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Climax – Notre retour sur le nouveau Gaspard Noé

Notre retour sur le dernier film de Gaspard Noé : « Climax »

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Lecture 4 mins.

Gaspard Noé est un homme qui divise, tout le monde le sait. Ultra-provocateur, c’est un cinéaste Français qui étonne sans cesse par les différentes voies cinématographiques qu’il choisit d’emprunter. Choquer et faire sortir le spectateur de sa zone de confort, c’est en quelque sorte le leitmotiv qui guide ses films. Dernièrement, cela n’avait pas forcément fonctionné avec « Love », son précédent film, que nous avons trouvé beaucoup trop classique et rébarbatif pour en être appréciable. Il est de retour avec une œuvre qui promettait une nouvelle fois de pousser le vice de l’être humain à son paroxysme avec « Climax ».

Moralité : Bon film ou énième pamphlet maladroit d’une société humaine ?

On reste assez sceptique face à ce visionnage. Il est essentiel de constater que « Climax » est une œuvre irrespirable, qui joue avec un jusqu’au-boutisme éprouvant pour un spectateur qui pourrait ne pas être habitué au cinéma de Noé. Pourtant, cette catharsis justifie un propos et une narration en toile de fond qui paraît être essentiel. Ainsi, « Climax » parvient à être plus incisif et important que « Love » mais possède toujours son lot de faussetés qui empêche d’apprécier le résultat en globalité même si la tentative de réaliser un tel film est tout à fait louable.

Le long-métrage de Gaspard Noé commence sur les chapeaux de roue, avec un montage délirant totalement hors du carcan de nos productions hexagonales. Dénaturant toutes conventions, il impose un style salvateur, rythmé et corrosif qui en devient inconfortable pour le spectateur. Après la présentation des personnages sous fond d’un écran de télévision, le générique bascule tout de suite sur un message qui en impose : « Gaspard Noé… vous présente un film Français et fier de l’être »de quoi annoncer la couleur.

Noé dissémine un tas de détails important sur sa façon de penser le cinéma tout au long du métrage. Pendant le plan fixe sur la télévision, un tas de références filmiques sont rangées dans des étagères. Parmi elles, le film surréaliste décrie de Bunuel « Un chien andalou » et le supra-indigeste « Salo ou les 120 journées de Sodome » dont la réputation n’est plus à faire. Tout de suite, Gaspard Noé semble nous immerger dans ce qu’il sait faire de mieux, il nous présente ses inspirations concrètes et nous prévient que Climax ne sera en aucun cas une séance comme les autres.

Parce que la force de Climax c’est cela, c’est réussir à proposer quelque chose que nul autre que Gaspard Noé arrive à faire. Si les 50 premières minutes semblent vraiment longues et poussives, c’est pour introduire un festival de la décadence humaine qui vous prendra littéralement aux tripes (au sens propre du terme). Le réalisateur Franco-Argentin se joue des différents plans avec une facilité déconcertante. En proposant des travellings circulaires incessants, une caméra qui n’est presque jamais fixe et des plans vus de haut, il parvient à créer le malaise chez son spectateur pour que l’expérience vécue en soit suffocante mais marquante.

Mettant en exergue le vice et les dangers de la drogue, « Climax » peut être l’œuvre la plus dissuasive possible auprès des jeunes. La descente aux enfers est une notion magnifiée par Noé qui pousse chacun de ses personnages dans ses retranchements les plus intimes. Le séducteur implacable devient un faible, la mère de famille devient totalement irresponsable… Si d’autres personnages peuvent avoir une apparence plus clichée, certains protagonistes illustrent avec justesse la face sombre d’un être humain en plein de ce que l’on appelle communément, un bad trip (après une prise de drogues hallucinogènes).

Climax c’est surtout cela, de la provocation, une certaine ardeur à vouloir bomber le torse quitte à choquer les plus pragmatiques d’entre-nous. On peut se montrer virulent sur Gaspard Noé et sa filmographie mais on est en droit de se demander : est-ce justifié ? N’est-il pas justement le meilleur visionnaire d’un cinéma Français percutant et dont le message sera intemporel ? Le film ne prend aucune pincette et déploie une gargantuesque fresque horrifique juste sous nos yeux. Auto-mutilation, une femme qui prend feu, un enfant ivre… Le politiquement incorrect est légion, pourtant tout parvient à servir le propos du film de la manière la plus juste qui soit.

Que l’on aime ou que l’on déteste, Climax fait très fort. Gaspard Noé réussit à créer une œuvre totalement inédite et une expérience malsaine tellement difficile à vivre que le voir en salle de cinéma déclenche quelque chose chez le spectateur. Nous ne sommes pas spectateurs passifs. Climax prend à malin plaisir à interagir indirectement avec toi, pour te sensibiliser, te déstabiliser, te choquer, te révolter… Et cela, en France, seul Gaspard Noé sait le faire.

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You vs Wild : Critique de la série interactive avec Bear Grylls !

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Lecture 2 mins.

Sortie sur Netflix le 10 Avril. « You vs Wild » est une série dont VOUS êtes le héros (comme le fut l’épisode de Black Mirror : Bandersnatch) sauf que cette fois-ci c’est sur une série complète où vous pourrez mettre le pauvre Bear Grylls, le célèbre aventurier britannique, à rude preuve au travers de multiples aventures. Récupérer un venin provenant des trois créatures les plus dangereuses de la planète, retrouver un chien sauveteur égaré dans des montagnes enneigés, retrouver une doctoresse perdue dans la jungle, rejoindre la civilisation à partir d’un lieu méconnu… Les missions seront multiples via les 9 épisodes de la série, et c’est vos choix qui impacteront les capacités de Bear à pouvoir poursuivre ses missions dangereuses.

C’est vous le héros de ces multiples aventures !

Netflix pousse une fois encore, l’interactivité à son paroxysme. La série « You vs Wild » va encore plus loin que Bandersnatch puisque Bear Grylls, cette fois-ci, interagit directement avec vous. Il juge vos choix, vous remercie quand vous avez bien choisi, vous fait part de ses doutes et de ses incertitudes… Au-delà de vos traditionnels dilemmes pour avancer dans votre quête, il entretient un rapport direct et privilégié avec vous, rendant l’interactivité de la série beaucoup plus folle.

Vos choix impacteront directement le futur de votre aventure. Ainsi, vous pourrez vite être démunis si vous faites un mauvais choix au début d’un épisode. Mais pas de panique, en cas d’erreur, vous pouvez directement reprendre l’aventure à votre dernier dilemme.

Authenticité de la série oblige, vous ne mettrez jamais Bear Grylls par votre choix dans une situation mortel mais attention quand même, certaines de vos décisions peuvent directement freiner l’aventure…

Exemple des choix que vous aurez à réaliser…

Unique bémol, les épisodes se finissent bien trop rapidement. Si vous avez du temps devant vous, il vous faudra à peine plus de deux heures pour terminer la série. Enfin, malgré la multiplicité des décors, les actions restent souvent assez semblable, et un effet de répétition casse souvent le rythme de la série. On note toutefois une bonne volonté des auteurs de multiplier les moments interactifs pour toujours garder en haleine son spectateur, et ça rend le produit final vraiment dynamique.

On vous invite malgré tout à vous lancer dans l’aventure « You vs Wild ». 

8 Geeks Lands
0 Internautes (0 Votes)
Points positifs
  • Une interactivité jamais vue
  • Pousse l'interactivité plus loin que Bandersnatch
  • Des aventures passionantes
  • Points négatifs
  • Une durée de vie assez courte
  • Conclusion
    Proposant une interactivité d’un genre nouveau, devenir le co-protagoniste d’une série de survie est vraiment énorme, encore plus lorsque c’est vous qui donnez des directives à Bear Grylls. Netflix propose un divertissement d’un genre nouveau, qui reste complètement dingue et assumé ! A consommer de toute urgence !
    NOTE8
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    « Mon Inconnue » — Revue rapide

    Publié

    le

    par

    Lecture 1 min.

    MON INCONNUE d’Hugo Gélin

    Avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Laverhne, Camille Lellouche

    Synopsis : Du jour au lendemain, Raphaël se retrouve plongé dans un monde où il n’a jamais rencontré Olivia, la femme de sa vie.
    Comment va-t-il s’y prendre pour reconquérir sa femme, devenue une parfaite inconnue ?

    Critique : Partant d’un postulat de départ très axé « romance », le long-métrage d’Hugo Gélin parvient à sortir du carcan des stéréotypes faciles propices à ce genre de films. Le film parvient à étonner par une coloration comique poussé à l’extrême (via le personnage de Benjamin Laverhne) et qui fonctionne ! De légère incursions de séquences d’actions dans l’imaginaire du personnage restent aussi assez surprenants. Malgré tout, « Mon inconnue n’évite pas certains écueils dramatiques et facilités scénaristiques pour faire avancer son intrigue. Il reste malgré tout un film assez frais et vivace, qui tente de proposer quelques séquences assez sympathiques, sans toutefois profondément révolutionner le genre. À voir !

    En résumé
    7.5 Geeks Lands
    Internautes 0 (0 Votes)
    Points positifs
  • Une comédie qui tente d'innover et de sortir des clichés.
  • Une bonne dose d'humour
  • Points négatifs
  • Quelques longueurs
  • Un dénouement (trop) facile
  • NOTE7.5
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    Nos critiques

    Critique – Simetierre, l’une des meilleures adaptations de Stephen King de ces 10 dernières années ?

    Publié

    le

    par

    Lecture 2 mins.

    Les superhéros sont plus que présent ces derniers mois dans le box-office, les films d’auteur attendent le Festival de Cannes pour pointer le bout de leur nez, heureusement, Simetierre, la 45 ème adaptation d’un roman de Stephen King débarque dans nos salles obscures pour nous faire trembler.

    Synopsis : Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s’installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière caché au fond des bois. Peu après, une tragédie s’abat sur lui. Creed sollicite alors l’aide d’un étrange voisin, Jud Crandall. Sans le savoir, il vient de déclencher une série d’événements tragiques qui vont donner naissance à de redoutables forces maléfiques.

    Avant-Première de Simetierre aux cinéma Gaumont Opéra, Paris

    Après le Simetierre de Mary Lambert sorti en 1989 devenu culte, 2019 voit une nouvelle adaptation du livre éponyme de Stephen King par Kevin Kolsch et Dennis Widmyer. Près de 30 ans séparent les deux métrages, de quoi conquérir à nouveau l’ancienne génération et la nouvelle en proposant un scénario remanié et moderne qui offre en définitive une version aboutie plus qu’une simple retranscription 2.0.

    Simetierre réussit à se frayer un chemin entre la version cinéma de 1989 et le roman de Stephen King. Reprenant par-ci par-là des éléments du matériau d’origine, la nouvelle production de Paramount se veut originale et unique. La volonté d’adapter le roman tout en lui insufflant sa particularité propre en fait une des plus grandes adaptations du genre au cinéma.

    Les codes cinématographique horrifiques sont respectés, les sons et les bruitages prennent l’ascendant sur les cries et les voix afin d’impacter directement le spectateur et créer une ambiance dramatique. Le frisson est garanti, ajoutez à cela le dosage milimétré des CGI, les décors lugubres et l’addition offre un résultat digne d’être l’une des plus belles retranscriptions d’un Stephen King.

    Les frissons sont bien présents, avec des rebondissements inattendus et l’intrigue qui ne cesse de se dévoiler peu à peu jusqu’à la fin du film ou les dix dernières minutes vous tiennent en haleine.

    VERDICT
    8.5 Geeks Lands
    9 Internautes (1 Vote)
    Points positifs
  • Décors
  • Respect des codes du film d’horreur
  • Captivant du début à la fin
  • Points négatifs
  • Liberté scénaristique sur le roman
  • Conclusion
    Trente ans après la première adaptation de Simetierre, l'oeuvre reprend vie dans l'une des meilleures adaptations de Stephen King des dix dernières années.
    NOTE8.5
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