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LES INDESTRUCTIBLES 2 – LA CRITIQUE EN AVANT-PREMIERE

Après 14 ans d’attente, voici enfin le retour des super-héros Pixar !

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Lecture 5 mins.
Quatorze ans que les fans attendaient une suite, et la voici qui débarque dans nos salles obscures ce Mercredi, et en version Imax pour les plus chanceux. Le résultat valait-il la peine d’attendre 14 ans ? Brad Bird est-il toujours aussi doué en matière de réalisation (que ce soit animation ou live) ? Jack-Jack nous a t-il conquis ? Notre verdict !
Fiche technique et casting :
Réalisation et scénario : Brad Bird
Direction artistique : Ralph Eggleston 
Photographie : Jeremy Lasky
Montage : Stephean Schaffer
Composition musicale : Michael Giacchino

Robert Parr / Mr Indestructible : Craig T Nelson (VF : Gérard Lanvin)
Helen Parr / Elastigirl : Holly Hunter (VF : Déborah Perret)
Violet Parr : Sarah Vowell (VF : Louane)
Dashiell « Dash » Parr / Flèche : Huck Milner (VF : Timothé Von Dorp)
Lucius Best / Frozone : Samuel L. Jackson (VF : Thierry Desroses)
Edna Mode : Brad Bird (VF : Amanda Lear)
Le Démolisseur : John Ratzenberger (VF : Serge Biavan)
Rick Dicker : Jonathan Banks (VF : Jean-Bernard Guillard)
Winston Deavor : Bob Odenkirk (VF : Laurent Maurel)
Evelyn Deavor : Catherine Keener (VF : Caroline Maillard)

 

Le film le plus long des Studios Pixar (118 minutes) démarre sur les chapeaux de roue en reprenant là où le premier film s’était arrêté, et le spectateur ne peut que constater d’entrée de jeu qu’il y a un grand avantage d’avoir patienté 14 années : l’évolution graphique de Pixar. Un plaisir entier pour les yeux, et ce, jusqu’au générique de fin. Ce qui frappe réellement la rétine, en plus des textures vestimentaires finement travaillées, sont les sublimes décors paraissant plus vrais que nature. Quelle richesse, quels détails, une pure merveille. Revoir notre famille de super-héros favorite de cette manière est un régal.
Les Indestructibles 2 suit ensuite son cours, mais dès la quinzième minute, nous devinons à l’avance ce que nous réserve le fameux plot twist. Soyons objectif, malgré des thèmes abordés avec plus ou moins de profondeur, le scénario est assez faible, et cela pourra décevoir certains fans de la première heure… En revanche, pour la psychologie des personnages, c’est un sans faute. Ce qui était le coeur du premier opus est plus que jamais exploité : les différentes relations entre les membres de cette famille.
Le « girl power », chose inédite jusque là pour nos Indestructibles, est très présent et plus que bienvenu à travers le fabuleux personnage de Helen Parr alias Elastigirl. Mais ce n’est pas pour autant que Robert « Bob Parr/Mr Indestructible est délaissé, puisqu’il a, ici, une psychologie finement travaillée, probablement la plus complète de tous les personnages.
Côté réalisation, Brad Bird sait nous en mettre plein la vue, bien qu’il ait un léger problème dans ses valeurs de plans concernant les scènes d’actions (sans oublier le montage de Stephean Schaffer parfois trop rapide sur celles-ci, empêchant de savourer pleinement les détails et la beauté de l’animation, notamment sur la première partie du film). Le point fort de Bird est la forte ambiance du genre espionnage-rétro qu’il a su construire, chose qui l’avait influencé dans le premier volet (la saga des James Bond, les deux séries Mission Impossible) et qu’il amplifie parfaitement dans ce nouveau film pour notre plus grand plaisir. Michael Giacchino illustre musicalement ce style avec une maîtrise supérieure au film précédent, et c’est cette combinaison qui fait le charme du dernier Pixar, à mille lieux du genre super-héroïque qu’ils auraient pu continuer d’exploiter. Nous consommons assez de ce genre, c’est pour cela que nous leur sommes très reconnaissants de nous proposer leur propre marque de fabrique concernant cette licence.
Ne clôturons pas cette critique sans aborder la mascotte du film : Jack-Jack. Il est à lui tout seul un pur divertissement de A à Z, et probablement le personnage le plus drôle et le plus mignon de cette décennie, tout film confondu. Croyez-nous, que vous soyez petit ou grand, vous ne pourrez que craquer devant sa frimousse, ses expressions et… ses innombrables pouvoirs, bien entendu ! Nous vous conseillons la version originale afin de ne pas gâcher votre plaisir. Vous n’êtes pas sans savoir que la voix française de Mr Indestructible fut Marc Alfos, doubleur, entre autres, de Russel Crowe et Ron Perlman, décédé en 2012. Le studio de doublage Dubbing Brothers n’a pu choisir Emanuel Jacomy, qui est sans nul doute l’un des dix meilleurs doubleurs français depuis plus de trente ans (Denzel Washington, Pierce Brosnan, Forest Whitaker, etc), en plus d’être le remplaçant officiel de Marc Alfos. Jacomy a pourtant doublé plus d’une dizaine de long-métrages Disney et Pixar, livrant les parfaites interprétations de La Bête, Eurêka, Wilbur, Phoebus ou encore Tarzan, sans oublier qu’il avait d’ailleurs prêté sa voix à Mr Indestructible dans le jeu vidéo Disney Infinity. Pour des raisons évidemment commerciales, c’est Gérard Lanvin qui a été désigné pour incarner le personnage. Ce dernier n’est pas mauvais pour autant, mais sa performance est à mille lieux de celles d’Alfos et Jacomy. Cela illustre encore une fois LE sérieux problème qui touche le monde du doublage français depuis une vingtaine d’année, les doubleurs se voyant remplacer par de grand noms, qu’ils soient comédiens populaires, chanteurs, chanteuses (Louane pour cette version de Violet Parr, Lorie pour la précédente version…), humoristes ou encore youtubeurs.
En conclusion, une suite au scénario prévisible, mais aux psychologies et relations travaillées, voir plus que dans bon nombre d’adaptations de comics grand public. Un réel plaisir pour les yeux, qui ne fait que confirmer l’évolution visuelle de Pixar au fil des années. Une ambiance rétro/jazz sur fond d’espionnage, une mascotte aussi divertissante qu’adorable, un humour extrêmement efficace et une composition musicale riche et plaisante. Cette suite, si elle n’est pas parfaite, a malgré tout le mérite de ramener nos chers Indestructibles sur le devant de la scène avec panache et élégance.
7,5/10
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Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

Critique sans spoil.

Publié

le

Lecture 1 min.

Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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Nos critiques

Spider-man : Far From Home – Critique qui tisse sa toile

Critique sans spoil

Publié

le

par

Lecture 2 mins.

Le voilà, Spiderman : Far from home est le dernier film de la phase 3 du MCU et le 23e long-métrage de l’univers cinématographique Marvel.

Après l’épique Endgame, qui aura refermé la saga des pierres de l’infini, Far from home débarque sur nos écrans investi d’une mission, être en quelque sorte l’épilogue d’Endgame, en poursuivant les aventures de l’homme-araignée. C’est en soi une mission à moitié accomplie. On comprend vite les enjeux de l’héritage d’Endgame, la portée du geste salvateur de Stark et ce qu’il laisse à la Terre. Far from home devient le justifié d’Endgame puisqu’il provoque volontairement un mimétisme avec Iron Man 3.

Comme son mentor dans son aventure éponyme, on suit un Peter Parker perdu, en manque cruel de repères et un peu trop naïf. C’est à ce moment-là que le film s’embourbe dans une profonde ambivalence. Nous sommes constamment le derrière coincé entre deux chaises avec ce film. Le côté teen-movie apparaît souvent comme rébarbatif, tant les poncifs d’Homecoming refont surface. La pseudo romance entre Ned et une fille du groupe est ridicule, comme la flopée de personnages tertiaires (Les enseignants, Flash Thompson…).

Seuls MJ et Peter tirent leurs épingles du jeu lors des périodes où la narration parvient à docilement se poser, hors des scènes de combat. Mais c’est inéluctablement l’apport de Mystério qui fait basculer le film dans une dimension bien plus ésotérique, fun et riche. Le personnage est développé aux petits oignons, justifie à 90 % la réussite du film en étant le vecteur des scènes les plus belles du métrage. Le traitement du personnage vous prendra sans cesse à contrepied tant la promotion s’est offert le malin plaisir de brouiller quelques pistes… Les apports de Maria Hill et Nick Fury restent discutables tant ils n’ont rien à faire dans le film. En dehors de cela, Far from home reste malheureusement, et de la même manière qu’Homecoming, un film foncièrement impersonnel.

Sans proposer de véritables transcendances visuelles, Watts se contente d’effectuer un bon travail. On le répète, mais seules les scènes avec Mystério sont vraiment réussies avec panache. La photographie peine à convaincre, au contraire d’un background sonore qui retrouve plus d’allant et d’impact que dans Homecoming.

La singularité de la musique provoquée par les arrivées de Mystério devient beaucoup plus personnelle et marquante que toute la bande-son d’Homecoming. Sinon, que dire mis à part que c’est un bon Marvel, sans en être un excellent ? Ah si on sait, allez y pour trois raisons. Mystério, Jake Gyllenhaal et la dernière scène post-générique à mi-chemin entre le troll et la véritable annonce du futur du MCU…

7 Geeks Lands
8.5 Internautes (2 Votes)
Points positifs
  • Mystério
  • Jake Gyllenhaal
  • Points négatifs
  • Un film impersonnel
  • Les scènes PG
  • L’absence d’énonciation d’un futur clair et défini pour le MCU
  • NOTE7
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    Films / Séries TV

    ANNA – La dernière carte de Luc Besson ? [Critique]

    Publié

    le

    Lecture 4 mins.

    Le titre de notre critique est assez équivoque. Après le colossal échec financier de « Valérian et la cité des mille planètes » (Environ 100 millions de dollars de pertes pour Europacorp, la société mère de Besson), le studio du réalisateur Français est en zone rouge. Obligé de licencier ses employés, placé en procédure de sauvegarde le temps de négocier sa dette, le studio est en grand danger. C’est dans ces eaux troubles que sort « Anna »,  un espèce de fils prodige de « Nikita », « Léon » ou plus récemment « Lucy ».

    Luc Besson reprend une thématique qui lui est propre, celle de la femme forte. Adoubant la féminité et ce que celle-ci peut représenter au cinéma, Besson livre avec « Anna » tous ses canevas qu’il a pu dresser dans sa filmographie d’action assez riche, quitte à ce que l’on ne soit que trop peu surpris au final.

    Le problème avec « Anna », c’est que l’on assiste pas forcément à du mauvais cinéma. D’excellentes choses parsèment le long-métrage, comme de gros ratés et d’autres faits plus anecdotiques. Besson ressort tous les traditionnels archétypes de son cinéma (Les poursuites en voiture, les femmes hyper sexualisées -l’héroïne parvient à ses fins en couchant avec tous les seconds rôles, faut le souligner ça quand même-, les scènes d’actions très vite expédiées…) Les défauts d’un mauvais Europacorp (coucou Le Transporteur : Héritage) refont rapidement surface. Et devant de trop poreuses innovations cinématographiques, on déchante assez rapidement. S’il faut aussi reconnaître une certaine maîtrise de Luc Besson sur la réalisation avec certains plans vraiment soignés et classieux (Les scènes de combat avec Anna, où, en règle générale, la maîtrise de la photo par Thierry Arbogast), le scénario est une catastrophe. Alignant poncifs sur poncifs, l’histoire est sauvée par une maîtrise avec justesse de l’humour (plus présent que dans Lucy) qui nous permet de moins essayer de prendre cette histoire au sérieux et donc de l’apprécier un peu plus.

    Une petite inspiration de Red Sparrow quand même…

    Côté ambiance, on sent une petite inspiration de « Red Sparrow » de Francis Lawrence (2018) puisque l’héroïne est ici dans un procédé clair de « séduction » -> Mission assassinat, ce qui peut paraître redondant. Le film, d’ailleurs, multiplie les flash-backs et les flash-fowards à outrance, ce qui pouvait rapidement nous dégager de la compréhension du fil rouge du récit. Sauf que Besson arrive à tout raccrocher vers une surprenante fin et une surprenante logique, toutefois parfois amenée avec d’énormes sabots.

    On est rapidement le derrière entre deux chaises avec ce films. Puisque les inévitables poncifs d’Europacorp vous feront rapidement grincer des dents, comme le manque d’action (dû certainement au budget archi-limité du film). Il y a quand même certaines choses à sauver de ce gloubi-boulga parfois indigeste : Une maîtrise excellente de l’action (difficile de ne pas faire le rapprochement entre une scène d’Anna et une scène du premier Kingsman), une histoire qui essaie de nous surprendre, et un quatuor d’acteurs globalement convaincant.

    L’histoire parvient à nous surprendre puisque la rapidité des enchaînements de la diégèse (le film se déroule sur plus de 5 ans) nous aiguille sans cesse sur de fausses pistes, et c’est intelligemment fait. Du côté des acteurs, Sasha Luss livre une première performance au cinéma assez honorable, et le trio expérimenté composé de Luke Evans, Cillian Murphy et Helen Mirren font le job. Mention spéciale à cette dernière qui étonne dans son rôle de dirigeante soviétique assez caricaturale.

    Oui, vous ne verrez que des pistolets silencieux pendant ce film.

    Ainsi, « Anna » peut paraître indirectement comme le va-tout de Besson. Jetant ses dernières forces dans la bataille, le film livre un condensé de toute la filmo d’action d’Europacorp et de Besson en essayant de rendre le scénario plus abouti, plus mature et plus intelligent. C’est réussi à moitié, ça aura toutefois à nos yeux le mérite d’être meilleur que Lucy qui ressemblait autant à de la science-fiction qu’une tomate à un légume (ou à un fruit ? les débats sont ouverts). Allez le voir, il en vaut plutôt le coup.

    En résumé
    6 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Quelques bonnes scènes
  • Le jeu des acteurs
  • Un humour bienvenu
  • Points négatifs
  • Une héroïne centrale qui couche avec 36 mecs
  • Un alignement des poncifs Made in Europacorp
  • Conclusion
    Mieux que Lucy, mais pas ouf pour autant.
    NOTE6
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