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[CRITIQUE] X-MEN : DARK PHOENIX

Renaissance réussie ?

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le

Lecture 3 mins.

Premier X-men depuis le rachat de la Fox par Disney, le réalisateur, Simon Kinberg avait la lourde et difficile tâche de convaincre un public exigeant et très impatient de voir un nouvel opus de la célèbre franchise sortir. Avec son casting 5 étoiles et exploitant un univers riche des comics, Kinberg s’est attaqué à un gros morceau de la franchise en centrant cet épisode sur l’entité surpuissante qui habite Jean Grey : Le (Dark) Phoenix.

UN FILM AUSSI CONTRASTÉ QUE SOMBRE

Bien que le casting soit une nouvelle fois à la hauteur des attentes, le scénario, lui, laisse à désirer sur certains points : pas imparfait mais loin d’être d’une perfection absolue, on se languie devant quelques scènes trop longues et parfois inutiles semblant d’avoir pour seul but de vouloir allonger le film. D’autres semblent encore bien trop prévisibles, fades, ou  même à l’eau de rose… des détails qui parsèment harmonieusement le scénario, le rendant indéfectiblement mauvais par moment.

Quand bien même, on ressent  la volonté des réalisateurs à replonger le spectateur dans l’univers des X-men : décors, personnages, acteurs… rien n’a été oublié, au grand soulagement des fans.

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Mais le problème du film ne réside pas dans ses personnages ni dans ses effets spéciaux, pour l’occasion magnifiques et quasi parfaits. L’ascension de Jean Grey vers le Dark Phoenix est bien trop rapide, accélérant l’histoire, aspirant le scénario, si bien que le spectateur est plongé dans une spirale infernale alternant scène d’actions contrastées et passages de dialogues insipides.

Jean semble souffrir telle une fille en pleine crise d’adolescence, se demandant le but et l’objet de son existence sur Terre.

D’autres personnages, comme Quicksilver, sont lamentablement éjectés de l’intrigue, comme si leurs contrats venaient brusquement d’aboutir. Magnéto (Michael Fassbender) et le professeur Xavier (James McAvoy) livrent une prestation satisfaisante mais semblent également souffrir du scénario imposé.

INTRIGUE ESSOUFFLÉE ?

L’intrigue débute en trombes dès le début du film, se dessinant peu à peu jusqu’à son milieu, puis s’essouffle brusquement, à tel point que l’on est amené à se demander s’il n’y a pas eu une facilité scénaristique telle que le réalisateur n’a pas voulu chercher plus loin. Les scènes d’action se succèdent, au grand bonheur des fans, mais trop rapidement entrecoupées de dialogues inutiles et fades.

Jessica Chastain, alias Némésis, s’opposant aux mutants et convoitant les pouvoirs du Phoenix, transforme l’intrigue à un tel point qu’il ne semblait pas y avoir de solution si Jean Grey conservait sa place d’adversaire discutable. Pourtant excellente dans un rôle aussi sombre et lugubre que le sien, Némésis ne semble pourtant effrayer personne, pas même les héros.

Néanmoins, et malgré un scénario s’essoufflant au fil des scènes, le tout et la finalité paraissent bien se digérer aux premiers abords, rythmés par la musique puissante et épique de Hans Zimmer, et masqués par les quelques scènes de combat qui  tentent tant bien que mal de faire oublier les dialogues et erreurs scénaristiques précédents.

La fin de cette critique contient des spoilers de X-Men : Dark Phoenix


 

Enfin, la finalité du film peut sembler surprenante bien que trop facile ; à y repenser, Jean Grey finit par maîtriser son pouvoir pour « protéger et sauver sa famille » : mais n’est-ce pas ce que Charles lui répétait sans cesse tout le long du film ? Si cette dernière y avait mis plus de conviction au bon moment, le film aurait pu se finir bien plus tôt…

CONCLUSION
5 Geeks Lands
0 Internautes (1 Vote)
Conclusion
Au final, Dark Phoenix semble bien plus long qu’annoncé, souffrant de scènes trop monotones et d’un scénario aux attraits bâclés. Malgré un casting 5 étoiles et Sophie Turner, rentrant bien dans la peau de Jean Grey, le film s’essouffle et se languie à moments, récupéré par les quelques scènes d’action aux CGI surprenants tentant de redonner un aspect convenable au scénario. Ce nouvel opus semble se présenter comme une aventure peu digeste, mais camouflée par une musique épique et puissante et ses scènes d’action explosives mais parfois contrastées.
NOTE5
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Nos critiques

Elle va vous hanter… Critique de MA !

Publié

le

Lecture 3 mins.

Le dernier bébé des productions Blumhouse est arrivé dans nos salles obscures depuis maintenant une bonne semaine. Après les très réussis « Us » et « Glass » produits par la même maison, l’enjeu était de taille. Il s’agissait concrètement de voir le devenir final de MA. Produit misérable servant à rendre hystériques les ados peu friands de film d’horreurs (comme le furent auparavant les insipides Action ou vérité ou encore Happy Birthdead 2 You) ou véritable coup d’éclat ?

MA s’inscrit peut être dans la première catégorie tout en veillant à ne pas être aussi mauvais. C’est indéniable, il y a du bon comme du très mauvais dans ce film qui parvient à être satisfaisant en temps que thriller de seconde zone, et son souhait n’est de jamais surpasser sa modeste production, ce qui est propre au credo du studio de Jason Blum.

MA n’est pas un film d’épouvante, ni même un film d’horreur à proprement parler. Il est plus question ici d’un genre plus particulier : le thriller d’ambiance, où chacune des thématiques abordées sont profondément humaines. La menace est humaine, le foyer de celle-ci l’est tout autant, et les thèmes dénoncés sont la représentation macabre de faits se produisant dans notre vie de tous les jours (le harcèlement scolaire).

Toutefois, Tate Taylor, parvient à conserver, dans d’infimes moments, une souche horrifique à ses instants de tension. Ponctué par un unique jumpscare costaud (sonore et visuel), le film se concentre sur de l’horreur s’empreignant plus de comportements malsain que de véritables artifices horrifiques. Dans ce sens, cela accompagne bien la performance, bien sûre divine d’Octavia Spencer, parfaitement taillée pour le rôle et certaines scènes se révèlent assez réussies.

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Sue Ann pourrait clairement mettre une raclée à Pennywise tant le degré de charisme est monstrueux.

La scène où Sue Ann pose avec tous les ados endormis et mutilés prouve clairement le potentiel parfois trop peu exploité du film. Ce côté jusqu’au-boutiste et graphique de l’horreur humaine manque cruellement dans le reste du film, qui semble trop gentil avec ses personnages. Au final, Ma n’est qu’une menace claire et établie dans les vingt dernières minutes du long-métrage

Les personnages sont, en revanche, hyper caricaturaux. Hormis Sue Ann, qui bénéficie d’un background assez développé grâce à plusieurs flash-backs, permettant une dénonciation claire et nette des conséquences du harcèlement scolaire, les autres personnages sont loupés. Quels ados seraient assez inconscients pour aller se bourrer la tronche dans le sous-sol d’une quinquagénaire inconnue au bataillon ? Tous semblent apathiques face au comportement de plus en plus bizarre de Ma comme si leurs rôles prédestinés semblaient d’être une unique chair à canon pour satisfaire l’objectif d’un slasher movie traditionnel et ainsi, bas de gamme.

 

Marrant l’accroche « Get home safe » puisqu’elle est utilisée par Ma elle-même pendant le film.

En fait, Ma est un film plutôt convenable, mais terriblement indécis. Ne trouvant jamais le juste milieu entre son thème central et le côté malsain de l’horreur proposé, il n’est pas marquant mais reste en soit assez divertissant.

En résumé
5.5 Geeks Lands
0 Internautes (0 Votes)
Points positifs
  • Une horreur graphique parfois sympathique
  • Une Octavia Spencer superbe
  • Points négatifs
  • Des ados complètement à l'ouest
  • Des facilités scénaristiques trop grosses
  • Conclusion
    Du pur Blumhouse, manquant parfois d'un peu de tact.
    NOTE5.5
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    Nos critiques

    Aladdin et The Dead don’t die – Revues rapides !

    Publié

    le

    Lecture 2 mins.

    Avec un peu de retard, attardons-nous sur deux films drastiquement différents sortis au cours des dernières semaines : Aladdin de Guy Ritchie et The Dead don’t Die de Jim Jarmusch.

    The Dead don’t Die de Jim Jarmusch (2019)

    Film ouverture du dernier festival de Cannes, The Dead don’t Die est un film qui surprend et désamorce tout ce qui fait l’essence même des films de zombies. Plus qu’un film de cinéma sur les zombies, il s’agit d’un film sur le cinéma avec des zombies. Ayant toujours une tendance à utiliser des ressources méta-diégétiques pour nourrir sa narration (cassure du quatrième mur, clins d’œil en pagaille à la carrière des différents acteurs…), The Dead don’t Die transpire le film un peu fait avec une ambition je-m’en-foutiste, où le scénario se couple avec la réalisation dans un délire bien trop mollasson pour se révéler appréciable. En résulte de ce film d’auteur, quelques moments savoureux, porté par des situations assez bien senties et pensées (Le personnage de Tilda Swindon semble tourner en dérision son rôle de l’ancien dans les films Marvel tandis qu’une référence amusante à Star Wars est faite par le biais d’Adam Driver). Jonglant entre un comique de répétition assez répétitif (les « ça va mal finir » lancés par Adam Driver ; le running gag de la musique phare du film, la découverte des premiers cadavres…) et quelques séquences assez gores, The Dead don’t Die est probablement l’un des films les plus inclassable du genre, il n’en sera pas forcément l’égérie pour autant.

    Note
    5 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Une photographie presque "docu-fiction"
  • Des acteurs en roue libre
  • Des références et clins d'oeils bien trouvés
  • Quelques séquences assez gores pour rester bien ancrés dans le thème
  • Points négatifs
  • Un rythme trop mou
  • Une répétition trop abusive des mêmes runnings-gags
  • NOTE5
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    Énième adaptation en live-action d’un classique Disney, Aladdin titillait notre curiosité pour le nom de Guy Ritchie. Le cinéaste Anglais possède une vraie patte artistique qui lui est propre et est certainement celui qui dynamise le mieux son montage et la narration de chacun de ses films. En effet, malgré son échec, « King Arthur » restait clairement le fleuron de la maîtrise du réalisateur, pourvu d’artifices de réalisation et de montage vraiment convaincants (les scènes de dialogues sous forme de flash-backs, les scènes de poursuites, le combat final, la musique…). Mais Aladdin, malgré une palette de couleurs intéressante, quelques scènes entraînantes (l’immense parade d’entrée d’Aladdin au royaume) et un Will Smith survitaminé, n’est qu’un pâle copie de l’animé sans l’ingéniosité de son réalisateur. Décevant et dispensable donc.

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    En résumé
    5 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Une palette de couleurs vivante
  • Un film divertissant et dynamique
  • Will Smith
  • Points négatifs
  • Une pâle copie de l'animé
  • Du déjà-vu
  • Où est Guy Ritchie ?
  • NOTE5
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    Nos critiques

    Détective Pikachu – Aussi mauvais que le reboot de Power Rangers ?

    Publié

    le

    Lecture 3 mins.

    Détective Pikachu prouve une nouvelle fois, après le film Power Rangers (2017) que les adaptations de produits issus de la pop-culture restent vraiment populaires dans le cinéma d’aujourd’hui. Le film de Rob Letterman laissait dubitatif lors de ses premières images. S’il réveillait les ardeurs de pokéfans passionnés par l’idée de voir cette adaptation en live action, il pouvait aussi décontenancer les plus cinéphiles d’entre eux. Finalement, que peut-on retenir du film ?

    Si l’aspect divertissant du long-métrage reste à souligner, il souffre de beaucoup trop de défauts pour être qualifié comme une réussite. Même en étant fan du matériau initial de base, on ne peut qu’être déçu par le résultat proposé par Letterman.

    Première chose, le manque cruel d’ambition du film. Pokémon, c’est quasiment un millier d’espèces différentes. Il y avait moyen de provoquer chez les fans un réel plaisir en démultipliant les références à des pokémons populaires et surtout, différents. Mais ce n’est pas ce qui est proposé par le film. Celui-ci propose de premières minutes assez intéressantes, où le fan service nous est justement bien présenté sans trop en faire. On commence à croire que l’univers riche des jeux vidéo sera retranscrit avec justesse et ambition. Mais sur les mille pokémons existant dans l’univers, on a le droit qu’à une vingtaine d’entre eux, présents sur quasiment tous les plans. Cela peut paraître anodin comme défaut, mais au bout d’un moment, cela vous paraîtra carrément gênant. Finalement, l’aspect inédit et la surprise de traiter ces créatures sur grand écran s’estompera avec grande rapidité.

    Seul point positif du film, mais son traitement à la fin… glbskfdrpdcsq…

    Visuellement parlant, certains effets spéciaux semblent tout juste corrects, et pour un film de cet acabit, c’est inquiétant. Au niveau du rythme, on passe énormément par des scènes anecdotiques, voire carrément inutiles à la narration. Par exemple, les plans d’ensembles où le cadre s’adapte autour des immenses décors créés par les Torterras géants transpirent les CGI complètement manqués. Scénaristiquement parlant, elle ne sert d’autant plus à rien si ce n’est apporter de la dramaturgie entre les personnages principaux. La scène avec Mr.Mime, running gag des différents vidéos promotionnelles, n’a, d’autant plus, aucune utilité. Elle souligne un autre défaut du film, à savoir les tentatives manquées de créer de l’humour. On peut même en rajouter une couche en disant que cette scène, puisqu’elle n’est absolument pas drôle, nous procure un certain malaise.

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    Point positif : le personnage de Pikachu, peut avoir une voix considérée comme extra-diégétique. Il parle tellement qu’il en vient limite à guider l’histoire par ses propres mots, et c’est lui qui porte le film. Au contraire d’un personnage central humain et masculin assez transparent.

    Un indice sur ce qu’ils regardent tous : Inception

    Enfin, les partis-pris narratifs de l’histoire peuvent paraîtrent totalement tirés par les cheveux. Au point où on se demande réellement si les auteurs de ce film connaissaient véritablement l’univers de Pokémon (notamment l’arc narratif autour de Mewtwo qui devient totalement ahurissant de bêtises…).

    Lunaire et déconnecté de son matériau initial, Détective Pikachu peut sembler divertissant, mais il en vient à imploser sous ses gros soucis d’adaptation et de cohérence au sein même de son univers. Il y avait pourtant moyen de faire mille fois mieux que ça…

    Mais on vous rassure… NON, Détective Pikachu n'est pas aussi mauvais que Power Rangers.
    4 Geeks Lands
    4 Internautes (1 Vote)
    Points positifs
  • Les 15 premières minutes
  • Le personnage de Pikachu
  • Points négatifs
  • Les autres personnages
  • 20 Pokémons présents sur tous les plans (sur + de mille)
  • Des incohérences en pagaille
  • Des scènes inintéressantes
  • Un humour raté
  • L'arc narratif bullshit de Mewtwo
  • Conclusion
    Au vu du potentiel, forcément on est déçus.
    NOTE4
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