit lorsque le sujet est le produit.

Comme tous les géants du divertissement, la compagnie cherche à agrandir son potentiel et élargir sa zone de chalandise en proposant toujours plus de contenus, aussi divers que variés. Et quoi de mieux pour augmenter son catalogue que de racheter celui des plus petites compagnies. Le 22 Aout dernier, Hasbro a fait l’acquisition d’Entertainment One (E-One), firme canadienne propriétaire entre autres des droits de Peppa Pig et et de PJ Mask pour les plus petits, mais également du célèbre label musical Death Row Records créé par Suge Knight et qui lança la carrière d’artistes tels que 2PAC, Snoop Dog ou encore Dr Dre. Le catalogue du label avait été racheté en 2013 par E-one pour 6 millions de dollars.

Un mash-up improbable, et pourtant…

L’ajout du catalogue d’E-One à celui d’Hasbro renforce ses positions sur le marché du divertissement. Selon les dires du dirigeant d’Hasbro, Brian Goldner, la compagnie va tirer profit des capacités de divertissement immersif d’E-One pour porter son portefeuille de marques sur tous les écrans du monde, attirant les joueurs, les fans et les familles. Une politique d’acquisition et d’expansion relativement agressive qui n’est pas sans rappeler la méthode Disney.

Dans un registre moins négatif, Hasbro a décidé d’élargir son programme de recyclage de jouets et jeux de la marque au territoire européen. Un acte vertueux en soi, qui doit cependant maquiller une manoeuvre qui profite aux actionnaires avant tout. En partenariat avec Terracycle, compagnie spécialisée dans le recyclage de déchets difficilement recyclables. Nommé « jouetcyclage« , le programme de collecte permet de transformer la plupart des jouets Hasbro et leur donner une seconde vie. L’opération est gratuite via le site Terracycle.com et prendra place également en physique dans les magasins de l’enseigne Picwic Toys, remplaçant de Toys R’ Us.

Geek sans éthique n’est que ruine de l’âme.

Premier programme de recyclage de jouet en France, elle permet à Hasbro d’offrir une solution, simple efficace et pratique à ses clients, tout en s’inscrivant dans une logique d’économie circulaire visant à réduire l’impact environnemental de leur produits et ce de leur conception à leur fin de vie. Tous les jeux et jouets de la marque sont acceptés, hors jeux électroniques. En échange de jouets on obtient des points convertibles en dons financiers pour l’association choisie par les collecteurs. Pour participer sans passer par les points de collecte physiques, il suffit de s’inscrire, imprimer une étiquette d’expédition et envoyer gratuitement le colis à Terracycle. Les frais étant pris en charge par Hasbro. Les jouets collectés seront triés, puis transformés en nouveaux matériaux et produits, réduisant ainsi le besoin de fabriquer du plastique vierge.

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RIP TOYS R’ US

Dans le même esprit de diminuer son empreinte environnementale, Hasbro va retirer progressivement les plastiques dits  » de confort et protection » de ses emballages. L’ambition étant d’éliminer tous ces plastiques d’ici la fin 2022. Un comble pour un commerçant de plastique, de vouloir s’en passer. Selon qu’on soit dans l’optimisme face à de telles initiatives, aussi farfelues soient-elles (LEGO cherche à remplacer son plastique par une alternative à base de canne à sucre, mais si ça fonctionne ce n’est pas stupide.), ou que l’on perçoive ces manoeuvres comme une vulgaire mode économique surfant sur le greenwashing dans l’unique but de redorer son blason et poursuivre son business avec une conscience blanchie, l’action reste louable sur le fond. Des petits pas vertueux, de la part de géants industriels.

Malgré un marché du jouet assez morne en Europe en général, et en France en particulier, la firme américaine garde une longueur d’avance sur la concurrence par sa prise de conscience éthique et écologique de leurs produits associée à une politique d’expansion dynamique qui élargit son impact en le diversifiant. Bien que l’on puisse supposer que derrière l’exemple à suivre se cache un plan profitable, on salue le geste en espérant qu’il soit sincère à défaut d’être désintéressé.

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