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Nicky Larson et le parfum de cupidon : le massacre annoncé ?

Notre critique du film « Nicky Larson et le parfum de Cupidon »

Publié

le

Lecture 3 mins.

Rarement un film n’avait fait couler autant d’encre depuis des lustres. « Nicky Larson et le parfum de Cupidon » est un film qui a divisé, qui a fait paniquer les fans du manga et du dessin animé. Tous prédisaient le désastre, le massacre atomique et le non-respect intersidéral du matériau de base. Si j’emploie autant de superlatifs, c’est aussi pour critiquer la trop grande véhémence avec laquelle ce film fut descendu, avant même sa sortie en salles de cinéma.

Je précise un fait important : Je ne suis pas un aficionado de Nicky Larson, je ne peux donc juger le film que pour ce qu’il est, et donc ne pas avoir d’avis tranché sur l’adaptation qui en a été fait.

Nicky Larson n’est pas un mauvais film, mais il est loin d’en être un bon aussi. La mayonnaise prend rapidement, certains pans esthétiques du long-métrage parviennent à être bien travaillés pour offrir une vraie envergure « thriller Américain » au film par certains moments (La scène du meurtre du frangin de Laura est excellente). Les blagues potaches, sont légions et ne paraissent que très rarement lourdingues. Mais il y a, bien sûr, une pléthore de points négatifs à soutirer de cette adaptation.

A de nombreuses reprises, le film parvient à surprendre et à étonner, mais « Nicky Larson et le parfum de Cupidon » c’est un peu les montagnes russes… Certaines scènes ou faits du film sont vraiment réussies (la scène de gunfight à la première personne est LA meilleure scène du film, les méchants sont très inspirés d’Hardcore Henry et donc, ça fonctionne, l’action est assez bien stylisée…). Mais si certaines choses sont réussies, on peut aussi très rapidement redescendre de son petit nuage. Les ajouts humoristiques véhiculés par les personnages de Poncho (Tarek Boudali) et Gilbert (Julien Arruti) sont une catastrophe…

De certaines fulgurances, on retombe dix pieds sous terre dans un humour très bas de gamme qui ne colle pas du tout avec l’ambiance et l’univers. Je n’ai jamais entendu un rire (et pourtant il y en a eu beaucoup) qui fut associé à l’un de ces deux personnages, foncièrement dispensables dans l’intrigue. De plus, certaines scènes respirent tellement le pompage de Babysitting (La course poursuite avec le lit). Entre quelques stases réussies, on replonge dans un ratage collatéral (De l’excellente scène de gunfight, on arrive à tout un pan scénaristique autour de Pamela Anderson assez inutile et mauvais, avant un final sympathique etc…)

La photographie reste aussi, globalement décevante. Si la scène de meurtre dans la nuit reste plutôt réussie, le reste n’est qu’un étalonnage de couleurs aseptisé et une multitude de plans beaucoup trop éclairés. Tout fait trop lumineux, trop cartoon, trop impersonnel. Lacheau n’impose pas une patte définie par ses jeux d’images ou ses choix de colorimétrie. Nicky Larson et le parfum de Cupidon est un film qui n’a pas foncièrement de personnalité.

La pierre n’est pas non plus totalement à jeter sur Lacheau et son équipe. Si réellement les ajouts annexes de personnages étaient VRAIMENT à ne pas faire tant l’histoire devient nullissime quand ils sont présents, Lacheau offre quelques fulgurances, peut-être un peu trop rares. Certains faits ou objets sont aussi tellement appuyés par la réalisation que même sans connaître Nicky Larson, on devine qu’il s’agit de clins d’œil pour les fans.

Ainsi, il est temps de conclure sur ce film. « Nicky Larson » 2019 n’est pas foncièrement mauvais. Il n’est pas non plus très bon. Beaucoup de défauts morcellent le long-métrage où Philippe Lacheau ne propose que de trop rares fulgurances pourtant bienvenues (je me répète mais ce gunfight fut vraiment… topissime). Peut être le réalisateur des pourtant excellents Babysitting 1 et 2 et du surcoté Alibi.com a-t-il vu trop grand, beaucoup trop grand…

 

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You vs Wild : Critique de la série interactive avec Bear Grylls !

Publié

le

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Lecture 2 mins.

Sortie sur Netflix le 10 Avril. « You vs Wild » est une série dont VOUS êtes le héros (comme le fut l’épisode de Black Mirror : Bandersnatch) sauf que cette fois-ci c’est sur une série complète où vous pourrez mettre le pauvre Bear Grylls, le célèbre aventurier britannique, à rude preuve au travers de multiples aventures. Récupérer un venin provenant des trois créatures les plus dangereuses de la planète, retrouver un chien sauveteur égaré dans des montagnes enneigés, retrouver une doctoresse perdue dans la jungle, rejoindre la civilisation à partir d’un lieu méconnu… Les missions seront multiples via les 9 épisodes de la série, et c’est vos choix qui impacteront les capacités de Bear à pouvoir poursuivre ses missions dangereuses.

C’est vous le héros de ces multiples aventures !

Netflix pousse une fois encore, l’interactivité à son paroxysme. La série « You vs Wild » va encore plus loin que Bandersnatch puisque Bear Grylls, cette fois-ci, interagit directement avec vous. Il juge vos choix, vous remercie quand vous avez bien choisi, vous fait part de ses doutes et de ses incertitudes… Au-delà de vos traditionnels dilemmes pour avancer dans votre quête, il entretient un rapport direct et privilégié avec vous, rendant l’interactivité de la série beaucoup plus folle.

Vos choix impacteront directement le futur de votre aventure. Ainsi, vous pourrez vite être démunis si vous faites un mauvais choix au début d’un épisode. Mais pas de panique, en cas d’erreur, vous pouvez directement reprendre l’aventure à votre dernier dilemme.

Authenticité de la série oblige, vous ne mettrez jamais Bear Grylls par votre choix dans une situation mortel mais attention quand même, certaines de vos décisions peuvent directement freiner l’aventure…

Exemple des choix que vous aurez à réaliser…

Unique bémol, les épisodes se finissent bien trop rapidement. Si vous avez du temps devant vous, il vous faudra à peine plus de deux heures pour terminer la série. Enfin, malgré la multiplicité des décors, les actions restent souvent assez semblable, et un effet de répétition casse souvent le rythme de la série. On note toutefois une bonne volonté des auteurs de multiplier les moments interactifs pour toujours garder en haleine son spectateur, et ça rend le produit final vraiment dynamique.

On vous invite malgré tout à vous lancer dans l’aventure « You vs Wild ». 

8 Geeks Lands
0 Internautes (0 Votes)
Points positifs
  • Une interactivité jamais vue
  • Pousse l'interactivité plus loin que Bandersnatch
  • Des aventures passionantes
  • Points négatifs
  • Une durée de vie assez courte
  • Conclusion
    Proposant une interactivité d’un genre nouveau, devenir le co-protagoniste d’une série de survie est vraiment énorme, encore plus lorsque c’est vous qui donnez des directives à Bear Grylls. Netflix propose un divertissement d’un genre nouveau, qui reste complètement dingue et assumé ! A consommer de toute urgence !
    NOTE8
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    « Mon Inconnue » — Revue rapide

    Publié

    le

    par

    Lecture 1 min.

    MON INCONNUE d’Hugo Gélin

    Avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Laverhne, Camille Lellouche

    Synopsis : Du jour au lendemain, Raphaël se retrouve plongé dans un monde où il n’a jamais rencontré Olivia, la femme de sa vie.
    Comment va-t-il s’y prendre pour reconquérir sa femme, devenue une parfaite inconnue ?

    Critique : Partant d’un postulat de départ très axé « romance », le long-métrage d’Hugo Gélin parvient à sortir du carcan des stéréotypes faciles propices à ce genre de films. Le film parvient à étonner par une coloration comique poussé à l’extrême (via le personnage de Benjamin Laverhne) et qui fonctionne ! De légère incursions de séquences d’actions dans l’imaginaire du personnage restent aussi assez surprenants. Malgré tout, « Mon inconnue n’évite pas certains écueils dramatiques et facilités scénaristiques pour faire avancer son intrigue. Il reste malgré tout un film assez frais et vivace, qui tente de proposer quelques séquences assez sympathiques, sans toutefois profondément révolutionner le genre. À voir !

    En résumé
    7.5 Geeks Lands
    Internautes 0 (0 Votes)
    Points positifs
  • Une comédie qui tente d'innover et de sortir des clichés.
  • Une bonne dose d'humour
  • Points négatifs
  • Quelques longueurs
  • Un dénouement (trop) facile
  • NOTE7.5
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    Nos critiques

    Critique – Simetierre, l’une des meilleures adaptations de Stephen King de ces 10 dernières années ?

    Publié

    le

    par

    Lecture 2 mins.

    Les superhéros sont plus que présent ces derniers mois dans le box-office, les films d’auteur attendent le Festival de Cannes pour pointer le bout de leur nez, heureusement, Simetierre, la 45 ème adaptation d’un roman de Stephen King débarque dans nos salles obscures pour nous faire trembler.

    Synopsis : Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s’installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière caché au fond des bois. Peu après, une tragédie s’abat sur lui. Creed sollicite alors l’aide d’un étrange voisin, Jud Crandall. Sans le savoir, il vient de déclencher une série d’événements tragiques qui vont donner naissance à de redoutables forces maléfiques.

    Avant-Première de Simetierre aux cinéma Gaumont Opéra, Paris

    Après le Simetierre de Mary Lambert sorti en 1989 devenu culte, 2019 voit une nouvelle adaptation du livre éponyme de Stephen King par Kevin Kolsch et Dennis Widmyer. Près de 30 ans séparent les deux métrages, de quoi conquérir à nouveau l’ancienne génération et la nouvelle en proposant un scénario remanié et moderne qui offre en définitive une version aboutie plus qu’une simple retranscription 2.0.

    Simetierre réussit à se frayer un chemin entre la version cinéma de 1989 et le roman de Stephen King. Reprenant par-ci par-là des éléments du matériau d’origine, la nouvelle production de Paramount se veut originale et unique. La volonté d’adapter le roman tout en lui insufflant sa particularité propre en fait une des plus grandes adaptations du genre au cinéma.

    Les codes cinématographique horrifiques sont respectés, les sons et les bruitages prennent l’ascendant sur les cries et les voix afin d’impacter directement le spectateur et créer une ambiance dramatique. Le frisson est garanti, ajoutez à cela le dosage milimétré des CGI, les décors lugubres et l’addition offre un résultat digne d’être l’une des plus belles retranscriptions d’un Stephen King.

    Les frissons sont bien présents, avec des rebondissements inattendus et l’intrigue qui ne cesse de se dévoiler peu à peu jusqu’à la fin du film ou les dix dernières minutes vous tiennent en haleine.

    VERDICT
    8.5 Geeks Lands
    9 Internautes (1 Vote)
    Points positifs
  • Décors
  • Respect des codes du film d’horreur
  • Captivant du début à la fin
  • Points négatifs
  • Liberté scénaristique sur le roman
  • Conclusion
    Trente ans après la première adaptation de Simetierre, l'oeuvre reprend vie dans l'une des meilleures adaptations de Stephen King des dix dernières années.
    NOTE8.5
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