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INHUMAINS: Le crash du pilote.

En voyant les critiques autour de la série des Inhumains de Marvel, on ne peut être que curieux de voir si le résultat est à ce point catastrophique. 

En voyant les critiques autour de la série des Inhumains de Marvel, on ne peut être que curieux de voir si le résultat est à ce point catastrophique. Dans ce cas, la curiosité est bel et bien un défaut tant le terme de catastrophe est loin de la réalité. Le pilote est littéralement une insulte aux personnages et rien n’est à sauver de cette épave télévisuelle. 

Lorsque l’on pense aux Inhumains de l’univers Marvel, il y’a deux écoles: ceux qui ne connaissent l’appellation « inhumains » qu’au travers des différentes saisons d’agents du SHIELD, et les lecteurs de comics qui ont composés avec la vision, plus ou moins réussie, de ces « mutants » d’un nouveau genre. La relecture de ces personnages était déjà loin de faire l’unanimité parmi les fans hardcores, et donnait aux nouveaux spectateurs un type de héros quasi inédit. L’ensemble restait cohérent et supportable dans le cadre parfois fantaisiste d’Agents du SHIELD, ou les libertés scénaristiques sont légions et parfois discutables. Ici, Le traitement « inhumain » donné aux personnages puissants et charismatiques de la famille royale de la cité fictive d’Attilan dans ce nouveau show est tout simplement navrant.

LA CITE DES NUAGES

Le premier défaut qui saute violemment aux yeux est la piètre qualité des effets, qu’ils soient mécaniques ou numériques. Le numérique, en l’occurrence, semble avoir été confié au stagiaire responsable des contre-performances de « The Walking Dead » en matière de rendu numérique réaliste (cf. la biche). L’ensemble visuel est terne, sans textures et ressemble plus à une ébauche qu’à un produit fini. La cité d’Attilan est le parfait exemple de la pauvreté esthétique absolue de ces deux premiers épisodes. Les maquillages et accessoires ne relèvent pas le niveau. Des sabots « drag queen » de Gorgone, aux cheveux de Medusa version Raiponce cheap, tout semble issu d’un mauvais concours de cosplay. Le manque de budget se fait sentir à chaque plan, et la mise en scène sans envergure dessert le jeu des acteurs qui peinent à nous convaincre avec la désagréable sensation que tout à été tourné en une prise à chaque séquence sans laisser le temps aux acteurs de s’approprier leurs rôles respectifs. Même Iwan Rheon semble se demander ce qu’il fait dans cette galère tant le récit est poussif, maladroit et cousu de fil blanc.

La bande-son, le cadrage, d’un vide absolu, rappellent les séries des années 90 du type « Hercule » ou « Xéna la guerrière » qui malgré leur efficacité à l’époque, sembleraient tout simplement inadmissible aujourd’hui. Surtout quand on voit ce qui est réalisable sur un budget réduit. On ne peut que resté muet lorsqu’on découvre l’aspect lamentable de Geule D’Or, la mascotte CGI de l’équipe, au rendu aussi crédible que les incrustes numériques des années 90. 

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LE ROI DU SILENCE

Les astuces scénaristiques pour économiser le budget des effets spéciaux sont d’une évidence et d’une maladresse sans nom. Une intrigue vue et revue dans un environnement fade peuplé de personnages sans envergures et inintéressants au possible, ça fait beaucoup de défauts à encaisser pour un pilote de série, le tout en IMAX s’il vous plait. Pour le spectateur néophyte, et pas trop exigeant, il sera forcement plus simple de passer outre les nombreuses lacunes de la série en comparaison à son équivalence comics. En revanche les fans de Flèche Noire et sa bande vont avoir beaucoup plus de mal à avaler la pilule s’ils espéraient retrouver le souffle épique du comics transposé à l’écran. Malgré les efforts d’Anson Mount, dans le rôle de Flèche Noire, et du reste du cast rien n’y fait et l’ensemble est fade du début à la fin, à commencer par le générique qui donne d’emblée l’impression qu’on se fout du spectateur.

On est en droit de se demander comment les dirigeants de Marvel on pu accepter qu’une telle chose se produise. Comment le traitement d’une des équipes phares de l’écurie Marvel a pu se transformer en ce lèse-majesté que les showrunners ont jugés satisfaisant. L’espoir est mince, dans l’état actuel des choses, de voir la série remontée après un tel faux départ. Beaucoup diront qu’il est facile de critiquer, mais on ne s’attaque pas à la famille royale d’Attilan sans avoir le budget à la hauteur de l’envergure du projet.

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