Quand le cinéma parle avec le coeur - The Greatest Showman [Critique]

28 Jan 2018

Après l'énorme déception "Downsizing" et le mitigé (selon mon avis) "Pentagon Papers", c'est un nouveau porte-étendard des derniers Golden Globes qui débarque sur nos écrans. Et je fus sans voix à ma sortie de salle.

D'ordinaire, j'essaie de vous exposer chacune des critiques en utilisant des ressentis et faits plus généraux que mes propres sentiments personnels. Mais ce n'est pas possible avec "The Greatest Showman" tant le film possède une caisse de résonnance émotionnelle qui lui est propre. Le film possède en effet des caractéristiques assez spéciales. Et pour entrer de plein pied dans l'univers coloré et musical qu'il propose, il faut accepter ce voyage. Et ce sera sans doute différent en fonction des goûts de chacun. Oui, The Greatest Showman est une comédie musicale pure, composée à 80% de musiques, et ça peut en rebuter certains. Mais ça ne paraît jamais forcé.

Le film évite les écueils du genre tant son objectif reste simple. Il veut distiller du bonheur, et du bonheur en masse. Les chorégraphies sont impeccables, les musiques entraînantes offrent des morceaux de spectacles savoureux qui font voyager vers un autre univers. Une symbiose réjouissante est nouée entre les acteurs, les chorégraphies, les musiques et les spectateurs, offrant un tumulte d'émotions sans précédent.

"Come Alive", "The Greatest Show" sont des partitions de musiques festives entraînantes et qui distillent des montagnes de bonheur. Les mélodies restent imprimées dans votre mémoire tout le long du film et bien au-delà aussi. D'autres chansons comme "A million dream" appuie la notion du rêve. Parce que The Greatest Showman c'est cela, une volonté de proposer un spectacle authentique, hors des carcans d'Hollywood, avec un vrai message d'espoir et d'optimisme, bien guidé par une thématique sous-jacente.

En effet, par la chanson "This is me", point d'orgue du long-métrage, le film se transforme en fable sur la différence, sur le courage de s'assumer. La violence des mœurs de l'époque ne facilite pas l'intégration des personnages du cirque mais le film surpasse l'agressivité de ces gens qui regardent les différences des autres avec dédain. Par ce versant-là de son message, The Greatest Showman prend encore plus d'importance. Les personnages visés par cette mise en marge de la société sont touchants, et on a envie de se battre avec eux.

Métamorphosé depuis Logan, Hugh Jackman joue le gentil enfoiré, mais aussi l'obtus père de famille. Tant de souches paradoxales de sa personnalité qui montrent que le personnage n'est pas qu'un gentil showman benêt, mais bien un personnage avec de profondes questions. On ne sait pas ce qu'il veut, au plus profond de lui-même. On évolue en même temps que lui, au fil des musiques. Mais les acteurs forment un tout. C'est un véritable spectacle auquel on assiste, tous sont investis et s'en donnent à cœur joie, pour investir encore plus leur mission de nous offrir du bonheur. 

The Greatest Showman est un film qui vous invite à fermer les yeux sur ses quelques lacunes ou facilités. Il offre du bonheur, des messages importants. Par le biais d'une bande originale entraînante et généreuse, le long-métrage ravira les spectateurs avides de rêve comme je l'étais. Laissez-vous dompter par cette incroyable aventure, foncez le voir !

LEPROF

Auteur du livre Utopia Le livre événement maintenant disponible ! 

Davis, 20 ans, a perdu son grand-père et vit désormais seul pour ses études loin de sa famille. Un jour, il retrouve dans des vieilles affaires de son aïeul un coffre contenant un parchemin lui révélant l'existence d'Utopia, une cité futuriste secrète et inaccessible. Pensant retrouver son grand-père là-bas, Davis partira en compagnie de son chien et de son père tout autour du monde sur les traces des indices permettant de localiser la ville futuriste. Mais l'arrivée sur Utopia ne sera pas la finalité de son voyage...