[CRITIQUE] THE NUN

30 Sep 2018

THE NUN était un épisode attendu, tout droit sorti de l’univers de Conjuring après l’apparition de la mystérieuse Nonne de l’épisode 2 de la saga. En effet, Conjuring : Le cas Enfield sorti en 2016, nous plonge en Angleterre avec les Warren pour un dossier délicat ; la possession d’un enfant par un démon puissant prenant l’apparence d’une nonne maléfique, prénommé Valak.

Que faut le dernier spin-off tiré de la fameuse saga de James Wan et réalisé par Corin Hardy ?

 

UN FILM D’HORREUR PUISSANT, MAIS PAS PARFAIT

Oui, pour ma part, The Nun est un bon film d’horreur qui surpasse la plupart des autres titres du genre, mis à part certains, tels que L’Exorciste (1973).

Un scénario bien trouvé mais pas imparable

Synopsis : Quand on apprend le suicide d'une jeune nonne dans une abbaye roumaine en 1952, la stupéfaction est totale dans l'Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une sœur novice pour mener l'enquête, mais les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique, le démon Valak, qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme.

Bientôt, l'abbaye est en proie à une lutte sans merci entre le bien et le mal.

 

Le scénario du film est bon, mais pas parfait. Il débute sur un flash-back de Conjuring II pour nous rappeler pourquoi le film s’intéresse spécialement à Valak. S’ensuit ensuite un bref résumé des évènements qui ont conduit un prêtre et une sœur novice à voyager jusqu’à cette fameuse abbaye. Toutefois, le fait de connaître déjà le visage et l’apparence que prend le démon dès le début du film et pour ceux qui auraient déjà vu Conjuring II, cela ébranle un peu le suspense. Malgré les efforts pour tenter que rendre « mystérieux » ce démon, on connaît son apparence, sa voix, sa puissance… bref, on connait trop son ennemi, et on sait aussi de quoi il est capable.

Un autre mauvais point, qui gâche également quelques moments de suspense, c’est la musique : sur pas mal d’apparitions, Valak est introduit avec une musique d’un style religieux aux tonalités graves et plutôt angoissante, mais qui trahit la présence du démon sur la scène qui suit ; dommage pour le côté surprise sur certaines scènes.

Quelques scènes, enfin, sont vraiment très flagrantes côté suspense ; les habitués de film d’horreur sauront aisément dégoter les quelques scènes censées faire frissonner le public sur certains moments.

Mis à part ces quelques points, le film reste bon : de très bonnes scènes qui savent mettre le doute au public, des moments qui vous garantiront quelques bons frissons, et un très bon flash-back qui relie parfaitement l’histoire des personnages avec ceux de la saga Conjuring quelques années après : les plus attentifs et les fans de la série le remarqueront sûrement au cours du film.

 

Un décor angoissant mais une ambiance parfois à revoir

Côté décors, le film est quasi-parfait : il nous introduit d’une manière générale deux zones autour desquelles le film se concentrera, à savoir l’abbaye et la forêt l’environnant. Lugubre et angoissant, l’abbaye remplit son rôle en adoptant les traits d’un vaste monument à la fois religieux et corrompu par le diable. Le sombre passé du monument nous explique ainsi le pourquoi du comment sur les différents évènements qui se produisent aujourd’hui avec Valak.

L’ambiance, quant à elle, est également bonne ; parfois angoissante, parfois plus calme, il demeure quand même quelques moments qui tournent rapidement à la comédie, notamment avec le personnage surnommé Le Frenchie et ses quelques blagues au mauvais timing, qui fait alors perdre pendant quelques instants l’aspect suspense et terrifiant de la scène et même du film. Assez frustrant.

 

Que vaut-il par rapport à la saga ?

Conjuring est pour moi une référence dans le film d’horreur, et demeure peut-être l’une des meilleures saga de film d’horreur de tous les temps, avec ses très bons spin-offs comme Annabelle. Mais seul James Wan sait diriger d’une main de maître sa saga, avec ses deux films Conjuring quasi-parfaits. La saga Annabelle, a été réalisée par deux réalisateurs différents, bien que James Wan soit à l’origine de la poupée maléfique. 

James Wan (Comic Con SD, 2016)

Et il en est de même pour The Nun, créé et introduit par James Wan, mais dont le spin-off a été réalisé par Corin Hardy. Pour ma part, The Nun reste bien moins terrifiant et angoissant qu’Annabelle II et le très bon Conjuring 2 (qui, on peut le dire, envoie du bois). Les fans de la franchise pourraient alors être déçus, car habitués à bien pire.

 

CONCLUSION

The Nun reste tout de même un film à voir au cinéma si vous êtes amateur de la saga Conjuring, et saura vous donner quelques bonnes frayeurs, surtout si vous n’êtes pas habitués au genre. Je sais que, pour ma part, ayant quasiment vu tous les films d’horreur qui méritent d’être vus, je ne me souviens pas avoir beaucoup sursauté dans mon siège. Le film remplit quand même son rôle en ayant tous les attraits principaux d’un film d’horreur, mais dont certains points auraient pu être évités ; certaines scènes sont gâchées car le spectateur est trop rassuré, ce qui l’extirpe quelques instants du suspense du moment.

Note GeeksLands : 7/10

Dernière modification le dimanche, 30 septembre 2018 22:12
Allan

Fan de l'univers MARVEL et plus particulièrement des Gardiens de la Galaxie, Allan est un gros amateur de jeux mobile. Vous aurez plus de chance de le croiser sous le pseudo d'Allan44728 IG, et sur quelques jeux PC à ses heures perdues.

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