Star Trek Discovery : Retour aux sources !

Prequel moderne à la série de 1966, ce Discovery possède déjà toutes les qualités d'un space opera réussi. CBS et Netflix nous livrent ici un véritable revival d'une série emblématique de la S.F. moderne. Un démarrage sans temps morts, ou l'action laisse parfois la place au développement d'un univers à la fois inconnu et familier.

Nous suivons l'équipage de l'USS Shenzhou. En particulier, la capitaine Phillipa Georgiou interprétée par Michelle Yeoh, et sa lieutenante, Michael Burnham incarné par Sonequa Martin-Green que l'on à pu voir dans The Walking Dead. 

Après avoir fait la découverte d'un artefact dérivant dans l'espace, l'équipage du Shenzhou a, sans le vouloir, pris contact avec un vaisseau de guerre Klingon dont les occupants rejettent en bloc les valeurs portées par Starfleet. Des manoeuvres hostiles mènent à l'affrontement inévitable qui se solde par de lourdes pertes dans les deux camps. Le décor de cette nouvelle aventure est vite posé et vole aussi vite en éclat.


À LIRE AUSSI : STAR TREK SANS LIMITES - CRITIQUE


S'adressant aux fans comme aux néophytes, toutes générations confondues, le show parvient à contenter les uns sans totalement perdre les autres. L'ambiance, les décors, la qualité des effets et les nouveaux personnages laissent entrevoir un retour triomphal de la licence dans son format d'origine. 

Situé chronologiquement dix ans avant les aventures de l'Entreprise et son célèbre équipage de la série de 1966, et dans un univers parallèle à celui des films de J.J. Abrams, le show s'affranchit de la continuité pour plonger au coeur d'une guerre qui s'annonce déjà épique en tous points.

En ciblant les Klingons comme antagonistes principaux, les showrunners ont choisi une approche classique, mais efficace en misant sur les canons de la série. Différents clins d'oeil jalonnent ces deux premiers épisodes, créant la cohésion avec l'univers Star Trek préexistant. La présence du père de Spock permet, par exemple, de faire le lien entre cette timeline et celle de l'équipage de l'Entreprise.

Le retour de Star Trek s'adresse avant tout aux fans de science-fiction et de space opera. Une refonte visuelle totale du peuple Klingon pourra dérouter les fans de la première heure, mais le show à le mérite de dépoussiérer la licence en explorant ses origines. Un parti pris qui ne sera certainement pas au gout de tous, mais qui a le mérite de dynamiser un univers, parfois synthétique, voire hermétique. Cette nouvelle jeunesse méritée ouvre ses principes et son aspect moralisateur à une nouvelle génération de spectateurs, sans pour autant mettre de côté les "trekkies" qui y trouveront également leur compte, à condition de ne pas être aussi sectaires et obtus qu'un Klingon. Et même s'il est regrettable que le générique ne reprenne pas la musique iconique de 1966, Discovery marque le retour convaincant d'une série phare de la S.F. Elle actualise la portée sociopolitique tout en conservant la moralisation des propos essentiels de la série originale, tels que la discrimination et les inégalités sociales à échelle interplanétaire.

Dernière modification le mardi, 26 septembre 2017 04:39

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookie.
Afin de réaliser des statistiques anonymes de visites, vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts et vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux