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Game Of Thrones avait rendez-vous avec l’Histoire : L’heure du Loup

Retour en détails sur l’épisode final de Game Of Thrones !

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Game Of Thrones a fait rêver des millions de téléspectateurs au cours des huit dernières années. Si bien que la série de dark fantasy s’est inscrite comme un incontournable du genre et pilier de la culture pop ainsi que télévisuelle.

Avec des performances d’audiences toujours plus accrues, un scénario mêlant conspirations, quêtes de pouvoirs, batailles époustouflantes, le tout noyé dans une ambiance sombre, créant ainsi un univers tout bonnement obscur dans lequel on ne souhaiterait jamais mettre pied… Tout cela a forcément eu des répercussions sur la vie de tous les jours, les séries TV et sorties littéraires d’aujourd’hui le démontrent pleinement, toujours plus de trashs, toujours plus de protagonistes doivent dorénavant périr pour faire de l’œuvre une réussite. L’effet Game Of Thrones.

– CE QUI VA SUIVRE CONTIENT DU SPOIL SUR L’ÉPISODE 6 —

Les quarante premières minutes de cet ultime épisode sont incontestablement les points forts de ce grand final. Les rues autrefois peuplées et bordéliques ont laissé place au calme. Le ciel fait pleuvoir des cendres sur les rescapés du massacre de Port-Réal, le retour des Targaryen à Westeros a apporté son lot de cataclysmes sur les habitants autrefois prospères.

Les protagonistes découvrent ainsi la capitale en ruine, dans une ambiance sombre et apocalyptique qu’ils furent ou non responsable de ce massacre, le terrible constat est inévitable. Acclamée par ses troupes, c’est dans une ambiance impérialiste que la nouvelle reine assoit sa domination sur la cité, l’armée tient la ville et celle qui se voit comme la figure d’un mouvement pacifique est aux yeux du monde un despote aveuglé par ses idéaux irréalistes et trop loin des faits.

Jon, l’héritier légitime du Trône de Fer, remonte la rue jusqu’à sa reine, il traverse les armées de Daenerys et constate autour de lui, la joie de la conquête par le feu et le sang des Dothrakis et Immaculés. Encore une belle incohérence que le nombre de soldats de l’armée Targaryen. Presque tous éradiqués dans l’épisode trois et pourtant ici par milliers. Tyrion est finalement mis au fer pour la libération de Jaime et donc, la trahison envers sa reine. Trahison qui ne peut qu’être payée par le prix du sang selon Daenerys.

Jon quant à lui, a reçu l’éducation de Ned Stark, il force ainsi l’admiration en essayant de rester loyal et fidèle à son allégeance. Malgré tout, les massacres et le fanatisme de Daenerys ont raison de lui, et dans un élan d’amour sorti tout droit d’un récit shakespearien, Jon poignarde sa bien-aimée. Dès lors, l’épisode prend une tournure fulgurante, les scènes qui suivent la mort de Daenerys sont complètement expéditives. On ne verra pas l’arrestation de Jon par les Immaculés, on apprend la situation de celui-ci que par une scène de délibération entre les grandes maisons restantes (et de nouveaux personnages, inconnus au bataillon.). Et encore, on apprend que des milliers de nordiens sont aux portes de la ville pour libérer Jon Snow, et c’est une scène purement mal menée.

Comment les Immaculés, les Fer-nés et les Dothrakis peuvent-ils réellement tenir tête à autant de soldats ? Ressuscitent-ils à chaque épisode ? Ce nombre d’incohérences n’en finit plus, et a raison de toutes les intriguent et théories présentées jusqu’ici. La fin ne satisfait pas le téléspectateur non pas par ce qu’il n’a pas SA fin, mais parce qu’il obtient une fin indigne d’une série dont le succès est dû à son scénario développé et lentement mis en œuvre, pour finalement obtenir un résultat grossier, expéditif et incomplet.

On retiendra que le Roi de la Nuit était finalement rien de plus qu’un zombie qui propageait sa gangrène par magie et non en mordillant… Ce sont ces incohérences qui font le plus mal.

Il n’y a cependant, et heureusement pas que du mauvais dans tout cela. Si la conclusion est expéditive, elle reste logique pour bien des plans. Le retour de la famille Stark, voire, l’ascension de la maison, est pertinent. On peut facilement se laisser aller à l’idée que Jon – Aegon Targaryen, élevé à Winterfell, gouvernera au-delà du mur, comme les Stark l’ont jadis fait. L’indépendance du Nord est une alternative parfaitement acceptable, ils furent les seuls épargnés par la conquête d’Aegon Targaryen 300 ans plus tôt en étant les seuls à se soumettre sans combattre. Ils sont aujourd’hui les seuls à reprendre leur indépendance sans combattre.

On regrettera le traitement des Îles-de-Fer qui ne chercheront pas à reprendre leur souveraineté lors de ce sommet alors même qu’ils essayèrent sept saisons durant.

Pour finir, un Stark a déjà gouverné les sept couronnes. Cette période de l’histoire fut alors appelée l’Heure du Loup. Retour aux sources donc.

Game Of Thrones se termine de manière beaucoup, beaucoup trop expéditive, mais la série restera à jamais comme l’un des shows les plus innovants et talentueux que l’on ai vu. Tant par le scénario, les jeux d’acteur ou les batailles époustouflantes. N’oublions pas que Game Of Thrones est une série TV, et qu’elle a coupé le souffle des téléspectateurs tout au long de cette dernière décennie. La série a lancé le défi, le vingt et un ième siècle devra dorénavant proposer des divertissements toujours plus choquants à la trame plus affinée, et cela, nous le devons à Game Of Thrones. Le Trône de Fer avait rendez-vous avec l’Histoire. Une entrevue trop rapide, mais qui n’enlève rien à l’amour que l’on porte à cette série dans son aspect plus général.

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HASBRO: Plastique éthique ou manoeuvre en toc ?

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De Mr.Patate à Mon Petit Poney, en passant par le Monopoly ou encore La Bonne Paye, Vous avez probablement eu affaire à un produit de la firme américaine au moins une fois dans votre vie. Enfants en bas âge, jeunes adultes et collectionneurs vétérans, Hasbro ratisse large pour toucher un public toujours plus important, tout en gardant la famille comme coeur de cible.

Mel Brooks avait déjà bien compris.

Outre le Play-Doh et Mon petit Poney, la marque propose un merchandising destinés aux plus jeunes pour le jeux, comme aux plus âgés, pour la collection. Et quoi de mieux qu’un geek pour s’adonner au plaisir solitaire de la collection d’objets liés à ses univers favoris. Dans ce domaine, il faut bien avouer que la firme u.s. a tout compris. Ses partenariats avec Disney et Paramount Pictures, permettent à Hasbro de proposer un large choix de jouets et figurines issues de plusieurs grandes franchises du cinéma. Pour les plus grands, les gammes Marvel Legends et Star Wars Black Série offre un catalogue important d’action figure( figurines articulées) à un prix et une taille corrects, malgré un contrôle qualité pas toujours performant. Un produit très prisé des collectionneurs par son prix abordable par rapport à des figurines de plus grandes tailles de type Hot Toys, permettant de se procurer une collection conséquente à moindre cout.

Exemple de diorama massif avec des Marvel Legends, à la SDCC 2017.

Son dynamisme et sa modulabilité permettent également de se lancer dans la customisation, la création de dioramas, la photo, voire même l’animation en stop-motion. Des hobbies qui regroupent un grand nombre de fans, au talent variable, mais toujours dans un esprit de créativité. Le revers de la médaille est que là ou il y a collection, il y a spéculation. Certaines pièces atteignent parfois des sommes astronomiques, de par leur rareté, l’exclusivité d’une édition, ou simplement l’année de production.

Exemple de custom autour de The Mandalorian.

Toujours dans l’optique de toucher un plus large public, Hasbro possède des filiales dans le monde du jeux vidéo avec Hasbro Interactive, et le cinéma avec Hasbro productions. Avec un succès mitigé dans les deux secteurs. Bien que la franchise ciné des Transformers aie été un succès à son lancement, elle est sur le déclin depuis le troisième opus, malgré un sursaut d’intérêt avec le sympathique Bumblebee.

L’aspect familial de ses productions est sans aucun doute la raison du manque d’enthousiasme du public français. Les Transformers étant une institution pour le public américain. Mais l’intérêt est avant tout de vendre du jouet. De dessin animé publicitaire, la franchise est devenue une série de films publicitaires.

Plus besoin de placement de produit lorsque le sujet est le produit.

Comme tous les géants du divertissement, la compagnie cherche à agrandir son potentiel et élargir sa zone de chalandise en proposant toujours plus de contenus, aussi divers que variés. Et quoi de mieux pour augmenter son catalogue que de racheter celui des plus petites compagnies. Le 22 Aout dernier, Hasbro a fait l’acquisition d’Entertainment One (E-One), firme canadienne propriétaire entre autres des droits de Peppa Pig et et de PJ Mask pour les plus petits, mais également du célèbre label musical Death Row Records créé par Suge Knight et qui lança la carrière d’artistes tels que 2PAC, Snoop Dog ou encore Dr Dre. Le catalogue du label avait été racheté en 2013 par E-one pour 6 millions de dollars.

Un mash-up improbable, et pourtant…

L’ajout du catalogue d’E-One à celui d’Hasbro renforce ses positions sur le marché du divertissement. Selon les dires du dirigeant d’Hasbro, Brian Goldner, la compagnie va tirer profit des capacités de divertissement immersif d’E-One pour porter son portefeuille de marques sur tous les écrans du monde, attirant les joueurs, les fans et les familles. Une politique d’acquisition et d’expansion relativement agressive qui n’est pas sans rappeler la méthode Disney.

Dans un registre moins négatif, Hasbro a décidé d’élargir son programme de recyclage de jouets et jeux de la marque au territoire européen. Un acte vertueux en soi, qui doit cependant maquiller une manoeuvre qui profite aux actionnaires avant tout. En partenariat avec Terracycle, compagnie spécialisée dans le recyclage de déchets difficilement recyclables. Nommé « jouetcyclage« , le programme de collecte permet de transformer la plupart des jouets Hasbro et leur donner une seconde vie. L’opération est gratuite via le site Terracycle.com et prendra place également en physique dans les magasins de l’enseigne Picwic Toys, remplaçant de Toys R’ Us.

Geek sans éthique n’est que ruine de l’âme.

Premier programme de recyclage de jouet en France, elle permet à Hasbro d’offrir une solution, simple efficace et pratique à ses clients, tout en s’inscrivant dans une logique d’économie circulaire visant à réduire l’impact environnemental de leur produits et ce de leur conception à leur fin de vie. Tous les jeux et jouets de la marque sont acceptés, hors jeux électroniques. En échange de jouets on obtient des points convertibles en dons financiers pour l’association choisie par les collecteurs. Pour participer sans passer par les points de collecte physiques, il suffit de s’inscrire, imprimer une étiquette d’expédition et envoyer gratuitement le colis à Terracycle. Les frais étant pris en charge par Hasbro. Les jouets collectés seront triés, puis transformés en nouveaux matériaux et produits, réduisant ainsi le besoin de fabriquer du plastique vierge.

RIP TOYS R’ US

Dans le même esprit de diminuer son empreinte environnementale, Hasbro va retirer progressivement les plastiques dits  » de confort et protection » de ses emballages. L’ambition étant d’éliminer tous ces plastiques d’ici la fin 2022. Un comble pour un commerçant de plastique, de vouloir s’en passer. Selon qu’on soit dans l’optimisme face à de telles initiatives, aussi farfelues soient-elles (LEGO cherche à remplacer son plastique par une alternative à base de canne à sucre, mais si ça fonctionne ce n’est pas stupide.), ou que l’on perçoive ces manoeuvres comme une vulgaire mode économique surfant sur le greenwashing dans l’unique but de redorer son blason et poursuivre son business avec une conscience blanchie, l’action reste louable sur le fond. Des petits pas vertueux, de la part de géants industriels.

Malgré un marché du jouet assez morne en Europe en général, et en France en particulier, la firme américaine garde une longueur d’avance sur la concurrence par sa prise de conscience éthique et écologique de leurs produits associée à une politique d’expansion dynamique qui élargit son impact en le diversifiant. Bien que l’on puisse supposer que derrière l’exemple à suivre se cache un plan profitable, on salue le geste en espérant qu’il soit sincère à défaut d’être désintéressé.

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SHE-RA et les princesses au pouvoir. Un reboot comme on les aime

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Diffusée depuis le 13 novembre 2018 sur Netflix, She-Ra et les princesses du pouvoir avait tout pour repousser les fans de la série d’origine de l’époque, perdre la nouvelle génération dans son imbroglio de princesses aux pouvoirs magiques et autres créatures, et affichait un visuel trop enfantin pour être prise au sérieux de prime abord. La curiosité et une grande dose de nostalgie ont aidées à y regarder de plus près.

Le ton est parfois vraiment cartoonesque…

Après avoir ravalé les aprioris (et sous la forte pression des enfants de la maison), le visionnage de la série se révèle largement moins poussive que prévue. Les 3 saisons disponibles actuellement s’enchainent avec un plaisir allant crescendo au fil d’une trame narrative qui passe de la gentille histoire de princesse à une vraie quête, pleine de ramifications et abordant des thèmes sociaux actuels d’une manière subtile, sans jamais verser dans la morale grasse et indigeste.

Fière et forte, la parfaite Badass de bonne famille.

L’histoire de base reste inchangée. La planète Etheria vit sous l’oppression de la Horde, un empire galactique conquérant. Sur cette planète vit Adora, enlevée peu après sa naissance par le leader de la Horde, Hordak. Elle fut élevée pour devenir capitaine de ses forces armées, afin d’anéantir la rébellion dirigée par un groupe de princesses et régner sur Etheria. Lors d’une mission, elle fait la découverte d’une épée magique qui la transforme en la puissante guerrière She-Ra.

Il faut avouer que ça à mal vieilli…

Malgré quelques détails l’éloignant de la série d’origine, ce reboot fonctionne par le soin apporté à l’histoire et ses personnages. Loin de la volonté de vendre du jouet à licence comme à l’époque où les dessin-animés étaient créés dans le seul but d’accompagner et promouvoir une gamme d’action figure et autres comics. Cette nouvelle version se devait d’avoir quelque chose à raconter, car reconnaissons-le, la She-Ra des 80’s n’avait pas grand-chose à dire et passait ses épisodes à se sortir de guet-apens foireux à grands coups de tatanes, et retournait se relaxer dans son grand château une fois la menace écartée. Une époque où les scénaristes n’avaient pas à se soucier de l’impact de la violence des situations, ni même de la portée morale que véhiculaient les personnages. Ils étaient surpuissants, il y avait des gentils, des méchants, et les gentils gagnaient toujours en explosant les méchants. Une simplicité qui ne fonctionnerait plus à l’heure actuelle, surtout lorsque l’on cherche à relancer une licence à la renommée mondiale.

GIRL POWER!

Ici le traitement scénaristique est la clé qui maintient l’ensemble dans une réelle harmonie, à condition bien sûr d’y adhérer. Les thèmes et les personnages sont abordés de manière à rendre le monde de She-Ra idéal, avec une réelle équité, et un rapport homme/femme sain, et ce malgré son féminisme flagrant. La série aborde certains thèmes très ciblés pour le public adolescent comme: la jalousie, l’amitié et les premières trahisons, mais également des thèmes plus adultes comme la guerre, le colonialisme et le génocide. La série affiche surtout une énorme représentation LGBTQ sans pour autant en faire une apologie nauséabonde.

« Ne fait pas cette tête Adam, ton relaunch arrive bientôt. »

Les points les plus faibles résident ici, dans l’apparence globale de la série et son manque de rapprochement avec la série dont She-Ra est le spin-off : He-Man/Musclor et les maitres de l’univers. Bien que ce fait soit une volonté des créateurs de la série, dans le but de permettre à leur héroïne de poser ses bases sans être parasité par la présence de son frère Musclor, et laissé ainsi Adora se découvrir seule et assoir dans le même temps son statut d’icône féministe. Le choix était audacieux mais s’avère payant tant la série est réussie et ne nécessite pas de l’appui de l’univers étendu pour fonctionner.

Une amitié mise à dure épreuve au fil des épisodes.

L’inspiration visuelle très moderne et japanisante déroutera les plus anciens téléspectateurs, rappelant Steven Universe ou même Sailor Moon. Habitués à une She-Ra très, voire trop, sexuée. A mi-chemin entre Wonder Woman et les personnages féminins de Conan le barbare dessinés par Barry Windsor-Smith. On se retrouve ici face à une version adolescente en pleine construction émotionnelle. Construction qui, encore une fois, parvient à esquiver les poncifs mièvres du genre en faisant des personnages de vrais héros et méchants en devenir. Mention spéciale pour Catra, qui se trouve être un excellent anti-héros dans une relation sœurs-ennemies vraiment convaincante.

MOTU bientôt de retour…

Bien que la série ne soit pas sans défaut, c’est un excellent reboot que propose Noëlle Stevenson et les studios Dreamworks Animations, avec une She-Ra tout aussi babas qu’à l’époque. Un retour gagnant qui permet à la nouvelle génération de spectateur de découvrir un univers étonnamment riche et varié, et aux anciennes générations, de replonger en enfance dans une version rafraichie et redynamisée. De quoi rassurer pour le retour prochain de Musclor et les maitres de l’univers: Révélation.

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Another life, un scénario intéressant, mais…

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Encore une série avec des extraterrestres ! me direz-vous. En effet, inutile de le nier. Seulement, lorsque vous regardez un policier, j’imagine que vous ne vous dites pas : « eh flute ! encore un film avec des meurtres à élucider ! »

Bon, regardons ça de plus près…

Synopsis :

Quand un gigantesque artefact extraterrestre atterrit sur Terre et lance un signal en direction étoile, Niko Breckinridge, jouée par Katee Sackhoff (vue notamment dans Battlestar Galactica) mène une mission interstellaire pour retrouver ses propriétaires et établir le premier contact.

Pour les amateurs du genre, la série nous transporte d’un côté dans un huis clos spatial (la partie la plus intéressante) qui va rapidement tourner au cauchemar et de l’autre, sur terre autour de l’artefact afin d’en comprendre l’utilité.

Sur terre, l’artefact est au cœur de l’histoire. Le héros, Erik Wallace (Justin Chatwin), scientifique et mari de Niko, tente de comprendre comment communiquer avec l’artefact. Pas grand-chose à raconter : des chercheurs, une journaliste trop curieuse, les militaires. Rien de transcendant et d’utile à la série.

Pendant ce temps, à l’autre bout de la galaxie, le vaisseau, le Salvare, trace sa route jusqu’à l’étoile sensée abriter l’exoplanète des extraterrestres en question. A son bord, une IA douée de conscience, sans qui la mission ne pourrait survivre, un capitaine en proie à des troubles anxieux et un équipage juvénile. Une bande de joyeux luron qui va apprendre, à ses dépens, que l’univers n’est pas une colonie de vacances.

À bord, nous pourrions nous croire au cœur de la station ISS (station spatiale internationale). Rien d’ultra technologique hormis le déplacement supraluminique (vitesse supérieure à la vitesse de la lumière). Donc, pas de sabre laser, de téléportation, de guérison miracle grâce à une médecine d’avant-garde…

Globalement, s’intéresser à la psychologie des personnages confinés dans une boite de conserve spatiale durant plusieurs mois était un angle intéressant. Seulement, le charisme manque cruellement dans ce casting et le rôle légèrement surjoué par Katee Sackhoff efface quasiment tous les acteurs (Tyler Hoechlin – Supergirl, Elizabeth Ludlow – The walking dead , Blu Hunt – Les nouveaux mutants entre autres).

D’un point de vue global, c’est bien dommage. L’idée de départ est bonne, mais le scénario n’est pas assez poussé et entre deux mésaventures, la série tombe dans des clichés un peu faciles (tout le monde couche avec tout le monde, même l’I.A. ! ).

Malgré tout, les épisodes sont plutôt bien amenés par le réalisateur donnant l’envie de plonger dans le suivant. Et rapidement la fin nous tombe dessus sans s’en rendre compte (10 épisodes).

Le final relève un peu le niveau global et prend de l’ampleur. Pour l’instant, pas de saison 2 de prévue. Les critiques auront sa peau, ou pas…

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6.5 Geeks Lands
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