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Nos critiques

DEADPOOL 2: Une fausse sensation de réchauffé.

Retour sur les écrans du mercenaire à la langue bien pendue. Le résultat est à la hauteur des espérances.

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Lecture 4 mins.

Retour sur les écrans du mercenaire à la langue bien pendue. Le résultat est à la hauteur des espérances. Après avoir fait l’effet d’une bombe dans son premier film, la suite des aventures de Deadpool était attendue avec impatience par une cohorte de fans. Mais après un tel engouement pour le premier épisode, le Fandom a développé une attente si forte que la moindre erreur aurait fait exploser la franchise juste après son décollage. C’est bien ce que l’on ressent en lisant de nombreux critiques de presse « geek » qui ne voient en Deadpool 2, qu’une banale suite poussive qui surfe sur le succès du précédent volume, sans se donner la peine de se renouveler. Pourtant l’œil averti du lecteur assidu des aventures « papier » du héros le plus barré de l’univers Marvel saura prendre ce nouvel opus autrement et en apprécier tous ses points forts.

UN FAN SERVICE AUX PETITS OIGNONS

Le gros point fort du personnage reste avant tout d’avoir conscience d’être un personnage de fiction. Là où le premier film cassait par moment le 4e mur, ce second volet s’en donne à cœur joie et fait voler les références et easter eggs dans tous les sens, pourvu qu’on sache les repérer. Le récit s’inscrit dans la continuité directe du premier volume, l’humour est omniprésent et toujours aussi bien porté par un Ryan Reynolds au top de sa forme. La grosse nouveauté est l’humanisation apportée aux personnages qui casse le rythme du récit de type « délire non-stop » pour montrer le côté Wade Wilson de Deadpool. Sans perdre son aspect nihiliste, le personnage entretient un rapport malsain avec la mort. Il faut savoir que dans le comics, la Mort elle-même se lie « d’amour » avec Deadpool, car elle ne peut justement pas le garder auprès d’elle. Une sorte d’amour impossible très habilement adapté par David Leitch, qui fait passer son héros de l’action pure et dure aux séquences plus sentimentales, sans pour autant alourdir la narration.

LE X-FARCE

La fine équipe X-FORCE, teasée à mort dans les trailers, peut amener une sensation étrange aux spectateurs. Un mélange d’étonnement et de déception avant d’être frappé par l’évidence des événements. Pour ce qui est des nouveaux personnages, Cable et Domino tiennent le haut du pavé. Malgré une introduction succincte qui pousse forcément à vouloir en savoir plus sur ces deux mutants, parfaitement interprétés par Josh Brolin et Zazie Beetz. Une fois encore, le public averti saura apprécier tout le soin apporté à ces deux personnages, tant dans la forme que le fond, et les possibilités scénaristiques pour la suite de leurs aventures sur grand écran. Même s’ils sont survolés, tous les points forts de Cable dans le comics sont présents à l’écran et la chance insolente de Domino est ici parfaitement représentée. Mention spéciale aussi au personnage de Colossus qui prend également plus d’ampleur et devient plus intéressant que dans la précédente aventure.

DUBSTEP

Bien que très efficace, le film n’est pas exempt de défauts et pêche parfois par excès de confiance. Le rendu de certains effets est juste affligeant lors de quelques scènes d’action, en particulier lors de la poursuite du fourgon de transport de prisonniers qui souffle le chaud et le froid avec des bastons en plan serré intenses et dynamiques, et des plans larges où l’utilisation du fonds vert est tout bonnement dégueulasse. Même chose pour la CGI d’un personnage, que l’on ne nommera pas pour ne rien dévoiler, qui déçoit visuellement par son manque de finesse. Autre point faible, l’ambiance sonore de cette suite n’est pas aussi marquée que le précédent film qui possédait une identité sonore et musicale très en phase avec la dynamique de réalisation. Ici, Tyler Bates fait le minimum et vos oreilles ne seront pas bousculées par cette partition bien mollassonne et répétitive.

Cette suite est bonne à défaut d’être excellente dans sa forme et divertira le spectateur qui ne connait Deadpool que par le biais du premier film. En revanche, cet opus comblera les attentes des fans avertis et fins connaisseurs de l’univers de Deadpool, Cable et X-FORCE.

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Brightburn : L’Enfant du mal – La fausse bonne idée

Critique sans spoil.

Publié

le

Lecture 1 min.

Sorti en salles le 26 Juin 2019, « Brighburn : L’enfant du mal » réunit en son scénario tous les éléments nécessaires afin d’attirer les fans de comics et plus particulièrement ceux de Superman. Reprenant dans le détail le mythe du héros emblématique de DC Comics, le film surprend dans son approche du personnage à l’extrême opposé de notre bon vieux Clark Kent, que l’on connaît tous bienveillant, plein de bonne volonté et soucieux de la vie d’autrui. Ici, rien de tout ça. Le bébé à première vue innocent qui s’écrase dans une ferme du Kansas se révèle être quelques années plus tard un véritable tueur en série.

À n’en pas douter, l’idée de Mark et James Gunn, scénariste des « Gardiens de la Galaxie », est jouissive. Quelle satisfaction de pouvoir enfin contempler le potentiel « Homme d’Acier » profiter pleinement de ses pouvoirs de destruction, surtout quand le personnage nous est présenté depuis sa création comme un véritable ange-gardien, presque trop gentil pour être vrai.

Seulement, l’idée s’arrête là. Le film ne parvient jamais à nous faire comprendre l’ampleur du désastre si un tel personnage venait à littéralement pèter un câble sans aucune raison apparente. Les quelques scènes assez gores ne suffisent pas à créer un sentiment de panique, et les incohérences de l’histoire n’aident en rien. Ajoutez à ça des personnages peu crédibles, des effets spéciaux pas toujours efficaces, sans être gênants, et une VF loin d’être satisfaisante, et le film paraît loin d’être réussi, particulièrement quand on ose s’attaquer à l’un des super-héros les plus appréciés et connus du monde

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Nos critiques

Spider-man : Far From Home – Critique qui tisse sa toile

Critique sans spoil

Publié

le

par

Lecture 2 mins.

Le voilà, Spiderman : Far from home est le dernier film de la phase 3 du MCU et le 23e long-métrage de l’univers cinématographique Marvel.

Après l’épique Endgame, qui aura refermé la saga des pierres de l’infini, Far from home débarque sur nos écrans investi d’une mission, être en quelque sorte l’épilogue d’Endgame, en poursuivant les aventures de l’homme-araignée. C’est en soi une mission à moitié accomplie. On comprend vite les enjeux de l’héritage d’Endgame, la portée du geste salvateur de Stark et ce qu’il laisse à la Terre. Far from home devient le justifié d’Endgame puisqu’il provoque volontairement un mimétisme avec Iron Man 3.

Comme son mentor dans son aventure éponyme, on suit un Peter Parker perdu, en manque cruel de repères et un peu trop naïf. C’est à ce moment-là que le film s’embourbe dans une profonde ambivalence. Nous sommes constamment le derrière coincé entre deux chaises avec ce film. Le côté teen-movie apparaît souvent comme rébarbatif, tant les poncifs d’Homecoming refont surface. La pseudo romance entre Ned et une fille du groupe est ridicule, comme la flopée de personnages tertiaires (Les enseignants, Flash Thompson…).

Seuls MJ et Peter tirent leurs épingles du jeu lors des périodes où la narration parvient à docilement se poser, hors des scènes de combat. Mais c’est inéluctablement l’apport de Mystério qui fait basculer le film dans une dimension bien plus ésotérique, fun et riche. Le personnage est développé aux petits oignons, justifie à 90 % la réussite du film en étant le vecteur des scènes les plus belles du métrage. Le traitement du personnage vous prendra sans cesse à contrepied tant la promotion s’est offert le malin plaisir de brouiller quelques pistes… Les apports de Maria Hill et Nick Fury restent discutables tant ils n’ont rien à faire dans le film. En dehors de cela, Far from home reste malheureusement, et de la même manière qu’Homecoming, un film foncièrement impersonnel.

Sans proposer de véritables transcendances visuelles, Watts se contente d’effectuer un bon travail. On le répète, mais seules les scènes avec Mystério sont vraiment réussies avec panache. La photographie peine à convaincre, au contraire d’un background sonore qui retrouve plus d’allant et d’impact que dans Homecoming.

La singularité de la musique provoquée par les arrivées de Mystério devient beaucoup plus personnelle et marquante que toute la bande-son d’Homecoming. Sinon, que dire mis à part que c’est un bon Marvel, sans en être un excellent ? Ah si on sait, allez y pour trois raisons. Mystério, Jake Gyllenhaal et la dernière scène post-générique à mi-chemin entre le troll et la véritable annonce du futur du MCU…

7 Geeks Lands
8.5 Internautes (2 Votes)
Points positifs
  • Mystério
  • Jake Gyllenhaal
  • Points négatifs
  • Un film impersonnel
  • Les scènes PG
  • L’absence d’énonciation d’un futur clair et défini pour le MCU
  • NOTE7
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    Films / Séries TV

    ANNA – La dernière carte de Luc Besson ? [Critique]

    Publié

    le

    Lecture 4 mins.

    Le titre de notre critique est assez équivoque. Après le colossal échec financier de « Valérian et la cité des mille planètes » (Environ 100 millions de dollars de pertes pour Europacorp, la société mère de Besson), le studio du réalisateur Français est en zone rouge. Obligé de licencier ses employés, placé en procédure de sauvegarde le temps de négocier sa dette, le studio est en grand danger. C’est dans ces eaux troubles que sort « Anna »,  un espèce de fils prodige de « Nikita », « Léon » ou plus récemment « Lucy ».

    Luc Besson reprend une thématique qui lui est propre, celle de la femme forte. Adoubant la féminité et ce que celle-ci peut représenter au cinéma, Besson livre avec « Anna » tous ses canevas qu’il a pu dresser dans sa filmographie d’action assez riche, quitte à ce que l’on ne soit que trop peu surpris au final.

    Le problème avec « Anna », c’est que l’on assiste pas forcément à du mauvais cinéma. D’excellentes choses parsèment le long-métrage, comme de gros ratés et d’autres faits plus anecdotiques. Besson ressort tous les traditionnels archétypes de son cinéma (Les poursuites en voiture, les femmes hyper sexualisées -l’héroïne parvient à ses fins en couchant avec tous les seconds rôles, faut le souligner ça quand même-, les scènes d’actions très vite expédiées…) Les défauts d’un mauvais Europacorp (coucou Le Transporteur : Héritage) refont rapidement surface. Et devant de trop poreuses innovations cinématographiques, on déchante assez rapidement. S’il faut aussi reconnaître une certaine maîtrise de Luc Besson sur la réalisation avec certains plans vraiment soignés et classieux (Les scènes de combat avec Anna, où, en règle générale, la maîtrise de la photo par Thierry Arbogast), le scénario est une catastrophe. Alignant poncifs sur poncifs, l’histoire est sauvée par une maîtrise avec justesse de l’humour (plus présent que dans Lucy) qui nous permet de moins essayer de prendre cette histoire au sérieux et donc de l’apprécier un peu plus.

    Une petite inspiration de Red Sparrow quand même…

    Côté ambiance, on sent une petite inspiration de « Red Sparrow » de Francis Lawrence (2018) puisque l’héroïne est ici dans un procédé clair de « séduction » -> Mission assassinat, ce qui peut paraître redondant. Le film, d’ailleurs, multiplie les flash-backs et les flash-fowards à outrance, ce qui pouvait rapidement nous dégager de la compréhension du fil rouge du récit. Sauf que Besson arrive à tout raccrocher vers une surprenante fin et une surprenante logique, toutefois parfois amenée avec d’énormes sabots.

    On est rapidement le derrière entre deux chaises avec ce films. Puisque les inévitables poncifs d’Europacorp vous feront rapidement grincer des dents, comme le manque d’action (dû certainement au budget archi-limité du film). Il y a quand même certaines choses à sauver de ce gloubi-boulga parfois indigeste : Une maîtrise excellente de l’action (difficile de ne pas faire le rapprochement entre une scène d’Anna et une scène du premier Kingsman), une histoire qui essaie de nous surprendre, et un quatuor d’acteurs globalement convaincant.

    L’histoire parvient à nous surprendre puisque la rapidité des enchaînements de la diégèse (le film se déroule sur plus de 5 ans) nous aiguille sans cesse sur de fausses pistes, et c’est intelligemment fait. Du côté des acteurs, Sasha Luss livre une première performance au cinéma assez honorable, et le trio expérimenté composé de Luke Evans, Cillian Murphy et Helen Mirren font le job. Mention spéciale à cette dernière qui étonne dans son rôle de dirigeante soviétique assez caricaturale.

    Oui, vous ne verrez que des pistolets silencieux pendant ce film.

    Ainsi, « Anna » peut paraître indirectement comme le va-tout de Besson. Jetant ses dernières forces dans la bataille, le film livre un condensé de toute la filmo d’action d’Europacorp et de Besson en essayant de rendre le scénario plus abouti, plus mature et plus intelligent. C’est réussi à moitié, ça aura toutefois à nos yeux le mérite d’être meilleur que Lucy qui ressemblait autant à de la science-fiction qu’une tomate à un légume (ou à un fruit ? les débats sont ouverts). Allez le voir, il en vaut plutôt le coup.

    En résumé
    6 Geeks Lands
    0 Internautes (0 Votes)
    Points positifs
  • Quelques bonnes scènes
  • Le jeu des acteurs
  • Un humour bienvenu
  • Points négatifs
  • Une héroïne centrale qui couche avec 36 mecs
  • Un alignement des poncifs Made in Europacorp
  • Conclusion
    Mieux que Lucy, mais pas ouf pour autant.
    NOTE6
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