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[CRITIQUE] X-MEN : DARK PHOENIX

Renaissance réussie ?

Publié

le

Lecture 4 mins.

Renaissance Réussie ?

Premier X-men depuis le rachat de la Fox par Disney, le réalisateur, Simon Kinberg avait la lourde et difficile tâche de convaincre un public exigeant et très impatient de voir un nouvel opus de la célèbre franchise sortir. Avec son casting 5 étoiles et exploitant un univers riche des comics, Kinberg s’est attaqué à un gros morceau de la franchise en centrant cet épisode sur l’entité surpuissante qui habite Jean Grey : Le Phoenix.

UN FILM AUSSI CONTRASTÉ QUE SOMBRE

Bien que le casting soit une nouvelle fois à la hauteur des attentes, le scénario, lui, laisse à désirer sur certains points : pas imparfait mais loin d’être d’une perfection absolue, on se languie devant quelques scènes trop longues et parfois inutiles semblant d’avoir pour seul but de vouloir allonger le film. D’autres semblent encore bien trop prévisibles, insipides, ou  même à l’eau de rose… des détails qui parsèment harmonieusement le scénario, le rendant indéfectiblement mauvais par moment.

Quand bien même, on ressent  la volonté des réalisateurs à replonger le spectateur dans l’univers des X-men : décors, personnages, acteurs… rien n’a été oublié, au grand soulagement des fans.

Mais le problème du film ne réside pas dans ses personnages ni dans ses effets spéciaux, pour l’occasion magnifiques et quasi parfaits. L’ascension de Jean Grey vers le Dark Phoenix est bien trop rapide, accélérant l’histoire, aspirant le scénario, si bien que le spectateur est plongé dans une spirale infernale alternant scène d’actions contrastées et passages de dialogues insipides.

Jean semble souffrir telle une fille en pleine crise d’adolescence, se demandant le but et l’objet de son existence sur Terre.

D’autres personnages, comme Quicksilver, sont lamentablement éjectés du scénario, comme si leurs contrats venaient brusquement d’aboutir. Magnéto (Michael Fassbender) et le professeur Xavier (James McAvoy) livrent une prestation satisfaisante mais semblent également souffrir du scénario imposé.

(image)

INTRIGUE ESSOUFFLÉE ?

L’intrigue débute en trombes dès le début du film, se dessinant peu à peu jusqu’à son milieu, puis s’essouffle brusquement, à tel point que l’on est amené à se demander s’il n’y a pas eu une facilité scénaristique telle que le réalisateur n’a pas voulu chercher plus loin. Les scènes d’action se succèdent, au grand bonheur des fans, mais trop rapidement entrecoupées de dialogues inutiles et fades.

Jessica Chastain, alias Némésis, s’opposant aux mutants et convoitant les pouvoirs du Phoenix, transforme l’intrigue à un tel point qu’il ne semblait pas y avoir de solution si Jean Grey conservait sa place d’adversaire discutable. Pourtant excellente dans un rôle aussi sombre et lugubre que le sien, Némésis ne semble pourtant effrayer personne, pas même les héros.

Néanmoins, et malgré un scénario s’essoufflant au fil des scènes, le tout et la finalité paraissent bien se digérer aux premiers abords, rythmés par la musique puissante et épique de Hans Zimmer, et masqués par les quelques scènes de combat qui  tentent tant bien que mal de faire oublier les dialogues et erreurs scénaristiques précédents.

La fin de cette critique contient des spoilers de X-Men : Dark Phoenix

Enfin, la finalité du film peut sembler surprenante bien que trop facile ; à y repenser, Jean Grey finit par maîtriser son pouvoir pour « protéger et sauver sa famille » : mais n’est-ce pas ce que Charles lui répétait sans cesse tout le long du film ? Si cette dernière y avait mis plus de conviction au bon moment, le film aurait pu se finir bien plus tôt…

CONCLUSION

Au final, Dark Phoenix semble bien plus long qu’annoncé, souffrant de scènes trop monotones et d’un scénario aux attraits bâclés. Malgré un casting 5 étoiles et Sophie Turner, rentrant bien dans la peau de Jean Grey, le film s’essouffle et se languie à moments, récupéré par les quelques scènes d’action aux CGI surprenants tentant de redonner un aspect convenable au scénario. Ce nouvel opus semble se présenter comme une aventure peu digeste, mais camouflée par une musique épique et puissante et ses scènes d’action explosives mais parfois contrastées.

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Nos critiques

Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

Critique sans spoil.

Publié

le

Lecture 1 min.

Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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Nos critiques

Spider-man : Far From Home – Critique qui tisse sa toile

Critique sans spoil

Publié

le

par

Lecture 2 mins.

Le voilà, Spiderman : Far from home est le dernier film de la phase 3 du MCU et le 23e long-métrage de l’univers cinématographique Marvel.

Après l’épique Endgame, qui aura refermé la saga des pierres de l’infini, Far from home débarque sur nos écrans investi d’une mission, être en quelque sorte l’épilogue d’Endgame, en poursuivant les aventures de l’homme-araignée. C’est en soi une mission à moitié accomplie. On comprend vite les enjeux de l’héritage d’Endgame, la portée du geste salvateur de Stark et ce qu’il laisse à la Terre. Far from home devient le justifié d’Endgame puisqu’il provoque volontairement un mimétisme avec Iron Man 3.

Comme son mentor dans son aventure éponyme, on suit un Peter Parker perdu, en manque cruel de repères et un peu trop naïf. C’est à ce moment-là que le film s’embourbe dans une profonde ambivalence. Nous sommes constamment le derrière coincé entre deux chaises avec ce film. Le côté teen-movie apparaît souvent comme rébarbatif, tant les poncifs d’Homecoming refont surface. La pseudo romance entre Ned et une fille du groupe est ridicule, comme la flopée de personnages tertiaires (Les enseignants, Flash Thompson…).

Seuls MJ et Peter tirent leurs épingles du jeu lors des périodes où la narration parvient à docilement se poser, hors des scènes de combat. Mais c’est inéluctablement l’apport de Mystério qui fait basculer le film dans une dimension bien plus ésotérique, fun et riche. Le personnage est développé aux petits oignons, justifie à 90 % la réussite du film en étant le vecteur des scènes les plus belles du métrage. Le traitement du personnage vous prendra sans cesse à contrepied tant la promotion s’est offert le malin plaisir de brouiller quelques pistes… Les apports de Maria Hill et Nick Fury restent discutables tant ils n’ont rien à faire dans le film. En dehors de cela, Far from home reste malheureusement, et de la même manière qu’Homecoming, un film foncièrement impersonnel.

Sans proposer de véritables transcendances visuelles, Watts se contente d’effectuer un bon travail. On le répète, mais seules les scènes avec Mystério sont vraiment réussies avec panache. La photographie peine à convaincre, au contraire d’un background sonore qui retrouve plus d’allant et d’impact que dans Homecoming.

La singularité de la musique provoquée par les arrivées de Mystério devient beaucoup plus personnelle et marquante que toute la bande-son d’Homecoming. Sinon, que dire mis à part que c’est un bon Marvel, sans en être un excellent ? Ah si on sait, allez y pour trois raisons. Mystério, Jake Gyllenhaal et la dernière scène post-générique à mi-chemin entre le troll et la véritable annonce du futur du MCU…

7 Geeks Lands
8.5 Internautes (2 Votes)
Points positifs
  • Mystério
  • Jake Gyllenhaal
  • Points négatifs
  • Un film impersonnel
  • Les scènes PG
  • L’absence d’énonciation d’un futur clair et défini pour le MCU
  • NOTE7
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    Films / Séries TV

    ANNA – La dernière carte de Luc Besson ? [Critique]

    Publié

    le

    Lecture 4 mins.

    Le titre de notre critique est assez équivoque. Après le colossal échec financier de « Valérian et la cité des mille planètes » (Environ 100 millions de dollars de pertes pour Europacorp, la société mère de Besson), le studio du réalisateur Français est en zone rouge. Obligé de licencier ses employés, placé en procédure de sauvegarde le temps de négocier sa dette, le studio est en grand danger. C’est dans ces eaux troubles que sort « Anna »,  un espèce de fils prodige de « Nikita », « Léon » ou plus récemment « Lucy ».

    Luc Besson reprend une thématique qui lui est propre, celle de la femme forte. Adoubant la féminité et ce que celle-ci peut représenter au cinéma, Besson livre avec « Anna » tous ses canevas qu’il a pu dresser dans sa filmographie d’action assez riche, quitte à ce que l’on ne soit que trop peu surpris au final.

    Le problème avec « Anna », c’est que l’on assiste pas forcément à du mauvais cinéma. D’excellentes choses parsèment le long-métrage, comme de gros ratés et d’autres faits plus anecdotiques. Besson ressort tous les traditionnels archétypes de son cinéma (Les poursuites en voiture, les femmes hyper sexualisées -l’héroïne parvient à ses fins en couchant avec tous les seconds rôles, faut le souligner ça quand même-, les scènes d’actions très vite expédiées…) Les défauts d’un mauvais Europacorp (coucou Le Transporteur : Héritage) refont rapidement surface. Et devant de trop poreuses innovations cinématographiques, on déchante assez rapidement. S’il faut aussi reconnaître une certaine maîtrise de Luc Besson sur la réalisation avec certains plans vraiment soignés et classieux (Les scènes de combat avec Anna, où, en règle générale, la maîtrise de la photo par Thierry Arbogast), le scénario est une catastrophe. Alignant poncifs sur poncifs, l’histoire est sauvée par une maîtrise avec justesse de l’humour (plus présent que dans Lucy) qui nous permet de moins essayer de prendre cette histoire au sérieux et donc de l’apprécier un peu plus.

    Une petite inspiration de Red Sparrow quand même…

    Côté ambiance, on sent une petite inspiration de « Red Sparrow » de Francis Lawrence (2018) puisque l’héroïne est ici dans un procédé clair de « séduction » -> Mission assassinat, ce qui peut paraître redondant. Le film, d’ailleurs, multiplie les flash-backs et les flash-fowards à outrance, ce qui pouvait rapidement nous dégager de la compréhension du fil rouge du récit. Sauf que Besson arrive à tout raccrocher vers une surprenante fin et une surprenante logique, toutefois parfois amenée avec d’énormes sabots.

    On est rapidement le derrière entre deux chaises avec ce films. Puisque les inévitables poncifs d’Europacorp vous feront rapidement grincer des dents, comme le manque d’action (dû certainement au budget archi-limité du film). Il y a quand même certaines choses à sauver de ce gloubi-boulga parfois indigeste : Une maîtrise excellente de l’action (difficile de ne pas faire le rapprochement entre une scène d’Anna et une scène du premier Kingsman), une histoire qui essaie de nous surprendre, et un quatuor d’acteurs globalement convaincant.

    L’histoire parvient à nous surprendre puisque la rapidité des enchaînements de la diégèse (le film se déroule sur plus de 5 ans) nous aiguille sans cesse sur de fausses pistes, et c’est intelligemment fait. Du côté des acteurs, Sasha Luss livre une première performance au cinéma assez honorable, et le trio expérimenté composé de Luke Evans, Cillian Murphy et Helen Mirren font le job. Mention spéciale à cette dernière qui étonne dans son rôle de dirigeante soviétique assez caricaturale.

    Oui, vous ne verrez que des pistolets silencieux pendant ce film.

    Ainsi, « Anna » peut paraître indirectement comme le va-tout de Besson. Jetant ses dernières forces dans la bataille, le film livre un condensé de toute la filmo d’action d’Europacorp et de Besson en essayant de rendre le scénario plus abouti, plus mature et plus intelligent. C’est réussi à moitié, ça aura toutefois à nos yeux le mérite d’être meilleur que Lucy qui ressemblait autant à de la science-fiction qu’une tomate à un légume (ou à un fruit ? les débats sont ouverts). Allez le voir, il en vaut plutôt le coup.

    En résumé
    6 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Quelques bonnes scènes
  • Le jeu des acteurs
  • Un humour bienvenu
  • Points négatifs
  • Une héroïne centrale qui couche avec 36 mecs
  • Un alignement des poncifs Made in Europacorp
  • Conclusion
    Mieux que Lucy, mais pas ouf pour autant.
    NOTE6
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